Vitesse du courrier postal autrefois

L’autre jour, vous aviez le retour de pélerinage de Compostelle à travers les cartes postales de ma grand’mère.
Ses amies de pension échangent avec elle des séries de cartes postales, qu’elles collectionnent en vraies collectionneuses.

Je tappe toutes les cartes. Chacune est mise recto et verso sur un fichier Word, dans lequel je retranscris tout, y compris le cachet de la poste.
C’est un énorme travail, loin d’être terminé.
Les jeunes filles ne racontent pas grand chose, mise à part la collection des cartes, car leur vie est monotone, faite de visites, leçons de mandoline, leçons de dessin etc…
Le rythme d’envoi des cartes postales est soutenu, quotidien, voire plus.

La 5e carte postale du retour de pélerinage de Compostelle comportait une de ces jolies petites perles que j’aime à glaner.

Retour de pélerinage
Retour de pélerinage
    J’avais envoyé ma dernière lettre mercredi au train de 1 h ½ et est-elle parvenue le soir ?

Le cachet de la poste indique La Possonnière, située sur les bords de la Loire, rive nord, non loin de Béhuard, à 57 km de Nantes, destination de la carte postale.

Cela n’est pas la première fois, tout au long de ma lecture et frappe de toutes ces cartes que je découvre que ma grand’mère avait 2 distributions de courrier par jour à Nantes au début du 20e siècle.

Cela me rappelle ma jeunesse. Lorsque j’écrivais à Hildegard, à Cologne, je postais en banlieue de Nantes avant 17 h elle l’avait le lendemain matin. Ceci était dans les années 50.
Dans les années 80, toujours posté avant 17 h, elle n’avait plus le courrier que 3 jours plus tard, rarement 2.

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Saint René Goupil, honoré au Canada le 29 septembre

Nous honorons les René le 19 octobre, mais René Goupil, massacré par les Iroquois en 1642, est honoré le 29 septembre au Canada.

  • Lieu de naissance : l’Oucheraie en Saint-Martin-du-Bois
  • Saint-Martin-du-Bois est située dans la province d’Anjou, France – aujourd’hui Maine-et-Loire.
    L’Oucheraie est une ancienne maison noble avec closerie, qui relevait de Bouillé-Théval (Monguillon). En est sieur Etienne des Rues en 1548, Guyonne Richardeau veuve de Vincent Crespin, en 1575, Hippolyte Goupil en 1620, Pierre Cordier mari de Marie Goupil en 1678, Louis Recoquillé, maître chirurgien à Château-Gontier, 1729, fils de Perrine Goupil. (Selon C. Port, 1ère édition)


    L’Oucheraie (carte de Cassini, sur laquelle elle est orthographiée Loncherais, au milieu, un peu à droite, image cliquable)

    Sur la page Web consacrée à Saint René Goupil il y a une photo de ferme ancienne. Mais, l’Oucheraie comportait sans doute autrefois un logis, comme c’est le cas dans les maisons nobles et l’autre pour le closier. Le chirurgien demeurait dans le logis, disparu de nos jours, et non dans le logement du closier qui est photographié car subsistant de nos jour. Je reconnais que les M.H. disent aussi que la maison actuelle était celle de René Goupil, mais j’émets des doutes, car elle ne correspond pas au train de vie habituel d’un chirurgien de l’époque ; en outre le chirurgien de travaillait pas en closier donc devait avoir un closier près de lui.

  • Une lignée de chirurgiens
  • Les Goupil sont chirurgiens de père en fils. Voici un acte plus tardif, sur lequel néanmoins on trouve le métier.
    Pierre Cordier, détenteur de l’Oucheraie en 1678 (cf ci-dessus), est chirurgien sur son mariage en 1654 à Saint-Martin-du-Bois, le 3 novembre 1654, avec Marie Goupil. L’Oucheraie lui vient donc de sa femme, fille de Pierre sieur de Loucheraie, petite fille sans doute d’Hyppolite.

  • Naissance le 15 mai 1608
  • Le quinziesme jour de may l’an six cens huict
    fut baptizé René filz de Hypolite Goupil et de Luce Provost parrain
    René Aulbert Marie Bodein femme du recepveur
    de la Mothe d’Orvaulx marraine.
    L’acte est déjà sur Internet sur une page consacrée à Saint René Goupil, mais mes commentaires diffèrent.
    Ses parents eurent aussi :

      Claude, né le 29 mai 1607 filleul de Gilles Gasneau et de damoiselle Marie de Guynefolle
      Agathe, née le 17 décembre 1609 filleule de Jehan Thibault et de Agathe Seureau
  • Les Jésuites à La Flèche
  • En 1603, Henri IV autorise le retour en France des Jésuites, expulsés en 1594 par le Parlement. Depuis leur départ, la noblesse et la bourgeoisie devaient envoyer parfois leurs enfants à l’étranger, faute de collèges. L’enseignement secondaire est donc au plus mal, et les Jésuites seuls capables de le prendre en charge.
    Henri IV, prudent, leur fixe les villes où ils vont créer de nouveaux collèges, leur interdit d’acquérir aucun immeuble, recueillir aucune succession ni donation. Mais ils ne les laissent pas les mains vides, et dote les collèges autorisés d’un patrimoine consistant.
    Ainsi, il les installe à La Flèche, dans le Château Neuf de sa grand mère, Françoise d’Alençon, qui restera le noyau historique des batiments d’enseignement du collège. Et, il ajoute quelques fleurons du bénéfice ecclésiastique local. Entre autres, le 15.1.1618, l’abbé du Mélinais doit partager avec les Jésuites, en leur cédant le prieuré de la Jaillette, qui est alors annexé au Collège royal de La Flèche, avec quelques autres prieurés.

  • Les fils de chirurgien au collège de La Flèche
  • Sans avoir la preuve formelle que René Goupil fit ses études à La Flèche, on peut le supposer car j’ai déjà rencontré des fils de chirurgiens envoyés à La Flèche, ainsi les Charil, longue lignée de chirurgiens au Pertre, aux confins de la Bretagne, l’Anjou et le Maine.
    Ceci est d’autant plus vraisemblable que les « petits collèges » angevins, n’ont pas grand chose à voir avec un collège, et le terme prête à confusion. Ce ne sont que de petites écoles enseignant des rudiements, et au mieux le latin, pour quelques élèves seulement. Ce sont alors :

      Segré, fondé en 1595 par Jean Chardon, prêtre
      Grez-Neuville fondé en 1592
      Champigné en 1631 par Mathurin Rainfray, prêtre
      Martigné fondé en 1610 par Jacques Bordillon prêtre
  • Les biens du collège de La Flèche à Saint-Martin-du-Bois
  • Le temporel du prieuré de la Jaillette est riche de métairies et closeries sur de nombreuses paroisses, entres autres à Saint-Martin-du-Bois il tient la Bouserazière, la Grande Chesnais, le Petit Coudray, la Vauvelle. D’ailleurs, la Jaillette voisine Saint-Martin-du-Bois
    Le prieuré est alors tenu à ferme avec obligation du service divin. C’est une très grosse ferme, qui rapporte plus de la valeur d’achat d’une métairie par an ! (j’ai bien dit valeur d’achat, c’est dire l’importance du revenu)
    En 1541, cet important temporel est affermé par l’Abbaye du Mélinais, à Mathurin Loyau marchand, demeurant à St Martin-du-Bois, et à Missire Guillaume Loyau, prêtre, son frère
    En 1575 bail à ferme à Corbon Chardon, greffier de la chatelennie de Segré et Charles Basourdy marchand (sans doute son gendre, sinon son beau-frère), qui demeurent à la Jaillette
    En 1621 les Jésuites l’afferment à Michel Basourdy, prêtre, fils de Charles et de Renée Chardon. Après son décès, sa mère doit tenir en 1629 les assises et rendre compte aux Jésuites
    En 1629 Renée Chardon reprend les comptes de son fils Michel Basourdy, décédé
    En 1631 Etienne Bienvenu, notaire etc…

  • Les visites de Jésuites à La Jaillette
  • Le bail comporte une clause de visite des Jésuites. Ce type de clause n’est pas rare dans des baux à ferme : le bailleur se réservait un droit de visite plusieurs jours par an : le preneur devait le loger dans le logis le plus noble, le nourrir et bien entendu les chevaux aussi.
    Les Jésuites venaient donc à La Jaillette. Cette église, fillette de Louvaines, était très fréquentée, et les sermons étaient sans d’un bon niveau, et les appels en faveur des oeuvres des Jésuites, en particulier leurs projets en Nouvelle-France, devaient y être fréquents.

  • Les Jésuites et la Nouvelle-France
  • En 1625, les Jésuites s’installent au Canada (Nouvelle-France), et créent en 1632 le poste de Sainte-Marie-aux-Hurons, point de ralliement des autochnones qui participaient au commerce des fourrures.
    Au péril de leur vie, ils visitent la majorité des tribus établies aux environs des Grands Lacs.

  • René Goupil en Nouvelle-France
  • On trouve sa trace à Paris, entrant en 1639 chez les Jésuites, mais sa surdité le met à l’écart. Puis, voyez René Goupil, sa vie en Nouvelle-France (je suis incompétente pour ajouter quoi que ce soit)

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    Transaction entre les Bommier après le décès de Renée Aubert, 1640

    Le notaire était un médiateur, nous l’avons déjà vu, même lorsque le bien était peu important, comme c’est le cas ici, on voit qu’il a été consulté pour arbitrer le différent et entériner par acte l’arbitrage.

  • L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5
  • Voici la retranscription de l’acte : Le 12 mai 1640 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers ont esté présents Pierre Bommier mestayer de la Haulte Bonnaudière,
    Jean Ravary filassier, tant en son privé nom que comme mary de Jeanne Bommier à laquelle il promet faire avoir ses présentes agréables les ratiffier et à l’accomplissement d’icelles avec luy solidairement obliger toutesfois et quantes, demeurant au bourg,
    et René Bommyer clozier de la Tulaudière le tout paroisse de La Meignanne,
    lesdits les Bommiers enfants et héritiers de deffunctz Jean Bommier et Renée Aubert lesquelz pour mettre fin au procès intenté entre eux au siège de la prévosté de ceste ville où ilz estoient respectivement demandeurs et deffendeurs en raportz des advances, tant en deniers que meubles et immeubles à eux baillez et relaissez par leurs dits deffunctz père etmère
    où disoient lesdits Pierre Bommier et Ravary qu’il n’estoit raisonnable que audit René demeurent tous les meubles bestiaux et labourages estant audit lieu de la Tulauderye, quoique leur mère les luy eust baillez et relaissez demandoient qu’il en fist raport pour estre partagez entre eux, et que les héritages et quelques meubles que leur dicte mère leur avoict aussy baillez par advancement de droict successif estoient de sy grande valleur pour chacun d’eux que ce que avoit eu ledit René,
    lequel disoit au contraire, et que leur dite mère estant demeurée infirme et incommodée l’auroit sollicité mesmes contraint par menaces et malédiction où il ferait faulte de la décharger dudit lieu de la Tulauderie qu’elle ne pouvait plus faire valloir, à quoy il s’accorda pour le respect qu’il luy portait mesme en considération que ses dits frère et beau-frère en firent refus, mais qu’il eust peu rendre ledit office à sadite mère si elle ne l’eust assisté de quelque chose, qu’elle voyant de qui luy estoict resté estoict seulement quelques meubles et bestiaux qui n’estoient suffizants pour l’égaler à ce qu’elle avoit baillé à sesdits autres enfants qui ne voulloient s’en départir et en faire raport luy auroict baillé et délivré tous les meubles bestiaux et autres choses généralement quelconques qui luy pouvoient apartenir sur ledit lieu le priant de s’en contenter et ne faire aucun trouble à son frère et sa sœur pour raison des héritages qu’elle leur avoit baillez qu’elle désiroit qu’ilz leur demeurassent que luy qui ne soit leur affaire se confiant en l’ordonnance et promesses de sa mère et voyant que ses frère et beau-frère et sœur n’y contredisoient, il aurait disposé de la plus part de ce qui luy avoit esté baillé par sadite mère et qu’il luy est impossible de raporter entièrement lesdites choses, qu’elle luy bailla
    et que pour éviter à procès, il offre s’en contenter pour sa part afférante desdites successions et consentir que sesdits frère beau-frère et sœur fassent division égale entre eux des hériages et meubles qu’ils ont eu en advancement de droit successif,
    lesdits Pierre Bommier et Ravary esdits nom répliquant disoient que encore que les choses proposées par leur frère fussent véritables cela ne le pouvoit exempter du raport qu’ils luy demandoient,
    et encores disoit ledit Ravary qu’il n’avoir eu à l’égal ni dudit Pierre ni dudit René Bommier,
    et sur ce estoient prestz de tomber en plus grande invaluation de procès pour à quoy obvier, paix et amitié norir entre eux, ont accordé pacifié et transigé par transaction irrevocable comme s’ensuit,
    à scavoir que audit René Bommier est et demeure tous et chacuns les bestiaux meubles grains amas labourages et généralement tout ce qui appartenoit à ladite déffuncte audit lieu de la Tulauderie, duquel lieu il jouira seul et en acquittera sesdits frère et beau-frère et sœur de tout ce qu’ils pouroient en estre inquiétez comme héritiers de ladite deffuncte depuis son décès jusques à la fin du marché qu’elle en avoit,
    et auxdits Pierre Bommier, Ravary et sa femme, demeure aussy tous les meubles hardes et héritages que ladite deffuncte leur avoit baillez et delaissez par advancement de droictz successifs, pour par eux les diviser entre eux deux également et s’entre faire raison,
    et par ce moyen demeure le procès d’entre lesdites parties nul terminé et assoupi et eux hors de cour et procès sans aucuns dommages intérestz ne despends de part et d’autre par ce qu’ils l’ont ainsi voulu stipulé et accepté tellement que a ce que dict est tenir garder et entretenir et aux dommaiges etc…
    fait audit Angers maison de nous notaire en présence et du consentement de Me Me Gilles Favereau Sr de la Gatenelle advocat en ceste ville curateur aux causes dudit René Bommier (il est sans doute âgé de moins de 25 ans), de Hierosme Roulin et Michel Garanger demeurant audit Angers

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    La Mayenne la nuit, au claire de lune: cartes postales

    Les cartes postales ont eu une mode clair de lune : les photographes truquaient leurs photos et ajoutaient une pleine lune.

    La mode a sévi dans beaucoup de départements, et je mettrai la prochaine fois un autre département. Si j’avais tout mis sur la même page, vous auriez eu une indigestion de clair de lune.

    Châeau-Gontier
    Château-Gontier

    Laval
    Laval

    Saint-Quentin-les-Anges, château de Mortiercrolle
    Saint-Quentin-les-Anges, château de Mortiercrolle

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    Carte postale : épicerie, chapellerie d’antan

    Née en 1938, j’ai connu les commerces de détail comme l’épicerie, etc… Les personnes âgées pouvaient faire leurs courses.

    Aujourd’hui, lorsqu’elles ont atteint la grande surface, poussé le chariot, elles doivent tout poser sur le tapis, puis tout réemballer. Facile à dire quand les épaules ne remuent plus !

    Même la caisse prioritaire leur est interdite, elle est réservée aux personnes ayant une station debout pénible, ou pas de station debout ! Les forums sur ce sujet sont édifiants d’incivilité ! anti-vieux ! Je viens d’en parcourir un grand nombre et j’ai attrapé la nausée …

    commerces disparus
    commerces disparus

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    Journal d’Etienne Toisonnier, Angers 1683-1714 (1700)

    Numérisation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. Reproduction interdite.
    Légende : en gras les remarques, en italique les compléments – Avec les notes de Marc Saché, Trente années de vie provinciale d’après le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L’Ouest, 1930

  • Le 2 janvier 1700, mourut d’apoplexie dans la salle du Palais Mr Baraléry, chanoine de St Martin, âgé de 62 ans.
  • Le 26 (janvier 1700) le sieur de l’Epinière Boisard a épousé la fille de feu Mr du Planty Frain, autrefois assesseur de l’élection et de la demoiselle Boizard.
  • Le 3 février (1700) le sieur Cherpentier de la Bodinière, commis au Bureau des Aydes, épousa la fille de du feu Sr Boireau huissier de l’hôtel de ville.
  • Le 10 (février 1700) mourut la femme de feu Mr Constantin prévôt d’Anjou, âgée de 66 ans quelques mois ; elle s’appelait Pelletier ; elle a laissé un garçon et plusieurs filles, Mr Constantin prévôt d’Anjou marié avec la Delle Leclerc des Emereaux, une fille mariée avec Mr de la Roche Bardoul de l’Esperonnière, une autre avec Mr d’Andigné.
  • Le 22 (février 1700) le fils du sieur Delmur épousa la fille du sieur Salmon.
  • Le 24 (février 1700) mourut la femme de feu Mr Hunault docteur en médecine ; elle s’appelait Jurois ; elle a laissé plusieurs enfants, un fils aussy docteur en médecine, une fille veuve de Mr Cadoz avocat.
  • Dans ce même temps mourut Mr de la Porte Trochon cy-devant élu en l’élection de cette ville. Il a épousé Delle Herreau duquel mariage sont issus un fils qui a épousé Melle de la Garde Petit, une fille mariée avec le sieur Voisin, un autre fils marié en 1688 a Delle Le Baillif.
  • Le 27 (février 1700) mourut Mr de la Blanchardière Audouin. Il avait été pendant quelques années conseiller au présidial ; il avait vendu sa charge à cause de sa surdité.
  • Le 11 mars (1700) Mr Rioland de la Marsaulaye conseiller au présidial fils de Mr Rioland assesseur de l’hôtel de ville et de la défunte Delle Curieux épousa la fille de Mr Pocquet de Livonnière conseiller audit siège, docteur régent du droit français et de la dame Dupin Quatrembat.
  • Le même jour (11 mars 1700) le sieur Garnier, notaire, fils du feu Sr Garnier, aussy notaire, et de la dame Bréhéret, épousa la fille du Sr Lemaçon, huissier de l’hôtel de ville de et de la dame…
  • Le 17 (mars 1700) le sieur … barbier perruquier épousa la fille du sieur Deniau aussy barbier perruquier.
  • Le 19 (mars 1700) mourut la femme du feu sieur Jourdan de Flains ; elle s’appelait Bellet ; son fils aîné est conseiller au présidial.
  • Dans ce même temps mourut à Paris Mr Pinsonnet de Belfonds, seigneur de Lancrau.
  • Le 28, le fils du feu sieur Garciau commis au greffe du présidial épousa la fille du feu sieur Dupré Me chirurgien à Château-Gontier
  • Le 7 avril (1700) mourut subitement le Sr du Brossé Minée.
  • Le 20 (avril 1700) le fils de Mr Chantelou de Portebize procureur du Roy de l’élection et de la dame Gilles de Volennes épousa la veuve de feu Mr Guynoiseau de la Sauvagère, capitaine, dont elle n’a point eu d’enfant ; elle s’appelle de la Roche Thévenin.
  • Le même jour (20 avril 1700), le fils du sieur Burolleau cy-devant marchand de soie et de la feue dame Guynoiseau épousa la fille du Sr Prévost et de la feu dame Barbereau.
  • Le 21 (avril 1700) Mr Deniau assesseur au siège de la prévôté de cette ville, veuf de la Delle Curieux de la ville de Beaufort, dont il a une fille, épousa la fille du feu Sr Gandon, marchand droguiste, et de la feue dame Buret (ou Huet)
  • Le 24 (avril 1700) mourut Mr Lefebvre de Chamboureau de la Boizardière ; il était bénéficier et diacre dit-on.
  • Le 27 (avril 1700) Mr Joubert escuyer épousé la fille de feu Mr Boulay, avocat.
  • Le même jour (27 avril 1700) Mr Martineau de la Galonnière escuyer épousa la fille unique de Mr Fromageau, commissaire des saisies réelles et de la demoiselle Gandon. (bonne manière de conforter sa bourse)
  • Le 29 (avril 1700) mourut à Paris Mr Dorvaux de Champiré ; c’était un grand dévôt.
  • Dans le même temps, mourut aussy à Paris Mr Lemaîtré de Darmonville, quelques jours après l’opération pour la pierre.
  • Le 1er mai 1700 les sieurs de la Reue Buret marchand et Mabit furent élus échevins.
  • Le 5 juin 1700, Mrs Pierre Daburon, Gault de Basse-Cour, et Viel de la Martinière, plaidèrent leur 1ère cause.
  • Le 7 (juin 1700) Mr Gautreau avocat se fit recevoir dans la charge de procureur du roy de l’hôtel de ville cy-devant remplie par Mr Gasté.
  • Le même jour (7 juin 1700) Mr Lefrère plaida sa première cause.
  • Le 1er juillet 1700 mourut la femme de Mr Blanchet de la Martinière avocat ; elle s’appelait Raimbault Me apothicaire veuf de la dame Martin, duquel mariage sont issus plusieurs enfants, Mr Raymbault avocat veuf de la Delle Rhibaudeau, le sieur Raymbault apothicaire marié avec la fille du feu Sr Maunoir apothicaire à Nantes, Mr Raymbault prêtre et plusieurs filles.
  • Le 28 (juillet 1700) le fils cadet de Mr du Cazeau de Villemeur escuyer et de la dame … épousa la fille de Mr Artauld l’aîné et de la défunte Delle Deslandes.
  • Le 2 août 1700 mourut la femme de Mr de Vaugirault Vollaige ; elle s’appelait Lefebvre de Chamboureau.
  • Le 3 (août 1700) mourut Melle Delorme, fille
  • Le 5 (août 1700) mourut Mr Valtère chanoine en l’église d’Angers, âgé de 43 ans.
  • Le 10 (août 1700) Mr Raymbault avocat, veuf de Delle Thibaudeau, duquel mariage sont issus trois enfants, épousa la fille du Sr Trebuchet, bourgeois et de la défunte dame …
  • Le 5 septembre 1700, Mr de Chenedé escuyer, chevalier de St Lazare, premier valet de chambre de feue madame la Dauphine, et premier valet de garderobe de Monseigneur le Duc de Berry, fils de feu Mr de Chenedé escuyer, conseiller au présidial de cette ville, procureur et avocat du roy de l’élection de Paris et de dame Louise Aveline, épousé à Versailles mademoiselle Anne Gabrielle Bachelier, fille de Mr Gabriel Bachelier escuyer premier valet de garderobe ordinaire du Roy et de Monseigneur le duc de Bourgogne et de dame Françoise de Villemandy.
  • Le 22 (septembre 1700) mourut Mr l’abbé Pelletier, l’un des 30 Académiciens de l’Académie royale de cette ville.
  • Le 29 (septembre 1700) mourut Mr Richard chanoine en l’église d’Angers.
  • Le 30 (septembre 1700) Mr Michau de Montaran, conseiller au grand conseil et trésorier des Etats généraux de Bretagne, épousa la fille de feu Mr Gourreau et de la dame Perigault.
  • Le 10 octobre 1700 mourut mademoiselle Louise Toysonnier, fille, ma sœur, âgée de 53 ans six mois ; elle est morte d’une longueur de maladie, dont elle a déternue deux mois au lit pendant le cours desquels elle a souffert les douleurs les plus aigües et les plus violentes avec une patience bien chrétienne.
  • Le 19 (octobre 1700) le Sr Cassin marchand ferron épousa la fille de defunt Legris Me charpentier et de la dame Jusqueau.
  • Le 23 (octobre 1700) mourut subitement le Sr Guérin Me cirier
  • Dans ce même temps Mr Chotard fils de défunts Mr Chotard gouverneur de Châteaubriant et de la dame Palu épousa la fille de feu Mr Hunault de la Loire escuyer
  • Le 2 novembre 1700 Mr Robert, docteur régent ès droits en l’Université de cette ville, fils de Mr Robert sénéchal de Craon et de défunte Delle de Crespy, épousa la fille de Mr Hernalt de Vaufoulon, escuyer, et de la défunte dame Thomas de la Jonchère.
  • Le 13 (novembre 1700) mourut subitement la femme du Sr Beslière, marchand droguiste ; elle s’appelait Chartier ; elle n’a point laissé d’enfant.
  • Le 22 (novembre 1700) mourut la femme du Sr Gaudicher l’aîné, notaire ; elle s’appelait Anne Dupin, fille de défunt Sr Dupin notaire et de la dame Camus.
  • Le 26 (novembre 1700) mourut Mr Legendre prêtre prieur curé de Ste Colombe. Il était l’amour et les délices des prêtres. (Note de Marc Saché : Legendre fut un des fondateurs, avec Maillard et Lecerf, du Séminaire, établi d’abord dans une maison du faubourg Saint-Jacques et un des acquéreurs du logis Barrault que leur vendit, en 1673, Chalopin, pour 2 600 livres. L’évêque Michel Lepelletier l’envoya, en 1693, au prieuré-curé de Sainte-Colombe, près La Flèche, où, par son activité bienfaisante et son zèle à instruire les jeunes prêtres, il laissa un profond souvenir. Voir son éloge dans Grandet, Histoire du Séminaire d’Angers, éditions Letourneau, t1, p. 16, 17)
  • Le 6 décembre 1700 mourut le sieur Cordelet, commis à la recepte des tailles.
  • Le 14 (décembre 1700) mourut Mr des Picquetières Blouin, l’un des trente Académiciens de cette ville.
  • Dans le même temps mourut la femme de feu Mr Valleau, avocat ; elle a laissé trois enfants ; elle s’appelait Aubin de la Bouchetière.
  • Cette année a été assez abondante en blez et en vin, grâce à Dieu. On a remarqué que les vins ont eu goût de corne.
  • Numérisation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. Reproduction interdite.
    Légende : en gras les remarques, en italique les compléments – Avec les notes de Marc Saché, Trente années de vie provinciale d’après le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L’Ouest, 1930
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