Ouf ! l’herbe à Nicot n’est plus au restaurant ! C’est un grand jour dans ma vie !

Mon dernier avatar date de l’automne dernier à Angers près de la gare, sous une pluie légère.

Après 7 portes entr’ouvertes et réponses incongrues du genre un petit coin au fond de la salle, suivies vous vous en doutez d’une fuite immédiate, j’avais été contrainte de me rabattre sur un sandwich et un banc ! Je vais enfin pouvoir déjeuner dans mes déplacements !
Enfin, comme tant d’autes, je vais pouvoir franchir la porte
Je remercie le ciel d’avoir connu ce jour tant la fumée et moi c’est une longue et pénible histoire.
La fumée d’une collègue a été mon lot tout au long des 25 dernières années de mon travail. Une galère qui est désormais épargnée aux générations actuelles et je m’en réjouis ! Même le jour de l’entretien annuel d’appréciation, j’avais droit à la clope qui s’allumait en guise de salutations d’ouverture. Mes yeux, qui ont génétiquement toujours refusé de produire des larmes, paraît-il lubrifiantes chez les autres, devaient supporter ce cauchemar !

Mais au fait, combien de fois ai-je rencontré le tabac dans les nombreux inventaires après décès que j’ai mis dépouillés avant la Révolution ?
Passé d’Amérique latine en Espagne et au Portugal, il arrive en France en 1560 avec Jean Nicot, ambassadeur de François II en Portugal, qui en offre à Catherine de Médicis.

Je rencontre peu l’herbe à Nicot dans les inventaires. Bien entendu elle arrive d’abord chez des gens aisés, mais pas tous.
La voici en 1740 à Laval dans le Maine, chez un prêtre Yves Moride. Il n’a pas encore de tabatière, mais une boîte en fer blanc pour mettre tabac.
Je la rencontre aussi en Anjou chez un médecin, aussi mieux vaut ne pas en parler.

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