Meunier ou menuisier : les difficultés de lecture

Je suis encore en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé ma retranscription 1576-1589, mais en tentant de relire attentivement mon travail je constate qu’un même personnage est MENUISIER et MEUNIER sur un autre acte et je vous livre les 2 actes, car même en les relisant je ne comprends plus, et même pire, j’ai des doutes sur les MENUISIERS que j’ai pu rencontré ailleurs, n’étaient-ils pas meuniers mal écrits par le prêtre ?

C’est très troublant n’est-ce pas :
Qu’en pensez vous ?
Bon WE
Odile

Les décès autrefois à l’accouchement sans mains lavées !

Je viens de vivre plusieurs heures sans eau, mais tout s’est bien passé. J’avais prévu des bassines d’eau et un flacon de produit pour les mains.
Mais, tappant le registre de baptêmes de Loiré, années 1576 et suivantes, je constate encore une fois, les surprenantes suites de décès à la naissance, donc manifestement des enfants nés sans de réelles conditions d’hygiène.

J’ai donc aussitôt relu attentivement l’ouvrage de François Lebrun : les hommes et la mort en Anjou aux XVII et XVIIIe siècles, Flammarion, 1975

Puis j’ai lu sur Internet Jacqueline Vons, « La parole d’une sage-femme : Louise Bourgeois (1563-1636) », dans V. Boudon-Millot, V. Dasen et B. Maire (éd.), Femmes en médecine, Actes de la journée internationale d’études organisée à l’université René-Descartes-Paris V, le 17 mars 2006, en l’honneur de Danielle Gourevitch, Paris, BIUM-De Boccard, Collection Medic@, 2008, p. 223-238. Article réédité sur Cour de France.fr le 1er mai 2013 dans le cadre du projet « La médecine à la cour de France » (http://cour-de-france.fr/article2762.html).

C’est édifiant, lu avec nos yeux, mais j’avoue que vivre seulement quelques heures sans eau me déroutait tellement que je ne pouvais que tenter d’imaginer la vie de nos ayeules !

Les BELIER meuniers du moulin à eau de la Rivière-d’Orvault : Loiré 1580

Je suis en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

Vous y apprenez que Loiré a compté 17 moulins entre le XVe siècle et le XIXe siècle. Cinq étaient des moulins à eau, six des moulins à vent, deux des moulins à huile à traction animale ; les autres n’ont pas été identifiés. Le seul encore existant est le moulin à eau de la Rivière-d’Orvaux, reconstruit en 1866 par René Hodé.

Donc, voici le meunier de la Rivière d’Orvault en 1580 :

Mathurin BELLIER x /1577 Renée DOMIN
1-Jacques BELLIER °Loiré 3 février 1577 « fils de Mathurin Belier et de sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Jaques Gaultier et Jehan Babelle marraine Jaquette Manceau femme d’Estienne Grimault »
2-Antoine BELLIER °Loiré 7 avril 1578 « fils de Mathurin Belier et de Perrine Domyn sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Anthoinne (blanc) fauconnier de monsieur d’Orvault et Jehan P… marraine Marguerite Baston – décédé « obiit » »
3-Jeanne BELLIER °Loiré 14 avril 1579 « fille de Mathurin Belier et de Renée Domyn sa femme parrain Jehan Vinczot marraines Marguarite Poillièvre et Renée Celier veufve de Guillaume Perrault »
4-Laurent BELIER °Loiré 25 janvier 1581 « fils de Mathurin Belier et de Renée Domyn sa femme parrains Guillaume Bourgeoys et Laurens Poictevyn marraine Anne Jacqueline chambrière dudit Belier »

Comme vous pouvez le constater, il a une chambrière. Mais rassurez-vous, ce terme est équivalent à servante, car autrefois la chambre était une pièce sans destinations spécifique, et toutes les pièces étaient donc des chambres, et le terme chambrière désignait donc celle qui faisait l’entretien des pièces, et sans doute aussi un peu de cuisine.
Donc, rien à voir avec une quelconque femme de chambre de nobles.

Ce BELIER meunier à Loiré vient d’ailleurs puisque j’ai fait exhaustivement les années précédentes sans y voir le patronyme. Mieux, ce métier de meunier est un métier où on ne vient pas sans origines dans le métier, sans que je sache si c’était une chasse gardée ou une compétence indispensable.
Et comme je vous disais hier je descends personnellement des BELIER meuniers au moulin d’Ovault à Nyoiseau, et ce sur un très grand nombre de générations.

Vous voyez que les moulins dont je vous parle ce jour ont un nom très proche, d’une part les miens étaient meuniers au moulin d’Orvault à Nyoiseau et ceux dont je viens vous livrer la famille étaient meuniers au moulin de la Rivière d’Orvault à Loiré.

J’avoue que lorsque j’ai tappé avant hier ce nom de moulin à Loiré avec un BELIER meunier, mes vieux neurones ont chauffé, car cela se ressemblait tellement, mais ce n’est que curieuse ressemblance, cependant je pense amusant de vous la livrer.

Bonne journée à vous tous
Odile

Monsieur de la Rivière d’Orvault avait un fauconnier : Loiré 1578


« Le septiesme jour d’apvril 1578 fut baptisé Anthoine Belier fils de Mathurin Belier et de Perrine Domyn sa femme meusnier à la Rivière d’Orvaulx parrains Anthoinne (blanc) fauconnier de monsieur d’Orvault et Jehan P… marraine Marguerite Baston – décédé « obiit » »

Un tel métier me fait rêver.
Mais je pensais que les seigneurs avaient surtout des colombiers alors il n’utilisait pas ses faucons contre eux, mais à la chasse ??? Qu’en pensez-vous ? Car de nos jours les fauconniers sont utilisés pour faire fuir les pigeons.

Et attention, demain, je continue sur cet acte, car vous avez vu les BELIER meuniers, et les miens étaient aussi meuniers.
à demain
Odile

Contrat de mariage de René Grosbois et Julienne Pietin, Vritz 1667

En Anjou, il est rare que ceux qui ne savent pas signer leur contrat de mariage, ou tout autre acte devant le notaire, fassent signer un tiers à leur place. Je suppose que ceci était la pratique du notaire de Vritz, car l’acte est passé devant deux notaires, l’un de Vritz, l’autre de Candé. Donc, l’un en Bretagne (Vritz) et l’autre en Anjou (Candé). Je me demande donc si cette coutume de faire signer par un tiers quand on ne savait pas signer est une coutume de Bretagne ? Pour mémoire, j’ai beaucoup fait de notaires et registres paroissiaux en Normandie, et là ceux qui ne savaient pas signer, signaient d’une croix.

Le plus surprenant dans ce qui suit, c’est que le marié René Grosbois ne sait pas signer, pas plus que son frère Jacques, présent, mais Laurent Grosbois son autre frère, signe. Ce qui signifie que les parents faisaient des différences entre leurs enfants, au moins sur le plan éducation, car sur le plan succession le droit coutumier Angevin était égalitaire.  

Voir ma famille GROSBOIS Voir ma page sur Loiré Voir mes relevés de baptêmes les plus anciens  !
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E95 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 14 juin 1667 après midy, devant nous notaire de la chastelenye de Vritz (classé à Brossais notaire de Candé, signé Savery notaire) avec submission et prorogation furent présents establis honneste personne René Grosbois fils de Marin Grosbois et de Thomasse Chicot majeur de 25 ans ainsi qu’il nous a déclaré, demeurant en la ville de Candé d’une part et honneste fille Julienne Pietin fille d’honneste personne Pierre Pietin et de Perrine Gardais, demeurant en la paroisse de Vritz, lesquels Grosbois et Pietin se sont especialement promis et se promettent s’épouser l’un l’autre toutefois et quante que l’un en sera par l’autre prié et requis, en face de notre mère sainte église, catholique, apostolique, romaine, tout légitime empeschement cessant et ce, du vouloir et consentement et assistés, scavoir ledit Grosbois de Laurent et Jacques Grosbois ses frères, et ladite Pietin desdits Pietin et Gardais, de Thomas Gardais son oncle, et de Jacquine Couldray et autres leurs parents et amis soussigné en faveur duquel mariage lesdits Pietin et Gardais ont promis et se sont obligés sous l’obligation de leurs biens bailler à leur dite fille en advancement de droit successif la somme de 60 livres payable à deux termes eschus premier au jour et feste de Saint Michel 29 livres, et au jour de Noël le tout prochain venant et outre lui baillent ung charlit garni d’une couette, un traverslit, quatre draps de toile de réparon en réparon de 3 aulnes chacun, une couverte de belinge, et d’aultant que lesdits Pietin (f°2) et femme ont assuré que leurdite fille a quelque argent ou meubles sera fait faire inventaire de ce qu’elle aura et apportera en la future communauté qui ne s’acquiera que par an et pas sur comme aussi ledit Grosbois fera faire inventaire de ce qu’il a de meuble qu’il apportera aussi en la future communauté afin que chacun d’eux reprenne ce qu’il aurait apporté en la future communauté en cas qu’elle s’acquière et au surplus se sont lesdites parties prises avec tous et chacun leurs droits et actions à laquelle Pietin ledit Grosbois a assuré droit coustumier partant auquel contrat de mariage tenir faire et accomplir de part et d’aultre et à ce faire lesdites parties se sont respectivement obligées sur l’obligation de leurs biens, mesme lesdits Pietin et femme s’obligent chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ni de biens renonçant au bénéfice de division discussion et d’ordre à peine etc ladite Gardais a renoncé au droit vélléien à l’espitre de divin adriani et à l’authentique et autres droits faits et introduicts en faveur des femmes qu’elle a dit bien entendre après lui avoir donné l’explication d’iceluy fait et consenty au lieu de Vritz maison de Jacques Macault sous les seings des soussignés, (f°3) lesquelles parties ensemble lesdits Pietin et femme et ledit Jacques Grosbois au nom d’eux ont déclaré ne scavoir signer enquis de ce faire ont fait signer à leur requeste scavoir ledit Pietin à Jacques Pietin son frère demeurant audit Vritz, ladite Gardais à honneste homme André Fouchard tissier demeurant audit Vritz, ledit Jacques Grosbois à Mathurin Chalumeau marchand demeurant à Candé et ledit René Grosbois à honneste homme Antoine Guyet aussi demeurant audit Candé. Signé A. Guyet, J. Pietin, L. Grosbois, Chalumeau pour présence, Gradays, T. Gardais, A. Fouchard, Brossais notaire, Saverye notaire

François Grosbois prend le bail à ferme de la closerie de Marée : Loiré 1713

Comme chaque fois que je vous mets un bail les termes ne sont pas toujours identiques, et ici, il y a un détail supplémentaire pour protéger les jeunes arbres des dommages des bestiaux, car il est spécifié qu’il faut mettre des paux et épines, alors que généralement on ne précise que les épines. Si vous êtes un grand connaisseur des méthodes merci de nous expliquer pourquoi des paux.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E20 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 mai 1713 après midy, par devant nous Jean Potier notaire de la chatelenie de Roche d’Iré résidant au bourg de Loire, furent présents en personnes establis et deumeent soumis hanorable personne Julien Moreul marchand cirier demeurant à Château-Gontier paroisse st Remy, curateur à personne et biens de François Moreau d’une part, et honneste personne François Grosbois marchand et Marie Aubé son épouse demeurant au village de Marée dite paroisse de Loiré preneur d’autre part, comme étant le dernier enchère de Alexandre Curie qui a fait offre de 55 livres par chacun an ; et aussi compary en personne Joseph Halopé marchand qui a fait offre de 57 livres par chacun an ; entre lesquels a esté aujourd’huy fait et font par ce présentes le bail à titre de ferme et non autrement, convention et obligation suivant c’est à savoir que ledit sieur bailleur a baillé et par ces présentes baille auxdits François Grosbois preneur à ce présent stipulant et acceptant pour luy savoir est le lieu et closerie de Marée sis paroisse de Loiré audit sieur bailleur appartenant et comme en jouit à présent ledit François Grosbois y demeurant, comme ledit lieu se poursuit e tcomporte sans aucune réservation en faire et ce pour le temps et espace de 5 années entières parfaites et consécutives sans intervalle de temps de part ni d’autre qui commenceront au jour et feste de Toussaint prochaine et finiront à pareil jour ; à la charge auxdits preneurs de jouir et user dudit lieu en bon père de famille sans y commettre aucunes malversations, de (f°2) n’abattre aucuns bois par pied ni branches fors les émondables qu’ils couperont et émonderont en temps et saison convenables sans précipiter ni retarder les sèves ; ains tiendront et entretiendront les maisons four et étables dépendantes dudit lieu en bonne et deue réparation de couverture d’ardoise terrasse et coings de portes à quoi fermiers et colons sont tenus et les rendre à la fin dudit bail ; pairont lesdits fermiers les charges cens rentes et devoirs que peut devoir ledit lieu ; planteront lesdits preneurs par chacun an 3 antures de bonne matière de fruit entés et prise les armeront de paux et d’épines pour la conservation du dommage des bestiaux ; feront lesdits preneurs 7 toises de fossé neuf ou réparé es endroits les plus nécessaires ; laisseront lesdits preneurs les foins et chaume sur le pié et les pailles à l’aire la dernière année de leurdit bail, et outre les charges clauses et conditions cy dessus à la charge auxdits preneurs d’en payer et bailler par chacun an à 2 termes la somme de 60 livres scavoir 30 livres à la Toussaint en un an, et l’autre terme à la feste de Pasques prochain et à continuer d’année en année et de terme en terme ; à quoi faire s’y obligent lesdits preneurs eux et solidairement sans division et renonçant au bénéfice de division et mesme ledit preneur par corps et emprisonnement de sa personne comme pour deniers royaux faute de paiement dans lesdits temps et termes ; car les parties ont ainsi le tout voulu consenti stipulé et accepté à quoi faire tenir et garantir etc obligent etc renonçant etc obligent etc dont etc fait et passé au bourg de Loiré maison de la Trinité lieu de nostre territoire (f°3) en présence de honorable homme Jacques Marchand et Guy Hame tous les deux marchands dite paroisse de Loiré témoins. »