Paiement de draps de laine et soie, Marans 1522

Cette fois, la somme est minime, car il y a 2 mois nous avions vu une dépense considérable de tissus. Mais Jeanne de la Beraudière n’a pas de quoi payer la somme minime, et doit donc s’engager devant notaire à la payer. J’appelle 11 livres une dépense minime qui doit représenter cependant de quoi vivre plusieurs mois pour un ménage modeste, mais pour une personne notable c’est beaucoup moins. Considérez que vous achetez un bon manteau de nos jours, si toutefois vous en trouvez encore, car cela ne se fait plus. De nos jours, on ne fait plus dans la qualité et le tradidionnel, mais dans le tout à jeter rapidement tellement la qualité est négligée.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici la retranscription de l’acte : Le 22 avril 1522 en la cour du roy notre sire à Angers (Nicolas notaire Angers) personnellement establiz honneste femme damoiselle Jehanne de la Beraudière veufve de feu noble homme Thibault Boyvin escuyer en son vivant sieur du Plessis de Marans en la paroisse de Marans en Anjou

Le Plessis, commune de Marans – En est dame Marie Chenu, veuve de noble René Dupont, 1547 (C.Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

soubzmectant etc confesse devoir et estre loyalement tenue et promet rendre et payer
à honorable homme sire Olivier Bouvery sieur des Hommeaux eschevin d’Angers la somme de 10 livres 11 sols 3 deniers moitié de la somme de 21 livres 2 sols 3 deniers restant de plus grande somme en quoi ledit feu noble homme Thibault Bouvin estoit tenu vers ledit Bouvery à cause de vendition de draps de soie et de laine vendus baillés et envoyés par ledit Bouvery ses gens ou facteurs audit feu Boyvin à ses gens ou facteurs et de plusieurs personnes pour ledit défunt, ainsi qu’il appert par plusieurs obligations recripts et cédules dudit défunt
lesquelles cédules rescripts et obligaitons demeurent en leur force et vertu jusques à fin de paiement et de l’autre moitié de ladite somme de 21 livres 2 sols 6 deniers montant pareille somme de 10 livres 11 sols 3 deniers ledit sire Olivier Bouvery s’en pourra adresser pour en avoir paiement vers noble homme Clemens Reverdy escuyer seigneur de la Brehaudière et Blandoys en la paroisse de Vers curateur donné par justice aux enfants mineurs d’ans de ladite damoiselle et dudit défunt
et la somme de 40 sols tz pour les despens faits par ledit sieur Olivier Bouvery à l’encontre de ladite damoiselle pour avoir paiement de ladite somme
à laquelle somme ils ont composé ensemble
lesdites sommes de 10 livres 11 sols 3 deniers tz et de 40 sols tz rendables et payables par ladite damoiselle audit Bouvery en ceste ville d’Angers en la maison dudit sieur Olivier Bouvery et aux cousts et mises de ladite damoiselle dedans le jour et feste de Toussaints prochainement venant
auxquelles sommes de 10 livres 11 sols 3 deniers tz et 40 sols tz rendre et payer etc et aux dommages dudit Bouvery de ses hoirs etc amendes etc oblige ladite damoiselle ses hoirs etc à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation
présents ad ce sire Jehan Foussier marchand drappier et chaussetier et Charles Huot clerc demourans à Angers et noble homme Jehan Petit escuyer demourans en la paroisse de Marans tesmoings
fait à Angers
Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Une réponse sur “Paiement de draps de laine et soie, Marans 1522

  1. Bonjour Madame Halbert,

    En faisant des recherches sur Internet pour Château-Gonthier en 1700, je suis tombée sur votre site – quelle merveille! Une vraie mine d’or d’information.

    Je viens de terminer la généalogie de mon ancêtre maternel – enfin terminer est un bien grand mot… ce ne sera jamais terminé. Cet ancêtre, Jacques Racicot (dit Léveillé) est arrivé en Nouvelle-France en 1714, originaire de Château-Gonthier. Il serait né en 1678, à la paroisse de Saint-Jean, de Michel Racicot et Geneviève Allard. Comme les écrits ici le disent tisserand et maître-tisserand, vous comprendez pourquoi j’ai choisi cet article, entre plusieurs autres que j’ai consultés. Et je n’ai pas fini de consulter votre site, croyez-moi.

    J’y trouverai peut-être ce que je cherche depuis si longtemps : sa date de naissance exacte, ce que faisaient ses parents, avait-il des frères et soeurs, etc. J’ai consulté la partie des histoires de familles pour Allard, espérant y trouver Geneviève, sans succès. Et le nom Racicot n’apparaît pas dans la liste.
    J’ai lu sur le métier de tisserand… mais votre site est si vaste, je le répète, je n’ai pas de si tôt terminé.

    Il y a de très belles cartes postales de l’ancien Château-Gonthier… me serait-il possible d’en insérer dans mon arbre généalogique, question d’agrémenter le texte, de le rendre plus vivant. Ce travail n’est pas pour reproduction, tout simplement une information à laisser à ma famille.

    Merci pour cette source d’information extraordinaire et toutes mes félicitations, c’est un travail inestimable.

    Joane Smith
    Anjou (Montréal), Québec, Canada

      Réponse d’Odile :
      Bonjour Joane
      J’espère que ceux qui liront vos lignes viendront vous aider ici sur mon blog, sans vous obliger à payer une cotisation à une association, car pour ma part, je suis contre les associations qui obligent à payer pour avoir une réponse.
      J’espère que mes cartes postales ne serviront jamais sur un autre site internet, ou sur un livre vendu, seulement sur un usage privé.
      Si vous avez des difficultés à lire les actes dîtes moi le numéro le numéro de la vue, et avec ces références, je peux vous retranscrire l’acte en allant le lire moi-même.
      J’ai déjà des liens au Canada, dont le premier fut René Bureau, pour lequel j’avais autrefois trouvé le baptême de son ancêtre à Saint Jacques de Pirmil, qui n’avait pu être trouvé durant des siècles parce que Saint Jacques de Pirmil appartenait avant 1791 à la paroisse de Saint Sébastien, donc en venant au Québec, il avait dit être né à Saint Sébastien, alors que maintenant il faut chercher à Nantes Saint Jacques.
      Si vous voulez je peux ajouter votre ancêtre sur ma page
      http://www.odile-halbert.com/Histoire/Canada/Canada.htm
      en forme d’appel à l’aide
      Bien à vous
      Odile

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