L’Ouest-Eclair, édition Nantes, 8 novembre 1918

Depuis le 4 novembre 2018, je lis chaque matin le journal des jours qui précèdent l’Armistice. Voici ce que je note dans le journal du 8 novembre 1918

Ce cri « ils ont bien mérité de la Patrie » s’échappe donc de tous les coeurs.
Oui, honneur, trois fois honneur aux soldats, aux chefs, à G. Clemenceau, à Foch, au gouvernement de la République, et que nos enfants apprennent à louer leur mémoire.

LES PLENIPOTENTIAIRES ALLEMANDS SIGNERONT L’ARMISTICE 1° PARCE QUE L’ALLEMAGNE EST VAINCUE 2° PARCE QUE LA REVOLUTION EST A SES PORTES

Les rapatriés de Hollande
Dieppe, 7 novembre. Le casino de Dieppe vient d’être réquisitionné par le sous-préfet en vue de recevoir les rapatriée français, venant de Hollande.
Le premier bateau ramenant des rapatriés est attendu lundi prochain.

Les pommes de terre pourrissent sur les quais
On nous écrit :
« Votre journal a fait une active campagne contre la réquisition générale des pommes de terre limitée à la Bretagne. Votre ténacité a eu des résultats intéressants, puisqu’elle a contribué à provoquer une interpellation à la Chambre, suivie de mesures satisfaisantes pour les producteurs. Ceux-ci, en effet, sont autorisés à effectuer des envois de 100 kilos, à raison d’un seul envoi par destinataire. Fort de cette autorisation, j’ai fait construire à la gare la plus prochc (13 km) un envoi de 100 kilos destiné a ma famille à Paris. Le chemin de fer a accepté la marchandise, comme il le devait, mais j’apprends aujourd’hui qu’elle est restée sur les quais de le gare, voisinant avec d’autres envois du même ordre. C’est véritablement une mauvaise plaisanterie. Je vous laisse à penser, pour peu que cette situation se prolonge, dans quel état partiront les pommes de terre et si clles n’auront pas à prendre une autre destination que cclle que je leur voulais donner. C’est très bien d’autoriser les expéditions de pommes de terre, mais à condition de les faire avant une les pommes de terre soient détériorées. Il est à craindre qu’il en soit de même un peu partout. Veuillez agréer, etc L. G. Le Pouldu (Finistère).

Le retour des petits pains Avant-hier, à la devanture de certaines boulangeries, ils ont recommencé à montrer leur petit nez doré, que nous n’avions plus vu depuis bientôt deux ans.
Un jour de décembre 1916, ils s’étaient éclipsés et leur départ, annonciateur des restrictions prochaines, avait coïncidé avec l’inclémence des temps qui venait assombrir nos perspectives d’avenir. Petite cause, grands effets. Les voilà revenus, et leur retour coïncidant cette fois avec l’éclatante série de prodigieuses victoires et d’événements inouis que chaque jour nous apporte, apparaît comme un signe précurseur d’abondance et de paix. En attendant on se les arrache.


Eh oui ! les voitures sont récentes mais déjà vendues d’occasion !

Enfin, n’oubliez pas que j’ai sur mon site le carnet de guerre de mon grand père Edouard Guillouard, avec les photos de son lieutenant.

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