﻿{"id":27052,"date":"2014-09-27T18:59:09","date_gmt":"2014-09-27T16:59:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=27052"},"modified":"2014-09-27T18:59:09","modified_gmt":"2014-09-27T16:59:09","slug":"conge-parental-les-curieuses-coutumes-observees-au-19eme-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=27052","title":{"rendered":"Cong\u00e9 parental : les curieuses coutumes observ\u00e9es au 19\u00e8me si\u00e8cle !"},"content":{"rendered":"<p>Lorsque j&rsquo;\u00e9tais jeune, je me souviens avoir lu un ouvrage de Pearl Buck, dans lequel la femme travaillait aux champs, s&rsquo;arr\u00eate 3 h pour s&rsquo;accroupir et mettre au monde, puis reprend le travail des champs.<br \/>\nIci, je vous propose un extrait d&rsquo;un ouvrage des civilisations pass\u00e9es, qui relate de bien curieuses pratiques des maris \u00e0 la naissance des enfants !!!<\/p>\n<blockquote><p>LUBBOCK sir John, les Origines de la civilisation, traduction de l\u2019\u00e9dition anglaise, Paris 1881<br \/>\npage 14<br \/>\nUne coutume fort curieuse est celle connue en B\u00e9arn sous le nom de Couyade. Tout Europ\u00e9en qui n\u2019a pas \u00e9tudi\u00e9 les habitudes d\u2019autres races affirmerait probablement, qu\u2019\u00e0 la naissance d\u2019un enfant, c\u2019est la m\u00e8re qui se met au lit et qu\u2019on entoure de soins. Il n\u2019en est pas ainsi. Chez bien des peuples, c\u2019est le p\u00e8re et non la m\u00e8re qui se met entre les mains du m\u00e9decin \u00e0 la naissance de l\u2019enfant.<br \/>\nEh bien, cette coutume qui nous para\u00eet si singuli\u00e8re existe dans presque toutes les parties du monde. Commen\u00e7ons par l\u2019Am\u00e9rique m\u00e9ridionale. Dorbritzhoffer nous dit que \u00ab \u00e0 peine avez-vous appris qu\u2019une femme est accouch\u00e9e, vous voyez le mari au lit, couvert des nattes et de peaux, de peur des courants d\u2019air, je\u00fbnant, seurl s\u2019abstenant religieusement de certaines viandes pendant plusieurs jours ; vous jureriez que c\u2019est lui qui vient d\u2019accoucher &#8230; j\u2019avais entendu parler de cette coutume et m\u2019en \u00e9tais moqu\u00e9, ne pensant pas que je puisse jamais croire \u00e0 une telle folie, et j\u2019\u00e9tais convaincu que c\u2019\u00e9tait un conte fait \u00e0 plaisir. Cependant je l\u2019ai vu, de mes yeux vu, chez les Abipones. \u00bb<br \/>\nAu Br\u00e9sil, chez les Coroados, selon Martius, \u00ab aussit\u00f4t que la femme est \u00e9videmment enceinte ou vient d\u2019accoucher, l\u2019hommr se retire. Avant la naissance le mari et la femme observent un r\u00e9gime fort strict et s\u2019abstiennent pendant quelque temps de la chair de certains animaux. Ils mangent principalement du poisson et des fruits (1). \u00bb<br \/>\nPlus au Nord, dans la Guyanne, M. Brett (2) observe que \u00ab les hommes chez les Acawoio et les Cara\u00efbes quand ils attendent l\u2019accouchement de leur femme, s\u2019abstiennent de certaines sortes de viancse, de peur que, s\u2019ils venaient \u00e0 en manger, l\u2019enfant qui va na\u00eetre ne s\u2019en ressente myst\u00e9rieusement. Ainsi ils repoussent l\u2019acouri (ou agouti) de peur que, comme ce petit animal, l\u2019enfant ne soit maigre : l\u2019haimara, de peur qu\u2019il ne soit aveugle, l\u2019enveloppe ext\u00e9rieure de l\u2019oeil de ce poisson ressemblant \u00e0 une cataracte ; le labba, de peur que la bouche de l\u2019enfant ne s\u2019allonge en avant comme les l\u00e8vres du labba, ou qu\u2019elle ne soit couverte de taches commes elles, ces taches deviennent des ulc\u00e8res ; le marudi, de peur que l\u2019enfant ne vienne mort-n\u00e9, le cri de cet oiseau \u00e9tant un signe de mort. A la naissance de l\u2019enfant, l\u2019ancienne coutume indienne veut que le p\u00e8re se couche dans son hamac ; il y reste quelques jours, comme s\u2019il \u00e9tait malade, et y re\u00e7oit les visites de f\u00e9licitations et de condol\u00e9ance des amis. J\u2019ai eu occasion  d\u2019observer cette coutume ; un homme,entour\u00e9 de femmes qui prenaient de lui tous les soins imaginables, pendant que la m\u00e8re du nouveau-n\u00e9 faisait la cuisine sans que personne f\u00eet attention \u00e0 elle. \u00bb<br \/>\nBien d\u2019autres voyageurs, entre autres Du Tertre, Giliz, Biet, Fermin, en un mot presque tous ceux qui ont \u00e9crit sur les sauvages de l\u2019Am\u00e9rique du Sud, confirment l\u2019xactitude des renseignements que l\u2019on vient de lire.<br \/>\nAu Gro\u00ebnland, apr\u00e8s l\u2019accouchement de la femme, le mari ne doit pas travailler pendant quelques semaines ; il ne doit pas non plus se livrer au commerce (3) ? \u00bb<br \/>\nAu Kamschatka, le mari ne doit se livrer \u00e0 aucune occupation p\u00e9nible pendant les quelques semaines qui pr\u00e9c\u00e8dent la naissance de l\u2019enfant. La m\u00eame coutume existe chez les Chinois du Yunnan occidental, ches les Dyaks de Born\u00e9o, dans le Nord de l\u2019Espagne, en Corse et dans le Sud de la France, o\u00f9 elle s\u2019appelle \u00ab faire le couvade \u00bb. Tout en pensant avec M. Taylor (4) que cette curieuse coutume a un grand int\u00e9r\u00eat ethnologique, je ne puis partager son opinion, quand il la regarde comme une preuve que les races qui l\u2019ont adopt\u00e9 appartiennent \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 distincte de l\u2019esp\u00e8ce humaine. Je crois au contraire qu\u2019elle a surgi d\u2019une fa\u00e7on ind\u00e9pendante dans plusieurs parties du monde.<br \/>\n&#8230; <\/p>\n<p>page 535<br \/>\nDans l\u2019Inde m\u00e9ridionale, d\u2019apr\u00e8s M.F.W. Jennings, chez les indig\u00e8nes appartenant aux hautes castes, dans les environs de Madras, de Seringapatam et sur la c\u00f4te de Malabar, \u00ab un homme, \u00e0 la naissance de son premier enfant par sa principale femme, et ensuite \u00e0 la naissance de chacun de ses fils, prend le lit pendant unmois ; il doit se nourrir principalement de riz, s\u2019abstenir de tout aliment excitant, et ne pas fumer \u00bb\n<\/p><\/blockquote>\n<p>(1) Spix et Martius, Vouages au Br\u00e9sil, vol. II, p. 247<br \/>\n(2) Brett, Indian Tribes of Guiana, p. 355<br \/>\n(3) Egede, Groenland, p. 190<br \/>\n(4) Taylor, New Zealand and its inhabitants, p. 296<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j&rsquo;\u00e9tais jeune, je me souviens avoir lu un ouvrage de Pearl Buck, dans lequel la femme travaillait aux champs, s&rsquo;arr\u00eate 3 h pour s&rsquo;accroupir et mettre au monde, puis reprend le travail des champs. 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