11 juillet 1938

un jour pas comme les autres

La France se dote de la Loi sur l’organisation générale de la Nation pour le temps de guerre : Conditions générales dans lesquelles s’exerce le droit de réquisition etc…
Reims inaugure sa cathédrale restaurée
Howard Hughes a franchi l’atlantique en 16 h 35 min battant le temps de Charles Lindberg
le roi Georges VI va mieux
Jules Rossi remporte la 6° étape du tour de France : Bordeaux, Arcachon, Pau
la Conférence internationale d’Evian (6 -15 juillet 1938), à l’initiative de Roosevelt, réunissant les représentants de 32 pays pour trouver des pays d’accueil pour les 650 000 Juifs que l’Allemagne veut expulser. C’est un échec.
les Japonais attaquent les Soviétiques à la frontière sibérienne en déclarant que ces derniers ont violé la frontière Mandchourienne. Mais après 1 mois de combats, ils sont obligés de se replier.
Juden dürfen sich nicht an Kurorten aufhalten
la société allemande de construction aéronautique Bayerische Flugzeugwerke AG devient Messerschmitt AF

Rina Ketty chante J’attendrai
elle chante aussi Sombreros et mantilles
Fernandel Ne me dis plus tu
Mistinguette Mon homme
Maurice Chevalier Ah ! Si vous connaissiez ma pomme
Tino Rossi Sérénade portugaise
Edith Piaf C’est lui qu’mon coeur a choisi
Ray Ventura Qu’est-ce quon attend pour être heureux ?
Jean Sablon J’ai ta main
Jean Lumière le Tango chinois
Damia Johny Palmer
On danse le Tango.
Serguei Eisenstein réalise le film « Alexandre Nevski »
Marcel Carné « Quai des Brumes »
L’américaine Pearl Buck reçoit le prix Nobel de littérature,
tandis que celui de chimie est attribué à l’Autrichien Richard Kühn.
L’Italien Enrico Fermi reçoit le prix Nobel de physique et fuit l’Italie de Mussolini pour les Etats-Unis. Il va devenir en 1942 le père de la première pile atomique.
Des jours sombres se préparent, mais le sait-on déjà ! Deux yeux viennent de s’ouvrir à Nantes, qui vont vivre : les bombes, la cave, l’exode en charette à cheval à Gesté, maman criant « Hue Papillon ! » pour inciter le cheval dans les côtes, mais tout le monde descendant pour l’aider, puis Guérande, les Allemands au 1er étage nous au 2e jouant en silence, encore des bombes cette fois sur St Nazaire, qui font remuer la vaisselle à Guérande dans les placards, le retour en train qui met une éternité, il s’arrête partout, toutes fenêtres ouvertes pour mieux se tendre les bras et embrasser tout le monde, puis Nantes, notre première nuit collective sur des matelas sous un immense hall, encore toutes les embrassades, mais, les ruines, le pont de bateaux pour franchir la Loire, et le pont Transbordeur sur l’autre bras de Loire, l’arrivée des Américains lançant des chewing-gum, mon père rapportant le premier pain blanc, et le seul Benedicite qu’il récita jamais tant l’arrivée du pain blanc était important après les privations ! Puis la lycée, la correspondante Allemande, devenue amie depuis 58 ans, l’Europe qui se contruit, la paix…

Oui, je suis née le jour où la France se dotait d’une pareille loi ! je suis née avant-guerre, comme on a longtemps dit après.

Bénéficier

Je poursuis la retranscription des registres de la paroisse de la Madeleine du Temple de Clisson, et je rencontre un métier, enfin si on peu appeler cela un métier, peu commun :

Le 24 octobre 1696 est inhumé escuyer François Prevost sieur de Ste Anne, bénéficier, 62 ou 63 ans – vue 5

et le Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) http://www.atilf.fr/dmf/
donne :
BENEFICIER, subst. masc. « Celui qui jouit d’un bénéfice ecclésiastique »

Mais hier, devant le tour de France, j’apprends un TITRE HONORIFIQUE du président de la République à Châlons en Champagne. Je le savais au LATRAN mais je ne me doutais pas qu’il avait plusieurs autres titres honorifiques.
Et cherchant je trouve leur liste, longue, si longue que je vous la communique sur ce lien.

Comme quoi, le tour de France m’en apprend encore. Je suis en empathie totale avec les paysages de la France, si belle ! alors bon tour de France à tous ceux qui en ont le loisir.
Mais je poursuis mes relevés, paisiblement le matin.
A+

Le surprenant lieu du mariage de Jean Belot et Marguerite Aveline : Clisson 1675

Jean Belot est de Tours mais vit à Angers la Trinité.
J’ai des BELOT à Angers la Trinité, et je les ai longuement étudiés autrefois, très, très longuement, y compris ceux de Nantes, et cela donne une immense étude BELOT. J’ai aussi beaucoup étudié les Aveline et l’Anjou. Tous sont le plus souvent aisés, bons bourgeois, voire même pour quelques uns très aisés.

J’ai par ailleurs un grand amour pour Clisson, et tout particulièrement un faible, c’est à dire une affection très prononcée, pour l’ancienne paroisse la Madeleine du Temple. Cette paroisse, comme toutes les autres paroisses de Clisson, manque de registres car les guerres de Vendée sont passées par là et tout est détruit. Mais pas tout le patrimoine, car les splendides ruines du château sont splendides et si vous y allez, car il faut y aller, surtout allez à l’église de la Trinité, car c’est de là que vous aurez la vue innoubliable sur le château. Et voyez sur mon site mes cartes postales et surtout l’histoire de Clisson de Paul de Berthou.

Et j’y ai même beaucoup d’ancêtres, hélas sans pouvoir les remonter loin faute de registres. C’est ainsi que 35 ans après en avoir fait les mariages, j’ai pensé faire les plus anciens registres à ma manière EXHAUSTIVE, qui est une retranscription exhaustive de tout le contenu. Donc, je commence par la petite paroisse de la Madeleine du Temple, si petite que les actes sont rares, et les registres non seulement brulés donc beaucoup de lacunes, mais le reste abimé.
Je les ai souvent lus, mais ma patience exhaustive est encore la plus grande des certitudes que je n’ai rien laissé passé.
Donc je commence ces jours-ci la retranscription, jusqu’à ce que samedi matin je tombe totalement interdite sur le mariage qui suit. Non seulement il est de Tours, demeurant à Angers la Trinité, mais l’acte dit clairement que le mariage est célébré dans la paroisse de Clisson Notre Dame, mais il est classé dans le registre de la paroisse de la Madeleine du Temple. L’autorisation est donnée par l’évêque de Nantes, dont on peut se demander à quel titre ils se sont adressé à lui. Bref, c’est incroyable, si ce n’est qu’à la fin de cette retranscription je découvre que Marguerite Aveline avait un oncle à Clisson.

Donc voici un bien curieux mariage, loin de tout, mais chez le tonton.

« missire Jan Boutin prêtre sacriste de l’église collégiale de Notre Dame de Clisson diocèse de Nantes soubzsigné certifie à tous qu’il appartiendra avoir ce espouzé et célébré le mariage de Me Jan Belot fils de defunt h. personnes Jan Belot et Julienne Duvaud, originaire de la ville de Tours paroisse de St Hillaire, paroissien de la Trinité d’Angers, avecq Marguerite Aveline fille de defunts Laurent Aveline et Jeanne Baraud, demeurant actuellement en ladite paroisse de la Trinité d’Angers, suivant la permission de monseigneur l’illustrissime et révérendissime evesque dudit Nantes en date du 10, signé aegidius espicopus Nannentensis et plus bas Picot, estant ladite permisson dispense des deux bans dudit mariage, la publication ayant esté faite ainsi qu’il est incéré en ladite permission et datée par icelle, lesdites espouzailles faites en la présence de Me Jan Macé soubzdiacre et chantre de l’église collégiale de Nostre Dame dudit Clisson, Me Pierre Gouraud notaire dudit Clisson, du sieur René Pavageau bourgeois, et h. homme Anthoine Baraud oncle maternel de ladite Aveline, tous demeurans en la ville dudit Clisson, auxquelles espouzailles ne s’est trouvé aucun empeschement ny opposition » vu 4 et 5

Relévé exhaustif du registre paroissial de Saint-Sébastien-d’Aigne : baptêmes 4 février 1634-1641

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Le 13 juin dernier je vous mettais la retranscription exhaustive des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne fillette (succursale) du prieuré Saint Jacques de Pirmil, Loire Atlantique : 1615-1623

Et je vous rappelais que la paroisse de Saint Sébastien d’Aigne, aujourd’hui Saint-Sébastien-sur-Loire, avait été amputé de plus de la moitié de ses habitants en 1790 qui habitaient Vertais, Pirmil, Sèvre et la Gilarderie. Cette moitié était surtout la banlieue artisanale et ouvrière de Nantes à Vertais et Pirmil, et Nantes s’était donc empressée en 1790 de récupérer cette « banlieue » ouvrière.

Aujourd’hui, je vous mets un relevé de la paroisse de Saint Sébastien d’Aigne, mais en l’église paroissiale, c’est à dire au bourg, comme le bourg actuel.
Soyons clair, si cela toutefois est possible. L’église du bourg voyait tous les Sébastiennais hors Vertais et Pirmil, mais voyait tout de même quelques uns de la Gilarderie et Sèvre car pour tout vous dire, le prieuré Saint Jacques, qui voyait Vertais et Pirmil était mondain et ouvrier mais pas agricole, et les agriculteurs, qui étaient majoritairement des jardiniers, se sentaient mieux entre eux qu’avec les artisants, aussi certains d’entre eux fréquentaient-ils le bourg et non le prieuré Saint Jacques, d’où, comme je vous l’ai déjà dit sur ce blog, leur attitude après le rattachement de leur territoire à Nantes : ils ont un moment continué à se sentir rattaché à leur clocher, celui du bourg de Saint Sébastien, et ils se sont sentis un peu perdus sur ce plan, et je les comprends.

Voir la retranscription exhaustive des baptêmes de Saint Sébastien d’Aigne 4 février 1634-1641

  • analyse du registre du bourg
  • Population

493 baptêmes pour 8 années
soit 61,6 baptêmes par an
A titre de comparaison, il y a à la même époque 78 baptêmes par an au prieuré Saint-Jacques de Pirmil, soit 21 % de plus. Les cantons de Vertais et Pirmil sont urbanisés et surpeuplés, les autres cantons sont ruraux.
Ainsi, les Bénédictins, avec leur prieuré Saint-Jacques, avaient beaucoup plus de fidèles que l’église paroissiale du bourg de Saint Sébastien !
Ce qui signifie en clair qu’en 1790 Saint-Sébastien a perdu plus de la moitié de sa population.

  • Métiers

Les métiers ne sont indiqués que pour les personnages importants, quand ils sont parrain ou marraine d’un de leur closier ou autre locataire. Mais, au rang de personnages dont on donne le métier on trouve les boulangers, qui manifestement étaient alors des personnages considérés. D’ailleurs, sur le rôle de capitation, ils sont plus aisés que la moyenne des habitants. Le pain devait tenir un rôle important dans les régions proches des villes et les villes sinon en campagne on le fabriquait soit même.
Les personnages importants ne sont pas des résidents permanents car plusieurs propriétés sont en fait des « résidences secondaires », qu’on appellera ensuite des « folies », mais elles existent bien déjà sur le même mode que les folies. On en a la preuve dans le rôle de capitation, que j’analyse en détail sur un autre document réservé à ce rôle.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

Nicolas Chartier marchand à Craon x ca 1636 Renée Hullin

Il a manifestement de nombreux descendants actuels. Certains ont cru autrefois le rattacher aux Chartier de la Pinsonnière, qui sont aussi présents à Craon et contemporains de Nicolas, et même de rattacher Renée Hullin aux Hullin de la Selle.

Je ne descend pas des CHARTIER.
J’ai fait cette étude uniquement par amitié, car J’avais remarqué des incohérences dans l’ascendance faite il y a 40 ans n’importe comment par je ne sais qui :

1. ascendance Hullin noble à exclure

2. curieuse origine polonaise Chaloxit

3. curieuse sieurie de la Pinsonnière

Aujourd’hui, tout est à éliminer, et montre qu’en généalogie il ne faut jamais correspondre et échanger avec personne car l’immense majorité des généalogistes ne font pas un travail sérieux.

EXIT les Hullin de la Selle, EXIT les Chaloxit, EXIT la Pinsonnière

Il semblerait même que bon nombre de généalogistes soient encore, en 2019, sur cette famille, avec des affirmations, sans preuves, très variées.

Je suis formelle il n’y a ni HULLIN de la Selle, ni CHALOPIT, ni PINSONNIERE, et Nicolas Chartier époux de Renée Hullin a un frère Jean marié à Livré-la-Touche « Le 9 janvier 1658 Jean fils de deffunt Pierre Chartier et deffunte Marye Bruel d’une part, et Marthe fille de Pierre Durand et Françoise Babin d’autre part, tous deux de cette paroisse… présents Nicolas Chartier demeurant en la ville de Craon et Philippe Chartier demeurant au bourg de la Selle Craonnaise frères dudit Jean Chartier »

Pierre CHARTIER †/1658 x Marie BRUEL †/1658 ATTENTION, Marie Bruel est bien la mère de Jean, mais rien ne prouve qu’elle soit aussi la mère de Nicolas et Philippe, car les demi-frères étaient nommés « frères » autrefois, et on ne sait pas si Pierre Chartier n’a eu qu’une épouse.

1-Nicolas CHARTIER †Craon 9 septembre 1670 x ca 1635 Renée HULLIN Dont postérité

2-Philippe CHARTIER demeure à La Selle Craonnaise en 1658 x La Selle-Craonnaise 18 juin 1650 Jeanne BARDOUL

21-Philippe CHARTIER x La Selle-Craonnaise 9 juillet 1695 Louise BOIS

22-Jacques CHARTIER x La Selle-Craonnaise 2 juin 1696 Marie THEARD

3-Jean CHARTIER x Livré-la-Touche 9 janvier 1658 Marthe DURAND fille de Pierre et Françoise Babin

et la génération suivante :
Nicolas CHARTIER †Craon 9 septembre 1670 x ca 1635 Renée HULLIN que l’on croit née à Courbeveille (53) 28 octobre 1615 fille de Pierre et Jeanne Guyot
1-Perrine CHARTIER °Craon 2 juin 1636 « baptisée Perrine fille de Nicolas Chartier marchand et de Renée Hullin parrain honorable homme Pierre Tireau sieur de la Goguerye de St Gault, marraine Jeanne Bouvet de La Chapelle Craonnaise »
2-Nicolas CHARTIER °Craon 15 décembre 1638
3-Jeanne CHARTIER x Craon 18 août 1896 François de FONTENAY « mariage de François de Fontenay écuyer sieur des Touches, veuf de defunte demoiselle Marquise Deslandes, et honorable fille Jeanne Chartier fille majeure de defunts honorables personnes Nicolas Chartier et Renée Hullin »
4-Philippe CHARTIER °Craon 24 janvier 1649 †1706/ marchand à Angers. Il demeure à Aviré en 1692 x Craon 24 septembre 1672 Claude HOUSSIN « mariage honneste homme Philippe Chartier marchand fils de honnestes personnes defunts Nicolas Chartier aussy marchand et Renée Heullin, de cette paroisse, et honneste fille Claude Houssin, de la paroisse de Louvaines, fille de deffunts honnorables personnes René Houssin et Claude Renier »
5-Joochim CHARTIER °Craon 6 janvier 1652 « baptisé Joachin fils de honnestes Nicolas Chartier et Renée Hullin parrain Joachin Joubert marraine Jehanne Bardouille de La Selle Craonnaise [tante car épouse de Philippe Chartier] » †Craon 26 juin 1702 x Craon 3 août 1684 Renée BODINIER Dont postérité
6-Renée CHARTIER °Craon 21 mars 1655 x Armel SAGET dont postérité, voir mon dossier SAGET

Merci ici à Jacques Saillot pour m’avoir signalé le mariage à Livré la Touche. Je n’ai aucun moyen de le contacter car je sous tout numérique, sans imprimante, et il n’est que papier. Merci à ceux qui le connaissent de le faire pour moi.

Voir ma page sur les Chartier de la Pinsonnière à Grandchamps

Vente des meubles de Nicolas Chartier et Renée Hullin : Craon 1702

Je reviens demain sur ce couple, dont la généalogie a connu depuis des décennies des déboires, et pas mal d’erreurs, car enfin on a la certitude de son ascendance par le mariage du frère de Nicolas.

Mais ce jour, je reviens aussi sur leurs héritiers, qui sont connus avec certitude en 1702 par les inventaires et ventes de leurs biens.
Voici la première page de la vente de leurs meubles. Ils laissent 6 héritiers : Nicolas, Renée, Joachim, Perrine, Jeanne et Philippe et aucun autre, donc dans la généalogie faite autrefois il convient de supprimer tout autre descendance et ne garder que :

Nicolas CHARTIER †Craon 9 septembre 1670 x ca 1635 Renée HULLIN que l’on croit née à Courbeveille (53) 28 octobre 1615 fille de Pierre et Jeanne Guyot
1-Perrine CHARTIER °Craon 2 juin 1636 « baptisée Perrine fille de Nicolas Chartier marchand et de Renée Hullin parrain honorable homme Pierre Tireau sieur de la Goguerye de St Gault, marraine Jeanne Bouvet de La Chapelle Craonnaise »
2-Nicolas CHARTIER °Craon 15 décembre 1638
3-Jeanne CHARTIER
4-Philippe CHARTIER °Craon 24 janvier 1649 †1706/ marchand à Angers
5-Joochim CHARTIER °Craon 6 janvier 1652 « baptisé Joachin fils de honnestes Nicolas Chartier et Renée Hullin parrain Joachin Joubert marraine Jehanne Badouille de La Selle Craonnaise » †Craon 26 juin 1702 x Craon 3 août 1684 Renée BODINIER Dont postérité
6-Renée CHARTIER °Craon 21 mars 1655 x Armel SAGET dont postérité

Vous remarquerez qu’à leur décès, ils ont 2 filles non mariées, et manifestement elles sont là pour tenter d’acheter ce qu’elles peuvent. Ceci me fait toujours une très forte impression de voir qu’autrefois les filles célibataires devaient quémander ainsi de quoi s’installer après le décès de leurs parents, en achetant ce qu’elles pouvaient de leurs meubles à la vente publique, mélangée à tous les voisins venus acheter. C’est dérangeant pour nous autres en 2019 !!!! On a tout de même un peu évolué là dessus.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E1/496 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 27 mars 1692 par devant nous André Planchenault notaire de Craon y demeurant vente a été publiquement faire des meubles restés après le décès de defuntes h. personnes Nicolas Chartier vivant marchand poislier et Anne Heulin sa femme en la maison où ils sont décédés sis sur la grande rue dudit Craon au dessus du ruisseau de Luarson, à la requeste et présence de chacuns de vénérable et discret Me Nicolas Chartier prêtre chanoine en l’église collégiale st Nicolas dudit Craon, tant en son privé nom que comme curateur aux personnes et biens des enfants mineurs de defunts Armel Saiget et Renée Chartier, h. homme Jouachin Chartier marchand, Claude Houdemon veuve de defunt Pierre Chartier tutrice naturelle des enfants dudit Chartier et d’elle, Perrine et Jeanne les Chartiers filles majeures et usant de leurs droits, tous demeurans audit Craon, et h. homme Philippes Chartier aussi marchand demeurant au bourg d’Aviré absent, nous notaire stipulant pour luy, lesdits les Chartiers enfants et héritiers desdits deffunts Chartier et Heulin, à laquelle vente a été vaqué comme s’ensuit en présent de Jacques Margalle trompette ordinaire dudit Craon, lequel a proclamé tant aux carrois et lieux ordinaires dudit Craon qu’à la porte et entrée de ladite maison pendant le cours de ladite vente, en laquelle a esté exposé : 102 livres d’étain mis à prix la veuve Guillot à 10 sols la livre, par ladite Perrine Chartier à 12 sols, et adjugé à Jean Buquet Me pottier d’étain audit Craon, et à ladite Perrine Chartier à 13 sols la livre, le tout faisant ensemble 66 livres 6 sols, lequel partage entre eux, savoir audit Buquet 67 livres – Une table de noyer, une bancelete, 2 escabeaux, le tout mis à pris par la femme de Pierre Moreau hoste audit Craon à 45 sols, par la femme de Queraucher hoste audit Craon à 60 sols et adjugé à ladite Chartier à 70 sols – Un lit garni de son charlit, une paillasse, couette, un traverslit, 2 oreillers, le tout de plume ensouillé de couetis, une mante verte, un lodier et un tour de lit de sarge aussi verte, de peu de valeur, mis à prix par ladite Perrine Chartier à 22 livres et adjugé à la femme de Pierre Moreau hoste audit Craon à 35 livres (f°2) … » (non pris les vues)