﻿{"id":32362,"date":"2018-06-02T02:02:40","date_gmt":"2018-06-02T00:02:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=32362"},"modified":"2018-05-26T18:20:54","modified_gmt":"2018-05-26T16:20:54","slug":"francois-patry-de-laubiniere-est-passe-de-la-toile-a-loffice-de-chevalier-dhonneur-doit-il-etre-assujetti-a-la-taille-ou-non-chateau-gontier-1777-fin-du-memoire-mi-hier-ici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=32362","title":{"rendered":"Fran\u00e7ois Patry de Laubini\u00e8re est pass\u00e9 de la toile \u00e0 l&rsquo;office de chevalier d&rsquo;honneur : doit-il \u00eatre assujetti \u00e0 la taille ou non : Ch\u00e2teau-Gontier 1777 (fin du m\u00e9moire mi hier ici)"},"content":{"rendered":"<p>Ce m\u00e9moire, qui est imprim\u00e9, \u00e9tait long \u00e0 tapper, mais il le m\u00e9rite. Ici, dans les pi\u00e8ces justificatives nous apprenons que Fran\u00e7ois Patry se disait descendre de Guillaume Du Moulinet fondateur.<br \/>\nMais, je ne trouve aucune preuve de cette filiation. Je le trouve seulement propri\u00e9taire de Bozeille o\u00f9 se trouve la chapelle du Moulinet. Mais quand on est propri\u00e9taire, on peut aussi l&rsquo;\u00eatre pas acqu\u00eat.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #800000;\">Bazouges, pr\u00e8s de Ch\u00e2teau-Gontier, semble le berceau de la famille Du Moulinet. Mais ATTENTION, il existe 3 biens de ce nom \u00e0 Bazouges :<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800000;\">\u00a0\u2022 une m\u00e9tairie noble<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800000;\">\u00a0\u2022 un fief, celui de la m\u00e9tairie<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800000;\">\u00a0\u2022 une chapelle, dot\u00e9e d\u2019un temporel<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800000;\">Chacun de ces 3 biens avait un revenu propre, en particulier la chapelle n\u2019a pas le m\u00eame propri\u00e9taire que la m\u00e9tairie et n\u2019a rien \u00e0 y voir sur le plan des revenus.<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #800000;\">Et comme les Du Moulinet \u00e9taient de fervents catholiques, ils ont \u00e9galement fond\u00e9 \u00e0 Angers la chapelle de la Visitation, desservie en l\u2019\u00e9glise st Maurice (cf ci-dessous), donc il y a 2 chapelles fond\u00e9es par les Du Moulinet l\u2019une \u00e0 Bazouges, en murs et temporel, l\u2019autre \u00e0 Angers, uniquement en temporel.<\/span><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"\/Famille\/DuMoulinet.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Je descends de Marguerite Du Moulinet, et je suis toujours \u00e0 la recherches de liens \u00e9ventuels sur cette t<\/strong>r\u00e8s lointaine famille de Bazouges.<\/a><\/p>\n<p><center><span style=\"color: #ff3300;\"><strong><em>Cet acte est aux Archives D\u00e9partementales de la Mayenne, AD53-206J29 chartrier de Craon \u2013 Voici sa retranscription (voir ci-contre propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle) :<\/em> <\/strong><\/span><\/center>PIECES JUSTIFICATIVES<br \/>\n(f\u00b013) Nous soussign\u00e9s certifions que M. Patry de Laubini\u00e8re, chevalier d\u2019honneur au bureau des finances de Picardie \u00e0 Amiens, n\u2019a jamais fait que le commerce en gros, qu\u2019il a toujours soutenu le commerce des toiles de la manufacture de cette ville, que lui et ses auteurs ont contribu\u00e9 \u00e0 son \u00e9tablissement, qu\u2019ils l\u2019on toujours fait avec distinction, honneur et probit\u00e9, sans jamais avoir donn\u00e9 atteinte \u00e0 leur cr\u00e9dit ; qu\u2019ils l\u2019ont m\u00eame transport\u00e9, non seulement en toutes les parties de ce royaume, mais m\u00eame de l\u2019Espagne, l\u2019Italie, les Indes, l\u2019Am\u00e9rique et autres pays \u00e9trangers ; en foi de quoi nous avons donne le pr\u00e9sent, pour servir et valoir ce que de raison, \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, le 18 novembre 1771. Sign\u00e9 : Beaumont, pr\u00e9sident au pr\u00e9sidial ; Quitau, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral ; Pierre de Letanchet, doyen ; Maumousseau, conseiller ; Dublineau, avocat du roi et subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9 ; Bionneau, procureur du roi ; Morin, cur\u00e9 de Saint-R\u00e9my ; Arthuis, chanoine ; Millet, ancien desservant de Saint-Remy et notable du clerg\u00e9 ; Peltier, chanoine de Saint Just quatre Barbes ; Colibet , chanoine de Saint Just ; Fran\u00e7ois Mongazon, confesseur du baron ; Fran\u00e7ois Michel Morin ; Fran\u00e7ois Henri Morin, Jean Charles Drouet de Grasigny cur\u00e9 d\u2019Az\u00e9 ; Neveu Duverger, prieur d\u2019Az\u00e9 et chanoine de Saint Just ; Horeau, pr\u00eatre, pr\u00e9fet du coll\u00e8ge.<br \/>\nJe soussign\u00e9, pr\u00eatre, cur\u00e9 de Bazouges et fauxbourgs de Trehaut, pr\u00e8s la ville de Ch\u00e2teau-Gontier, certifie ce que de l\u2019autre part et de plus, que les seigneurs du Moulinet, auteurs dudit sieur Patry de Laubini\u00e8re, ont fait diff\u00e9rentes fondations dans ma paroisse et mon \u00e9glise, du treizi\u00e8me au quinzi\u00e8me si\u00e8cle ; en foi de quoi j\u2019ai sign\u00e9 le pr\u00e9sent ; \u00e0 Bazouges, ce 19 novembre 1771, sign\u00e9 Me Couasnon, cur\u00e9 de Bazouges.<br \/>\nJe soussign\u00e9 certifie v\u00e9ritable ce que dessus et d\u2019autre part, et qu\u2019un seigneur du Moulinet, un des auteurs de monsieur Patry de Laubini\u00e8re, a d\u00e9cor\u00e9 l\u2019\u00e9glise paroissiale de Saint R\u00e9my de cette ville, et y a fait plusieurs fondations ; \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, ce 19 novembre 1771. Sign\u00e9, Garnier, pr\u00eatre (En 1492 Guillaume du Moulinet ; en 1522 Gervais du Moulinet fils ; et en 1551 Guillaume du Moulinet, fils de Gervais, furent procureurs g\u00e9n\u00e9raux de la chambre des comptes de Paris.)<br \/>\n(f\u00b014) Nous soussign\u00e9s, n\u00e9gociants de cette ville, certifions ce que dessus ; \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, ce 19 novembre 1771. Sign\u00e9, Seguin, Bidault, Letessier, Davrill\u00e9, Sotteau.<br \/>\nNous jur\u00e9s, actuellement en charge, et anciens jur\u00e9s de la manufacture de toiles de Ch\u00e2teau-Gontier, soussign\u00e9s, certifions ce que dessus et des autres parts, \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, ce 11 novembre 1771. Sign\u00e9, Louis Parage, Jean Patier, Mathurin Bedouet, Jean Duchemin, Ren\u00e9 Fouqueret, Fran\u00e7ois Labour\u00e9, Jean Duchemin, Jean Pinot, Sourdrille, Bouvier, Jean Chalumeau, Jean Desnoes, Gaumer, La Rocherie, Renou, Jean Acarie.<br \/>\nCertifi\u00e9 le pr\u00e9sent certificat v\u00e9ritable, en fois de quoi je l\u2019ai sign\u00e9 ; \u00e0 Laval, ce 28 novembre 1771. Sign\u00e9, Brisset, inspecteur des manufactures.<br \/>\nJe soussign\u00e9 certifie ce que dessus et des autres parts est v\u00e9ritable ; qu\u2019en outre ledit sieur Patry de Laubini\u00e8re, fait depuis neuf ans et continue actuellement des d\u00e9frichements consid\u00e9rables, qui occupent et font vivre une tr\u00e8s grande partie des mercenaires du pays ; \u00e0 Paris, ce 27 novembre 1771. Sign\u00e9, Foussier, procureur du roi de Ch\u00e2teau-Gontier.<br \/>\nJe me joins au procureur du roi pour certifier ce qui est ci-dessus, et que ledit sieur de Laubini\u00e8re ne casse de faire b\u00e2tir pour le logement des laboureurs qui cultivent lesdites landes d\u00e9frich\u00e9es, et pour celles \u00e0 d\u00e9fricher ; \u00e0 Paris, ce 17 novembre 1771. Sign\u00e9, Quitau, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de Ch\u00e2teau-Gontier.<br \/>\nJe soussign\u00e9 prieur-cur\u00e9 de Marign\u00e9, pr\u00e8s Peuton, certifie ce que dessus et des autres parts ; et d\u2019abondant, que les d\u00e9frichements et b\u00e2timents que M. de Laubini\u00e8re a fait faire depuis dix ans, tant dans ma paroisse que celle de Peuton, sont consid\u00e9rables, et font vivre les ouvriers de toute esp\u00e8ce en ce pays, ayant fait r\u00e9tablir le ch\u00e2teau d\u2019Aunay, les \u00e9curies et greniers \u00e0 bleds, fait b\u00e2tir une m\u00e9tairie et grange \u00e0 neuf pour loger un m\u00e9tayer ; fait faire une grange consid\u00e9rable, \u00e9tables \u00e0 bestiaux et greniers au dessus pour loger les grains ; ayant dess\u00e9ch\u00e9 deux \u00e9tangs consid\u00e9rables et d\u00e9frich\u00e9 des terres, qui sont au moins deux cent journaux de culture ; qu\u2019il a fait b\u00e2tir au Coudray, sis en ma paroisse, une m\u00e9tairie pour loger le m\u00e9tayer, les bestiaux et (f\u00b015) le pressois ; ayant d\u00e9frich\u00e9 audit lieu du Coudray environ soixante journaux de terre inculte et en lande, sur la m\u00e9tairie de la Peltrie et closerie du Bois-Pineau, aussi situ\u00e9s en ma paroisse ; environ soixante journaux qu\u2019il amis dans le cas de faire une m\u00e9tairie de ladite closerie du Bois-Pineau, et d\u2019y faire b\u00e2tir une \u00e9table \u00e0 b\u0153ufs ; sur la m\u00e9tairie de Breon-Main-Neuf et la closerie e la Barre, paroisse de Peuton, environ dix-sept journaux de terre, et de faire r\u00e9tablir une \u00e9table \u00e0 ladite m\u00e9tairie de Breon-Main-Neuf, sans compter les d\u00e9frichements consid\u00e9rables qu\u2019il a fait en les landes de la Deffaiserie et landes de Breon, dite paroisse de Peuton ; pourquoi faire valoier il a fait construire une maison et \u00e9table, tant pour loger le m\u00e9tayer que les bestiaux, et fait une m\u00e9tairie de la closerie du Gripoil, situ\u00e9e en madite paroisse, o\u00f9 il a fait d\u00e9fricher 3 journaux de landes en y joignant partie des susdites landes des Deffaiseries, pouquoi a fait abattre des bois tous pr\u00eats pour augmenter les b\u00e2timents dudit lieu du Gripoil, et pour faire b\u00e2tir des \u00e9tables \u00e0 la closerie de la Tousche, dont il a fait une m\u00e9tairie au moyen des d\u00e9frichements ci-dessus d\u00e9taill\u00e9s ; en foi de quoi j\u2019ai sign\u00e9 le pr\u00e9sent certificat pour lui servir \u00e0 ce que de raison ; \u00e0 Marign\u00e9 le 13 janvier 1773. Sign\u00e9 Lefebvre, prieur cur\u00e9 de Marign\u00e9.<br \/>\nJe certifie v\u00e9ritable ce que dessus et des autres parts ; Ch\u00e2teau-Gontier, ce 17 janvier 1773, sign\u00e9 Lemasson, et idem dudit jour sign\u00e9 Trochon lieutenant criminel et particulier<br \/>\nNous, officiers municipaux et autres de la ville de Laval, soussign\u00e9s certifions \u00e0 tous \u00e0 qui il appartiendra, queles blanchisseries de toiles doivent, pour la plus grande partie, leur \u00e9tablissement aux principaux n\u00e9gociants de toile qui les ont fait valoir, et que leurs descendants les font encore valoir par eux-m\u00eames, en blanchissant sur leurs pr\u00e9s des toiles, tant pour leur compte que pour ceux qui les leur font blanchir en leur payant le blanc. Ces blanchisseurs qu\u2019on nomme \u00ab ma\u00eetres de pr\u00e9 \u00bb, sont consid\u00e9r\u00e9s comme n\u00e9gociants et tiennent rang en les premi\u00e8res soci\u00e9t\u00e9s et assembl\u00e9es de cette ville ; tels furent le sieur de la Porte, c\u00e9l\u00e8bre n\u00e9gociant d\u2019ancienne famille, lequel \u00e9tablit la blanchisserie du grand Dome de cette ville, qui par l\u2019\u00e9tendue de son commerce et l\u2019\u00e9tablissement de cette blanchisserie, fit une fortune consid\u00e9rable qui le mit en ce cas de faire faire des alliances \u00e0 ses enfants avec les premi\u00e8res maisons de la noblesse et de la magistrature.<br \/>\nLa blanchisserie Dufresne et autres ont \u00e9t\u00e9 fait valoir par les sieurs Duchemin de Boisjousse, Duchemin Desjouanni\u00e8res, Duchemin Favardi\u00e8re, et autres n\u00e9gociants c\u00e9l\u00e8bres de la plus ancienne famille de cette ville ; cette m\u00eame blanchisserie est encore fait valoir par la veuve (f\u00b016) du sieur Duchemin Duplessis, c\u00e9l\u00e8bre n\u00e9gociant qui en descendoit.<br \/>\nLe sieur Perrier de la Girardi\u00e8re \u00e9galement c\u00e9l\u00e8bre n\u00e9gociant d\u2019ancienne famille, faisait valoir la blanchisserie, quoique d\u00e9cor\u00e9 d\u2019une charge de secr\u00e9taire du Roi.<br \/>\nLe sieur Delporte, ancien consul d\u2019Egyspte, pensionn\u00e9 du Roi, de la famille du susdit sieur Delaporte du Grand-Dome, faisait valoir sa blanchisserie du Petit-Dome de cette ville, ce que la dame sa veuve continue de faire, quoiqu\u2019elle soit fille du sieur Gautier de Vaucenay, en son vivant, \u00e9cuyer, contr\u00f4leur des guerres, mari de dame Guerin de la Roussardi\u00e8re, fille du sieur de la Roussardi\u00e8re, en son vivant, conseiller d\u2019honneur \u00e0 la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e et si\u00e8ge pr\u00e9sidial de Ch\u00e2teau-Gontier, mari de dame Boucault, l\u2019un et l\u2019autre issus des plus anciennes familles d\u2019Anjou et du Maine.<br \/>\nLes sieurs Gautier de Vancenay, l\u2019a\u00een\u00e9 et le jeune, enfants dudit sieur de Vaucenay, \u00e9cuier, contr\u00f4leur des guerres, et de ladite dame Guerin, font valoier chacune une blanchisserie.<br \/>\nLe sieur Le Nicolais, secr\u00e9taire du Roi, faisait valoir sa blanchisserie de la Croix de cette ville.<br \/>\nLa blanchisserie de la Masure, pr\u00e8s cette ville, doit son \u00e9tablissement aux premiers n\u00e9gociants de cette ville ; elle est fait valoir par le fils du sieur Leclerc du Flecheray, n\u00e9gociant aussi distingu\u00e9 par sa naissance, sa probit\u00e9, que l\u2019\u00e9tendue de son commerce, ainsi que plusieurs autres blanchisseries qu\u2019il serait trop long de citer.<br \/>\nLes deux blanchisseries de Ch\u00e2teau-Gontier ont \u00e9t\u00e9 pareillement fait valoir de p\u00e8re en fils, l\u2019une situ\u00e9e aux fauxbourg d\u2019Az\u00e9, par les sieurs Patry de Laubini\u00e8re, anciens n\u00e9gociants distingu\u00e9s, tant par leur probit\u00e9, leur famille que l\u2019\u00e9tendue de leur commerce, qu\u2019ils ont transf\u00e9r\u00e9 au sieur Fran\u00e7ois Patry de Laubini\u00e8re, leur descendant, qui a fait valoir cette m\u00eame blanchisserie au d\u00e9c\u00e8s du sieur son p\u00e8re, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 \u00e0 la fille du sieur pr\u00e9sident au grenier \u00e0 sel de Ch\u00e2teau-Gontier, qui pria son mari, charg\u00e9 d\u2019un grand commerce et des affaires de la famille, de cesser cet embarras : lequel sieur de Laubini\u00e8re est aujourd\u2019hui d\u00e9cor\u00e9 de la charge de conseiller du Roi, chevalier d\u2019honneur au bureau des finances d\u2019Amiens ; cette m\u00eame blanchisserie est aujourd\u2019hui fait valoir par le sieur Bidault, pareillement d\u2019une des plus anciennes familles de cette ville de Laval, comme mari d\u2019une demoiselle Patry de Laubini\u00e8re \u00e0 qui elle \u00e9tait tomb\u00e9e en partage.<br \/>\nL\u2019autre blanchisserie situ\u00e9e pr\u00e8s le faubourg d\u2019Az\u00e9, dudit Ch\u00e2teau-Gontier, est fait valoir de p\u00e8re en fils par les sieurs Seguin, anciens n\u00e9gociants, d\u2019une tr\u00e8s ancienne famille alli\u00e9e aux Le Devin et autres familles anciennes, pr\u00e9sentement fait valoir par le sieur Michel Seguin fils, mari\u00e9 avec une demoiselle Guerin de Chav\u00e9, fille du sieur Gu\u00e9rin de Chav\u00e9, conseiller d\u2019honneur \u00e0 la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e et si\u00e8ge pr\u00e9sidial (f\u00b017) de Ch\u00e2teau-Gontier, fils du sieur Guerin de la Roussardi\u00e8re, rev\u00eatu de la m\u00eame charge, et de ladite dame Boucault.<br \/>\nLa blanchisserie de la Grange de Mayenne doit son \u00e9tablissement au sieur Louis Tripier de la Grange, c\u00e9l\u00e8bre n\u00e9gociant, fils du sieur Tripier de la Grange, conseiller du roi, au si\u00e8ge ducal de Mayenne, de la premi\u00e8re famille de ladite ville, lequel sieur Louis de la Grange a fait valoir cette blanchisserie jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 ma\u00eetre de forges, rev\u00eatu de la charge de conseiller du roi, juge \u00e0 l\u2019\u00e9lection de ladite ville de Mayenne, laquelle est aujourd\u2019hui fait valoir par le sieur Robert Tripier, son neveu.<br \/>\nUne autre blanchisserie par le sieur de Juign\u00e9, d\u2019une des plus anciennes familles de Laval, et autres qu\u2019il serait trop long de d\u00e9tailler.<br \/>\nUne autre blanchisserie \u00e0 Beauvais en Picardie, est fait valoir par le sieur Fran\u00e7ois Michel, \u00e9cuyer, comme elle \u00e9tait fait valoir par le sieur Michel, son p\u00e8re, \u00e9cuyer, auquel elle avait \u00e9t\u00e9 transmise par le sieur Michel, son ayeul, aussi \u00e9cuyer, secr\u00e9taire du roi, lesquels se sont les uns les autres distingu\u00e9s, tant par l\u2019\u00e9tendue de leur commerce que la r\u00e9ussite du beau blanc qu\u2019ils ont fait et font \u00e0 leur blanchisserie, tant pour eux que ceux qui leur envoyent des toiles \u00e0 blanchir ; et tous ceux d\u00e9nomm\u00e9s en le pr\u00e9sent certificat ont toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme n\u00e9gociants, quoique blanchisseurs, qui est une branche de commerce n\u00e9cessaire pour le d\u00e9bouch\u00e9 de la toile, tant en ce royaule, qu\u2019en les pays \u00e9trangers ; leurs enfants s\u2019allient avec les premi\u00e8res maisons et sont consid\u00e9t\u00e9s en les premi\u00e8res soci\u00e9t\u00e9s, sans qu\u2019on les regarde comme artisants et ouvriers, mais comme chefs de manifacture qui font vivre quantit\u00e9 d\u2019ouviers qui leur sont subordonn\u00e9s, font fleurir le commerce en procurant le d\u00e9bouch\u00e9 des toiles de la manufacteure, par la perfection du blanc qu\u2019il leur sont donn\u00e9, n\u2019y ayant pas plus de d\u00e9rogeance ni de bassesse \u00e0 faire valoir une blanchisserie qui nous appartient qu\u2019ai faire valoir un domaine ou m\u00e9tairie ; il ne peut donc y avoir que des fain\u00e9ants ou gens d\u2019une naissance obscure qui cherchent \u00e0 d\u00e9grader de pareils n\u00e9gociants ou ceux qui en sont issus, en leur reprochant par \u00e9crit, en cour de Parlement, qu\u2019ils ont bient\u00f4t oubli\u00e9 leur origine, que leurs a\u00efeuls \u00e9taient lavandiers qui blanchissaient des toiles sur une blanchisserie dont ils portent le nom ; quoique ceux \u00e0 qui on fait ce reproche se fassent gloire de leur origine, et de ce qu\u2019ils sont descendants des n\u00e9gociants, propri\u00e9taires d\u2019une blanchisserie qu\u2019ils faisaient valoir, \u00e9tant essentiel \u00e0 leur \u00e9tat de faire conna\u00eet\u00e9 \u00e0 la cour, par acte de notori\u00e9t\u00e9, que cet \u00e9tat a toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 et rempli, tant en les villes de Laval, Ch\u00e2teau-Gontier que de Mayenne, mais m\u00eame de Beauvais, par personnes de famille ancienne, et n\u00e9gociants de consid\u00e9ration ; nous avons d\u00e9livr\u00e9 le pr\u00e9sent certificat pour servir et valoir ce que de raison. Donn\u00e9 \u00e0 Laval le 8 f\u00e9vrier 1773. Sign\u00e9, Frin du Guiboutier, pr\u00e9sident au si\u00e8ge royal, et maire de Laval, le chevalier (f\u00b018) du M\u00e9nil-Gautier, procureur du roi ; Brisset, inspecteur des manufactures ; Feucial, prieur-cur\u00e9 de Saint V\u00e9n\u00e9rand ; J. N.Leroy, vicaire de Saint V\u00e9n\u00e9rand ; Dumans, chevalier de l\u2019ordre militaire de Saint Louis ; veuve Davrille et fils ; Perrier du Bignon, p\u00e8re ; Pierre Perrier du Bignon ; P. Lebreton de la paroisse de Saint V\u00e9n\u00e9rand.<br \/>\nNous Pierre Martin Dublineau, avocat du roi en la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e et si\u00e8ge pr\u00e9sidial de Ch\u00e2teau-Gontier, subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de monseigneur l\u2019intendant ; Charles Claude Budet, conseiller du roi, receveur des tailles de ladite ville, et autres soussign\u00e9s, communication prise du r\u00f4le d\u2019industrie et sol pour livre de ladite ville de Ch\u00e2teau-Gontier, pour l\u2019ann\u00e9e 1773, avons observ\u00e9 que les principaux commer\u00e7ants en gros y sont impos\u00e9s sous la qualit\u00e9 de n\u00e9gociants, et tous les marchands en d\u00e9tail sous la qualit\u00e9 de marchand, sur lequel r\u00f4le nous avons vu qu\u2019il \u00e9tait port\u00e9 \u00e0 l\u2019article 2, le sieur Fran\u00e7ois Patry de Laubini\u00e8re paiera 22 livres sans d\u2019autre rapport au commerce en gros qu\u2019il continue depuis qu\u2019il est rev\u00eatu de l\u2019office de chevalier d\u2019honneur au bureau des finances d\u2019Amiens, lequel commerce il a beaucoup diminu\u00e9, au grand d\u00e9triment de la manufacture des toiles de cette ville, depuis qu\u2019on l\u2019a impos\u00e9 \u00e0 la taille, malgr\u00e9 que d\u00e8s lors il e\u00fbt quitt\u00e9 les foires du Poitou, o\u00f9 il tenant, avant qu\u2019il fut officier, magasin pour y vendre ses toiles en gros, ce qui ne d\u00e9roge pas, de sorte qu\u2019il ne tient \u00e0 pr\u00e9sent magasin \u00e0 aucune foire ; et nous certifions avec toute v\u00e9rit\u00e9, que ledit sieur de Laubini\u00e8re de fait aucun commerce en d\u00e9tail, ce qui est de notorit\u00e9t publique en cette ville et aux environs ; en fois de quoi nous avons sign\u00e9 le pr\u00e9sent ; \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, ce 18 f\u00e9vrier 1774. Sign\u00e9, R. Boucault, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de police ; Lemasson, lieutenant particulier ; Peri\u00e8re, doyen des conseillers ; Dublineau, Cadock Duplessis, conseillers ; Lemotheux Duplessis, pr\u00e9sident ; Syette, conseiller d\u2019honneur au pr\u00e9sidial, ancien maire de ville ; Planchenaut ; Maumousseau, doyen de l\u2019\u00e9leciton ; Budet Deslandes ; Dugast Trochon, procureur du roi ; Leridon, conseiller ; Sourdille de la Valette.<br \/>\nNous Jean Nicolas Fran\u00e7ois Mathieu Guitau, \u00e9cuyer, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral en la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e et si\u00e8ge pr\u00e9sidial de Ch\u00e2teau-Gontier, et nous Fran\u00e7ois Chotard, conseiller du roi \u00e0 l\u2019\u00e9lection de Ch\u00e2teau-Gontier, certifions que le sieur Patry de Laubini\u00e8re, chevalier d\u2019honneur au bureau des finances d\u2019Amiens, n\u2019a jamais fait commerce qu\u2019en gros \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, ce 18 f\u00e9vrier 1774. Sign\u00e9. Guitau, Fran\u00e7ois Chotard ; Trochon, lieutenant criminel ; Bionneau, procureur du roi en la mar\u00e9chauss\u00e9e ; La Barre, lieutenant colonel d\u2019infanterie ; Morin, cur\u00e9 de Saint R\u00e9my ; de Vaufleury, chevalier, seigneur de (f\u00b019) Ralay ; Jean Charles Drouet de Grasigny, cur\u00e9 d\u2019Az\u00e9 ; Marais, principal du coll\u00e8ge ; Mahier, cur\u00e9 de Saint Jean ; Trochon de Beaumont, ancien pr\u00e9sident ; d\u2019Hauricourt, directeur des aides ; Montecler ; Buhign\u00e9, conseiller au pr\u00e9sidial ; Maumousseau, conseiller ; Couasnon, cur\u00e9 de Bazouges ; R. Gillier, vicaire de Bazouges ; Lecercler, avocat ; Maumousseau, avocat ; Chaudet, avocat ; Garnier, pr\u00eatre ; Bonneau, notaire civil et apostolique ; Trochon, assesseur de la mar\u00e9chauss\u00e9e ; Jean Bonneau, notaire royal ; Rottier ; Lemonnier, notaire royal ; Davrille de la Daumerie, n\u00e9gociant ; Bidaut, n\u00e9gociant ; Sotteau ; Joubert Descaux ; Gaudivier, marchand de fer ; Rizard, marchand ; Berth\u00e9, n\u00e9gociant ; Jean Perrotin, marchand ; Jacques Salliot, marchand ; Etienne Renou, apothicaire, Homo, marchand libraire ; Devahais, perruquier ; Fran\u00e7ois Labour\u00e9, marchand, Jean Acarie ; Fran\u00e7ois Dalibon ; Gaumer ; Potier, marchand et jur\u00e9 ; Guidaut ; Michel Pitault ; Pitault fils ; Jean Duchemin ; Jean Pinot, jur\u00e9 pour l\u2019ann\u00e9e ; Jean Sarcher, jur\u00e9 ; Fourmond, ma\u00eetre jur\u00e9 ; Jean Bouffard ; Joseph Duchemin ; Pierre Leblanc ; Lez\u00e9, jur\u00e9 ; Parage ; Charles Poili\u00e8vre ; Pierre Navo.<br \/>\nNous susdits et soussign\u00e9s, certifions que les signatures ci-dessus et des autres parts, sont v\u00e9ritablement celles des officiers du si\u00e8ce pr\u00e9sidial de l\u2019\u00e9lection de cette ville, et que toute fois doit \u00eatre ajout\u00e9e \u00e0 leur signature, ainsi qu\u2019\u00e0 celles des gentilshommes, cur\u00e9s, pr\u00eatres, avocats, n\u00e9gociants, notaires, marchands, ma\u00eetres jur\u00e9s de la fabrique, fabriquants et autres taillables, tous de ladite ville et des fauxbourgs. Donn\u00e9 \u00e0 notre h\u00f4tel, le 22 f\u00e9vrier 1774. Sign\u00e9 Guitau.<br \/>\nNous Jacques Michel Brisset, inspecteur des manufactures des toiles de la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Tours ; et nous, inspecteurs, marchands et n\u00e9gociants, certifions que monsieur Patry de Laubini\u00e8re, bien loi de pr\u00e9judicier aux taillables de la ville de Ch\u00e2teau-Gontier, faisait au contraire prosp\u00e9rer la manufacture de toiles de cette ville, et y entretenait l\u2019abondance, en r\u00e9pandant dans le pays un argent qu\u2019il tirait de l\u2019\u00e9tranger, et fixait l\u2019aisance parmi une multitude de fabricants et ouvriers de la ville et des environs, qui vivaient et s\u2019enrichissaient au commerce du sieur Patry de Laubini\u00e8re, ce qu\u2019il est ais\u00e9 de v\u00e9rifier par le murmure g\u00e9n\u00e9ral desdits ouvriers contre les officiers municipaux, qu\u2019ils accusent du malheur qu\u2019ils \u00e9prouvent par la cessation du commerce dudit sieur de Laubini\u00e8re depuis qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 \u00e0 la taille, et par la diminution sensible de cette fabrique ; en foi de quoi nous avons sign\u00e9 le pr\u00e9sent certificat ; \u00e0 Laval, le 22 juin 1777. Sign\u00e9, Brisset, inspecteur des manufactures des Toiles de la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Tours ; Couanier des Landes ; Dutertre Plaichard ; J. Guitet l\u2019a\u00een\u00e9 ; Lasnier Vaussenay fils ; Barbeu Duboulay ; Gautier le jeune ; F. Delaunay ; Seyeux fr\u00e8res et Doisegaray ; Turpin fr\u00e8res ; Frin de Cormer\u00e9, inspecteur, marchand de la manufacture de Laval ; Jean Chevreul ; Davrill\u00e9 des Essards, inspecteur ; Perier de la Saulais du Teilleul ; veuve Davrill\u00e9 et fils ; Letourneur du Teilleur ; Gautier veuve de Laporte ; Duchemin de Beaucoudray, fr\u00e8res, et fils ; Gautier de Vaucenay l\u2019a\u00een\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce m\u00e9moire, qui est imprim\u00e9, \u00e9tait long \u00e0 tapper, mais il le m\u00e9rite. Ici, dans les pi\u00e8ces justificatives nous apprenons que Fran\u00e7ois Patry se disait descendre de Guillaume Du Moulinet fondateur. Mais, je ne trouve aucune preuve de cette filiation. Je le trouve seulement propri\u00e9taire de Bozeille o\u00f9 se trouve la chapelle du Moulinet. Mais &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=32362\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Fran\u00e7ois Patry de Laubini\u00e8re est pass\u00e9 de la toile \u00e0 l&rsquo;office de chevalier d&rsquo;honneur : doit-il \u00eatre assujetti \u00e0 la taille ou non : Ch\u00e2teau-Gontier 1777 (fin du m\u00e9moire mi hier ici)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1103],"tags":[1070,2056,12,5542,1282,5541],"class_list":["post-32362","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-taille-impots","tag-bazouges","tag-blanchisseur","tag-chateau-gontier","tag-chevalier-dhonneur","tag-du-moulinet","tag-patry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32362","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=32362"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32362\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":32364,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32362\/revisions\/32364"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=32362"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=32362"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=32362"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}