﻿{"id":18403,"date":"2010-05-15T05:21:27","date_gmt":"2010-05-15T03:21:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=18403"},"modified":"2010-07-09T10:01:10","modified_gmt":"2010-07-09T08:01:10","slug":"contrat-dapprentissage-dapothicaire-epicier-angers-1696","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=18403","title":{"rendered":"Contrat d&rsquo;apprentissage d&rsquo;apothicaire \u00e9picier, Angers 1696"},"content":{"rendered":"<p>Ma base de donn\u00e9es s&rsquo;enrichit d&rsquo;un nouveau contrat d&rsquo;apprentissage d&rsquo;apothicaire.<br \/>\nLe p\u00e8re de l&rsquo;apprenti exerce un m\u00e9tier curieux, blanchisseur de cire.<\/p>\n<blockquote><p><em>Extrait de l&rsquo;artice CIRE de l&rsquo;Encyclop\u00e9die Diderot <\/em><br \/>\nLes modernes ont tellement multipli\u00e9 les usages de la cire, qu&rsquo;il seroit difficile de les d\u00e9tailler.<br \/>\nIls commencent avant toutes choses pour s&rsquo;en servir, \u00e0 la s\u00e9parer du miel par expression, \u00e0 la purifier, \u00e0 la mettre en pains que vendent les droguistes. Elle est alors assez solide, un peu glutineuse au toucher, &#038; de belle couleur jaune, qu&rsquo;elle perd un peu en vieillissant.<br \/>\nPour la blanchir, on la purifie de nouveau en la fondant, on la lave, on l&rsquo;expose \u00e0 l&rsquo;air &#038; \u00e0 la ros\u00e9e : par ces moyens elle acquiert la blancheur, devient plus dure, plus cassante, &#038; perd presque toute son odeur. Sa fonderie &#038; son blanchissage requierent beaucoup d&rsquo;art ; les V\u00e9nitiens ont apport\u00e9 cet art en France. Voyez BLANCHIR.<br \/>\nOn demande dans le M\u00e9nagiana (tom. III. p. 120.) pourquoi les cires de Ch\u00e2teau-Gontier ne blanchissent point du tout. C&rsquo;est parce que le fait n&rsquo;est pas vrai. On propose en Physique cent questions de cette nature. Le blanchiment de Ch\u00e2teau-Gontier est pr\u00e9cis\u00e9ment le premier de tous, &#038; les cires de ce blanchiment sont en cons\u00e9quence choisies pour les plus beaux ouvrages. Il en faut croire Pomet &#038; Savary<br \/>\nEn fondant la cire blanche avec un peu de t\u00e9r\u00e9benthine, on en fait la cire jaune molle, qu&rsquo;on employe en chancellerie. On la rougit avec du vermillon ou la racine d&rsquo;orcanette ; on la verdit avec du verd-de-gris ; on la noircit avec du noir de fum\u00e9e : ainsi on la colore comme on veut, &#038; on la rend propre \u00e0 gommer avec de la poix grasse.<br \/>\nIl est certain que cette substance visqueuse r\u00e9unit diverses qualit\u00e9s qui lui sont particulieres. Elle n&rsquo;a rien de desagr\u00e9able ni \u00e0 l&rsquo;odorat, ni au go\u00fbt ; le froid la rend dure &#038; presque fragile, &#038; le chaud l&rsquo;amollit &#038; la dissout : elle est entierement inflammable, &#038; devient presque aussi volatile que le camfre par les proc\u00e9d\u00e9s chimiques. Voyez CIRE en Chimie, Pharmacie, Matiere m\u00e9dicale.<br \/>\nElle est devenue d&rsquo;une si grande n\u00e9cessit\u00e9 dans plusieurs arts, dans plusieurs m\u00e9tiers, &#038; dans la vie domestique, que le d\u00e9bit qui s&rsquo;en fait est presque incroyable ; sur-tout aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus uniquement r\u00e9serv\u00e9e pour l&rsquo;autel &#038; pour le Louvre, &#038; que tout le monde s&rsquo;\u00e9claire avec des bougies, l&rsquo;Europe ne fournit point assez de cire pour le besoin qu&rsquo;on en a. Nous en tirons de Barbarie, de Smyrne, de Constantinople, d&rsquo;Alexandrie, &#038; de plusieurs \u00eeles de l&rsquo;Archipel, particulierement de Candie, de Chio &#038; de Samos ; &#038; l&rsquo;on peut \u00e9valuer dans ce seul royaume la consommation de cette cire \u00e9trangere, \u00e0 pr\u00e8s de dix mille quintaux par ann\u00e9e.<br \/>\nAussi le luxe augmentant tous les jours en France la grande consommation de la cire des abeilles, quelques particuliers ont propos\u00e9 d&#8217;employer pour les cierges &#038; les bougies, une cire v\u00e9g\u00e9tale de Mississipi que le hasard a fait d\u00e9couvrir, &#038; dont on a la relation dans les m\u00e9m. de l&rsquo;acad. des Scienc. ann. 1722. &#038; 1725. Voici ce que c&rsquo;est.<\/p><\/blockquote>\n<p>Et voici maintenant comment on blanchissait la cire. Et ce, en pleine ville !<\/p>\n<blockquote><p><em>Extrait de l&rsquo;Encyclop\u00e9die Diderot :<\/em><br \/>\nBLANCHIR, la cire, c&rsquo;est lui faire perdre la couleur jaune qu&rsquo;elle a, apr\u00e8s qu&rsquo;on en a s\u00e9par\u00e9 le miel. Voyez CIRE, MIEL, &#038;c.<br \/>\nLa cire s\u00e9par\u00e9e du miel, &#038; fondue en gros pain, est ce que l&rsquo;on appelle de la cire brute. C&rsquo;est en cet \u00e9tat qu&rsquo;on l&rsquo;apporte dans les blanchisseries, o\u00f9 elle passe par les pr\u00e9parations suivantes.<br \/>\nPremierement, un ouvrier la coupe par morceaux gros comme le poing, afin qu&rsquo;elle fonde plus facilement lorsqu&rsquo;elle est port\u00e9e dans les chaudieres A, A, A (Pl. du blanchissage des cires, vignette) o\u00f9 on la remue jusqu&rsquo;\u00e0 parfaite fusion avec la spatule de bois, fig. 4. Apr\u00e8s qu&rsquo;elle est fondue, on la laisse couler au moyen des robinets adapt\u00e9s aux chaudieres, dans les cuves B &#038; C qui sont de bois, &#038; plac\u00e9es de fa\u00e7on que le fond des chaudieres est de quelques pouces plus \u00e9lev\u00e9 que la partie sup\u00e9rieure des cuves. On la laisse reposer dans les cuves environ cinq ou six heures, tant pour qu&rsquo;elle n&rsquo;ait plus qu&rsquo;un m\u00e9diocre degr\u00e9 de chaleur, sans toutefois cesser d&rsquo;\u00eatre fluide, que pour donner le tems aux ordures ou feces dont elle est charg\u00e9e de se pr\u00e9cipiter dans l&rsquo;eau, dont le bas de la cuve est rempli \u00e0 cinq ou six pouces de hauteur.<br \/>\nAu-dessous des cuves B, C, en sont d&rsquo;autres D, E, de forme oblongue, qu&rsquo;on appelle baignoires, pos\u00e9es sur le pav\u00e9 de l&rsquo;attellier. Ces baignoires qui sont de bois &#038; cercl\u00e9es de fer, sont rev\u00eatues int\u00e9rieurement de plomb, pour qu&rsquo;elles tiennent mieux l&rsquo;eau dont on les remplit, en ouvrant le robinet X, par lequel l&rsquo;eau vient d&rsquo;un r\u00e9servoir. Chaque baignoire a de plus sur le devant &#038; \u00e0 la partie inf\u00e9rieure, un robinet F, F, par le moyen duquel on vuide l&rsquo;eau qu&rsquo;elles contiennent dans le puisart ou \u00e9go\u00fbt so\u00fbterrein dont G est l&rsquo;ouverture recouverte d&rsquo;une grille.<br \/>\nToutes choses ainsi dispos\u00e9es, on place les cylindres de bois H, H en travers des baignoires. Ces cylindres qui ont un pi\u00e9 de diametre, en occupent toute la largeur. Ils sont travers\u00e9s par un arbre de fer, dont une des extr\u00e9mit\u00e9s est courb\u00e9e en manivelle : ensorte que les cylindres peuvent tourner librement sur les tourillons de ces arbres, auxquels des \u00e9chancrures pratiqu\u00e9es dans les bords des baignoires, servent de collet. Les cylindres doivent \u00eatre plac\u00e9s dans les baignoires, ensorte que leur centre ou axe soit directement \u00e0 plomb au dessous de l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 des canelles K, K, par lesquelles la cire contenue dans les cuves doit sortir. On place ensuite au-dessus du cylindre, une espece de banquette de fer a b, ou a b, a c, b c, fig. 2. qu&rsquo;on appelle chevrette, qui a quatre pi\u00e9s qui appuient sur les bords de la baignoire, comme on voit en C, fig. 2. ensorte que les tourillons du cylindre soient au milieu entre les pi\u00e9s de la chevrette. Cette chevrette a vers chacune de ces extr\u00e9mit\u00e9s deux lames de fer \u00e9lastiques 1, 2 ; 1, 2, entre lesquelles on place un vaisseau de cuivre L L, de forme oblongue, qu&rsquo;on appelle greloire. Cette greloire est plus large par le haut que par le bas. Sa longueur L L qui est \u00e9gale \u00e0 celle du cylindre, est divis\u00e9e en trois parties : celle du milieu qui est la plus grande, est perc\u00e9e d&rsquo;une cinquantaine de petits trous, plus ou moins, d&rsquo;une ligne de diametre, distans les uns des autres d&rsquo;un demi pouce ou environ. Les deux autres parties servent \u00e0 placer des r\u00e9chauds pleins de braise, dont l&rsquo;usage est d&rsquo;entretenir un m\u00e9diocre degr\u00e9 de chaleur dans la greloire, dont la fra\u00eecheur ne manqueroit pas de faire figer la cire que l&rsquo;on y laisse couler.<br \/>\nOn met une plaque de fer blanc ou de cuivre 3 3, fig. 2. inclin\u00e9e vers la canelle K, pour rejetter la cire dans l&rsquo;auge ou greloire LL. La plaque 3, 4, pos\u00e9e de l&rsquo;autre sens, sert au m\u00eame usage. Par dessus ces deux plaques on met une passoire 5 toute cribl\u00e9e de trous. C&rsquo;est dans cette passoire que coule la cire apr\u00e8s qu&rsquo;on a repouss\u00e9 dans la cuve le tampon qui bouche la canelle K, au moyen de la cheville 6 qu&rsquo;on laisse dans la cannule plus ou moins enfonc\u00e9e, pour mod\u00e9rer selon le besoin, la v\u00eetesse de l&rsquo;\u00e9coulement,<br \/>\nLa cire, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 dans la passoire ou crible 5, tombe sur les plaques 4, 3 ; 3, 3, &#038; de-l\u00e0 dans la greloire L L, d&rsquo;o\u00f9 elle sort par les petits trous que nous avons dit \u00eatre au fond de cette greloire, &#038; tombe sur la surface du cylindre en d. Si en m\u00eame tems un ouvrier assis en 1, fait tourner le cylindre \u00e0 l&rsquo;aide de la manivelle qui est de son c\u00f4t\u00e9, de d par e vers f, il est \u00e9vident que le filet de cire qui tombe sur le cylindre doit s&rsquo;\u00e9tendre, &#038; former une bande qui sera d&rsquo;autant moins \u00e9paisse, que le cylindre se sera m\u00fb avec plus de v\u00eetesse : mais comme il est mouill\u00e9, \u00e9tant immerg\u00e9 dans l&rsquo;eau au quart de sa surface, la cire ne s&rsquo;y attachera point. Mais apr\u00e8s avoir descendu en f, elle passera par g, pour aller se rassembler en E, fig. 1. Ce mouvement est encore facilit\u00e9 par celui de l&rsquo;eau qui est dans la baignoire, laquelle se porte vers E, pour sortir \u00e0 mesure qu&rsquo;il en vient d&rsquo;autre du r\u00e9servoir par le robinet X ; ensorte que l&rsquo;\u00e9coulement par le robinet F, soit \u00e9gal \u00e0 celui par le robinet X. On rechange continuellement d&rsquo;eau, non seulement pour qu&rsquo;elle soit plus propre, mais aussi afin qu&rsquo;elle soit to\u00fbjours fra\u00eeche, &#038; qu&rsquo;elle puisse faire congeler les rubans de cire \u00e0 mesure qu&rsquo;ils tombent dans la baignoire.<br \/>\nPar cette op\u00e9ration, la baignoire ne tarde pas d&rsquo;\u00eatre remplie de rubans ; un ouvrier plac\u00e9 en M les enleve avec une fourche \u00e0 trois dents, &#038; les jette de la baignoire dans la manne N qui est un grand panier d&rsquo;osier rev\u00e9tu int\u00e9rieurement de toile ; lorsque le panier est plein, un autre ouvrier \u00e0 l&rsquo;aide de celui qui a empli la manne, la place sur une bro\u00fcette O, sur laquelle il la transporte pr\u00e8s des quarr\u00e9s ou chassis sur lesquels sont des toiles tendues &#038; expos\u00e9es \u00e0 l&rsquo;air. Voyez QUARRE. Il vuide sa manne sur ces toiles, en un seul tas, que des femmes qui sont autour des quarr\u00e9s ou toiles, \u00e9parpillent sur toute leur surface : pendant que cet ouvrier conduit sa bro\u00fcette, le tireur remplit une autre manne ; ainsi alternativement jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la cuve soit \u00e9puis\u00e9e.<br \/>\nEn r\u00e9duisant la cire en rubans, les surfaces en sont prodigieusement multipli\u00e9es, ce qui donne plus de prise \u00e0 l&rsquo;action de l&rsquo;air &#038; du soleil \u00e0 laquelle on les expose sur les quarr\u00e9s pour dissiper l&rsquo;huile volatile qui fait la couleur jaune de la cire.<br \/>\nLes quarr\u00e9s sont de grands chassis de charpente de dix pi\u00e9s de large sur une longueur telle que le lieu le permet, \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;un pi\u00e9 &#038; demi au-dessus du terrein. Sur les chassis sont tendues horisontalement des toiles so\u00fbtenues dans le milieu de leur largeur par une piece de bois horisontale qui se trouve dans le plan du chassis. C&rsquo;est sur cet assemblage de charpente &#038; de toile qu&rsquo;on \u00e9tend ou \u00e9parpille \u00e9galement la cire mise en rubans ou en pain, ainsi qu&rsquo;il sera dit ci-apr\u00e8s. On entoure encore le quarr\u00e9 d&rsquo;une bande de toile verticale accroch\u00e9e \u00e0 des piquets, dont l&rsquo;usage est d&#8217;emp\u00eacher que le vent n&#8217;emporte la cire &#038; ne la jette par terre. Lorsque la cire a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e un tems convenable sur les quarr\u00e9s, on la retourne, ensorte que la partie qui \u00e9toit dessous paroisse dessus. Et lorsque l&rsquo;on juge que la cire a acquis un premier degr\u00e9 de blancheur, on la reporte \u00e0 la fonderie, o\u00f9 on lui fait subir la m\u00eame suite d&rsquo;op\u00e9rations que nous venons de d\u00e9tailler ; c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;on la remet en rubans, &#038; qu&rsquo;on l&rsquo;expose encore sur les quarr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;action du soleil &#038; de l&rsquo;air : mais comme il ne peut pas manquer d&rsquo;arriver \u00e0 cette seconde fonte que les parties int\u00e9rieures des premiers rubans ne se trouvent \u00e0 la surface des seconds, il suit que toutes les parties de la cire auront \u00e9t\u00e9 successivement expos\u00e9es \u00e0 l&rsquo;action de l&rsquo;air &#038; du soleil. On r\u00e9itere une troisieme fois cette op\u00e9ration, si on juge que la cire n&rsquo;ait pas encore acquis le degr\u00e9 de blancheur que l&rsquo;on desire qu&rsquo;elle ait.<br \/>\nLa cire expos\u00e9e pour la derniere fois au soleil sous la forme de rubans, est encore remise dans une chaudiere, d&rsquo;o\u00f9, apr\u00e8s qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 fondue, on la laisse couler dans la cuve : au lieu de la faire passer par la greloire, comme dans les op\u00e9rations pr\u00e9cedentes, on la laisse couler dans le coffre repr\u00e9sent\u00e9 fig. 7, que l&rsquo;on substitue \u00e0 la place de la greloire.<br \/>\nCe coffre est une caisse de cuivre \u00e9tam\u00e9, port\u00e9e sur quatre pi\u00e9s de fer semblables \u00e0 ceux de la chevrette. Aux deux longs c\u00f4t\u00e9s de ce coffre sont deux auges de m\u00eame m\u00e9tal, dans lesquelles on place des r\u00e9chauds de braise dont l&rsquo;usage est d&rsquo;entretenir dans l&rsquo;\u00e9tat de fluidit\u00e9 la cire dont le coffre est rempli : on tire la cire de ce coffre par le robinet A, dans l&rsquo;\u00e9cuellon fig. 5. qui est un vase de cuivre ayant deux anses A A, &#038; deux goulettes B B, avec lequel on verse la cire dans les planches \u00e0 pains.<br \/>\nLes planches \u00e0 pains, ainsi appell\u00e9es parce que c&rsquo;est dans ces planches que l&rsquo;on fait prendre \u00e0 la cire la figure de pains, sont de ch\u00eane d&rsquo;un pouce d&rsquo;\u00e9paisseur, creus\u00e9es de deux rang\u00e9es de trous ronds, chacun d&rsquo;un demi-pouce de profondeur sur 4 pouces de diametre ; on remplit deux de ces moules \u00e0 la fois ; au moyen de deux goulettes de l&rsquo;\u00e9cuellon, observant de mouiller la planche auparavant, afin que la cire ne s&rsquo;y attache point. Apr\u00e8s que les pains sont fig\u00e9s, on les jette dans l&rsquo;eau de la baignoire pour les affermir : on les porte ensuite sur les quarr\u00e9s ; on les y laisse jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils ayent acquis tout le degr\u00e9 du blancheur que l&rsquo;on desire qu&rsquo;ils ayent, ou dont ils sont capables, observant de les retourner quand ils sont assez blancs d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, ce qui se fait avec une main de bois qui est une planche de bois mince repr\u00e9sent\u00e9e fig. 3. cette planche a 3 pi\u00e9s ou environ de longueur sur un demi-pi\u00e9 de large ; elle est perc\u00e9e d&rsquo;un grand trou vers une de ses extr\u00e9mit\u00e9s qui est travers\u00e9e d&rsquo;une poign\u00e9e par laquelle on tient cette machine, avec laquelle on retourne les pains comme on feroit avec une pelle plate ; ce qui est plus exp\u00e9ditif que de les retourner les uns apr\u00e8s les autres.<br \/>\nLa cire blanchie &#038; r\u00e9duite en pains passe entre les mains du cirier, qui l&#8217;employe aux diff\u00e9rens usages de sa profession. Voyez CIRIER. <\/p><\/blockquote>\n<p>Enfin, vous allez voir que le montant est assez \u00e9lev\u00e9 pour 3 ans, soit 200 livres, ce qui est normal en soi, mais ce qui est surprenant c&rsquo;est que la totalit\u00e9 de la somme est r\u00e9gl\u00e9e avant m\u00eame que commence l&rsquo;apprentissage. Doit-on y voir la pression ainsi exerc\u00e9e par le p\u00e8re pour que son fils passe avant un autre candidat qui aurait \u00e9t\u00e9 sur les rangs ?<br \/>\nCe blog a d\u00e9j\u00e0 beaucoup de choses sur les apothicaires. Cliquez sous ce billet le tag (mot-clef) qui vous donne tous les billets traitant d&rsquo;apothicaires.<\/p>\n<ol>\n<a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Metier\/Apothicaire.htm\">Voir ma page sur les apothicaires<\/a>\n<\/ol>\n<p><em>L&rsquo;acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, s\u00e9rie 5E2 &#8211; Voici la retranscription par P. Grelier et O. Halbert :<\/em> Le 1er mars 1696 avant midy par devant nous Guillaume Jaunault notaire royal \u00e0 Angers, furent pr\u00e9sents establis et soumis honnorable homme Pierre Chartier marchand Me <strong>apothicaire et \u00e9picier <\/strong>en cette ville y demeurant paroisse St Maurille d\u2019une part,<br \/>\nhonorables personnes Julien Fresneau <strong>marchand cirier blanchisseur de cire <\/strong>et Pierre Fresneau son fils demeurant audit Angeres dite paroisse st Maurille d\u2019autre part<br \/>\nlesquels ont fait entre eux le march\u00e9 d\u2019apprentissage qui ensuit,<br \/>\nc\u2019est \u00e0 scavoir que ledit sieur Fresneau a mis et met ledit Fresneau son fils et de son consentement en la maison dudit sieur Chartier qui l\u2019a pris et accept\u00e9 en qualit\u00e9 d\u2019apprenti marchand apothicaire et \u00e9picier pour le temps de trois ann\u00e9es enti\u00e8res et cons\u00e9cutives commen\u00e7ant ce jourd\u2019huy pour finir \u00e0 pareil jour<br \/>\npendant lequel iceluy Frasneau fils a promis de bien et fid\u00e8lement travailler, de servir ledit sieur Chartier en qualit\u00e9 d\u2019apprenti apothicaire \u00e9picier et  n\u00e9goce dont il se mesle et de faire toutes choses honnestes et licites qui luy seront par luy command\u00e9es et de s\u2019instruire audit mestier de n\u00e9goce<br \/>\nparce que ledit sieur Chartier s\u2019oblige de luy montrer et enseigner \u00e0 sa possibilit\u00e9 et pendant ledit temps de 3 ans ledit mestier d\u2019apothicaire \u00e9picier et n\u00e9goce dont il se mesle sans luy en rien receller,<br \/>\nde la fid\u00e9lit\u00e9 duquel Fresneau apprenti ledit sieur Fresneau son p\u00e8re l\u2019a pleig\u00e9 et cautionn\u00e9 et promet d\u2019en r\u00e9pondre en son propre et priv\u00e9 nom<\/p>\n<blockquote><p><strong>Pleige<\/strong>. s. m. terme de pratique. Celuy qui sert de caution. Il s&rsquo;est offert pour pleige &#038; caution dans cette affaire. Il vieillit. (Dictionnaire de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, 1st Edition, 1694)<\/p>\n<p><strong>Pleiger<\/strong>. v. act. Cautionner en Justice. Il vieillit. (Dictionnaire de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, 1st Edition, 1694)<\/p><\/blockquote>\n<p>et est fait le pr\u00e9sent march\u00e9 d\u2019apprentissage pour et moyennant le prix et somme de 200 livres tz que ledit sieur Chartier reconna\u00eet avoir ce jourd\u2019huy avant ces pr\u00e9senes eue et re\u00e7eue dudit Fresneau p\u00e8re, de laquelle il se contente et en quitte iceluy sieur Fresneau<br \/>\ncar le tout a est\u00e9 ainsy voulu reconnu stipul\u00e9 accept\u00e9 et consenty par les parties, \u00e0 ce tenir etc dommage etc obligent respectivement elles leurs hoirs leurs biens etc le corps dudit Fresneau fils \u00e0 tenir prison faute d\u2019accomplissement dudit apprentissage, renon\u00e7ant etc dont etc<br \/>\nfait et pass\u00e9 audit Angers maison dudit sieur Fresneau sise rue Saint Laud, pr\u00e9sents Fran\u00e7ois Housseron et Louis Chauveau praticiens demeurant \u00e0 Angers tesmoins<br \/>\nSign\u00e9 : P. Chartier, J. Fresneau, P. Fresneau, F. Housseron, Jaunault, L. Chauveau <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Merci d\u2019en discuter sur ce blog.  <strong>Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va \u00e0 l&rsquo;encontre du droit d&rsquo;auteur. <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma base de donn\u00e9es s&rsquo;enrichit d&rsquo;un nouveau contrat d&rsquo;apprentissage d&rsquo;apothicaire. Le p\u00e8re de l&rsquo;apprenti exerce un m\u00e9tier curieux, blanchisseur de cire. Extrait de l&rsquo;artice CIRE de l&rsquo;Encyclop\u00e9die Diderot Les modernes ont tellement multipli\u00e9 les usages de la cire, qu&rsquo;il seroit difficile de les d\u00e9tailler. Ils commencent avant toutes choses pour s&rsquo;en servir, \u00e0 la s\u00e9parer &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=18403\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Contrat d&rsquo;apprentissage d&rsquo;apothicaire \u00e9picier, Angers 1696&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2793,1208],"tags":[55,208,1197,2549,2004],"class_list":["post-18403","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contrat-dapprentissage-enseignement","category-sante","tag-angers-2","tag-apothicaire","tag-chartier","tag-cirier","tag-fresneau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18403"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18406,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18403\/revisions\/18406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}