﻿{"id":2488,"date":"2008-09-23T06:08:59","date_gmt":"2008-09-23T04:08:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2488"},"modified":"2008-09-23T09:11:34","modified_gmt":"2008-09-23T07:11:34","slug":"nantes-la-brume-ludovic-garnica-de-la-cruz-chapitre-xi-le-cul-de-sac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2488","title":{"rendered":"NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XI le cul-de-sac"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2506\">d\u00e9but du chapitre XI : le cul-de-sac<\/a><\/p>\n<p>chapitre <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1776\">1 : le brouillard <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1788\">2 : la ville <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1800\">3 : la batonnier et l&rsquo;armateur <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1809\">4 : le peintre <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1905\">5 : le clan des ma\u00eetres <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1914\">6 : rue Pr\u00e9mion <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2165\">7 : labyrinthe urbain<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2326\">chapitre 7, suite<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2334\">8 : les \u00e9cailles <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2344\">9 : emprises mesquines <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2382\">10 : carnaval<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2506\">11 : le cul-de-sac<\/a> &#8211;<br \/>\nLudovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p>La place Graslin d\u00e9sert\u00e9e peu \u00e0 peu s&rsquo;atorpissait. Sur les pav\u00e9s les lumi\u00e8res luisaient des mares sinistres. Ren\u00e9 se dirigea vers larue Franklin. Un d\u00e9sir fou de sentir l&rsquo;atmosph\u00e8re des femmes; A l&rsquo;entr\u00e9e, elles \u00e9taient trois qui causaient.<\/p>\n<li>Monsieur, je voudrais vous parler.<\/li>\n<li>Viens donc, andouille !<\/li>\n<li>Oh l\u00e0 l\u00e0, c&rsquo;te poire !<\/li>\n<p>Il sourit. Il en descendait de chaque all\u00e9e, costum\u00e9es pour l&rsquo;attaque.<br \/>\nJoli p&rsquo;tit gars ! r\u00e2la une m\u00e9g\u00e8re en le tapant du coude.<br \/>\nRen\u00e9 s&rsquo;engagea dans la rue Scribe, laissant derri\u00e8re lui une fa\u00e7ade aux volets capitonn\u00e9s de vert. La maison des riches, des \u00e9l\u00e9gants, \u00e0 l&rsquo;usage des membres de la haute classe ou des prodigues imb\u00e9ciles.L\u00e0, o\u00f9 les femmes du monde, ni les les femmes honn\u00eates, ne vont, de peur d&rsquo;y rencontrer leurs maris, leurs enfants ou leurs p\u00e8res. L\u00e0, o\u00f9 le monsieur respectable nivelle sa dignit\u00e9 au ventre collectif d&rsquo;une putain.<br \/>\nRen\u00e9 songea \u00e0 la rencontre qu&rsquo;il y avait eue avec le Juge B\u00e9thenie et le notaire Semiland. Avaient-ils dig\u00e9r\u00e9 cette indigeste rencontre ? La rue \u00e9tait sombre. Aucune lueur n&rsquo;illuminait les innombrables chambres garnies, d\u00e9sert\u00e9es depuis cinq heures par leurs propri\u00e9taires. Multiples sanctuaires pr\u00e9par\u00e9s pour les offices de pollutions d\u00e9gradantes. En plein camp, le bec de gaz du commissariat de police du 5\u00e8me canton flottait comme le fanion ralliateur de l&rsquo;arm\u00e9e des pupilles dispers\u00e9es. Rue Rubens, une femme en rouge l&rsquo;acosta.<\/p>\n<li>Monsieur, viens chez moi, tu verra&#8230;<\/li>\n<li>Je sais, r\u00e9pliqua Ren\u00e9 sans s&rsquo;arr\u00eater.<\/li>\n<p>L&rsquo;autre resta bouche b\u00e9e.<br \/>\nRue Contrescarpe de nouvelles ombres sortaient de la Brasserie moderne, l&rsquo;interpellaient. Un moment fut d&rsquo;avoir \u00e0 se facher contre les audacieuses. Il d\u00e9boucha place du Bon-Pasteur, grav\u00eet la rue Gu\u00e9pin et se trouva place Bretagne. Les orgues de barbarie chahutaient \u00e0 gueules que veux-tu leurs cacophonies cuivr\u00e9es. Des d\u00e9tonations de carabines p\u00e9taient sec \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des tirs. La grande majorit\u00e9 des baraques se silenciaient. Un man\u00e8ge de chevaux de bois tintamarrait en diable, attirait les rares spectateurs. Des femmes et des voyoux enjambaient les planches, pivotaient dans les tourniquets.<\/p>\n<li>Vous ne montez pas, mesdemoiselles ? cria le directeur \u00e0 deux jeunes filles qui regardaient d&rsquo;un air envieux les cavaliers.<\/li>\n<p>Elles secou\u00e8rent la t\u00eate. Le vieux cheval \u00e9tique se mit en marche alentour des glaces ; l&rsquo;orgue coinquait toujours. Ren\u00e9 s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9. Il contemplait les deux fillettes qui ne se d\u00e9cidaient pas \u00e0 partir. Son p\u00e9lerinage au travers les quartiers inf\u00e2mes avait exarc\u00e9b\u00e9 ses sens. Il s&rsquo;approcha.<\/p>\n<li>Voulez-vous monter avec moi ? Si \u00e7a vous fait plaisir, c&rsquo;est de bon coeur, les petites ?<\/li>\n<p>Elles sembl\u00e8rent se consulter du regard.<\/p>\n<li>Acceptes-tu, Jeanne ?<\/li>\n<li>Et toi, Fifine ?<\/li>\n<p>Le man\u00e8ge s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9. Ren\u00e9 monta : il leur fit signe ; elles saut\u00e8rent sans d\u00e9guiser leur joie. Elles cherch\u00e8rent les plus gros chevaux qu&rsquo;elles enjamb\u00e8rent \u00e0 califourchon, riant \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e. Leur gaminerie naturelle s&rsquo;\u00e9panouit, narguant les pi\u00e9tons, <em>hue&#8230; hue donc&#8230; sale b\u00eate&#8230; plus vite&#8230;<\/em><br \/>\nRen\u00e9 juch\u00e9 sur son cheval \u00e0 crini\u00e8re de lion restait impassible. Le tournoisement formait un brasier de l&rsquo;ensemble des lumi\u00e8res. La gaiet\u00e9 exub\u00e9rante des deux gosses l&rsquo;amusait.<\/p>\n<li>Un second tour, dites, monsieur ?<\/li>\n<li>Tant que vous voudez, r\u00e9pondit Ren\u00e9<\/li>\n<p>De plaisir, elles donn\u00e8rent des coups terribles contre les flancs vermoulus des coursiers. <em>En avant &#8230; en avant ! hue ! hue !<\/em><br \/>\nAu dixi\u00e8me tour, elles en eurent assez ; elles descendirent rejoindre Ren\u00e9 sur la place. Elles lui souriaient heureuses, reconnaissantes. Dans leurs prunelles troubles, il compris l&rsquo;ob\u00e9issance passive \u00e0 titre de remerciement.<\/p>\n<li>Prenez chacune un bras, je ferai le panier \u00e0 anses.<\/li>\n<p>Tous trois descendirent les marches de l&rsquo;abreuvoir, travers\u00e8rent la petite place du Cirque, o\u00f9 jadis celui-ci s&rsquo;installait. L&rsquo;Erdre dormait. L&rsquo;au s&rsquo;estompait \u00e0 peine du reflet des becs de gaz. Ils prirent le pont de l&rsquo;H\u00f4tel de ville, la rue Thiers, la rue de Ch\u00e2teaudun. La cath\u00e9drale perdait son front dans l&rsquo;opaque de la nuit. Ils tourn\u00e8rent \u00e0 gauche ; rue Og\u00e9e, il y avait une maison de passe. La patronne en jupon les conduisit, et disparut apr\u00e8s avoir touch\u00e9 ses cinq francs de loyer leur souhaitant bonne nuit.<br \/>\nLa chambre \u00e9tait luxueuse, grenat. Doubles rideaux \u00e0 la fen\u00eatre, canap\u00e9 \u00e0 fleurs, large tapis couvrant le sol, ustensiles n\u00e9cessaires aux plus minimes d\u00e9tails.<br \/>\nLes petites s&rsquo;extasi\u00e8rent.<\/p>\n<li>C&rsquo;est chic ici !<\/li>\n<p>Elles allum\u00e8rent les douze bougies des cand\u00e9labre de bronze sur la chemin\u00e9e, saut\u00e8rent sur le canap\u00e9 pour juger des ressorts, furet\u00e8rent partout, inhabitu\u00e9es aux commodit\u00e9s de la vie des riches, ou s&rsquo;\u00e9tonnant de certains objets.<\/p>\n<li>Tiens, Jeanne, un peigne, un tire-bouchon !<\/li>\n<li>Fifine, regarde-donc les serviettes, comme elles sont bien brod\u00e9es.<\/li>\n<p>Assis sur le canap\u00e9, Ren\u00e9 les laissait courir \u00e0 leur aise. Il pensait. Avec quelle facilit\u00e9 elles l&rsquo;avaient suivi en cet endroit. La coutume sans doute de payer de son corps les quelques plaisirs qu&rsquo;on leur procurait. Et pourtant elles peinaient &#8211; lui avaient-elles dit &#8211; toute la journ\u00e9e, gagnant un peu d&rsquo;argent que les parents accaparaient jusqu&rsquo;au dernier sou. Faibles devant le d\u00e9sir naturel et b\u00e9nin des frivolit\u00e9s bonbons, sucreries, chevaux de bois, elles les remboursaient en se livrant \u00e0 l&rsquo;homme qui les offrait, inconscientes de la valeur de leur personne, de leur acte qu&rsquo;elles rendaient insignifiant \u00e0 leurs jugeottes.<br \/>\nDans le grand lit. Les trois t\u00eates sortaient des draps, appuy\u00e9es sur les oreillers. Figures dr\u00f4les, d&rsquo;un comique caressant ! Elles s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9shabill\u00e9es sans h\u00e9siter \u00e0 la demande de Ren\u00e9. Il les tenait serr\u00e9s contre ses flancs un bras \u00e0 l&rsquo;entour de chaque taille mince. C&rsquo;\u00e9taient deux minuscules corps de filletes.<\/p>\n<li>Quel \u00e2ge avez-vous, mignonnes ?<\/li>\n<li>J&rsquo;ai dix-sept ans, dit Jeanne<\/li>\n<li>Moi, seize, dit Fifine.<\/li>\n<p>Les bougies des cand\u00e9labres jetaient de vives lueurs sur l&rsquo;\u00e9dredon et la blancheur froide des draps. Ils s&rsquo;\u00e9taient press\u00e9s davantage l&rsquo;un contre l&rsquo;autre ; les fronts des fillettes reposaient sur les \u00e9paules de Ren\u00e9. Il les amusa de chatouillements agaceurs et excitants, si bien que parmi leurs \u00e9clats de rires, les d\u00e9sirs d&rsquo;amour montaient. Leurs jambes irr\u00e9m\u00e9diablement mobiles s&rsquo;enroulainent \u00e0 celles du jeune homme ; leur syeux se fermaient ; leurs bouches soupiraient de fr\u00eales supplications ; leurs eins \u00e0 peine form\u00e9s comme des pommes vertes, devenaient rudes au toucher. Aux pistillements des langues elles sursautaient avides du m\u00e2le.<br \/>\nLouis, les gamines inscouciantes des chevaux de bois qui l&rsquo;attente du plaisir sensuel transformait en femmes d\u00e9lirantes. Et Ren\u00e9 les fit g\u00e9mir de volupt\u00e9 l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre. Il poss\u00e9da ces deux chairs encore neuves immerg\u00e9es au plus profons bain des extases. Il les voulut au point de faire craquer leurs os, de les laisser retomber pantelantes, moites de sueurs, les paupi\u00e8res d&rsquo;une lourdeur plombale.<br \/>\nIl eut la corv\u00e9e de les reconduire chez elles, rue de Flandres. Leur gaiet\u00e9 s&rsquo;\u00e9tait \u00e9vanouie en entendant sonner une heure. Elles grognaient songeant \u00e0 la racl\u00e9e paternelle : leur humble veau gras, \u00e0 elles, les gentilles prodiges.<\/p>\n<p>Ren\u00e9 s&rsquo;en retourna seul par la rue Voltaire et le centre de la ville;La lune ballonait son hydropisie dans un ciel parcouru de nuages et le sol semblait alors un funambulesque damier. A la Cigale, on soupait encore. Des grues sortaient avec leurs michets. Des mendiants une vieille sordide accompagn\u00e9e de trois m\u00f4mes de cinq \u00e0 six ans psalmodiant des litanies plaintives. Au long du th\u00e9\u00f4tre endormi, les fiacres s&rsquo;accroupissaient, les rossinantes s&rsquo;hypnotisaient de lune, les cochers battaient la semelle sur le trottoir. Rue Jean-Jacques des fils \u00e0 papa trottinaient au bras de catins absinth\u00e9es. Place du Commerce. Deux heures \u00e0 la Bourse. Des souteneurs se consultaient. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la ligne du chemin de fer, la Loire coulait de la lave d&rsquo;or. Un train passa &#8211; crocodile ronfl\u00e9 de gros yeux ronds. A l&rsquo;angle du quai Brancas et du quai Cassard o\u00f9 l&rsquo;Erdre se jette dans la Loire, une main se pos\u00e9 sur son bras.<\/p>\n<li>Veux-tu, sur le quai, pour dix sous ? Y a personne.<\/li>\n<p>La femme \u00e9tait laide, la face couperos\u00e9e, en cheveux, avec un tablier \u00e0 carreaux. La voix caverneuse puant l&rsquo;eau-de-vie.<\/p>\n<li>Y en a d&rsquo;autres, l\u00e0-bas.<\/li>\n<p>En effet, sur le parapet deux ombres grouillaient, mena\u00e7ant d&rsquo;un soubressaut trop fort de crouler dans le fleuve. Ren\u00e9 tressaillit de l&rsquo;audace.<\/p>\n<li>Aucun danger, reprit la femme, on veille \u00e0 la rousse. Un coup de sifflet averti des mouchard&#8230; J&rsquo;ai pas mang\u00e9&#8230; pour dix sous seulement&#8230; cinq minutes&#8230; Dans une all\u00e9e&#8230; Ici&#8230; Elle troussa sa robe, tendit le ventre.<\/li>\n<p> Ren\u00e9 prit quelques pi\u00e8ces d&rsquo;argent et lui donna.<\/p>\n<li>Laissez-moi, dit-il d\u00e9go\u00fbt\u00e9. <\/li>\n<p>Elle recula grognant merci.<br \/>\nIl avait \u00e0 peine franchit le pont qu&rsquo;un coup de sifflet raya l&rsquo;air silencieux. Un bruit de galop. Des ombres pass\u00e8rent pr\u00e8s de lui. Le quai Cassard reluisait de clair de lune. Cinq minutes apr\u00e8s deux agents \u00e0 pas compt\u00e9s, envelopp\u00e9s dans leurs p\u00e9lerines firent craquer leurs bottes paisibles sur le trottoir et laiss\u00e8rent errer, en b\u00e2illant, leurs yeux myopes sur les devantures des buvettes o\u00f9 posseraient &#8211; par un heureux hasard &#8211; un dernier filet de lumi\u00e8re. Une bonne bouteille et une salle chaude : leur devoir avant tout.<br \/>\nQuai Flesselles des voitures de vidanges ferraill\u00e8rent mal assises sur leurs essieux. La machine \u00e0 vapeur ouvrait une gueule vermillon, semait la centre et des \u00e9tincelles dans la nuit. Longtemps le cahotement s&rsquo;entendit. Instinctivement Ren\u00e9 serra les poings, une main crisp\u00e9e sur son r\u00e9volver. Place du Bouffay. Sur les toits des arcadines du march\u00e9, la lune glissait des halos sautillants. Le calme avait l&rsquo;allure d&rsquo;un criminel. Sous les halls des ivrognes cuvaient leur vin. Pr\u00e8s d&rsquo;un portique une douzaine d&rsquo;hommes accroupis bavardaient \u00e0 voix basse. Leurs yeux mauvais se fix\u00e8rent sur le jeune homme. Un frisson le parcourut. C&rsquo;\u00e9taient les bandes de malfaiteurs qui d\u00e9vastent la ville pendant la nuit, les r\u00f4deurs de coups \u00e0 faire, de bourgeois \u00e0 estourbir, de voyageurs \u00e0 suriner. Aucune secours, aucune protection, partout le silence d&rsquo;abandon, les portes closes qui ne s&rsquo;ouvrent pas \u00e0 l&rsquo;appel d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, les agents secr\u00e8tement cach\u00e9s aux doux farniente de la s\u00e9curit\u00e9.<br \/>\nRen\u00e9 se mit \u00e0 courit. Des \u00e9clats de rire raill\u00e8rent sa fuite. Comme il tournait la t\u00eate, il les vit qui le regardaient se sauver. Il ne s&rsquo;arr\u00eate qu&rsquo;\u00e0 sa porte, o\u00f9 il put enfin souffler \u00e0 l&rsquo;aise.<br \/>\nLa cath\u00e9drale cracha trois heures.<\/p>\n<p><em>La fin de ce chapitre bient\u00f4t, il \u00e9tait trop long pour faire une seule page !<\/em><br \/>\nNote d&rsquo;Odile : <em>Ce ch\u00e2pitre nous restitue le Nantes des maisons closes en 1905. C&rsquo;est le 13 avril 1946 que la loi Marthe Richard, conseill\u00e8re municipale de Paris, ordonne la fermeture des maisons closes en France : 20 000 femmes environ sont concern\u00e9es soit pr\u00e8s d&rsquo;un millier de maisons de tol\u00e9rance. Les femmes partent sur le trottoir.<\/em><\/p>\n<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> seule une citation ou un lien sont autoris\u00e9s.<strong><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d\u00e9but du chapitre XI : le cul-de-sac chapitre 1 : le brouillard &#8211; 2 : la ville &#8211; 3 : la batonnier et l&rsquo;armateur &#8211; 4 : le peintre &#8211; 5 : le clan des ma\u00eetres &#8211; 6 : rue Pr\u00e9mion &#8211; 7 : labyrinthe urbain &#8211; chapitre 7, suite &#8211; 8 : les \u00e9cailles &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2488\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XI le cul-de-sac&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[247,413,246,248],"class_list":["post-2488","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nantes","tag-garnica-de-la-cruz","tag-maison-close","tag-nantes-la-brume","tag-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2488","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2488"}],"version-history":[{"count":30,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2488\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2766,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2488\/revisions\/2766"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2488"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2488"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2488"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}