﻿{"id":17650,"date":"2010-02-13T09:08:58","date_gmt":"2010-02-13T07:08:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=17650"},"modified":"2010-02-16T09:53:21","modified_gmt":"2010-02-16T07:53:21","slug":"histoire-de-la-medecine-des-betes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=17650","title":{"rendered":"Histoire de la m\u00e9decine des b\u00eates"},"content":{"rendered":"<p>Voici l&rsquo;un des premiers porteurs du titre de <em>M\u00e9decin des b\u00eates<\/em>, qui est m\u00eame dit <em>m\u00e9decin de bestial.<\/em> Il s&rsquo;agit de Fran\u00e7ois Bouttier dans la Sarthe. Je vous propose d&rsquo;abord son mariage en 1766, puis, l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine des b\u00eates, n\u00e9e de la mar\u00e9challerie en 1761.<\/p>\n<li><strong>la mariage de Fran\u00e7ois Bouttier en 1766<\/strong><\/li>\n<p>\u00ab Coulans-sur-G\u00e9e, le 24 novembre 1767, apr\u00e8s les fian\u00e7ailles et trois publications de bans canoniquement faites par trois dimanches tant aux pr\u00f4nes de nos grandes messes que ceux de St Antoine de Rochefort sans empeschement ni oppositions quelconques venus \u00e0 notre connaissance ni \u00e0 celle de monsieur le desservant de St Antoine de Rochefort, <strong>ayant la main-lev\u00e9e d\u2019une opposition \u00e0 luy faite par les chirurgiens de la Fert\u00e9-Bernard suivant son certificat en date du 23 novembre 1767, sign\u00e9 Baguenier pr\u00eatre,<\/strong> nous pr\u00eatre vicaire de cette paroisse avons conjoint en mariage Fran\u00e7ois Bouttier fils de d\u00e9funts Julien Bouttier et Louise Combis, et Jaquine Lez\u00e9 fille de Ren\u00e9 Lez\u00e9 et de Jaquine Bachelot, et ce en pr\u00e9sence de Julien, Louise et Marie Bouttier fr\u00e8re et s\u0153urs de l\u2019\u00e9poux, des p\u00e8re et m\u00e8re de l\u2019\u00e9pouse, de Ren\u00e9, Emmanuel, Pierre, Fran\u00e7ois et Marie fr\u00e8res et s\u0153urs de l\u2019\u00e9pouse, et de plusieurs autres. Sign\u00e9 : R. Lez\u00e9, Fran\u00e7ois Bouttier, Pierre Lez\u00e9, Ren\u00e9 Lez\u00e9 le jeune, Simon Launay, Ren\u00e9 Lez\u00e9, L. Focus, F. Legoust, Perrine Dom\u00e9d\u00e9, R. Courbis, Romain Poullet, F. Vall\u00e9e, J. Courbis, Emmanuel Lez\u00e9, A. Guion, Fran\u00e7ois Poillet, Gravier. \u00bb<br \/>\nPuis, sur l&rsquo;acte de naissance de sa fille, Fran\u00e7ois Bouttier est dit \u00ab m\u00e9decin de bestial \u00bb<\/p>\n<li><strong>Histoire de la m\u00e9decine des b\u00eates<\/strong><\/li>\n<p>in <em>Dictionnaire encyclop\u00e9die universelle<\/em>, B. Dupiney de Vorepierre, 1876<br \/>\nV\u00e9t\u00e9rinaire : (latin <em>veterina<\/em>, b\u00eates de somme). Celui qui conna\u00eet et qui traite les maladies des chevaux et des bestiaux. M\u00e9decin des b\u00eates.<br \/>\nOn donne le nom d\u2019Art ou de Madecine v\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 l\u2019ensemble des connaissances n\u00e9cessaires pour pr\u00e9venir et gu\u00e9rir les maladies des animaux. La m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire est aussi ancienne que la m\u00e9decine de l\u2019homme. Du moment en effet que l\u2019homme eut soumis les animaux \u00e0 son ampire, qu\u2019il eut compris les immenses avantages qu\u2019il pouvait en tirer, il dut \u00eatre conduit \u00e0 chercher des rem\u00e8des \u00e0 des maladies qui le privaient de ces utiles serviteurs. Mais, \u00e0 l\u2019origine, cette branche de l\u2019art de gu\u00e9rut fut abandonn\u00e9e \u00e0 l\u2019empirisme le plus grossier. Aristote, Pline et les anciens ne nous ont transmis que des erreurs sur ce sujet ?<br \/>\nV\u00e9g\u00e8ce, qui le premier a trait\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re sp\u00e9ciale de la m\u00e9decine des animaux, et apr\u00e8s lui, Colomelle, ne nous offrent gu\u00e8re qu\u2019un r\u00e9pertoire des pr\u00e9jug\u00e9s r\u00e9pandus \u00e0 cet \u00e9gard dans l\u2019antiquit\u00e9.<br \/>\nAu moyen-\u00e2ge, lorsqu\u2019on commen\u00e7a \u00e0 prot\u00e9ger le pied des animaux par la ferrure, les mar\u00e9chaux charg\u00e9s de ce soin devinrent les m\u00e9decins de ces quatrup\u00e8des, et, par suite, de tous les animaux domestiques. En cons\u00e9quence, la mar\u00e9chalerie et l\u2019art v\u00e9t\u00e9rinaire furent confondus et rang\u00e9s parmi les professions m\u00e9caniques.<br \/>\nIl faut arriver aux temps modernes pour trouver des ouvrages \u00e9crits d\u2019apr\u00e8s une m\u00e9thode rationnelle et purg\u00e9s, au moins en partie, des absurdit\u00e9s qui les remplissaient jusques l\u00e0. Ruini, Solleysel et Lafosse commenc\u00e8rent cette r\u00e9forme en ce qui concerne l\u2019Hippiatrique, c\u2019est-\u00e0-dire cette partie de la m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire qui s\u2019occupe sp\u00e9cialement des chevaux, mais les autres parties de l\u2019art restaient dans l\u2019enfance.<br \/>\nTel \u00e9tait l\u2019\u00e9tat des choses lorsque <strong>Bourgelat obtint l\u2019autorisation de fonder \u00e0 Lyon, en 1761, une \u00e9cole dont l\u2019objet sp\u00e9cial devait \u00eatre le traitement des animaux malades. Le succ\u00e8s de cette cr\u00e9ation lui merite bient\u00f4t le titre d\u2019Ecole royale v\u00e9t\u00e9rinaire.<\/strong> En 1766, un nouvel \u00e9tablissement du m\u00eame genre fut cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Alfort, pr\u00e8s de Paris. Enfin, \u00e0 ces deux \u00e9coles on en a joint, en 1828, une troisi\u00e8me dont le si\u00e8ge est \u00e0 Toulouse. Gr\u00e2ce \u00e0 cet enseignement et aux travaux persev\u00e9rants d\u2019hommes tels que Chabert, Flandrin, Gohier, Girard, Huzard, Rodet, Dupuy, Hutrel d\u2019Arboval, Renault, Magne etc\u2026, l\u2019art v\u00e9t\u00e9rinaire a pris, dans les sciences m\u00e9dicales, le rang qui lui est l\u00e9gitimement d\u00fb, et les services qu\u2019il a rendus depuis pr\u00e8s d\u2019un demi si\u00e8cle ne permettent plus de contest\u00e9 son utilit\u00e9.<\/p>\n<li><strong>mes commentaires sur ce Fran\u00e7ois Bouttier<\/strong><\/li>\n<p>Il semble au vue de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que Fran\u00e7ois Bouttier ait \u00e9t\u00e9 \u00e0 Lyon dans cette \u00e9cole nouvellement cr\u00e9e par d\u00e9cision royale \u00e0 Lyon, et qu&rsquo;il fasse partie de ces tous premiers dipl\u00f4m\u00e9s de la m\u00e9decine des b\u00eates.<br \/>\nIl semble qu&rsquo;une corporation de chirurgiens ait pris ombrage de ce titre de m\u00e9decin, et ait entam\u00e9 une quelconque proc\u00e9dure visant sans doute \u00e0 lui interdire le titre de m\u00e9decin devant celui de m\u00e9decin des b\u00eates. Cette corporation n&rsquo;avait sans doute pas encore entendu parler de la d\u00e9cision royale de 1761, mais a d\u00fb abandonner ses poursuites lorsqu&rsquo;on lui a signifi\u00e9 l&rsquo;existence officielle du titre de m\u00e9decin des b\u00eates.<br \/>\nJe ne pense pas que Fran\u00e7ois Bouttier ait soign\u00e9 un humain dans ce diff\u00e9rent avec la corporation des chirurgiens de la Fert\u00e9-Bernard, je pense seulement que le titre de m\u00e9decin ait \u00e9t\u00e9 jalous\u00e9 par cette corporation, habitu\u00e9e au terme de mar\u00e9chal, et jugeant sans doute cet art mineur par rapport au sien.<br \/>\nJe ne pense pas non plus qu&rsquo;un simple mar\u00e9chal, non pass\u00e9 par l&rsquo;\u00e9cole royale de Lyon (Alfort est trop tard pour avoir \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quent\u00e9e par Fran\u00e7ois Bouttier), ait port\u00e9 le titre de <em>m\u00e9decin des b\u00eates<\/em> en 1766, et je suppose, mais l\u00e0 je n&rsquo;ai pas la certitude, que ce titre fut r\u00e9serv\u00e9 aux dipl\u00f4m\u00e9s des \u00e9coles royales, donc celle de Lyon en 1761 d&rsquo;abord puis celle d&rsquo;Alfort qui suit en 1766.<\/p>\n<p>En conclusion, la Sarthe a pris le meilleur soin de ses animaux tr\u00e8s t\u00f4t, gr\u00e2ce \u00e0 de v\u00e9ritables dipl\u00f4m\u00e9s. Il est vrai qu&rsquo;on raconte (enfin les mauvaises langues) que dans certaines campagnes, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 la S\u00e9curit\u00e9 Sociale n&rsquo;existait pas, on avait plus rapidement recours au m\u00e9decin des b\u00eates qu&rsquo;\u00e0 celui des hommes&#8230; tant on tenait \u00e0 ses b\u00eates&#8230;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Merci d\u2019en discuter sur ce blog.  <strong>Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va \u00e0 l&rsquo;encontre du droit d&rsquo;auteur. <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici l&rsquo;un des premiers porteurs du titre de M\u00e9decin des b\u00eates, qui est m\u00eame dit m\u00e9decin de bestial. Il s&rsquo;agit de Fran\u00e7ois Bouttier dans la Sarthe. Je vous propose d&rsquo;abord son mariage en 1766, puis, l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine des b\u00eates, n\u00e9e de la mar\u00e9challerie en 1761. la mariage de Fran\u00e7ois Bouttier en 1766 \u00ab &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=17650\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Histoire de la m\u00e9decine des b\u00eates&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1208],"tags":[5303,2356,2357],"class_list":["post-17650","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sante","tag-histoire","tag-medecin-des-betes","tag-veterinaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17650","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17650"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17650\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17713,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17650\/revisions\/17713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17650"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17650"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17650"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}