Quand les apothicaires devenaient chimistes : vapeurs de lie de vin brûlée, Nantes 1790

Naturellement, les apothicaires demeuraient au coeur des villes, ici Nantes.
Naturellement, ils ont commencé la chimie au coeur des villes.
Et tout aussi « naturellement », ils ont commencé à empester le voisinage, et le voisinage de s’inquiéter.

Et voici l’édifiant procès verbal d’absence de risques pour la santé des vapeurs de lie de vin brûlée.

J’ajoute que cette petite micro histoire est extraite du contrôle des actes en série 2C Nantes 3 mai 1790, mais vous voyez que sous la rubrique du notaire on a écrit S.S.S. et j’ignore ce que cela signifie. Donc on se contentera de ce petit enregistrement, sans pouvoir remonter à l’original entier.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-2C3082 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

6 réponses sur “Quand les apothicaires devenaient chimistes : vapeurs de lie de vin brûlée, Nantes 1790

  1. Bonjour Mme Halbert,

    « S. S. S. » : ne devrions-nous pas lire plutôt « S. S. P. » ?
    Pour acte Sous Seing Privé (ou acte sous signatures privées), d’où l’absence de mention de notaire rédacteur.

    Toujours très heureux de vous lire.

    Bon courage à vous, tenez bon, Mme. Comment ne pas être « usée » par les histoires de malfaçons et de copropriété que vous vivez au quotidien…!!! C’est absolument effrayant !
    Cordialement.
    Frédéric Chopin

    1. Bonjour monsieur
      C’est formidable, je me range à votre lecture et je ris de moi qui n’avait pas compris. Effectivement je suis « usée »
      En conclusion pour ma recherche de notaire, rien d’accessible puisque pas de notaire, mais ce qui est tout de même formidable c’est de trouver dans le contrôle des actes un petit résumé d’acte sous seing privé.
      Odile

  2. En principe, pour être valables, tous les sous-seings privés doivent passer au contrôle. Cela arrive régulièrement d’en rencontrer.

    1. Bonjour Jérôme
      et merci car j’apprends qu’on ne perd donc pas son temps quand on lit, laborieusement, les énormes volumes du contrôle des actes (je parle de la ville de Nantes en l’occurence et c’est plusieurs énormes volumes par an à la lecture pas toujours facile pour ne rien omettre)
      Donc, cela vaut le coup que j’aille encore aux archives en lire.
      Merci
      Odile

  3. Oui oui, le contrôle des actes est intéressant pour plusieurs choses :
    – pur retrouver le notaire principal d’un ancêtre lorsqu’on ne le connaît pas,
    – trouver des actes où le choix du notaire est fait par l’autre partie,
    – trouver le contrôle d’actes sous seing privé,
    – trouver le contrôle d’actes administratifs (délibérations de communautés paroissiales par exemple, lorsqu’elles étaient tenues dans des registres conservées uniquement au sein de la communauté et ont donc pu disparaître),
    – et sans doute un tas d’autres informations que je n’ai pas rencontrées

    1. merci, je n’ai lu que 6 volumes (un an et demi) mais c’était riche d’infos. Bien sûr, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, mais j’ai trouvé d’autres choses, et surtout, j’ai lu des choses ahurissantes. Je pense en particulier à ce brave homme qui, devant notaire, avant la Révolution, autorise sa femme à aller vivre chez un autre. Le divorce n’existe pas, mais un pareil arrangement !!!
      Et puis, Nantes est un port, alors j’ai vu aussi des importations de marchandises défectueuses, en sorte comme des PV
      Odile

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