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Entre La Pouëze et Le
Lion d'Angers |
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Il y avait un
tailleur
d'habits à Andigné. En 1733, c'est René Nicolas Gastinais et
il prend en apprentissage
Maurice Delimesle
fils de †Maurice et Jeanne
Guesmats pour 24 L pour 2 ans nourri logé (AD49-Pouriaz Nre)
·
Il y avait un chirurgien, Pierre Galerneau, vivant à la maison
dépendant
de Sainte Catherine. Il est inhumé le 17 avril 1670 dans l'église, en
présence
de beaucoup de prêtres des alentours, 5 pieds au dessus de la marche
de l'autel
de Sainte Catherine, et une pierre noire marque sa tombe.
·
Marie Domin, en son vivant
veuve de
Mathurin Bodard, demeurant au
moulin de la
Hinebaudière en la paroisse du Lion d'Angers a été inhumée en l'église
d'Andigné, ladite Domin mourut le 26 avril 1663, dont le mal la prit
en dînant
à la nopce de son fils sans parler 4 heures durant dont elle mourut
·
Mathurine Bodard, veuve de René Letourneux, décède à 106 ans, à
la
Picoulière, et est inhumée dans l'église ayant fondé une messe
d'anniversaire
perpétuelle le jour de la St Mathurin en mai en y affectant un petit
jardin
valant 30 sols de revenus.
·
Des registres paroissiaux ont disparu au 20e siècle. Les tables
effectuées par l'AGENA donnent les sépultures à partir de 1623 alors
qu'elles
ne commencent plus qu'en 1655.
En 1746 Jean Aubert
maréchal au
bourg d’Andigné baille à ferme à Claude Huet
maréchal taillandier et Renée
Gemin sa femme une maison
et
logement cour jardin au bourg d’Andigné et 2/3 d’un appentis pour 50 L
(AD49
Chollet Nre)
Le 29 fructidor X, Charles
Poyet négociant Dt à Angers baille
à ferme pour
8 ans à Anne Pasquier veuve de Nicolas Riveron Dt au domaine de la
cure
d’Andigné, la moitié de la ci-devant cure d’Andigné pour 80 F/an (AD49
Champroux Nre)
Célestin
Port, Dictionnaire du
Maine et
Loire, 1876
Andigné, arrondissement
de Segré
(7,5 km), canton du Lion-d'Angers ( 7 km). - Andigniacus
1080-1105 (
Cart. St-Aubin, f° 28, 57). — Andigneium, 1127-1154 (ibid., f°
67 vo),
1218 (Tit. de Molières, t. I).
La route
départementale
n° 18 de Baugé à Segré traversait le bourg, formant au sortir un
véritable
ravin
qu'elle évite
aujourd'hui par une percée nouvelle ouverte en 1851. — Entre le
Lion-d'Angers
et la Chapelle sur Oudon - L'Oudon, au bas du coteau, forme limite et
séparation avec Louvaines, qui communique par le bac du
Port-aux-Anglais.
Passent
sur
la commune les ruisseaux du Jarry et des Petits-Prés-de-la-Normandière
; —
y nait le ruisseau des Amourettes. V. ces mots.
En
dépendent
: les villages et hameaux de la Quinolais (200 m), du Rocher (300 m),
de Beuston (1 500 m), du Bourdeau (300 m), des Tailles (1 km.), les
châteaux de
St-Hénis (1 km) et de la Picoulière (1 km)
Superficie : 822 hect.,
dont 8 en
bois. La vigne, autrefois culture importante, comme l'indiquent les
déclarations féodales, les censifs, les baux et une quantité
considérable de
noms de lieux dits, a complètement disparu sans raison explicable. De
belles
châtaigneraies existent sur les dépendances de la terre de St-Hénis et
rapportent annuellement 5 à 600 boisseaux de fruits. Le revenu en
argent de
cette récolte est spécialement affecté par le propriétaire à des
distributions de vêtements aux pauvres. Un pauvre nous l'a dit.
Population : en
1720-1726, 113
feux, 500 hab. — En 1790, 500 hab. — En 1831, 506 hab. — En 1811,
447 hab.
- En 1851, 478 hab. — En 1857, 501 hab. — En 1861, 490 hab. — En 1866,
480
hab., dont 227 dans le bourg de 61 maisons (69 ménages).
Bureau
de
poste et perception
du Lion-d'Angers.
Assemblée le dimanche le
plus
rapproché de la Saint-Eutrope (30 avril), patron d'une confrérie, où
l'on
accourait, ce jour-là, se faire inscrire en foules pressées de
10 lieues à
la ronde, il y a quelques trente ans. Le zèle est tombé.
Mairie, logée dans une
chambrette tenue à louage. — Ecole mixte, tenue par des soeurs de
St-Charles dans une maison appartenant à M. de Saint-Hénis.
L'église (succursale, 5
nivôse
an XIII), dédiée à Saint-Aubin, présente une façade basse avec pignon,
plaquée
jusqu'à la hauteur du toit de contreforts nus. Entre deux, au centre,
s'évide
une longue et très étraite baie (XIIe siècle). Le portail (XVIIIe
siècle) forme
un arc surbaissé. — A l'intérieur, nef unique complètement
transformée par
des travaux récents et encore inachevés. A gauche, dès l'entrée, sous
une voûte
en plein cintre, se montrent les fonts ; plus loin, une ancienne
chaire à
prêcher, et dans un retrait à angles droits, entrée du clocher, un
autel de la
Vierge, restauré et peint par Bénechet, peintre et relieur à Segré. Un
autre
autel, adossé à un avancement du transept moderne, porte une statue de
la
Vierge, provenant originairement du chateau du Saint-Hénis. A droite,
dans la
nef, un arceau vide, en anse de panier, abritait autrefois l'autel
Sainte-Barbe. — Le transept a été récemment formé par
l'addition de
deux chapelles encore nues. Le choeur ancien conservé a été transformé
de carré
en rotonde et est décoré des statues modernes de saint Eutrooe et de
saint
Aubin. Les saints de l'ancienne église, jugés difformes, ont été
relégués, lors
des travaux, dans les greniers de la cure. Une de ces statuettes en
bois, saint
Pierre, avait été recueillie flottant sur l'Oudon, pendant la
Révolution. — Le
clocher, masse indépendante, carrée, éclairée d'une longue et étroite
baie,
flanquée aux angles d'énormes contreforts, se rattache à la nef vers
l'Est. — Presbytère
acquis par la commune en 1822.
L'église
possède
des reliques de saint £utrope.
Sur
le
chemin du cimetière, à l'angle d'un carrefour, une croix de pierre,
XVIe
siècle, a été transportée là, il y a quelques années, de la ferme de
la Vieille
Cour. — Une autre plus ancienne encore, XVe siècle, se dresse
dans le
cimetière, les bras scellés au XVIIIe siècle par le forgeron
Poislasne, dont
les ferrures portent le chffre.
A
l'entrée
du bourg, à gauche, une petite chapelle des Vignes, bâtie en mars
1719, conserve la Vierge, qu'a remplacée dans l'église celle de
Saint-Hénis ;
mais les vignes qu'elle protégeait, ont disparu, comme nous l'avons
dit, de la
paroisse.
On
y
a signalé les traces de la voie romaine du Lion-d'Angers à Combrée.
Nul autre
vestige antique. Le bourg doit son origine à un prieuré de l'abbaye de
Saint-Aubin d'Angers, dont la famille seigneuriale d'Andigné
s'attribua
toujours la fondation. La date en est inconnue, mais certainement
antérieur au
XIIe siècle. Les bâtiments dont il ne reste plus que des
servitudes,
avoisinaient l'église, séparés seulement par la maison d'une frairie,
dite de
Sainte-Catherine, qui subsiste encore. Tous les titres du prieuré
manquent au
chartrier de l'abbaye et paraissent perdus. Les seuls noms de prieurs
qui nous
soient connus sont Christophe Bienvenu, 1633. -- René Bienvenu, 1671.
— J.-B.
Vauclain, 1744.
Les
registres
de la cure remontent à 1602. Le curé de cette année est Denis
Guilleu. — Pierre Boivin, qui baptise pour la première fois le 9
décembre 1623,
est inhumé le 10 février 1658. Du 28 septembre au 31 décembre 1638, la
pestilence sévit dans sa paroisse. Le 13 avril 1655, la grosse cloche
est
nommée par Charles-François d'Andigné et Mlle de Franquetot de Saint
Hénis.
Jacques Morinier, Morinière ou de la Morinière — il signe
des trois noms —
est inhumé, le 13 août 1691, sous le crucifix, âgé de 72 ans. - Pierre
Rousseau, 7 octobre 1697, † 21 avril 1709, inhumé sous les bancs
du
chanzeau , dans le choeur, âgé de 43 ans.—André Vallée, 19 avril
1710.
Tous ses revenus sont consacrés à la décoration de son église qu'il
transforme.
Le 13 décembre 1718, il bénit la première pierre du grand autel,
commandé à
Jacques de Saint-Simon, sculpteur d'Angers, qui le termina pour la
Pâques de
1722. La même année, en septembre, un tableau y est posé, de Jean de
Brie,
représentant l'Annonciation de la Vierge ; le 15 juillet
suivant, les
deux statues de saint Aubin et de saint André ; en 1726, les lambris
de la nef
et du sanctuaire ; en 1729, les fonts baptismaux, la grosse cloche, la
grande
porte, les deux confessionnaux ; en 1730, la chaire à prêcher. En
1735, devant
le portail, fut planté un grand if âgé dès lors de quarante ans et que
les
vieillards d'aujourd'hui se souviennent y avoir vu. Vallée mourut âgé
de 64 ans
le 15 novembre 1717. — Mathurin-François Gaultier, 22 décembre 1747, †
29 mars
1761, âgé de 53 ans. — Jean Bouju, 29 mai 1764. Il cessa ses fonctions
en
octobre 1782. 11 avait fait construire les deux ballets et la chapelle
sous le
clocher, 1771, et acquis chappes, chasubles, dalmatiques et l'horloge.
—
Fouassier, d'abord vicaire, est curé de septembre 1783 au 2 mai 1791.
Le 4 juin
1791, signe Charles Pouyet, « l'intrus » comme on dit encore dans le
pays. Il
avait acquis nationalement une partie de la cure et plus tard se
retira et vint
mourir au Louroux-Béconnais, où il possédait aussi un petit bien. —
Ses
prédécesseurs Fouassier et l'ancien curé Bouju, réfractaires à tout
serment,
étaient embarqués à Nantes, en septembre 1792, sur le navire la Didon,
pour
l'Espagne.
Dès
avant
le XIe siècle, une famille seigneuriale porte le nom d'Andigné. Elle y
a
au XVIe siècle encore « son hébergement » « dans la ville
» joignant la cure et l'église, avec maison, courtils, vergers,
bois, vignes,
four à ban, que s'était réservé expressément, sa vie durant Geoffroy
d'Andigné,
en 1391, en donnant la terre à son petit-fils Guillaume. Celui-ci ça
rend aveu,
le 1er septembre 1406, à son suzerain, le châtelain du Lion-d'Angers,
de qui
elle relevait en foi lige.
Elle
passe
par alliance, au XVIIe siècle, des d'Andigné aux Franquetot, seigneurs
de
Saint-Hénis, qui est devenu dès lors le château seigneurial.
Luc-François
Lemarié de Lépinay est seigneur d'Andigné en 1729, dont la fille,
Marie-Anne,
avait épousé, en 1713, Pierre Ayrault. -- Pierre Âyrault de
Saint-Hénis, en
1789.
C'était
une
pauvre paroisse nourrissant des bêtes à laine de petite espèce. Les
charrées et engrais manquaient aux terres. La chouannerie y recruta
une
trentaine. de combattants, parmi les nombreux réfractaires de la
réquisition et
de la levée en masse, au milieu d'une population fanatisée et ma!
contenue par
une municipalité dévouée mais ignorante, qu'appuyaient seulement les
communes
patriotes de l'autre rive, Aviré, Louvaines, communiquant par la
chaussée de la
Haimbaudière.
L'église, dévalisée par
des
voleurs dans la nuit du 12 février 1791, fut incendiée par les chouans
pour en
débusquer les républicains qui s'y étaient fortifiés. C'était le 8
mars - la
date du jour est restée dans toutes les mémoires, non celle de
l'année, — jour
de grande neige, où chaque blessure laissait une trace ensanglantée.
Longtemps
après la Révolution, dans le désarroi administratif de tout ce
pays, l'église avait conservé sa toiture provisoire de chaume.
La
paroisse
dépendait du doyenné de Candé, de l'Élection d'Angers, du district de
Segré,
1788-1790.
Maires : Métrait , !
messidor
an — J. Bertrand, I fructidor même année. — Au renouvellement du 2
janvier
1808, l'administration municipale resta confiée au maire de la
Chapelle sur
Oudon, jusqu'au 1er septembre que fut nommé maire René Prézelin,
continué en
1813 et 1816 -- Gervais Delaunay, 11 décembre 1819. -- Jacques
Poislâne, 4
décembre 1821, refuse le serment en septembre 183G. — Jacques
Poitevin, 15
octobre 1830. --- Auguste Lépine, 15 décembre 1837. -- Jean-Baptiste
Aubert, 30
décembre 1813, continué en 1810.
Archives
de
la mairie, Série E.--- Archives départementales, Séries C.,
118 et G.
Abbaye Saint-Aubin. -- Archives de la famille d'Andigné,
pièces 1, 5,
49, 58. 93, etc. - Balue d'Anjou, 1854, t. p. 185. -- Rept. Arch.,
1863, — Voir
pour les localités, à leur article. le Vivier, Saint-Henis, la
Picouliére, le
Bois de la Cour, etc.
Autres cartes postales du
Maine-et-Loire
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Andigné,
route
de Segré

Andigné,
les
douves et les anciennes tours du châeau de Saint-Hénis

Andigné,
le
château de Saint-Hénis

Andigné,
porte
du château de Saint-Hénis

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