Perreyeur : erreur du Dictionnaire Littré, qui le limite aux ardoisières d’Angers

Je viens de vous montrer avant-hier les perreyeurs de Nantes Sud Loire, qui figurent dans les recensements au 19ème siècle, et qui sont définis dans ces documents comme « perreyeurs » de métier. Donc, le terme « perreyeur » n’était pas propre aux ardoisières d’Angers, car hier m’a pris l’idée saugrenue d’aller voir sur Internet ce que disaient les dictionnaires anciens, et je ne trouve que le Littré, et avec une définition erronée, car cet ouvrage respectable par ailleurs, limite ce métier aux ardoisières d’Angers.

Je n’en reviens pas d’avoir pris Littré en défaut et il faut aujourd’hui que je respire calmement pour m’en remettre, car vous pouvez vérifier aussi sur Internet et voici ce que vous allez trouver :

  1. Dictionnaire de la langue française (Littré). Tome 3
    1. PERREYEUR Dictionnaire de la langue française (Littré). Tome 3 [ 1873 ]

PERREYEUR pè-ré-ieur s. m. Ouvrier travaillant à l’exploitation des ardoisières d’Angers.

FAUX : le terme était utilisé ailleurs, et je le retrouve à Nantes, donc il doit bien aussi avoir été utilisé ailleurs. Votre avis nous intéresse, car vous avez sans doute aussi rencontré ce terme ?

 

6 réponses sur “Perreyeur : erreur du Dictionnaire Littré, qui le limite aux ardoisières d’Angers

  1. Bonjour Odile,
    Une très bonne année 2021 à tous.
    Concernant le mot PERREYEUR j’ai relevé à Bouère en 1846 au village des Perrières : 2 voituriers, 1 commis des fours à chaux, 1 carrier, 1 ouvrier chaufournier, 1 perreieur métiers qui concernaient donc le travail des carrières de marbre et des fours à chaux installés sur la commune.

  2. Nous débutons l’année 2021 mais : Le 27 novembre 1848 à MONTJEAN, mariage du Sieur Turbellier Mathurin (Julien) âgé de 23 ans, PERRAYEUR, né en la commune de Montjean le 16 février 1825 fils majeur de défunt Mathurin Turbelier, forgeron, décédé en la commune de Nord (Nort-sur–Erdre en fait) le 07/12/1847 et de Louise Desvigne, d’une part
    et Demoiselle Fillion Marie âgée de 19 ans et oner mois, lingère née à Montjean le 26/12/1828 fille mineure de Louis Fillion, filassier et de Angélique Pasquier, d’autre part;

    Montjean faisait partie des mines de charbons de la Basse- Loire et pas d’ardoises. Didier Daniel a écrit sur « la bataille du charbon en pays d’Ancenis » (Editions Cheminements). Il fut instituteur à Montrelais (44)

  3. Dans les années 1692,les filles de mes ancêtres vignerons Trélazéens,épousaient des perreyeurs et des ouvriers » d’à-bas » (au fond) des Perrières .

    1. Le plus fort est que j’ai depuis longtemps cet ouvrage PAPIER et qu’il est un de mes grands favoris, mais je n’avais pas pensé à le relire encore inlassablement.
      Merci donc du rappel de cet important ouvrage de François Lebrun
      Odile

  4. Pour Odile ; au x des parents de Mathurin Turbelier cité plus haut figure en 1823 comme témoin, Pierre Laloy commis aux mines de Montjean, ce qui m’a fait relire votre article sur votre famille Laloy.

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