﻿{"id":3357,"date":"2008-10-06T06:05:30","date_gmt":"2008-10-06T04:05:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3357"},"modified":"2010-07-03T11:41:45","modified_gmt":"2010-07-03T09:41:45","slug":"memoire-davent-loeuvre-clandestine-dun-angevin-a-saint-julien-de-concelles-1794-1802-rene-lemesle-chapitre-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3357","title":{"rendered":"M\u00e9moire d&rsquo;Avent, l&rsquo;oeuvre clandestine d&rsquo;un Angevin \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles 1794-1802 :  Ren\u00e9 Lemesle &#8211; chapitre 2"},"content":{"rendered":"<p> (C) Editions Odile HALBERT<br \/>\nISBN 2-9504443-1-8<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3424\">VOIR LE SOMMAIRE<\/a><\/p>\n<ol>\n<strong>Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. Merci d&rsquo;avoir un peu de respect pour mon travail, car lorsque vous discutez ailleurs (c&rsquo;est \u00e0 dire dans mon dos) vous fa\u00eetes tourner les d\u00e9tenteurs des autres blogs ou forums.<\/strong><\/ol>\n<p><strong>Chap\u00eetre II<\/strong><\/p>\n<li><strong>DANS LE SILENCE DES CLOCHERS <\/strong>\n<\/li>\n<li><strong>Dans le silence des clochers<\/strong><\/li>\n<p>   Le \u00ab silence des clochers \u00bb est l&rsquo;expression utilis\u00e9e par certains auteurs (13) pour masquer la double face de la r\u00e9alit\u00e9 religieuse et ne retenir que le c\u00f4t\u00e9 n\u00e9gatif. Ceux qui \u00e9talent complaisamment l&rsquo;apostasie sont plus discrets pour mettre en avant l&rsquo;h\u00e9ro\u2039sme de beaucoup d&rsquo;autres pr\u00eatres : l&rsquo;\u00e9glise du silence a de tous temps r\u00e9pondu au silence des clochers. C&rsquo;est elle qui de nos jours, comme il y a deux si\u00e8cles, envers et contre tout, a maintenu et maintient encore la lampe allum\u00e9e en Chine, en URSS et partout o\u00f9 l&rsquo;\u00e9glise est en d\u00e9tresse.<br \/>\n   Les saints ne s&rsquo;\u00e9panouissent pas n\u00e9cessairement dans le bruit des cloches. Le silence de celles-ci favorise leur \u00e9closion car c&rsquo;est dans l&rsquo;\u00e9preuve que se r\u00e9v\u00e8lent les plus grands.<br \/>\n   Non seulement des pr\u00eatres catholiques inserment\u00e9s ont exerc\u00e9 leur minist\u00e8re clandestin dans le silence, mais ils manquaient aussi des \u00e9l\u00e9ments indispensables \u00e0 leur minist\u00e8re. Les cloches ne sont pas indispensables, mais le vin, le pain et le papier le sont. Les deux premiers n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles pays de vigne : les r\u00e9publicains n&rsquo;ont pas tout pris ou d\u00e9truit. Le papier a fait d\u00e9faut, or, le pr\u00eatre doit noter. Il consigne m\u00e9thodiquement les bapt\u00eames depuis l&rsquo;ordonnance de Villers-Cotter\u00eats en ao\u2013t 1539, et les bapt\u00eames, mariages et s\u00e9pultures depuis celle de Blois en mai 1579. Les registres, tenus obligatoirement en double, sont confidentiels encore de nos jours, pendant 100 ans.<br \/>\n   Voici comment l&rsquo;Ev\u00eaque de Nantes rappelait cet aspect de la confidentialit\u00e9 dans le \u00ab Rituale nannetense \u00bb de 1776 : <\/p>\n<blockquote><p>   Ces Registres \u00e9tant d&rsquo;une extr\u00eame cons\u00e9quence pour la tranquillit\u00e9 des familles, les Cur\u00e9s et Vicaires apporteront tous leurs soins pour les conserver et les tenir en bon ordre. Pour cet effet ils les garderont enferm\u00e9s sous la clef ; et comme ils contiennent souvent des secrets tr\u00e8s importants \u00e0 l&rsquo;honneur des familles, ils ne les confieront \u00e0 personne, non pas m\u00eame \u00e0 leur sacristain ; et ils ne s&rsquo;en rapporteront pas \u00e0 lui pour dresser ces Actes ; l&rsquo;exp\u00e9rience faisant connoitre que la plupart de ces sacristains ne sont pas instruits de ce qui est essentiel \u00e0 ces Actes, pour \u00eatre charg\u00e9s de leur enregistrement (14). <\/p><\/blockquote>\n<p>La tenue d&rsquo;un registre est difficilement conciliable avec la clandestinit\u00e9. On ne retrouve pas de registre clandestin avant ao\u00fbt 1794 en pays lorousain. A cette date, la hi\u00e9rarchie a manifestement autoris\u00e9 la tenue de registres ou de minutes, sous r\u00e9serve d&rsquo;un minimum de garantie du secret, malgr\u00e9 la pers\u00e9cution. Les confr\u00e9ries servirent-elles de garant de la confidentialit\u00e9 en assurant la garde des papiers ? En raison de son volume, un registre circulait rarement sur le pr\u00eatre ; celui-ci r\u00e9digeait des minutes d&rsquo;actes pour les recopier, quand cela \u00e9tait possible, sur le registre qui restait cach\u00e9 en lieu s\u00fbr. C&rsquo;est certainement de cette mani\u00e8re que Ren\u00e9 Lemesle op\u00e9rait.                    <\/p>\n<li><strong>L&rsquo;attente concelloise<\/strong><\/li>\n<p>   Ren\u00e9 Lemesle a desservi Saint-Julien-de-Concelles pendant 8 ans et 2 mois. Les Concellois se sont en grande partie soulev\u00e9s en 1793. Le pays concellois comprend surtout La Chapelle-Basse-Mer et Le Loroux-Bottereau. Ces deux paroisses repr\u00e9sentent \u00e0 elles seules plus de la moiti\u00e9 des mariages avec des non-Concellois avant 1789. Viennent ensuite les paroisses voisines : Basse-Goulaine, La Chapelle-Heulin, La Boissi\u00e8re-du-Dor\u00e9, La Remaudi\u00e8re, Landemont, La Varenne. Les alliances plus lointaines sont \u00e9pisodiques.<br \/>\n   Le pays concellois bute contre la Loire, fronti\u00e8re naturelle \u00e9tudi\u00e9e par Yves Durand (15), qui y voit les diff\u00e9rences de culture historico-g\u00e9ographique entre les deux rives. La guerre civile va quelque peu rendre perm\u00e9able cette fronti\u00e8re. Une partie de la municipalit\u00e9 concelloise ne s&rsquo;est-elle pas r\u00e9fugi\u00e9e \u00e0 Thouar\u00e9 d\u00e8s mars 1793 !<br \/>\n   Lorsque Ren\u00e9 Lemesle arrive, et commence son minist\u00e8re, la paroisse est sans pr\u00eatre ; toutefois, un diacre natif de Saint-Julien, S\u00e9v\u00e8re Bertaudeau, a recopi\u00e9 quelques bapt\u00eames de Concellois faits par les recteurs Massonnet et Robin. Lui-m\u00eame a commenc\u00e9 \u00e0 baptiser, mais n&rsquo;a sans doute pas pris seul l&rsquo;initiative de cet interm\u00e8de. On peut supposer une intervention des confr\u00e8res (<em>voir chap\u00eetre \u00ab les R\u00e9seaux concellois \u00bb<\/em>), en contact avec la hi\u00e9rarchie catholique r\u00e9fractaire.<br \/>\n   Ren\u00e9 Lemesle commence \u00e0 baptiser le 07.10.1794 des enfants qui ont quelques jours \u00e0 un mois, \u00e0 l&rsquo;exception de 3 enfants \u00e2g\u00e9s de quelques mois. Puis la r\u00e8gle du bapt\u00eame dans les trois jours est suivie. Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 entre-temps pour que l&rsquo;on trouve peu d&rsquo;enfants \u00e2g\u00e9s dans les premi\u00e8res semaines de son minist\u00e8re ?<br \/>\n   La Vir\u00e9e de Galerne d&rsquo;octobre \u00e0 d\u00e9cembre 1793, les colonnes infernales en mars 1794, les mauvaises conditions de vie de l&rsquo;automne 1793 \u00e0 ao\u00fbt 1794, ont pu faire chuter la natalit\u00e9 et augmenter la mortalit\u00e9 infantile. On serait tent\u00e9 de conclure, au premier abord, que s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de baptis\u00e9s \u00e2g\u00e9s, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a peu d&rsquo;enfants. <\/p>\n<p>Avant l&rsquo;arriv\u00e9e de Ren\u00e9 Lemesle, on observe quelques retranscriptions de bapt\u00eames de Concellois b\u00e9nis par Massonnet et Robin en ao\u00fbt 1794. Le registre du recteur Robin \u00e0 La Chapelle-Basse-Mer a br\u00fbl\u00e9 pour cette p\u00e9riode. Il refit aussit\u00f4t un autre registre qui ne contient pas les m\u00eames actes de bapt\u00eames que ceux retranscrits \u00e0 Saint-Julien. Robin a baptis\u00e9 au moins 6 Concellois connus, deux de 7 mois. Les Concellois, pendant l&rsquo;absence de pr\u00eatre inserment\u00e9, ont donc cherch\u00e9 un pr\u00eatre ailleurs et n&rsquo;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer.<br \/>\n   L&rsquo;attitude des Concellois, pendant cette p\u00e9riode de privation de pr\u00eatre, peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9e \u00e0 travers les registres voisins. En effet, on y d\u00e9c\u00e8le le comportement des populations priv\u00e9es, ou non, de pr\u00eatre. Le registre clandestin du Loroux-Bottereau, entre autres, permet de retracer les conduites individuelles, famille par famille, en particulier pour les non-r\u00e9sidents.              <\/p>\n<li><strong>Les non-Lorousains baptis\u00e9s au Loroux <\/strong><\/li>\n<p>   Les Concellois, comme d&rsquo;autres populations priv\u00e9es de pr\u00eatre avant ao\u00fbt 1794, ont \u00e9t\u00e9 au Loroux-Bottereau o\u00f9 Clair Massonnet, baptise 88 enfants non-Lorousains entre le 09.08.1794 et le 03.02.1795, dont 35 n\u00e9s \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles, 28 \u00e0 Haute-Goulaine, 9 \u00e0 Basse-Goulaine, 7 \u00e0 La Chapelle-Heulin, 7 \u00e0 Vertou, 2 \u00e0 la Haye-Fouassi\u00e8re. Deux enfants n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 pris en compte car ils se r\u00e9v\u00e8lent des enfants de Lorousains r\u00e9fugi\u00e9s dans leur proche famille, l&rsquo;un \u00e0 Rez\u00e9, l&rsquo;autre \u00e0 Nantes.<br \/>\n   Les Concellois sont baptis\u00e9s entre le 9 ao\u00fbt et le 16 ao\u00fbt, puis ne vont plus au Loroux. M. Robin et S. Bertaudeau, le diacre concellois, ont pris la rel\u00e8ve.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/StJulien.07.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/StJulien.07.jpg\" class=\"alignnone\" width=\"568\" height=\"250\" \/><\/a> <\/p>\n<p>   Ainsi, le 24.08.1794, M. Robin s&rsquo;intitule \u00ab recteur du Pellerin desservant la paroisse de Saint-Julien, o\u00f9 il n&rsquo;y a aucun pr\u00eatre maintenant, et celle de La Chapelle-Basse-Mer \u00bb. Pour ce bapt\u00eame d&rsquo;un Concellois, M. Robin se d\u00e9place lui-m\u00eame \u00e0 la Chebuette \u00ab baptiser au foyer \u00e0 cause de la pers\u00e9cution \u00bb. L&rsquo;enfant a 6 mois et demi : \u00e0 cet  \u00e2ge, et en cette saison, les parents pouvaient lui faire faire quelques kilom\u00e8tres.<br \/>\n   De f\u00e9vrier 1795 \u00e0 juin 1797, il n&rsquo;y a pas de bapt\u00eames de non-Lorousains dans le registre du Loroux. Les non-Lorousains ont sans doute trouv\u00e9 un autre pr\u00eatre.<br \/>\n   Les baptis\u00e9s non-lorousains, toutes paroisses d&rsquo;origine confondues, sont \u00e2g\u00e9s, alors que la r\u00e8gle est de baptiser dans les trois jours (voir p.31). Plus les baptis\u00e9s sont \u00e2g\u00e9s, plus les parents ont rencontr\u00e9 de difficult\u00e9s pour trouver un pr\u00eatre qui leur convienne.<br \/>\n   Si on consid\u00e8re les dates de naissance, et non les dates de bapt\u00eame des baptis\u00e9s non-Lorousains, on observe une corr\u00e9lation entre leur nombre et le calendrier des difficult\u00e9s.<br \/>\n   On voit ci-contre que la p\u00e9nurie de pr\u00eatre commence en septembre 1793. Si elle avait \u00e9t\u00e9 plus ancienne, on observerait des enfants plus \u00e2g\u00e9s en plus grande quantit\u00e9.<br \/>\n   La p\u00e9riode critique culmine de novembre 1793 \u00e0 ao\u00fbt 1794. Apr\u00e8s cette date, des pr\u00eatres clandestins apparaissent progressivement dans le pays.<br \/>\n   La courbe ci-dessus doit \u00eatre rapproch\u00e9e de celle de la saisonnalit\u00e9 des naissances (voir p.28). Le mois de juin est un mois naturellement creux en p\u00e9riode normale, par cons\u00e9quent la baisse en juin n&rsquo;est pas significative. On d\u00e9nombre 35 Concellois baptis\u00e9s au Loroux, ce qui signifie qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucun pr\u00eatre \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles avant Ren\u00e9 Lemesle. Cette courbe met en \u00e9vidence, a contrario, l&rsquo;absence de pr\u00eatre et cette observation concorde avec la phrase de M.Robin fin ao\u00fbt 1794, cit\u00e9e ci-avant. On a ainsi la certitude que Ren\u00e9 Lemesle n&rsquo;\u00e9tait pas physiquement pr\u00e9sent \u00e0 Saint-Julien avant le 07.10.1794.<br \/>\n   Dans le registre du Loroux, entre juin 1797 et ao\u2013t 1799, il y a de nouveau des baptis\u00e9s non-lorousains. Ils sont, cette fois, au nombre de 79, dont : 38 baptis\u00e9s \u00e2g\u00e9s, n\u00e9s \u00e0 Vallet, 24 \u00e0 La Chapelle-Heulin d&rsquo;\u00e2ge tr\u00e8s variable, 6 \u00e0 La Chapelle-Basse-Mer, 3 \u00e0 la Remaudi\u00e8re, 2 \u00e0 Monni\u00e8res, 2 \u00e0 Saint-S\u00e9bastien, 2 \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles, 1 \u00e0 Nantes Saint Denis, 1 \u00e0 Haute-Goulaine. Il est int\u00e9ressant de les \u00e9tudier, car ils refl\u00e8tent les difficult\u00e9s momentan\u00e9es propres \u00e0 chaque paroisse.<br \/>\n   Les difficult\u00e9s \u00e0 Vallet culminent entre octobre 1798 et mars 1799. A La Chapelle-Heulin, le recteur Marchand est pr\u00e9sent entre 1795 et 1796 et l&rsquo;est moins r\u00e9guli\u00e8rement en 1797 : beaucoup d&rsquo;enfants ont deux ans et plus.<br \/>\n   Mis \u00e0 part les baptis\u00e9s n\u00e9s \u00e0 Vallet et \u00e0 La Chapelle-Heulin, tous les autres enfants sont n\u00e9s dans des familles ayant des attaches familiales au Loroux. <\/p>\n<p>Ainsi, en juin 1795 Denis Guillet baptise la fille de Louis Godin meunier \u00e0 S\u00e8vres en Saint-S\u00e9bastien, \u00e2g\u00e9e de 23 mois. Ce Louis Godin est n\u00e9 au Loroux et a \u00e9pous\u00e9 \u00e0 Pirmil en Saint-S\u00e9bastien, le 17.06.1788 la fille du meunier de S\u00e8vres.<br \/>\nLe jeune couple est install\u00e9 \u00e0 S\u00e8vres avec le beau-p\u00e8re, mais les \u00e9changes commerciaux et familiaux entre meuniers sont maintenus.<br \/>\nLe 25.08.1797, l&rsquo;abb\u00e9 Guillet baptise Jean-Louis Grandpoirier n\u00e9 \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles. Son p\u00e8re, Pierre-Fran\u00e7ois Grandpoirier, n\u00e9 \u00e0 Salins dans le Jura, chasseur au Bataillon de Cassel, a \u00e9pous\u00e9 \u00e0 Nantes-Lepelletier, le 11.09.1794, Jeanne Alalinard, n\u00e9e \u00e0 Oudon d&rsquo;un p\u00e8re natif de Lourdoueix-Saint-Pierre pr\u00e8s de Gu\u00e9ret dans la Creuse. Le couple vit \u00e0 Oudon, d\u00e9clare l&rsquo;enfant n\u00e9 \u00e0 Saint-Julien, mais a des attaches lorousaines, puisque le p\u00e8re Alalinard, couvreur, s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9 au Loroux en 1769 et puisque Maurice Alalinard, le fr\u00e8re de Jeanne, y vit pendant la R\u00e9volution. Cette famille n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec Saint-Julien et ne faisait qu&rsquo;y transiter.  <\/p>\n<li><strong>Le choix du pr\u00eatre ? <\/strong><\/li>\n<p>   Si la pr\u00e9sence dans le registre du Loroux de baptis\u00e9s non-lorousains, \u00e2g\u00e9s ou non, d&rsquo;ao\u2013t 1794 \u00e0 f\u00e9vrier 1795, est li\u00e9e aux difficult\u00e9s des populations voisines \u00e0 trouver un pr\u00eatre pendant cette p\u00e9riode, on est tent\u00e9 de conclure que leur absence par la suite correspond \u00e0 l&rsquo;apparition de pr\u00eatres clandestins dans ces paroisses. La date de f\u00e9vrier 1795 est celle de la pacification et de l&rsquo;espoir qui va durer un peu ; le culte a repris, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;a pas laiss\u00e9 de traces \u00e9crites d&rsquo;actes. <\/p>\n<p>Existe-t-il des actes de bapt\u00eames et mariages dont nous n&rsquo;avons aucune trace ?         <\/p>\n<p>A cette hypoth\u00e8se, on pourrait objecter la baisse de la pratique religieuse de ces populations apr\u00e8s f\u00e9vrier 1795, ou la fr\u00e9quentation d&rsquo;un pr\u00eatre asserment\u00e9 \u00e0 d\u00e9faut de pr\u00eatre inserment\u00e9. L&rsquo;\u00e9tude ci-apr\u00e8s tente d&rsquo;appr\u00e9hender le comportement de ces populations priv\u00e9es de pr\u00eatre. Nous verrons successivement le cas de Nantes, avec pr\u00eatre asserment\u00e9, puis celui de paroisses sans pr\u00eatre asserment\u00e9. <\/p>\n<p>Ainsi, toutes les familles de Nantes-Saint-Jacques n&rsquo;acceptent pas le pr\u00eatre asserment\u00e9 : certaines vont aller \u00e0 Saint-Julien voir Ren\u00e9 Lemesle (voir p.35), ou au Loroux comme ci-avant (voir p.23) et vraisemblablement ailleurs. Pourtant 362 enfants sont baptis\u00e9s \u00e0 Saint-Jacques de Nantes du 01.01.1796 au 05.06.1796 par le pr\u00eatre constitutionnel. Le d\u00e9lai de bapt\u00eame dans les trois jours y est respect\u00e9, m\u00eame pour les enfants n\u00e9s hors de la paroisse. Seuls quelques baptis\u00e9s ont quelques mois et m\u00eame quelques ann\u00e9es. Ce registre constitutionnel des bapt\u00eames de Saint-Jacques est \u00e9crit sur un livre de comptes de l&rsquo;Oratoire. La r\u00e9cup\u00e9ration de registres, devenus d\u00e9sormais inutiles, pallie l&rsquo;absence de papier, qui fait d\u00e9faut m\u00eame \u00e0 un pr\u00eatre asserment\u00e9.<br \/>\n   Les baptis\u00e9s \u00e2g\u00e9s ne sont donc pas seulement le reflet de l&rsquo;absence de pr\u00eatre. Ils t\u00e9moignent aussi de l&rsquo;attachement des parents \u00e0 un pr\u00eatre inserment\u00e9. Il y avait des paroisses qui poss\u00e9daient encore un pr\u00eatre asserment\u00e9, accept\u00e9 par la majorit\u00e9 de la population, mais rejet\u00e9 par quelques familles. <\/p>\n<li><strong>La continuit\u00e9 dans la pratique<\/strong><\/li>\n<p>   La pratique religieuse d&rsquo;une famille est continue : si elle fait baptiser un nouveau-n\u00e9 et a par ailleurs un enfant de 18 mois dont le bapt\u00eame nous est inconnu, c&rsquo;est que le bapt\u00eame de ce dernier ne nous est pas parvenu et non que l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9. Cette continuit\u00e9 s&rsquo;observe sur les familles lorousaines reconstitu\u00e9es. <\/p>\n<p>Cette r\u00e8gle de la continuit\u00e9 s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e au fur et \u00e0 mesure que les registres clandestins du pays lorousain \u00e9taient mis sur ordinateur. Au d\u00e9part, seul celui du Loroux-Bottereau avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pouill\u00e9, dans le cadre de l&rsquo;\u00e9tude de d\u00e9mographie historique de la p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire. Ce registre est relativement volumineux et il est suppos\u00e9 complet. Il laisse cependant des lacunes inexpliquables dans certaines familles : il manque soit un mariage, soit un ou plusieurs bapt\u00eames, dans des familles qui ont une attitude clandestine prononc\u00e9e. On peut en d\u00e9duire que des actes religieux ont exist\u00e9 ailleurs ; le registre clandestin du Loroux-Bottereau n&rsquo;est pas exhaustif.<br \/>\n   A ce stade du d\u00e9pouillement, l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;existence d&rsquo;un autre registre clandestin, qui aurait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 celui qui est connu, para\u00eet plausible. Si l&rsquo;on consid\u00e8re la difficult\u00e9 \u00e0 avoir du papier, soulev\u00e9e par Clair Massonnet au d\u00e9but du registre du Loroux, on peut admettre qu&rsquo;avant ao\u2013t 1794 les bapt\u00eames auraient \u00e9t\u00e9 not\u00e9s sur des minutes volantes qui ont disparu. Ce pr\u00e9registre n&rsquo;expliquerait pas toutes les lacunes, car le d\u00e9pouillement exhaustif des registres des paroisses voisines comble une grande partie des lacunes. Ils contiennent des actes qui manquaient dans les familles lorousaines. L&rsquo;une de ces familles est cit\u00e9e au chap\u00eetre \u00ab Pertes de m\u00e9moire \u00bb. <\/p>\n<p>Le registre de Saint-Julien-de-Concelles a engendr\u00e9, \u00e0 son tour,  des lacunes, par extension du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 des familles concelloises, s\u00e9bastiennaises (voir p.50) ou bas-goulainaises (voir ci-apr\u00e8s) ; d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;existence d&rsquo;actes inconnus.<br \/>\nTous les actes clandestins ne nous sont donc pas parvenus. Chaque registre ne recouvre pas la totalit\u00e9 d&rsquo;une paroisse, m\u00eame lorsque le pr\u00eatre est solidement ancr\u00e9 sur place pendant la dur\u00e9e de la guerre civile comme au Loroux, \u00e0 La Chapelle-Basse-Mer et \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles. Chaque registre compl\u00e8te les autres par les actes de \u00ab\u00a0non-r\u00e9sidents\u00a0\u00bb venus chercher un sacrement l\u00e0 o\u00f9 ils ont connaissance de la pr\u00e9sence d&rsquo;un pr\u00eatre \u00e0 un moment donn\u00e9. Opportunit\u00e9 et proximit\u00e9 comptent plus que la notion de paroisse.<br \/>\n   Tous ces recoupements entre registres voisins, apr\u00e8s reconstitution des familles, montrent la continuit\u00e9 de la pratique religieuse ; un couple ne fait pas baptiser un enfant sans l&rsquo;autre ; un couple uni pendant la guerre civile ne fait baptiser un enfant sans avoir fait b\u00e9nir son union.                <\/p>\n<p>Par ailleurs, la t\u00e2che \u00e9tait num\u00e9riquement trop lourde pour certains pr\u00eatres. La somme de travail du pr\u00eatre desservant Le Loroux \u00e9tait consid\u00e9rable, puisque Denis Guillet \u00e9tait pratiquement seul pour un territoire d&rsquo;environ 5 000 survivants, apr\u00e8s le d\u00e9part de Clair Massonnet au printemps 1795. Une grande partie des Lorousains \u00e9tait plus proche des paroisses voisines que de Sainte-Radegonde o\u00f9 il se cachait. La position excentr\u00e9e de cette cachette explique partiellement le surcro\u00eet de Lorousains trouv\u00e9s dans le registre de Ren\u00e9 Lemesle. <\/p>\n<li><strong>\u00ab Pas un pr\u00eatre de Lir\u00e9 \u00e0 Nantes \u00bb<\/strong><\/li>\n<p>   Cette petite phrase est extraite du registre de M. Robin, desservant La Chapelle-Basse-Mer, qui aimait donner des d\u00e9tails dans son registre. Elle fut probablement vraie dans le premier semestre 1794, puis il y eut des pr\u00eatres \u00e0 Chantoceaux dans le Maine-et-Loire, entre Lir\u00e9 et La Chapelle-Basse-Mer (16), \u00e0 Vallet, au Loroux-Bottereau, \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles, \u00e0 La Remaudi\u00e8re. Il y en eut temporairement \u00e0 La Chapelle-Heulin o\u00f9 M. Marchand fit quelques passages. En outre, les paroisses suivantes connurent aussi provisoirement un pr\u00eatre : <\/p>\n<p><strong>Haute-Goulaine<\/strong><\/p>\n<p>   Pierre-Honor\u00e9 Jaulin, n\u00e9 \u00e0 Nantes-Saint-Donatien le 24.07.1749, est \u00e2g\u00e9 de 45 ans en 1794. Il se d\u00e9place beaucoup pendant la R\u00e9volution : il est \u00e0 Haute-Goulaine d&rsquo;ao\u00fbt 1795 \u00e0 octobre 1797. Manquant de papier, il a l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;utiliser la fin du registre de catholicit\u00e9 de 1746. Ce registre n&rsquo;a gu\u00e8re attir\u00e9 l&rsquo;attention sur lui depuis deux si\u00e8cles, car il \u00e9tait dans une double clandestinit\u00e9 gr\u00e2ce au stratag\u00e8me utilis\u00e9 par P. Jaulin. C&rsquo;est en recherchant les Lorousains que je l&rsquo;ai trouv\u00e9 en mairie. Tous les registres clandestins ne sont pas encore identifi\u00e9s ou d\u00e9couverts \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<br \/>\n   P.H. Jaulin a eu ensuite un registre en octobre 1795, conserv\u00e9 en mairie et assimil\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat civil, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;oubli de l&rsquo;aspect sacramentel de ces actes : <\/p>\n<blockquote><p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en fin 1795 qu&rsquo;apparut l&rsquo;Abb\u00e9 Jaulin. Ce pr\u00eatre r\u00e9fractaire, non asserment\u00e9, \u00e9tait un fugitif. Pourchass\u00e9 par les \u00ab\u00a0bleus\u00a0\u00bb, il se cachait de ferme en ferme, c\u00e9l\u00e9brant de nuit la messe dans les fermes. Il mit pourtant \u00e0 jour le registre d&rsquo;\u00e9tat civil. (17) <\/p><\/blockquote>\n<p>   L&rsquo;\u00e9tat civil d&rsquo;autres communes poss\u00e8de de tels registres clandestins, ainsi \u00e0 Chantoceaux. La \u00ab\u00a0fusion\u00a0\u00bb discr\u00e8te avec le document officiel est un gage de conservation dans de meilleures conditions. Peu de mairies cependant ont conscience de la pr\u00e9sence de ce type de document.<br \/>\n   P. Jaulin b\u00e9nit 45 couples, dont 74,2 % sont venus de loin, alors qu&rsquo;il ne reste que peu de temps \u00e0 Haute-Goulaine. Il est apparemment connu par ses passages \u00e0 Vertou et Basse-Goulaine. Il n&rsquo;y \u00e9tait pas vicaire et n&rsquo;y est pas n\u00e9 ; il avait donc l&rsquo;habitude de s&rsquo;y cacher. Le graphique ci-apr\u00e8s donne les origines exprim\u00e9es en pourcentages rapport\u00e9s aux 90 mari\u00e9s.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/StJulien.08.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/StJulien.08.jpg\" class=\"alignnone\" width=\"568\" height=\"250\" \/><\/a> <\/p>\n<p>   Les \u00ab\u00a0divers\u00a0\u00bb repr\u00e9sentent 13 mari\u00e9s n\u00e9s \u00e0 Sainte-Luce, Thouar\u00e9, Orvault, Chantenay, Nantes, Monni\u00e8res, Saint- Philbert, La Haye-Fouassi\u00e8re, La Chapelle-Heulin, La Varenne, Drain, dioc\u00e8se de Bordeaux, dioc\u00e8se de Saint-Brieuc.<br \/>\n  Pour la plupart d&rsquo;entre eux, Jaulin a re\u00e7u un certificat de l&rsquo;un de ses confr\u00e8res. Il est donc en relation avec eux.<br \/>\n   On le signale fin 1797 \u00e0 Fresnais.<br \/>\n   Il est \u00e0 Saint-S\u00e9bastien en 1800 et y r\u00e9dige deux actes de mariages. Nomm\u00e9 \u00e0 Saint-Vincent-des-Landes en 1803 puis \u00e0 Pannec\u00e9 en 1808, il meurt en retraite \u00e0 Nantes-Saint-Nicolas le 16.04.1829. C&rsquo;est le type m\u00eame des pr\u00eatres itin\u00e9rants ; il a d\u2013 tenir des minutes qui ne nous sont pas parvenues. <\/p>\n<p><strong>   Basse-Goulaine <\/strong><br \/>\n   Le registre clandestin de Ren\u00e9 Lemesle montre que les Bas-Goulainais viennent moins apr\u00e8s 1794. Ce manque de suite dans la pratique religieuse ne s&rsquo;av\u00e8re pas concevable et on peut supposer qu&rsquo;un autre pr\u00eatre clandestin est \u00e0 leur service.  M. Connard y est pr\u00e9sent gr\u00e2ce \u00e0 la retranscription suivante : <\/p>\n<blockquote><p>   Le 07.09.1798 a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 \u00e0 Basse-Goulaine par Mr Conard pr\u00eatre catholique Jeanne-Marie n\u00e9e le 01.01.1798 fille de Jean M\u00e9nager et de Marie-Rose Brevet son \u00e9pouse l\u00e9gitime&#8230;(r<em>egistre clandestin de Vallet)<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Landemont<\/strong><br \/>\n   Le registre clandestin de Vallet retranscrit des bapt\u00eames faits par A.L. Peuriot, desservant Landemont \u00e0 partir de 1798, alors \u00e2g\u00e9 de 64 ans : <\/p>\n<blockquote><p>   Le 19.05.1798 Marie n\u00e9e le m\u00eame jour au Bois-Beno\u00eet fille de Mathieu Babonneau et de Jeanne Sebileau a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e par Mr Peuriot vice g\u00e9rant de Landemont &#8230; (Acte recopi\u00e9 par Aubert dans le registre clandestin de  Vallet)&#8230;  Le 01.08.1799 Jean fils de Mathieu (idem) <\/p><\/blockquote>\n<p>Ouvrage paru en 1990<br \/>\n(C) Editions Odile HALBERT<br \/>\nISBN 2-9504443-1-8<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3424\">VOIR LE SOMMAIRE<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Discussion autoris\u00e9e sur ce blog.<\/p>\n<ol>\n<strong>Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. Merci d&rsquo;avoir un peu de respect pour mon travail, car lorsque vous discutez ailleurs (c&rsquo;est \u00e0 dire dans mon dos) vous fa\u00eetes tourner les d\u00e9tenteurs des autres blogs ou forums.<\/strong><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(C) Editions Odile HALBERT ISBN 2-9504443-1-8 VOIR LE SOMMAIRE Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. 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