﻿{"id":29111,"date":"2016-05-05T03:27:00","date_gmt":"2016-05-05T01:27:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=29111"},"modified":"2016-05-05T09:16:14","modified_gmt":"2016-05-05T07:16:14","slug":"histoire-des-vandellant-peintres-selon-celestin-port","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=29111","title":{"rendered":"Histoire des Vandellant, peintres, selon C\u00e9lestin Port"},"content":{"rendered":"<p>Je viens de vous parler verre et vitrail, car je vais vous mettre l&rsquo;inventaire apr\u00e8s d\u00e9c\u00e8s de Rolland Vandelan, peintre, et de Ysabeau Cousin : Angers 1567.<br \/>\nMais avant d\u2019aller \u00e0 l\u2019inventaire proprement dit, rappelons ici ce qu\u2019en dit C\u00e9lestin Port dans sa 1\u00e8re \u00e9dition du Dictionnaire Historique du Maine et Loire :<\/p>\n<blockquote><p>Vandellant, nom d&rsquo;une famille de peintres, rivaux, amis, alli\u00e9s des Lagouz, mentionn\u00e9s pourtant \u00e0 peine et comme un nom inconnu dans les travaux les plus r\u00e9cents des historiens de l&rsquo;art fran\u00e7ais. En Anjou, quoique leurs contemporains aient eu plus d&rsquo;une occasion de le signaler, on n&rsquo;a recueilli sur ces artistes \u00e9minents que des notions banales, confuses, qui se r\u00e9p\u00e8tent sans se compl\u00e9ter, born\u00e9es d&rsquo;ailleurs \u00e0 des donn\u00e9es \u00e0 peu pr\u00e8s fausses sur les deux seuls noms de Gilbert et d&rsquo;Adam Vandellant. Un ensemble de faits nouveaux et pr\u00e9cis r\u00e9sultent des documents que j\u2019ai recueillis \u2013<br \/>\n(Gilbert), Suisse ou Allemand de naissance, fut amen\u00e9 en Anjou par le roi Ren\u00e9 et s&rsquo;y laissa fixer par les bienfaits et l&rsquo;amiti\u00e9 du prince, qui sans doute ne permit pas \u00e0 son talent de ch\u00f4mer. On ignore pourtant la nature et le nombre de ses ouvrages, n&rsquo;\u00e9tait la description de la peinture fameuse, V. ci-dessus, p. 240, que, dans son testament, le vieux roi mourant recommandait de terminer. On la voyait jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution \u00e0 Saint-Maurice d&rsquo;Angers, au fond de l&rsquo;arcade o\u00f9 s&rsquo;abritait son tombeau. Tous les historiens d&rsquo;Anjou expriment leur admiration pour cette peinture, non pas \u00e0 fresque mais sur bois, \u00ab une des plus belles pi\u00e8ces qu&rsquo;ont put \u00ab voir \u00bb et dont l\u2019id\u00e9e dut \u00eatre donn\u00e9e par le bon roi, si fort amoureux d&rsquo;all\u00e9gories. Un dessin d&rsquo;apr\u00e8s Gaigni\u00e8res en est reproduit dans les M\u00e9moires de la Soc, d&rsquo;Agr. Sc. et arts d\u2019Angers 1866. Mais en attribuant, avec le t\u00e9moignage unanime, cette oeuvre au premier Gilbert, il faut se garder contre l&rsquo;accord non moins unanime des t\u00e9moignages, qui ne connaissent qu&rsquo;un Vandellant de ce nom, de le confondre avec son fils, mort en 1559. A cette date, le peintre de Ren\u00e9 serait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 centenaire, en supposant qu&rsquo;il est eu vingt ans \u00e0 peine \u00e0 la mort de son protecteur (1480). &#8211; \u00a0\u00bb Un fait d&rsquo;ailleurs d\u00e9montre \u00e0 plein l&rsquo;erreur : il aurait eu quatre-vingt-seize ans \u00e0 la naissance de son dernier enfant. (V. ci-apr\u00e8s Gilbert II). On ignore donc l&rsquo;\u00e9poque de sa mort, qui ne dut pas d\u00e9passer le premier quart du XVI\u00e8me s. ; de sa vie on ne sait rien davantage, et je suis le premier \u00e0 lui attribuer deux fils, Roland et Gilbert, &#8211; peut-\u00eatre trois, &#8211; n\u00e9s \u00e0 Angers de son mariage avec une Angevine, dont je n&rsquo;ai pas retrouv\u00e9 le nom ;<br \/>\n(Roland), fils du pr\u00e9c\u00e9dent, peintre comme lui, figure dans la liste, que donne Louvet, des huguenots en fuite, sur l&rsquo;accusation d&rsquo;avoir particip\u00e9 en 1562 au pillage de Saint-Maurice, comme son cousin Roland Lagouz. V. ce nom. Sa femme avait nom Isabelle Cousin et lui donna six enfants : Maurice, qui eut pour parrain Gilbert Vandellant, son oncle (15 d\u00e9cembre 1549), Imbert, filleul de Guillaume Collas, cur\u00e9 d\u2019Andard (14 janvier 1554 n.s.), Perrine (16 septembre 1555), Jean (13 janvier 1560 n.s.), Roland (16 mars 1561 n.s.), Marie (6 ao\u00fbt 1562)<br \/>\n(Gilbert II), fr\u00e8re du pr\u00e9c\u00e9dent et fils de Gilbert 1er, avec qui il a toujours \u00e9t\u00e9 confondu, a continu et r\u00e9uni, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019identit\u00e9 des noms, la r\u00e9putation de son p\u00e8re. Les actes authentiques, qui l\u2019appellent Jean dit Gilbert 1530, Jean ali\u00e0s Gilbert 1536, semblent indiquer qu\u2019il aurait re\u00e7u le pr\u00e9nom Jean au bapt\u00eame, et ne tenait celui de Gilbert que de l\u2019habitude populaire de d\u00e9signer ainsi le ma\u00eetre primitif, \u00e0 qui \u00e9tait due la r\u00e9nomm\u00e9e des Vandellant. Son talent au dire de Claude Mesnard, qui d\u2019ailleurs le confond avec son p\u00e8re, pouvait souffrir, sans d\u00e9choir, la comparaison avec celui des peintres d\u2019Italie, ses contemporains. On citait de lui, comme une s\u00e9rie de chefs-d\u2019\u0153uvre, la suite de tableaux peints [dans l\u2019\u00e9glise Sainte-Croix ?], notamment l\u2019Enfant J\u00e9sus jouant avec un petit saint Jean, mais surtout une toile dont il avait orn\u00e9 la chapelle fond\u00e9e par les siens dans l\u2019\u00e9glise Saint-Michel-la-Palud d\u2019Angers. Richelieu, qui vit ce tableau, en fit faire une copie, qu\u2019il laissa, emportant l\u2019original, \u00e0 Paris, dans son palais Cardinal au milieu des tr\u00e9sors d\u2019art qu\u2019il y avait r\u00e9unis. Gilbert fut enterr\u00e9 \u00e0 la Baumette, dans le cimeti\u00e8re du couvent fond\u00e9 au bord de la Maine par le roi Ren\u00e9 et o\u00f9 se retrouvent encore des fresques gracieuses. Longtemps m\u00eame apr\u00e8s la suppression du cim\u00e9ti\u00e8re, converti en promenade, sa tombe y fut conserv\u00e9e. \u00ab Au coin de la place, qui est au haut de l\u2019escalier, dit Bruneau de Tartifume, &#8211; vers le c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re, se voit une pierre ardoisine, \u00e9paisse de 1 pouce et demi, large de 2 pieds 2 pouces et demi et sortant de terre 1 pied 10 pouces, sur laquelle est grav\u00e9 : Cy gist Gilbert Vandelant, peintre, qui d\u00e9c\u00e9da l\u2019an 1559. \u00bb La date est exacte, car on voit figurer sa veuve en 1560 dans un acte. Gilbert avait \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 deux fois, et avait eu de sa premi\u00e8re femme, Guillaumine Pr\u00e9vost, trois filles : Jeanne (1528), Ren\u00e9e (22 septembre 1530), Catherine (1er ao\u00fbt 1534), &#8211; de sa seconde femme, Jeanne Guillard, cinq fils et trois filles : Eaumont (5 novembre 1536), Ren\u00e9 (30 novembre 1537), Jacques 25 janvier 1539), Fran\u00e7oise (21 juin 1541), Raouline (5 d\u00e9cembre 1542) ; Ambrois (13 juillet 1545), Adam, dont l\u2019article suit, et Fran\u00e7oise (19 f\u00e9vrier 1555 n.s.)  <\/p><\/blockquote>\n<p>Je m\u2019arr\u00eate ici pour la bibliographie, car les Vandellan suivant, dont C\u00e9lestin Port donne \u00e9galement une longue bibliographie, suivent la date de l\u2019inventaire dont il est question ici.<\/p>\n<p>Vous avez bien lu, C\u00e9lestin Port les qualifie de PEINTRE<br \/>\nIl faut dire qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque, le vitrail est peint, et le vitrailliste est dit PEINTRE VERRIER. Donc il savait \u00e0 la fois travailler le vitrail et le peindre. Et si vous avez bien suivi les pages Internet que je vous recommandais hier, vous avez not\u00e9 que le vitrailliste de nos jours n&rsquo;est plus peintre, et lorsqu&rsquo;il y a \u00e0 peindre sur le vitrail, il fait appel \u00e0 un peintre.<br \/>\nLe PEINTRE VERRIER d&rsquo;autrefois avait donc 2 m\u00e9tiers d&rsquo;art, et parfois il pouvait \u00eatre plus pench\u00e9 sur l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, c&rsquo;est pourquoi parfois certains PEINTRES VERRIERS auraient bien voulu n&rsquo;\u00eatre class\u00e9s que PEINTRES car ils tiraient plus le portrait que le vitrail, mais il en allait des corporations d&rsquo;autrefois que celle des PEINTRES VERRIERS<br \/>\nCeci pour vous amener, comme je l&rsquo;ai \u00e9t\u00e9, \u00e0 comprendre le m\u00e9tier en 1567, date de l&rsquo;immense inventaire qui suivra sur 3 jours :<\/p>\n<blockquote><p>l&rsquo;atelier du peintre verrier<br \/>\nles meubles et linge<br \/>\nles titres<\/p><\/blockquote>\n<p>Je vous donne donc RV avec les peintres verriers demain et les jours suivants.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de donn\u00e9es, vous enrichissez leurs propri\u00e9taires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je viens de vous parler verre et vitrail, car je vais vous mettre l&rsquo;inventaire apr\u00e8s d\u00e9c\u00e8s de Rolland Vandelan, peintre, et de Ysabeau Cousin : Angers 1567. 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