﻿{"id":35007,"date":"2020-08-29T09:57:04","date_gmt":"2020-08-29T07:57:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35007"},"modified":"2020-08-29T09:58:12","modified_gmt":"2020-08-29T07:58:12","slug":"qui-etait-charles-moride-alias-dalbrey-artiste-a-paris-1892","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35007","title":{"rendered":"Qui \u00e9tait Charles Moride, ali\u00e0s d&rsquo;Albrey, artiste \u00e0 Paris 1892"},"content":{"rendered":"<h6 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong><em>Cliquez sur le titre de l&rsquo;article pour le lire pleine page et acc\u00e9der aux commentaires et outils de recherche.<\/em><\/strong><\/span><\/h6>\n<p><a href=\"\/Famille\/Moride.htm\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">J&rsquo;ai beaucoup \u00e9tudi\u00e9 les MORIDE mais je ne peux identifier celui qui fut Charles Moride artiste dramatique \u00e0 Paris en 1892.<\/a> On sait, d&rsquo;apr\u00e8s les 2 coupures de journaux du temps, qu&rsquo;il demeurait 124 boulevard Rochechouart, et que son p\u00e8re \u00e9tait concierge rue de Grenelle. Voici les 2 coupures de journaux trouv\u00e9es dans GALLICA :<\/p>\n<p>LE MEURTRE DE MONTMARTRE<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/p>\n<p>L&rsquo;arrestation de Maria Guillet. \u2014 Une fable. \u2014 Le r\u00e9cit exact du crime. \u2014 Charles Moride.<br \/>\nNous avons annonc\u00e9 hier que, malgr\u00e9 les affirmations de Charles Moride, la victime du drame de la rue des Martyrs, la femme qui l&rsquo;accompagnait a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e. Voici \u00e0 la suite de quelles circonstances cotte arrestation a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e.<br \/>\nLes agents de la s\u00fbret\u00e9 s&rsquo;\u00e9taient rendus sur les indications de M. Garnot, commissaire de police, chez Rossignol, le d\u00e9bit de vin situ\u00e9 au-dessus du Divan-Japonais et devant lequel, aux dires de la victime elle-m\u00eame, s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9 le drame que nous avons racont\u00e9. Ils d\u00e9couvrirent que, contrairement aux assertions de la victime et de Maria Guillet, la tentative do meurtre avait eu lieu non sur le trottoir, rue des Martyrs, mais dans l&rsquo;\u00e9tablissement m\u00f4me de Rossignol.<br \/>\nVoici, du reste, ce que d\u00e9clar\u00e8rent le patron et le gar\u00e7on de cet \u00e9tablissement :<br \/>\n\u00ab Moride, que nous connaissions plut\u00f4t sous son nom de th\u00e9\u00e2tre, Charles Dalbrey, est entr\u00e9 chez nous vers deux heures du matin, en compagnie de la fille Maria Guillet, et d&rsquo;un individu qu&rsquo;on croit \u00eatre le souteneur de cette derni\u00e8re, un nomm\u00e9 Vivier ou Duvivier. Tous trois s&rsquo;install\u00e8rent \u00e0 la m\u00eame table et Moride commanda une bouteille. Il remplit les verres, mais quand Maria Guillet voulut porter le sien \u00e0 ses l\u00e8vres, l&rsquo;artiste l&rsquo;en emp\u00eacha,<br \/>\n\u00ab \u2014 \u00c7a m&rsquo;est bien \u00e9gal, dit la fille, je boirai tout de m\u00eame.<br \/>\n\u00ab Ce disant, elle saisit la bouteille et porta le goulot \u00e0 sa bouche. Moride lui arracha violemment la bouteille. Maria Guillet se f\u00e2cha.<br \/>\n\u00ab &#8211; C&rsquo;est pour te f&#8230; de nous, dit-elle, que tu nous invites et que tu nous emp\u00eaches de boire. Eh bien ! tiens, voil\u00e0 pour toi !<br \/>\n\u00ab Maria Guillet sortit un couteau de sa poche et, d&rsquo;un coup droit, plongea la lame dans la poitrine de Moride. \u00bb<br \/>\nLe gar\u00e7on do l&rsquo;\u00e9tablissemont ajouta qu&rsquo;il avait aper\u00e7u tr\u00e8s distinctement le geste de la fille, mais il crut qu&rsquo;elle avait simplement donn\u00e9 un coup de poing.<br \/>\nImm\u00e9diatement apr\u00e8s cette sc\u00e8ne, les trois buveurs se lev\u00e8rent et Maria Guillet sortit rapidement avec Vivier ou Duvivier. Mais a peine Moride \u00e9tait-il debout qu&rsquo;il tomba comme une masse. Sa figure porta sur une table et il saigna du nez avec abondance.<br \/>\nLe patron et le gar\u00e7on le relev\u00e8rent, l&rsquo;assirent sur une chaise, lui lav\u00e8rent la figure et lui firent prendre un cordial.<br \/>\nPendant que le gar\u00e7on lui lavait la face, Moride dit :<br \/>\n\u2014 Si je n&rsquo;avais que \u00e7a, un saignement de nez, ce serait rien. Mais j&rsquo;ai re\u00e7u un coup de couteau dans la poitrine.<br \/>\nIl appliqua la main sur sa blessure et tant bien que mal, avec l&rsquo;aide du gar\u00e7on, il put regagner son domicile, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Martyrs et du boulevard Rochechouart.<br \/>\nIl \u00e9tait couch\u00e9 depuis quelques minutes lorsque Maria Guillet vint le rejoindre. Une violento discussion \u00e9clata entre eux. C&rsquo;est alors que le concierge monta pour mettre le hol\u00e0 et que Moride lui r\u00e9cita la fable qu&rsquo;il a r\u00e9p\u00e9t\u00e9e aux agents et au commissaire de police.<br \/>\nMaria Guillet, qui n&rsquo;\u00e9tait pas retourn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel do la rue Puget, comme elle l&rsquo;avait promis, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 six heures du soir sur le boulevard Rochechouart. Elle a fait des aveux complets et a rejet\u00e9 sur l&rsquo;ivresse l&rsquo;acte qu&rsquo;elle avait commis. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9crou\u00e9e au D\u00e9p\u00f4t.<br \/>\nHier, assez tard dans la soir\u00e9e, Moride se trouvait dans l&rsquo;\u00e9tat comateux.<br \/>\nSa mort n&rsquo;est plus qu&rsquo;une question d&rsquo;heures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>UNE MA\u00ceTRESSE IRASCIBLE<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/p>\n<p>La rue des Martyrs a \u00e9t\u00e9, la nuit derni\u00e8re, le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;un crime.<br \/>\nUn jeune artiste dramatique, M. Charles Moride, qui \u00e9tait connu au th\u00e9\u00e2tre Montmartre sous le pseudonyme de d&rsquo;Albrey, \u00e2g\u00e9 de vingt-huit ans, a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 mortellement d&rsquo;un coup de couteau par sa ma\u00eetresse.<br \/>\nVoici les renseignements que nous avons pa recueillir sur cette affaire\u00a0:<br \/>\nIl y a un an environ, M. Moride avait eu pour ma\u00eetresse une fille Marie Guillet, \u00e2g\u00e9e de vingt-deux ans. Il y a quelques mois, cette tille s&rsquo;\u00e9tant brouill\u00e9e avec l&rsquo;artiste, se rendit \u00e0 Versailles et entra comme pensionnaire dans une maison mal fam\u00e9e de cette ville.<br \/>\nAvant-hier soir, M. Moride se disposait <strong>\u00e0 rentrer \u00e0 son domicile, 124 boulevard Rocbechouart,<\/strong> quand il fit la rencontre de Marie Guillet.<br \/>\nL&rsquo;artiste l&#8217;emmena chez lui et tous deux pass\u00e8rent ensemble la journ\u00e9e du lendemain.<br \/>\nIls se quitt\u00e8rent <strong>\u00e0 six heures du soir. M. Moride alla d\u00eener chez son p\u00e8re, concierge, rue de Grenelle,<\/strong> tandis que Marie Guillet prenait son repas dans un petit restaurant nouvellement install\u00e9 place Pigalle \u00e0 l&rsquo;augle de la rue Duperr\u00e9. Ils se retrouv\u00e8rent le soir \u00e0 neuf heures et parcoururent ensemble un grand nombre de brasseries et d\u00e9bits de vins de Montmartre. Vers deux heures du matin, tous deux \u00e9taient l\u00e9g\u00e8rement pris de boisson.<br \/>\nVoulant achever gaiement leur nuit, ils entr\u00e8rent dans le d\u00e9bit de M. Rossignol, 75, rue des Martyrs, et se firent servir un litre de vin. Marie Guillet s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 vider son verre, quand son amant le lui arracha des mains.<br \/>\nJe te d\u00e9fends de boire, lui cria-t-il.<br \/>\nSa ma\u00eetresse, croyant \u00e0 une plaisanterie, se mit \u00e0 rire, puis, saisissant le litre de vin, voulut boire \u00e0 m\u00eame la bouteille.<br \/>\nMais l&rsquo;artiste la lui enleva \u00e9galement.<br \/>\nFurieuse. Marie Guillet saisit alors son couteau et en frappa son amant au sein droit. L&rsquo;arme p\u00e9n\u00e9tra profond\u00e9ment dans le corps et perfora le poumon.<br \/>\nCharles Moride poussa un cri, puis s&rsquo;affaissa sur le plancher, rendant des flots de sang par la bouche et par le nez.<br \/>\nMarie Guillet avait pris la fuite.<br \/>\nLe marchand de vins, M. Rossignol, croyant que Moride n&rsquo;avait re\u00e7u qu&rsquo;un coup sans gravit\u00e9, offrit un verre de vuln\u00e9raire \u00e0 son client. Ce dernier l\u2019absorba, puis demanda \u00e0 \u00eatre reconduit chez lui.<br \/>\nOn le transporta \u00e0 son domicile et quelques minutes apr\u00e8s Marie Guillet venait le retrouver. Une discussion assez violente s&rsquo;\u00e9leva alors entre eux et comme tous deux troublaient le repos des locataires de la maison, le concierge monta dans le logement de M. Moride pour mettre fin \u00e0 cette sc\u00e8ne.<br \/>\nA ce moment, Moride dont les forces \u00e9taient \u00e9puis\u00e9es, se tordait en proie \u00e0 d&rsquo;atroces souffrances.<br \/>\nOn m&rsquo;a assassin\u00e9, dit-il \u00e0 son concierge allez chercher un m\u00e9decin.<br \/>\nQuelques instants apr\u00e8s, un docteur arrivait au chevet du bless\u00e9 et constatait que la blessure \u00e9tait mortelle. Il ordonna aussit\u00f4t le transport de Moride \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital Lariboisi\u00e8re.<br \/>\nGarnot, commissaire de police du quartier, pr\u00e9venu aussit\u00f4t, se rendit imm\u00e9diatement au chevet de l&rsquo;artiste et lui demanda dans quelles circonstances il avait \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9.<br \/>\nMoride, qui ne voulait pas accuser sa ma\u00eetresse, raconta alors qu-il avait \u00e9t\u00e9 assailli par un inconnu, dans la rue des Martyrs, pendant qu&rsquo;il attendait sa ma\u00eetresse qu&rsquo;il avait envoy\u00e9e acheter de la charcuterie.<br \/>\nApr\u00e8s avoir fait cette d\u00e9claration, le bless\u00e9 perdit connaissance et sa mit \u00e0 r\u00e2ler.<br \/>\nLes m\u00e9decins ont perdu tout espoir de le sauver. Il est \u00e0 craindre que le malheureux ne puisse passer la nuit.<br \/>\nLes explications fournies par Moride ayant sembl\u00e9 louches \u00e0 M. Garnot, ce magistrat proc\u00e9da \u00e0 l&rsquo;arrestation de Marie Guillet et l&rsquo;accusa formellement d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;auteur du crime. Cette fille nia d&rsquo;abord avec persistance, puis elle se d\u00e9cida enfin \u00e0 faire des aveux complets.<br \/>\nJ&rsquo;\u00e9tais ivre, a-t-elle all\u00e9gu\u00e9 pour sa d\u00e9fense.<br \/>\nElle a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e au D\u00e9p\u00f4t.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> La Petite presse : journal quotidien&#8230; (Paris) 1892-10-09<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Le Petit Parisien\u00a0: journal quotidien du soir, 7 octobre 1892<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cliquez sur le titre de l&rsquo;article pour le lire pleine page et acc\u00e9der aux commentaires et outils de recherche. J&rsquo;ai beaucoup \u00e9tudi\u00e9 les MORIDE mais je ne peux identifier celui qui fut Charles Moride artiste dramatique \u00e0 Paris en 1892. 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