Succession de Madeleine Feillet veuve Lefaucheux, La Meignanne et Pruillé 1640 : troisième lot

le couple Lefaucheux/Feillet tenait une hôtellerie, et la teneur des 5 lots atteste un niveau aisé de fortune, en outre, j’y distingue des biens ciblés vers l’hôtellerie, ainsi d’innombrables vignes pour suffir aux très nombreuses pipes de vin consommées chaque année etc….
Chacun des 5 enfants a au moins une closerie, ce qui met les hôteliers au rang financier de certains avocats d’Angers. Ainsi, la fortune du couple peut être évaluée à environ 10 000 livres.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

  • Tiers lot
  • Au troisième lot est et demeure le lieu et closerie du Hault Deroys ? composée de la maison du closier ayant une chambre basse à cheminée et four et superficie, couverte d’ardoise, une antichambre sans cheminée, et une estable aux bestes dudit lieu couverte de genets avecques les rues et issues ayreaux qui en sont et dépendent
    Item un jardin tenant à ladite maison joignant d’un costé et abouté le jardin des hoirs feu Nicolas Mouchet
    Item un loppin d’autre jardin contenant un quart d’hommée ou environ sis ès jardins des hoirs dudit feu Mouchet et y joint d’un costé, et abouté au jardin dudit lieu
    Item un autre loppin de jardin contenant aussi un quart d’hommée ou environ sis dans les grands jardins du villaige de Handerays joignant d’un costé le jardin de Jean Berard, d’autre costé le jardin auxdits hoirs Mouchet, et y aboutté d’un bout
    Item un autre loppin de jardin contenant une corde ou environ sis sans lesdits grands jardins, joignant d’un costé aux jardins des Allards, d’autre costé au jardin de (blanc) Menard, et abouté du jardin dudit Berard
    Item une hommée de pré ou environ sise ès prés nommés les Grand prés de Pruillé joignant au pré dudit Jean Berard, d’autre costé au pré des Allards et aboutté la rivière de Mayne
    Item 2 hommées d’autre pré sises ès dits grands prés joignant d’un costé au pré dudit Berard d’autre costé le pré des Allards, et abouté au pré de la veufve et enfants feu Nicolas Allasneau sieur de Bribocé
    Item 5 undains d’autre pré contenant joignant d’un costé le pré des Allards, d’autre costé le pré de la Chesnays de Pruillé aboutté d’un bout le pré de ladite veufve Allasneau et d’autre bout à la Boyre des prés
    Item 15 undains d’autre pré contenant demie hommée ou environ sis dedans lesdits grands prés joignant d’un costé le pré du lieu de la petite Grandière d’autre costé au 3 autres undains, lesquels 3 undains se partagent en 3 parties dont les unes appartiennent du présent lot aboutant au pré de Me Jean de Menetou, et d’autre bout au pré de la Chesnays
    Item demie hommée d’autre pré sise ès dits grands prés à l’endroit nommé la Couraye joignant d’un costé le pré de la veufve Mathurin Hervé d’autre costé le pré dudit Berard, abouté d’un bout à un clotteau de terre nommé la Boutonnerye d’autre bout à la boyr dudit pré
    Item un cloux de vigne clos à part nommé la Plante contenant 12 quartiers de vigne ou environ, comprins les hayes d’allentour qui en dépendent, joignant d’un costé un chemin tendant de Pruillé au lieu des Vaux, d’autre costé la vigne des hoirs feu Mouchet abouté d’un bout le chemin tendant dudit lieu de la Grandière à Pruillé et d’autre bout au cloteau nommé la Tournée aux Allards
    Item une portion d’autre vigne contenant 3 hommées ou environ sise au cloux du Bois de Handroys joignant d’un costé la vigne desdits hoirs Mouchet d’autre costé la vigne de ladite veufve Hervé abouté d’un bout à la vigne de Jean Gaultier et d’autre bout au chemin tendant de la Grandière à Pruillé
    Item 2 planches de vigne contenant 2 hommées ou environ sises audit cloux du Bois de Handerays, joignant des deux costés la vigne de ladite veufve Hervé, abouté d’un bout ledit cloteau de la Tournée et d’autre bout la vigne des Mouchets
    Item une autre planche contenant demy quartier de vigne ou environ sise audit cloux, joignant à la vigne dudit Berard, d’autre costé la vigne de ladite veufve Hervé, abouté d’un bout la vigne du lieu des Vaux, et d’autre bout audit chemin tendant de la Grandière à Pruillé
    Item 2 autres quartiers ou environ de vigne sis audit cloux, joignant d’un costé la vigne dudit Berard, d’autre costé la vigne de ladite veufve Hervé abouté d’un bout à la vigne dudit lieu des Vaux et d’autre bout audit chemin cy dessus
    Item une hommée forte d’autre vigne sise dans le petit Cloux de Handrays joignant des 2 costés la vigne de ladite veufve feu Hervé et abouté audit chemin tendant de la Grandière à Pruillé
    Item 2 planches d’autre vigne contenant une hommée et demye ou environ sises au cloux des Vaux joignant d’un costé la terre dudit lieu des Vaux d’autre costé la vigne dudit Gaultier abouté d’un bout à la vigne de ladite veufve Hervé et d’autre bout au jardin des Allards
    Item 2 quartiers d’autre vigne ou environ sis au cloux des Oustinièers en divers endroits dudit cloux, joignant d’un costé au chemin tendant aux Oustinières d’autre costé la vigne de Christofle Hyret et y abouté
    Item une autre portion de vigne contenant un quart d’hommée ou environ sise dans le cloux nommé les Cannes avecques autre portion de vigne audit cloux des Cannes joignant (blanc)
    Item une pièce de terre labourable nommée le Boys contenant 10 boisselées à ladite mesure du Plessis Massé joignant d’un costé la grand pièce de la Chesnaye d’autre costé la terre de la veufve Hervé abouté d’un bout la terre dudit Berard et d’autre bout à l’allée de la Chesnays
    Item un cloteau de terre nommé le Quarefour contenant 7 boisselées ou envirion terre labourable joignant des 2 costés le chemin tendant de la Membrolle à Neufville et le chemin tendant de la Handrays à la Rougeonnière et abouté la terre dudit Jean Berard
    Item un autre cloteau nommé Lomonery contenant 7 boisselées de terre ou environ joignant des 2 costés la terre dudit Berard abouté le cloteau nommé la Grée de la Grandière, et d’autre bout un cloteau nommé le Puitz
    Item un clotteau de terre nommé la Noe contenant 2 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la pré nommé la Noe appartenant à ladite veufve Hervé, d’autre costé la pièce de la Grée dudit lieu de la Grandière et au chemin tendant à Pruillé
    Item un autre cloteau de terre sis au bas de la Pouyrays contenant une boisselée de terre ou environ joignant d’un costé le cloteau nommé les Fougerays d’autre costé la terre dudit Berard et y abouté d’un bout et d’autre bout le chemin tendant aux grand prés de Pruillé
    Item un autre cloteau nommé la Rune contenant 5 boisselées de terre ou environ comprins les hayes quien dépendent joignant d’un costé une ruette tendant aux journaulx d’autre costé la vigne de la veufve Hervé abouté d’un bout la vigne du lieu des Vaux et d’autre bout ledit chemin tendant de la Grandière à Pruillé
    Item une pièce de terre nommé le Grand Pont Girault contenant 15 boisselées de terre ou environ, joignant d’un costé la terre dudit Berard, d’autre costé la pièce des Grées de la basse Chesnays abouté d’un bout le pré de la Chesnays d’autre bout ledit chemin tendant de la Grandière à Pruillé
    Item une autre pièce de terre nommée le Petit Pont Girault contenant 7 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la vallée des Bedouaudière d’autre costé la terre des Allards, abouté d’un bout la vallée des Odilleays d’autre bout audit chemin tendant de la Grandière à Pruillé,
    le tout sis en la paroisse de Pruillé
    et a dit et rapporté Mathurin Mellet closier qu’il y a sur ledit lieu 3 mères vaches, une thore prenant 3 ans, une genice prenant 2 ans, 2 porcs de nourriture et une chèvre, lesquels bestiaux et semances estant sur ledit lieu demeureront au présent lot
    et audit troisième lot est et demeure une maison et appartenances sise au bourg de La Membrolle du costé de la paroisse de Pruillé nommée le Ponceau composée d’une chambre basse ayant cheminée, au bout de laquelle y a un cellier, une chambre haulte à cheminée avecques une grange sise au bout de ladite maison et un grenier dessus le tout couvert d’ardoise, appartenances et dépendances, joignant d’un costé le ruisseau qui sépare les paroisses de La Membrolle et Pruillé d’autre costé la maison de Jacques Carré abouté le grand chemin dudit bourg de La Membrolle à Angers
    et encores un petit bout de logis nommé le Fournil ayant cheminée et four sis au bout de la maison dudit Carré au derrière d’icelle joignant d’un costé ladite grange du précédent article d’autre costé la maison de la dite veufve Allasneau
    Item un jardin sis au derrière et bout de ladite grange cy dessus contenant 2 hommées de jardin ou environ joignant d’un costé ledit ruisseau qui fait la séparaiton desdites paroisses d’autre costé le jardin dudit Carré, et abouté au pré du lieu de Villiers
    Item un grand jardin nommé le jardin neuf contenant 3 boisselées de terre ou environ sis au dit bourg de La Membrolle joignant d’un costé le jardin de Jean Delahaye d’autre costé un vieil petit chemin abouté d’un bout la pièce de la pasture aux chevaulx qui est du premier lot, d’autre bout aux jardins de Me Jacques de Menetou, de la veufve et enfants dudit Allasneau, et des hoirs feu Gouppil, chacun en droit
    Item une bauche de bois taillis sise dans la lizière de la forest de Longuenée contenant une bauche et joint la bauche de pareil taillis du quart lot, une divise entre deux, et lorsqu’elle est coupée elle se traite et se fagote et se partaige le fagot et bourrée qui en provient avecques les seigneurs des lieux des Mortiers et du Courceliers tiers à tiers
    Item paiera celui à qui demeurera le présent tiers lot 100 livres à une fois payée à celui à qui demeurera le cinquième lot 6 mois après la choisie des présents partages sans intérests jusques audit jour

      la suite à demain

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    La capitaine de charroi des vivres du roi à Blois a loué un cheval tombé malade à Angers, et refuse de payer le louage et la pension du cheval, 1598

    et après la consultation de 2 maréchaux, qui étaient autrefois les ancêtres des vétérinaires, et qui ont diagnostiqué la gourme, il fait dresser procès verbal de son refus de payer devant un notaire royal à Angers. Le malhaureux aubergiste qui a nourri déjà 3 semaines le cheval, n’y ait pour rien !!! et pourtant on refuse de le payer.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 1er avril 1598 après midy, a comparu par devant nous René Chesneau notaire royal à Angers honoable homme René Lambert capitaine de charoy des vivres de l’armée du roy estant de présent en ceste ville d’Angers logé à l’hostelerie ou pend pour enseigne l’écu de France des faulxbourgs de Bresigné, lequel nous a représenté Mathurin Bessonneau hoste de ladite hostelerie et Claude Drouin Fabrice ? Moret maistre maréchaulx de forge de la Petite Espine,
    lesquels nous ont dit savoir ledit Bessonneau que ledit Lambert feroit arme pour loger en sadite hostelerie dès il y a trois sepmaines ou environ ayant un cheval en poil bay obstut à queue et oreilles que ledit Lambert dit avoir pris à loage (pour « louage ») en la ville de Blois au logis de la Croix Blanche faulxbourg du F… y demeurant, lequel cheval est demeuré en ladite hostelerie sain et sans avoir aulcun mal par l’espace de 15 jours entiers jusques à depuis peu que ledit cheval est demeuré malade
    et lesdits Drouin et Moret nous ont pareillement dict qu’ils ont veu et visité ledit cheval lequel est malade destianguillons et gourme qui est une maladie naturelle aux chevaux

      la gourme existe toujours sous ce noms et c’est l’angine du cheval, très spectaculaire, et nécessitant les antibiotiques inconnus à l’époque.

    sans que ledit Lambert ait peu causer ladite maladie attendu le repos dudit cheval, tellement qu’il est impossible se pouvoir à présent servir dudit cheval, lequel lesdits maréchaulx ont dit pouvoir valloir estant sain à l’estimation de 18 ou 20 escuz
    au moyen de quoy a ledit Lambert protesté n’estre tenu payer la despense qu’a faite ledit cheval depuis 8 jours que ladite maladie l’a pris ne en celle qu’il fera cy après nu aussi de louage dudit cheval de tout ledit temps attendu qu’il est sur son partement pour retourner audit Blois et qu’il luy est nécessaire prendre autre cheval pour ce faire
    desquels dire dépositions et protestations cy dessus nous avons audit Lambert ce requérant décerné acte pour luy servir ce que de raison
    fait en ladit hostelerie en présence de Jehan Letourneux demeurant audit Angers et Fabien Huguet voyturier par eau demeurant à Orléans
    ledit Huguet a dit ne scavoir signer

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    Bail de la bauche de l’île Saint Aubin pour le foin de l’hôtellerie de la Tête Noire, Angers 1539

    car dans les hôtelleries le cheval est logé et nourri.
    La Tête Noire est un nom commun à beaucoup d’hôtelleries à cette époque.
    Quant à Thomas Fouin, c’est un fermier très actif, et j’ai beaucoup de baux de lui. Malheureusement je ne fais aucun lien à ce jour avec mes Fouin.

      Voir mon étude des familles FOUIN

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 16 juin 1539 en la cour du roy notre sire à Angers (Huot notaire Angers) personnellement establys honnestes personnes Thomas Fouyn marchand demeurant en la rue de la Poissonnerye d’Angers et Georges Girard aussi marchand demeurant en Recullé les Angers fermiers de Lysle St Aulbin membre dépendant du moustier et abbaye de monsieur st Aulbin d’Angers d’une part,
    et honneste parsonne Jehan Guyot marchand houstelier demeurant en la maison et houstellerye à laquelle pend pour enseigne la Teste Noire lez le portal Lyonnais dudit Angers d’autre part
    soubzmectant lesdites parties confessent c’est à savior lesdits Girard et Fouyn fermiers dessus dits avoir baillé et encores baillent à tiltre de ferme et non autrement à tous périls et fortunes audit Guyot qui a prins et accepté prend et accete par cesdites présentes audit tiltre de ferme et non autrement et à tous périls et fortunes comme dit est, du 1er de ce présent mois de juin jusques à 3 ans et 3 cueillettes entières et parfaites ensuivant l’une l’autre sans intervalles de etmps et finissant à pareil jour lesdites 3 années et 3 cueillettes finies et révolues
    la coupe et tonture du foing et herbe de la baulche vulgairement nommée la baulche des Bergerottes sise et située en ladite ysle St Aulbin estant des appartenances d’icelle, tout ainsi que ladite baulche a accoustumé d’estre par cy davant tenue et exploitée sans aucune choses y retenir ne réserver,
    pour d’icelle dite baulche des Bergerottes jouyr par ledite preneur ladite ferme durant et en dispouser du foing et herbe à son plaisir et volontée comme de chose baillée à ferme
    et est faite ceste dite présente baillée prinse et acceptation de ferme pour en poyer et bailler par ledit preneur ses hoirs auxdits bailleurs ou l’un d’eulx leurs hoirs etc par chacune desdites 3 années et 3 cueillettes la somme de 25 livres tz rendable et poyable par chacun an en la maison desdits bailleurs ou de l’un d’eulx le jour et feste de la natavité Notre Dame dicte l’Angevyne le 1er poyement commenczant le jour et festes de la nativité notre dame dite l’Angevine prochainement venant et à continuer ladite ferme audit jour et terme
    auxquelles choses dessus dites tenir etc et ladite ferme rendre et poyer etc et icelle dite ferme garantir etc et aux dommages etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc mesmement ledit preneur sesdits biens à prendre vendre etc et son corps à tenier prison comme pour les propres deniers et affairs du roy notre sire renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    présents à ce discrete personne sire Jehan Regnard prêtre receveur de ladite Ysle maitre Guillaume Godez Michel Nail dit Daumere Me boucher à Angers et Michel Ravard marchand demourant à Angers tesmoings
    fait et passé en ladite Ysle saint Aulbin les jour et an susdits

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    Location de l’hôtellerie de l’écu de France, Angers 1518

    Manifestement, après le décès d’Alain Legay, son époux, Guillemine Barrault et ses enfants ne poursuivent pas l’exploitation de l’hôtellerie. Pourtant, ses enfants sont en âge de signer la ratiffication, ce qui les donne majeurs, donc ayant pris un métier différent de celui de leur père. Je constate que lorsque c’est le cas, c’est une ascencion sociale, et l’hôtellerie autrefois permettait cette ascencion.
    J’ignore si les travaux sur les familles LEGAY et BARRAULT permettront de rejoindre cet acte.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 17 mai 1518 (Huot notaire Angers – acte abimé autrefois par l’humidité et partiellement illisible) En notre cour à Angers personnellement estably honneste femme Guillemine Barraud veufve de feu maistre Allain Legay demourant à l’oustellerie ou pend pour enseigne l’escu de France en la rue st Aulbin de ceste ville d’Angers tant en son nom que comme soy faisant fort des enfants d’elle et dudit défunt auxquels elle a promis et promet faire avoir agréable ces présentes à sesdits enfants dedans 15 jours prochainement venant à la peine de tous intérests ces présentes néanmoins demourant en leur force et vertu,
    et maistre Vincent de Peistre et Catherine sa femme de luy suffisamment auctorisée par devant nous quant ad ce paroissine de st Michel de la Paludz de ceste ville d’Angers d’autre part,
    confessent avoir aujourd’huy fait les pactions et conventions de baillée à louage en la manière qui s’ensuit c’est à savoir que ladite Guillemine Barraud ès noms et qualités susdites a baillé à tiltre de louaige et non autrement audit Vincent Depeistre et à Catherine sa femme qui ont prins et accepté audit tiltre de louaige du jour et feste de st Jehan Baptiste prochainement venant jusques à (abimé mais le chiffre réapparaît plus bas : « neuf ») ans après ensuivant et suivant l’une l’autre sans intervalle
    la maison et houstellerie de l’escu de France située en ladite rue st Aulbin de ceste dite ville tout ainsi que ladite maison se poursuit et comporte tant haut que bas et que ladite Guillemine et ledit defunt Legay son mary ont accoustumé la tenir posséder et exploiter par cy davant sans aulcune chose en retenir ne réserver pour en icelle maison demourer et commerser honnestement ainsi que gens de bien et père de famille doibt faire
    et est faite ce présent marché de baillée à louaige pour en rendre et paier par chacune dedits neuf années par lesdits Depeistre et Katherine sa femme à ladite Guillemine la somme de 40 livres tournois paiable par chacun an aux termes des festes de Noel et St Jehan Baptiste par moitié le premier paiement commençant à la feste de Noel prochainement venant
    dit et accordé entre lesdites parties que lesdits preneurs pourront mettre et employer les deux premières années en réparation en ladite maison la somme de 20 lives en appelant ladite bailleresse, savoir est pour la première année la somme de 15 livres tz et pour la seconde année la somme de 100 sols tz, et pour les années ensuivantes les réparations se desduiront en premier sur les louaiges de ladite maison
    auxquels marchés pactions et conventions ainsi que dessus est dit tenir et accomplir d’une part et d’autre etc et ladite maison baillée de louaige garantir etc aux dommages etc obligent lesdits parties l’une vers l’autre etc et les biens et choses desdits Depeister et Katherine sa femme à prendre vendre etc renonçant etc et par especial ladite katherine au droit velleyen etc elle sur ce de nous suffisamment acertene et de tout ce que dessus est dit tenir etc foy jugement et condemnation etc
    présents ad ce honorables hommes et saiges maistres Jehan Barraud et Jehan Bressouyn licencié ès loix demourans à Angers tesmoings
    fait et donné à Angers en ladite maison de lostellerie de l’escu de France les jour et an susdits

    Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir, et vous voyez à droite les dégâts autrefois causés par l’humidité, mais je suis parvenue à tout déchiffrer correctement, rassurez-vous, vous pouvez me faire confiance.

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    Autrefois on prenait son temps : ratiffication de la femme de l’hôtelier de Saint Michel rue saint Aubin, Angers 1519

    un an après le contrat de constitution de rente qu’elle ratiffie ici, donc, mea culpa, car l’autre jour, je disais sur ce blog que je ne rencontrais que des délais de quelques semaines, et manifestement au début du 16ème siècle, on prenait beaucoup son temps, car j’ai vu plusieurs délais extrêmement longs.

    La rue Saint-Aubin existe toujours, un demi millénaire plus tard, mais l’hôtellerie a disparu !
    Elle mêne du boulevard Foch à l’église Sainte Croix. Je pense qu’elle était sur la paroisse de Sainte Croix.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 7 décembre 1519 (Huot notaire Angers) En notre cour à Angers personnellement establys Renée femme de René Cougnier marchand houstelier demourant en lostellerie ou pend pour enseigne lymage st Michel en la rue St Aulbin de ceste ville d’Angers, suffisamment auctorisée de sondit mary par davant nous quant ad ce, confesse après avoir ouy la lecture de mot à mot du contrat de vendition que ledit René Cougnier son mary et Guillaume Ernys marchand armeurier aussi demourant à Angers ont faict aux frères de la confrairie de monsieur st Jacques en ceste ville d’Angers de la somme de 4 livres 10 sols tz d’annuelle et perpétuelle rente pour la somme de 70 livres tz payés et baillés par vénérable et discret maistre Guillaume Regnault prêtre chanoine de st Pierre d’Angers et sire Clémens Alexandre marchand libraire demourant à Angers procureurs de ladite confrairie auxdits Cougnier et Ernys ainsi qu’il appert par ledit contrat passé par Me Huot notaire des contrats d’Angers en dabte du 27 décembre 1518, et donné à entendre le contenu en iceluy contrat, l’a loué ratiffié confirmé et approuvé et encores le loue ratiffie confirme et approuvé par tous points d’articles en articles dudit contrat mentionn cy dessus et iceluy a pour aggréable selon sa forme et teneur et des deniers baillés pour l’achact d’icelle rente en tant et pour tant qu’il en pourroit compéter et appartenir à ladite establye elle s’en est tenu par devant nous à bien paiée et content et en a quicté et quicte lesdits procureurs et frères de ladite confrairie
    à laquelle ratiffication et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc et ladite rente de 4 livres 10 sols ladite establie a promis et par ces présentes promet rendre et paier servir et continuer doresnavant par chacun an auxdits de la confrairie etc et les choses héritaulx qui pour assiette de ladite renet seront baillées garantir etc dommages etc oblige ladite Renée o l’autorité de sondit mari elle ses hoirs etc à prendre vendre etc renonçant etc et par especial au droit velleyen sur ce de nous suffisamment à certaine etc foy jugement et condemnation etc
    présents ad ce discrete personne maistre Jehan Connault ? prêtre et Charles Huot clerc demourans à Angers tesmoings

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    Hôtellerie du porc-épic, Angers 1528

    c’est un joli nom pour une hôtellerie !
    mais l’orthographe de Me Huot, notaire à Angers, est tout particulièrement intéressante !
    Sinon, cet acte a le mérite de nous préciser qui la tient en cette année 1528, ce qui ne signifie pas qu’ils en sont propriétaires. Mais surtout, c’est une reconnaissance de dettes d’une mère à son fils, et cela me paraît être à souligner, car les comptes étaient autrefois extrêmement rigoureux entre les proches d’une famille.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 25 mai 1528 en notre cour royale à Angers (Jean Huot notaire Angers) personnellement establye honneste femme Perrine Beloir veufve de feuz Loys Ducloux et Jacques Lebouvier demourant en la maison et houstellerye ou pend pour enseigne le porc à pic au bourg St Michel les Angers
    soubzmectant etc confessent debvoir et loyaument estre tenus et encores par ces présentes promettent rendre et payer
    à François Ducloux son fils et dudit feu Loys Ducloux et d’elle
    la somme de 35 escuz d’or au merc du sol toutefois qu’il plaiera audit François Ducloux l’avoir par raison de prix et loyal preste à elle fait par ledit Ducloux sondit fils en présence et à vue de nous
    dont et à laquelle somme de 35 escus sol rendre et payer etc et aux dommages etc oblige ladite establye elle ses hoirs etc à prendre vendre etc renonçant etc et par especial au droit velleyen etc foy jugement condemnation etc
    présents à ce discrètes personnes Me Macé Pineau prêtre chapelain en l’église St Maurille d’Angers Pierre Chevalier et Guillaume Monys prêtres et Jehan Crestien marchand et Jehan Bourguignon tesmoins
    fait et donné à Angers en la maison dudit Pineau les jour et an susdits

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