﻿{"id":1364,"date":"2008-03-28T08:22:32","date_gmt":"2008-03-28T06:22:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1364"},"modified":"2008-09-06T08:23:49","modified_gmt":"2008-09-06T06:23:49","slug":"journal-detienne-toysonnier-angers-1683-1714-1684-fin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1364","title":{"rendered":"Journal d&rsquo;Etienne Toysonnier, Angers 1683-1714 (1684 fin)"},"content":{"rendered":"<p>1684 : juin, juillet, ao\u00fbt, septembre, octobre, novembre, d\u00e9cembre<\/p>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<\/p>\n<li>Le 3 juin (1684) on receut icy la nouvelle de la mort de monsieur Jean Chauvel de la Boulaye, capitaine de cavalerie au r\u00e9giment de \u2026 ; <strong>il se noya en passant une rivi\u00e8re en Catalogne commendant cinq cent hommes par l\u2019ordre de monsieur le mar\u00e9chal de Belfonds pour aller donner sur les Espagnols qui \u00e9taient de l\u2019autre cost\u00e9. <\/strong>Il \u00e9tait fils de feu monsieur Chauvel de la Boulaye procureur du Roy au pr\u00e9sidial et de Delle Ren\u00e9e Grimaudet.<\/li>\n<li>Le 6 (juin 1684) mourut monsieur l\u2019abb\u00e9 de Bonchamps, chanoine de St Maurice, \u00e2g\u00e9 de 47 ans.<\/li>\n<li>Le 14 (juin 1684) monsieur Huault de la Gauberdi\u00e8re advocat au pr\u00e9sidial, fils de feu monsieur Huault marchand, et de madame Renou, \u00e9pousa mademoiselle Verdon, fille de feu Sr Verdon bourgeois et de madame Janneau.<\/li>\n<li>Le 15 (juin 1684) <strong>mourut subitement<\/strong> la femme de monsieur Guesdon notaire ; elle s\u2019appelait \u2026<\/li>\n<li>Le mesme jour (15 juin 1684) mademoiselle Binet fille du Sr Binet, marchand cirier, \u00e9pousa monsieur des Gallach\u00e8res Blouin.<\/li>\n<li>Le mesme jour (15 juin 1684) monsieur Angot, cy-devant orf\u00e8vre mourut subitement. Il a laiss\u00e9 deux filles, la premi\u00e8re mari\u00e9e \u00e0 monsieur Bault de Vilni\u00e8res, et l\u2019autre \u00e0 monsieur de Vign\u00e9 chevalier seigneur de la Devan\u00e7aye. Il avait \u00e9pous\u00e9 Delle Vaudelay.<\/li>\n<li>Le mesme jour (15 juin 1684) le sieur Rozier se fit recevoir dans la charge d\u2019huissier audiencier au pr\u00e9sidial remplie cy-devant par le sieur Daumouche.<\/li>\n<li>Le 23 (juin 1684) mourut la femme de feu monsieur Syette avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial, \u00e2g\u00e9e de 65 ans. Elle s\u2019appelait \u2026<\/li>\n<li>Le mesme jour (23 juin 1684) mourut monsieur Douaceau fils de feu Mr Douaceau fermier des forges de Bretagne pour le fer. Il avait \u00e9pous\u00e9 \u2026<\/li>\n<li>Le 25 d\u2019avril dernier (1684) <strong>commen\u00e7a la mission du R. P\u00e8re Honnor\u00e9 de Canne, capucin.<\/strong> L\u2019ouverture s\u2019en fit par une procession g\u00e9n\u00e9rale de la cath\u00e9drale au Ronceray ; elle \u00e9tait compos\u00e9e de plusieurs autres capucins qui pr\u00eachaient en diff\u00e9rents endroits dela ville. Le p\u00e8re Honnor\u00e9 pr\u00eachait dans l\u2019\u00e9glise de St Maurice deux fois le jour et le p\u00e8re Cl\u00e9ment aussy capucin le matin \u00e0 quatre heures l\u2019un et l\u2019autre de la mani\u00e8re la plus sainte et la plus path\u00e9tique ; un chacun \u00e0 son tour a fait une retraite avec un grand progr\u00e8s suivant son rang et sa consid\u00e9ration pour se disposer \u00e0 une confession g\u00e9n\u00e9rale et ensuite \u00e0 une communion auquel jour il se faisait une procession de tous ceux qui avaient fait leurs d\u00e9votions un cierge \u00e0 la main, les filles de basse condition commenc\u00e8rent ensuite celle qui \u00e9taient plus remarquables et ainsy des autres, les \u00e9coliers \u00e0 leur tour et puis les h\u00f4pitaux. Monsieur d\u2019Angers y a paru infatiguable ; il s\u2019y est fait des r\u00e9conciliations et des restitutions surprenantes ; elle finit le 28 de ce mois par une procession g\u00e9n\u00e9rale de St Maurice aux Cordeliers.<\/li>\n<li>Le 27 (juin 1684) monsieur Lefebvre de Laubri\u00e8re conseiller au Parlement de Bretagne, fils de d\u00e9funts monsieur de Laubri\u00e8re Lefebvre aussy conseiller au Parlement de Bretagne et de madame Arondeau de Savary, \u00e9pousa mademoiselle Lechat, fille de monsieur Lechat, aussi conseiller audit Parlement, et de Melle de la Bigoti\u00e8re de Perchambault. Il est \u00e2g\u00e9 de 43 ans et la damoiselle de 18. <strong>On le dit riche de quinze mil livres de rente. On donne \u00e0 la fille trente mil \u00e9cus en mariage<\/strong>. (<em>Je suis impressionn\u00e9e par la fortune, je vous ferai aussi un billet sur ces notions. Mais la remarque de Toysonnier souligne la raret\u00e9 et l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 de celle-ci<\/em>)<\/li>\n<li>En ce temps le Sr Camus commis greffier du pr\u00e9sidial, fils du feu Sr Camus, commis aussy greffier et madame Gilbert, \u00e9pousa la fille du feu sieur Palue de Boisnivet exempt de pr\u00e9vost de cette ville.<\/li>\n<li>Le 29 (juin 1984) s<strong>e firent les feux de joye pour la prise de la ville de Luxembourg assi\u00e9g\u00e9e et prise par monsieur le mar\u00e9chal de Cr\u00e9qui<\/strong>.<\/li>\n<li>Le 4 juillet (1684) monsieur Neveu, fils de monsieur Neveu, m\u00e9decin, et de damoiselle Boullay \u00e9pousa mademoiselle Dupont fille de monsieur Dupont <strong>avocat, lequel n\u2019a jamais plaid\u00e9 qu\u2019une cause.<\/strong><\/li>\n<li>Le 6 (juillet 1684) monsieur de la Basini\u00e8re Robin \u00e9pousa mademoiselle \u2026<\/li>\n<li>Le 7 (juillet 1684) monsieur Jacques Maurice Goureau Sr de la Blanchardi\u00e8re, fils de monsieur Goureau conseiller honoraire au si\u00e8ge pr\u00e9sidial et de d\u00e9funte Melle Avril, fut install\u00e9 en la charge de conseiller au mesme si\u00e8ge qu\u2019occupait Fran\u00e7ois Goureau son fr\u00e8re, qui s\u2019en est d\u00e9mis en sa faveur.<\/li>\n<li>Le mesme jour (7 juillet 1684) mourut la femme de deffunt monsieur du Cetre Drouet avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial.<\/li>\n<li>Le mesme jour (7 juillet 1684) mourut monsieur Allard droguiste mari de d\u00e9funte madame Richard. Il \u00e9tait fils de d\u00e9funt monsieur Allard droguiste et de mademoiselle Phelipeau.<\/li>\n<li>Le 9 (juillet 1684) <strong>comme la charit\u00e9 est fort ing\u00e9nueuse, il fut publi\u00e9 aux pr\u00f4nes des grandes messes que les bourgeois artisans et autres qui seraient menac\u00e9s par saisie de leurs meubles pour leurs loyers et debtes, eussent \u00e0 les porter dans la maison des Dames de la Providence, et qu\u2019on leur pr\u00eaterait la somme sans int\u00e9r\u00eats, \u00e0 la charge de les retirer dans six mois et \u00e0 faute de ce, qu\u2019ils seraient vendus,<\/strong> que ceux qui voudraient se servir de ce moyen pour se lib\u00e9rer auraient une attestation de leur cur\u00e9 de leurs bonne conduite vie et m\u0153urs et de leurs n\u00e9cessit\u00e9s. (<em>Mont de Pi\u00e9t\u00e9 : Par acte du 17 juin 1684, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Henri Arnauld donna 4 000 livres \u00e0 la maison des P\u00e9nitentes d&rsquo;Angers en chargeant les directeurs d&rsquo;administrer un Mont de Pi\u00e9t\u00e9, qu&rsquo;il r\u00e9glementa le 1er juillet suivant et dont le service commenca le 12. A une date incertaine, le Bureau s&rsquo;est transport\u00e9 dans le local qu&rsquo;il occupe encore, la Cour des Tourelles (Dict. Maine et Loire, C. Port)<\/em>)<\/li>\n<li>Le 16 (juillet 1684) monsieur Dum\u00e9nil, fils de monsieur Dum\u00e9nil cy-devant avocat du Roy et de d\u00e9funte madame des Roches Gurie \u00e9pousa mademoiselle de la Douve du Cormier ; elle a une s\u0153ur qui a \u00e9pous\u00e9 Mr de la Hamardi\u00e8re Neveu.<\/li>\n<li>Le 19 (juillet 1684) mourut monsieur de la Barre pr\u00eatre chanoine en l\u2019\u00e9glise d\u2019Angers, ma\u00eetre Escole et chancelier de l\u2019Universit\u00e9. Il a r\u00e9sign\u00e9 sa chanoinie \u00e0 Mr Frein son neveu et son b\u00e9n\u00e9fice de ma\u00eetre Eschole \u00e0 Mr Babin docteur en th\u00e9ologie, fils de Mr Babin avocat.<\/li>\n<li>Le 21 mourut la femme de monsieur Charault Ernault sieur de Vaufoulon <strong>gentilhomme<\/strong> ; elle \u00e9tait sa cousine germaine \u00e2g\u00e9e de 32 ans ; elle s\u2019appelait de Jonch\u00e8res Thomas, fille de feus Mr de Jonch\u00e8res Thomas avocat et de damoiselle Hunault.<\/li>\n<li>Le 31 (juillet 1684) monsieur Marin Boylesve, fils de feu monsieur Boylesve seigneur de la Maurousi\u00e8re ma\u00eetre d\u2019h\u00f4tel du Roy et de madame\u2026 fille de feu Mr le pr\u00e9sident Lanier de St Lambert, se fit installer en la charge de second pr\u00e9sident au si\u00e8ge pr\u00e9sidial que remplissait cy-devant monsieur Louis Boylesve p\u00e8re de monsieur le lieutenant g\u00e9n\u00e9tal d\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. Il se mit d\u2019abord en la place de pr\u00e9sident apr\u00e8s lecture de ses lettres de provision et de l\u2019arrest de r\u00e9ception, monsieur Leclerc assesseur qui l\u2019installa, lui donna les placets et on plaida. Mrs le pr\u00e9sident Gohin et Boylesve lieutenant g\u00e9n\u00e9ral \u00e9taient lors \u00e0 Paris. Mr Boisourdy parla bien \u00e0 la louange de ses anc\u00eatres.<\/li>\n<li>Le 3 aoust (1684) mourut la femme de feu monsieur du Breil Bernard, greffier en chef au pr\u00e9sidial. Ils ont laiss\u00e9 trois gar\u00e7ons et deux filles, monsieur Bernard conseiller honoraire au pr\u00e9sidial, monsieur Bernard pr\u00e9sident en l\u2019\u00e9lection, monsieur Bernard de Boismarest, monsieur de Gr\u00e9e Poulain conseiller au pr\u00e9sidial avait \u00e9pouse une fille en 1er mariage. Elle s\u2019apellait Jarry, \u00e2g\u00e9e de 75 ans ; elle fut enterr\u00e9e le lendemain en l\u2019\u00e9glise des P\u00e8res Cordeliers. L\u2019autre fille a \u00e9pous\u00e9 Mr Lefebvre de Champboureau auditeur des Comptes \u00e0 Nantes.<\/li>\n<li>Le 21 (ao\u00fbt 1684) monsieur Jacques Goureau conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial fils de monsieur Goureau conseiller honoraire au mesme pr\u00e9sidial et de feue madame Eveillard \u00e9pousa mademoiselle du Lavoy Grandet, fille de feu Mr Grandet lieutenant en la mar\u00e9chauss\u00e9e de cette ville et de damoiselle Fran\u00e7oise Cormier.<\/li>\n<li>Le 24 (ao\u00fbt 1684) mourut monsieur de la Porte, eslu en l\u2019\u00e9lection de cette ville. Il a \u00e9pous\u00e9 Melle Hameau du Marais et a laiss\u00e9 un gar\u00e7on et une fille.<\/li>\n<li>Le 25 (ao\u00fbt 1684) monsieur des Barres de la Durandi\u00e8re, <strong>gentilhomme<\/strong>, fut <strong>condamn\u00e9 d\u2019estre d\u00e9capit\u00e9, accus\u00e9 et convaincu de vols de gands chemins et homicides ; et le m\u00eame jour fut ex\u00e9cut\u00e9 et son valet pendu<\/strong>. Il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 38 ans. (<em>Note de Marc Sach\u00e9 : La maison de la Duranti\u00e8re appartenait au Craonnais. Le gentilhomme, devenu bandit de grands chemins, dont parle Toisonnier, \u00e9tait sans doute le fils de Ren\u00e9 de la Duranti\u00e8re, seigneur des Hautes Barres, en la paroisse Saint Aignan, et de Ren\u00e9e Baudouin, fille de feu Bertrand D., Sr de la Piverdi\u00e8re &#8211; Arch. D\u00e9p. de Maine et Loire, E2373<\/em>)<\/li>\n<li>Le 10 septembre (1684) mourut monsieur Martinet marchand de draps de laine.<\/li>\n<li>Le 30 (septembre 1684) mourut monsieur Lefebvre de la Feronni\u00e8re conseiller au Parlement de Bretagne, \u00e2g\u00e9 de 45 ans. <strong>Il est mort hydropique.<\/strong> Il avait \u00e9pous\u00e9 madame M\u00e9nardeau. Il a laiss\u00e9 deux filles, l\u2019a\u00een\u00e9e \u00e0 \u00e9pous\u00e9 monsieur de la Roche Savoni\u00e8re de la Bretesche, lieutenant des gardes du corps du Roy.<\/li>\n<li>Le 10 octobre (1684) monsieur Gueniveau de Forges \u00e2g\u00e9 de 63 ans, veuf de mademoiselle Valt\u00e8re, \u00e9pousa mademoiselle Chauvin, \u00e2g\u00e9e de 28 ans, fille de monsieur Chauvin avocat et de feu demoiselle \u2026<\/li>\n<li><strong>On a recueilli fort peu de vin cette ann\u00e9e (1684), une grande partie des vignes ayant gel\u00e9 par la rigueur de l\u2019hyver pass\u00e9<\/strong>.<\/li>\n<li>Le 6 novembre (1684) <strong>se fit l\u2019ouverture du palais ; tous les conseillers mont\u00e8rent en robes rouges<\/strong>. Ils ont obtenu un arrest du Conseil qui leur en donne le privil\u00e8ge en consid\u00e9ration de la fid\u00e9lit\u00e9 de la ville au Roy.<\/li>\n<li>Le 7 (novembre 1684) <strong>il neigea si abondamment que la terre fut couverte de la hauteur de deux pieds<\/strong> ; les plus avanc\u00e9s en \u00e2ge disent ne l\u2019avoir jamais remarqu\u00e9 dans une saison si peu avanc\u00e9e.<\/li>\n<li>Le 9 (novembre 1684) mourut le sieur Richard, huissier audiencier au pr\u00e9sidial de cette ville.<\/li>\n<li>Dans ce mesme temps (novembre 1684) mourut mademoiselle Gu\u00e8des ; elle avait \u00e9pous\u00e9 le feu Sr Gu\u00e8des praticien ; elle s\u2019appelait Chauss\u00e9e, \u00e2g\u00e9e de 55 ans.<\/li>\n<li>Le 10 (novembre 1684) mademoiselle Lezineau fille de monsieur Lezineau, avocat, cy-devant <strong>maire de ville et prestre depuis quelques ann\u00e9es,<\/strong> et de demoiselle de Launay, \u00e9pousa monsieur de la Chesnaye baron du Puy-Morin.<\/li>\n<li>Le 11 (novembre 1684) le chevalier de Maill\u00e9 de la Tour Landry \u00e9pousa madame de Biragues.<\/li>\n<li>Le mesme jour (11 novembre 1684) mourut monsieur du Tremblay Frein <strong>bourgeois<\/strong>, \u00e2g\u00e9 de 70 ans. Il avait \u00e9pous\u00e9 feue mademoiselle Anne Gaudicher. Il a laiss\u00e9 plusieurs filles, la premi\u00e8re a \u00e9pous\u00e9 monsieur Sauro\u00ebt de Pommerieux, <strong>gentilhomme<\/strong>, la 2e monsieur Bouteiller de la Pinardi\u00e8re, et un fils qui a \u00e9pous\u00e9 mademoiselle M\u00e9nage.<\/li>\n<li>Le 15 (novembre 1984) mourut la femme de Mr Aubert cy-devant marchand, \u00e2g\u00e9e de 43 ans ; elle n\u2019a point laiss\u00e9 d\u2019enfants ; elle s\u2019appelait Cordon.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (15 novembre 1684) mourut monsieur Boisourdy, prestre cur\u00e9 de St Aubin de Luign\u00e9.<\/li>\n<li>Le 20 (novembre 1684) mourut Mr Dupin, pr\u00eatre cur\u00e9 de Sorges, \u00e2g\u00e9 de 78 ans.<\/li>\n<li>Le 27 (novembre 1684) mourut Mr Oger pr\u00eatre chapelain de St Michel du Tertre \u00e2g\u00e9 de 63 ans.<\/li>\n<li>Le 28 (novembre 1684) mademoiselle Hiron, fille de feu Mr Hyron <strong>bourgeois<\/strong> et de Fran\u00e7oise Landevy \u00e9pousa monsieur Demur, Sr de Blandou\u00ebt, gentilhomme veuf de \u2026<\/li>\n<li>Le 29 (novembre 1684) le sieur Goirant, valet de chambre chez Monsieur, \u00e9pousa mademoiselle Davy, fille du feu sieur Davy, notaire en cette ville, et de madame Garnier.<\/li>\n<li>Le 6 d\u00e9cembre (1684) Joachim de Chen\u00e9d\u00e9, escuier, fils de monsieur Joachim de Chen\u00e9d\u00e9 conseiller honoraire au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, eslu et procureur de sa majest\u00e9 en l\u2019\u00e9lection de Paris, et de dame Louise Aveline, \u00e9pousa madame Marguerite Lefebvre, fille de monsieur Lefebvre de la Guyberdrie, <strong>gentilhomme ordinaire chez le Roy <\/strong>et de dame Marguerite Foussiser ; elle est veuve de messire Ren\u00e9 d\u2019Eliand vivant chevalier seigneur d\u2019Ampoign\u00e9, duquel premier mariage il y a eu six enfants dont il en reste quatre, trois gar\u00e7ons et une fille ; elle est \u00e2g\u00e9e de 38 ans. Feu son p\u00e8re avait \u00e9pous\u00e9 trois femmes ; de la premi\u00e8re qui s\u2019appelait madame de P\u00e9cherat, il en eut une fille qui \u00e9pous\u00e9 feu monsieur Ayrault lieutenant criminel ; de la seconde du nom de Foussier ladite dame de Chen\u00e9d\u00e9, et de la troisi\u00e8me qui s\u2019appelait Gu\u00e9dier, il a eu un gar\u00e7on et trois filles, dont l\u2019a\u00een\u00e9e a \u00e9pous\u00e9 monsieur Boisard Sr de Marolte, gentilhomme servant. <strong>Le susdit mariage s\u2019est fait malgr\u00e9 les p\u00e8re et m\u00e8re dudit Sr de Chen\u00e9d\u00e9<\/strong> ; l\u2019un et l\u2019autre me font la gr\u00e2ce de m\u2019aimer parfaitement. (<em>Note de Marc Sach\u00e9 : Ren\u00e9 Joachim de Ch\u00e9ned\u00e9, fils de Joachim de C., sieur de la Plaine, procureur du roi en l\u2019\u00e9lection de Paris, et de Louise Aveline, \u00e9pousa, le 6 d\u00e9cembre 1684, Marguerite Lefebvre, veuve de Ren\u00e9 d\u2019H\u00e9liand, \u00e9cuyer, seigneur d\u2019Ampoign\u00e9, et fille de n.h. Claude Lefebvre, \u00e9cuyer, sieur de la Guiberderie, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Marguerite Foussier, sa seconde femme. \u2013 Il \u00e9tait n\u00e9 le 1er octobre 1654 \u00e0 Angers. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Marguerite Lefebvre, inhum\u00e9e le 4 ao\u00fbt 1689, il se remaria le 22 aout 1695 avec Anne Menoust, veuve de Ren\u00e9 Avril de Louzil, conseiller au Pr\u00e9sidial d\u2019Angers. (B.M. Angers ms. 1205 (1002) vol. 1, p.416 ; \u00e9tat civil de la paroisse de Charc\u00e9 ; Gontard de Launay, G\u00e9n\u00e9alogie des familles des maires d\u2019Angers, t4. p 7 ; Toisonnier \u00e0 la date du 8 f\u00e9vrier 1684<\/em>)<\/li>\n<li>Le 18 (d\u00e9cembre 1684), monsieur Babin, pr\u00eatre, docteur en th\u00e9ologie, fut install\u00e9 dans la place de ma\u00eetre Ecole et chancelier de l\u2019Universite qui luy avait r\u00e9sign\u00e9 feu Mr l\u2019abb\u00e9 de la Barre.<\/li>\n<li>Le mesme jour (18 d\u00e9cembre 1684), monsieur de Varenne Gode, pr\u00eatre chanoine en l\u2019\u00e9glise cath\u00e9drale fut install\u00e9 dans le b\u00e9n\u00e9fice d\u2019archidiacre que poss\u00e9dait cy-devant monsieur Artaud.<\/li>\n<li>Le 25 (d\u00e9cembre 1684) monsieur Rodais \u00e9pousa la fille a\u00een\u00e9e de monsieur Rouillier, fermier des postes d\u2019Anjou et autres lieux.<\/li>\n<li>Le 30 mourut Mr Fran\u00e7ois de l\u2019Eperonni\u00e8re seigneur de la Roche-Bardou, cy-devant lieutenant de la Vennerie du Roy. Son fils a\u00een\u00e9 est receu en survivance<\/li>\n<p>.<\/p>\n<li>Le mesme jour (30 d\u00e9cembre 1684) mourut monsieur Foussier de la Cassinerie, \u00e2g\u00e9 de 78 ans, <strong>marchand de bled en gros<\/strong>. Il a laiss\u00e9 plusieurs enfants, monsieur de la Cassinerie Foussier conseiller honoraire au si\u00e8ge pr\u00e9sidial qui a \u00e9pous\u00e9 madame Fardeau, monsieur du Plessis Moreau conseiller audit si\u00e8ge a \u00e9pous\u00e9 une fille feu monsieur M\u00e9nage avocat du Roy, une autre.<\/li>\n<li>Le mesme jour mourut madame de Montrieu, \u00e2g\u00e9e de 80 ans.<\/li>\n<li>En cette ann\u00e9e, l\u2019\u00e9glise des R. P\u00e8res Cordeliers a est\u00e9 pav\u00e9e comme elle se voit.<\/li>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> seule une citation ou un lien sont autoris\u00e9s.<strong><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1684 : juin, juillet, ao\u00fbt, septembre, octobre, novembre, d\u00e9cembre Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714 Num\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. Reproduction interdite. 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