﻿{"id":35423,"date":"2021-05-22T12:56:28","date_gmt":"2021-05-22T10:56:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35423"},"modified":"2023-11-04T10:48:01","modified_gmt":"2023-11-04T08:48:01","slug":"lettres-a-jean-guillot-garde-dhonneur-17-aout-1813-lettre-4-de-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35423","title":{"rendered":"Lettres de Jean Guillot, garde d&rsquo;honneur, \u00e0 sa grand m\u00e8re, 17 ao\u00fbt 1813 (lettre 4 de 15)"},"content":{"rendered":"<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38706\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Les Gardes d&rsquo;Honneur 3\u00e8me r\u00e9giment : table de mes publications<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.1.jpg\" width=\"1290\" height=\"1074\" \/><\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.2.jpg\" width=\"1054\" height=\"1300\" \/><\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Guillot\/1813.08.17.3.jpg\" width=\"1079\" height=\"1290\" \/><\/a><\/p>\n<p>Tours, le 17 ao\u00fbt 1813<br \/>\n\u00e0 Madame Guillot M\u00e8re au Pont-Chauveau de Chaz\u00e9-sur-Argos<br \/>\n\u00e0 Chaz\u00e9, Dpt de Maine et Loire, canton de Cand\u00e9<\/p>\n<p>Ma bonne Maman<br \/>\nJe profite des derniers instants qui me restent pour ne pas perdre la meilleure occasion que je puisse trouver de vous donner encore un petit signe de vie. Je crois que vous m\u2019avez assez honor\u00e9 de votre estime pour ne pas d\u00e9daigner les nouvelles preuves de ma tendresse filiale. Quoique j\u2019ai le malheur, ma bonne Maman, d\u2019\u00eatre priv\u00e9 de ce qui faisait ma plus grande jouissance, je veux dire, du plaisir d\u2019\u00eatre aupr\u00e8s de vous ; soyez persuad\u00e9e que je ne vous ai point enti\u00e8rement perdue de vue, car malgr\u00e9 qu\u2019il ne me soit plus possible de vous voir des yeux du corps, votre image est tellement grav\u00e9e dans mon c\u0153ur, que ceux de mon esprit vous ont toujours pr\u00e9sente devant eux. Et comment pourrait-il en \u00eatre autrement ? Tout homme ne doit-il pas \u00eatre sensible aux faveurs ? Or, ce sentiment ne m\u2019est point \u00e9tranger ; et quand je me rappelle toutes les complaisances que vous avez eues pour moi, je ne puis m\u2019emp\u00eacher de d\u00e9plorer mon sort dans un \u00e9tat qui y met aujourd\u2019hui un si f\u00e2cheux obstacle.<br \/>\n\u00d4 si j\u2019avais donc un faible rayon d\u2019esp\u00e9rance de pouvoir bient\u00f4t m\u2019en tirer ! Mais non, je suis engag\u00e9 dans un Labyrinthe dont je ne sortirai peut-\u00eatre jamais. Cependant j\u2019ai la boule en main, c\u2019est \u00e0 moi de la rouler. Je connais trop peu les pentes pour les suivre, en cons\u00e9quence je n\u2019ai rien de mieux \u00e0 faire que d\u2019aller tout droit le chemin. Les plus intrigants sont eux-m\u00eames souvent tromp\u00e9s dans leur man\u0153uvre, et comme je ne suis point \u00e0 port\u00e9e de mettre en mouvement les ressorts de l\u2019intrigue, ce serait me nuire \u00e0 moi-m\u00eame que d\u2019employer ce moyen pour me sauver du mauvais pas. Ce que j\u2019ai donc de mieux \u00e0 faire, c\u2019est de m\u2019armer de courage autant que possible ; mais j\u2019ai beau chercher en moi, j\u2019ai toute peine \u00e0 en trouver ; il en faudrait cependant pour arriver au bout de la route que nous allons commencer vendredi, jour o\u00f9 nous partirons je crois pour Mayence. Il faudra donc m\u2019\u00e9loigner encore d\u2019avantage de vous, ma Bonne Maman, mais ne craignez point que j\u2018oublie jamais ce que je vous dois, et veuillez \u00eatre persuad\u00e9e, ma bonne Maman, du profond respect et du d\u00e9vouement sans borne avec lesquels je suis votre tr\u00e8s humble petit fils.<br \/>\nJ. Guillot.<br \/>\nP.S. Daignez, ma Bonne Maman, offrir mes tr\u00e8s humbles respects \u00e0 mes oncles et tantes Trivelais et Louis, et les embrasser tendrement pour moi ainsi que les enfants, en les priant de vouloir bien ne point m\u2019oublier.<br \/>\nAdieu ma bonne maman, adieu.<\/p>\n<p>Saint-S\u00e9bastien-sur-Loire le 22 mai 2021<\/p>\n<p>Mon cher Jean<br \/>\nQuelle heureuse grand-m\u00e8re que la tienne ! Je ne me souviens pas avoir exprim\u00e9 de sentiments \u00e0 mes grands-m\u00e8res. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 beaucoup moins expressive que toi. J\u2019avoue aussi que ta langue fran\u00e7aise est tr\u00e8s nettement sup\u00e9rieure \u00e0 la mienne, et que j\u2019ai peu honte d\u2019\u00e9crire apr\u00e8s toi, dans un fran\u00e7ais nettement plus ordinaire. Lorsque je te lis, je suis boulevers\u00e9e par la profondeur des sentiments et ta mani\u00e8re de les exprimer. Je suppose que tous ceux et toutes celles qui te liront \u00e9prouveront \u00e0 leur tour de telles \u00e9motions.<br \/>\nAujourd\u2019hui, nous n\u2019appelons plus nos grands-m\u00e8res bonne maman. D\u2019accord, elles faisaient souvent de la confiture et une marque de confiture industrielle a pris ce nom qui perdure ainsi de mani\u00e8re d\u00e9tourn\u00e9e. C\u2019est tout ce qui nous reste de ce joli nom que tu donnes \u00e0 ta grand-m\u00e8re. Moi je me contentais d\u2019appeler l\u2019une \u00ab grand-m\u00e8re\u00a0\u00bb et l\u2019autre \u00ab mamie \u00bb, parce que je portais la seconde un peu plus dans mon c\u0153ur. Et comme je n\u2019ai pas de petits enfants, j\u2019ignore les termes actuels. Tu vois, tout a chang\u00e9 en 2 si\u00e8cles, m\u00eame notre vocabulaire.<br \/>\nJ\u2019ai souvent aid\u00e9 \u00e0 faire les confitures chez l\u2019une de mes grands-m\u00e8res, en particulier pour serrer le linge qu\u2019on tenait \u00e0 deux, pour extraire le jus, pour faire les gel\u00e9es. C\u2019\u00e9tait un moment joyeux, car on chantait des tas de contines qui me trottent encore en t\u00eate. \u00ab Moi, je pr\u00e9f\u00e8re un p\u2019tit moulin sur la rivi\u00e8re \u2026 \u00bb etc\u2026<br \/>\nJe pensais que tu allais souhaiter \u00e0 ta bonne maman son anniversaire, qui est le 22 ao\u00fbt. Puisque tu ne lui souhaites pas et que tu l\u2019aimes tant, c\u2019est que tu ne connais pas sa date de naissance et qu\u2019on ne parle pas encore d\u2019anniversaire en 1813. C\u2019est bien ce que je pensais, je vis une \u00e9poque qui a oubli\u00e9 que nos pratiques ne ressemblent pas \u00e0 celles du pass\u00e9 et que l\u2019anniversaire n\u2019\u00e9tait pas f\u00eat\u00e9 autrefois.<br \/>\nTa bonne maman aura 78 ans le 22 ao\u00fbt. Tu as de la chance d\u2019avoir encore une grand-m\u00e8re, car la majorit\u00e9 d\u2019entre elles \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 morte avant 50 ans \u00e0 ton \u00e9poque. Maintenant nous vivons plus longtemps, presque 90 ans en moyenne, enfin seulement les femmes car les hommes vivent 5 ans de moins, toujours en moyenne.<br \/>\nL\u2019adresse que tu as mise sur ton pli est si pr\u00e9cise qu\u2019elle a certainement bien aid\u00e9 le coursier parti du Lion-d\u2019Angers livrer ta missive, puisque la poste n\u2019existe pas encore \u00e0 Gen\u00e9. Tu n\u2019avais pas les noms de rues que nous avons mis partout, et m\u00eame avec des num\u00e9ros, mais tu t\u2019en es bien sorti.<br \/>\nJe pense souvent \u00e0 elle car elle vivait encore dans sa grande maison, \u00e0 8 km de toi. Elle avait eu 4 fils, et l\u2019un d\u2019eux vivait encore \u00e0 Chaz\u00e9-sur-Argos. Quand on vieillit, c\u2019est difficile, m\u00eame de nos jours de vivre seule dans une grande maison, donc elle avait surement une \u00ab bonne \u00e0 tout faire \u00bb, c\u2019est ainsi que l\u2019on nommait quand j\u2019\u00e9tais enfant celles qui vivaient m\u00eame sous le m\u00eame toit et travaillaient 24 h sur 24.<br \/>\nJe viens d\u2019\u00e9crire bonne \u00e0 tout faire et toi bonne maman. Mais le sens si diff\u00e9rent, l\u2019une serviable sans limite, l\u2019autre aim\u00e9e.<br \/>\nMais au fait tu allais la voir comment \u00e0 pied ou \u00e0 cheval. Moi, je t\u2019imagine \u00e0 travers champs, faisant t\u00f4t le matin les 8 km \u00e0 pieds. J\u2019ai fait moi-m\u00eame tr\u00e8s jeune de longs parcours matinaux, car en tant qu\u2019a\u00een\u00e9e, j\u2019\u00e9tais charg\u00e9e des courses quotidiennes avant le lever des 5 suivants : lev\u00e9e bien avant eux je devais aller chercher chaque matin 5 l de lait et un pain de 4 livres, et pendant les vacances que nous passions toujours \u00e0 la mer, je faisais quelques kilom\u00e8tres parfois \u00e0 travers champs, certes un peu moins que toi, mais tout de m\u00eame avec mon chargement, et il ne fallait surtout pas renverser une seule goutte de lait !<br \/>\nVous alliez sans doute souvent d\u00e9jeuner chez elle le dimanche, en cariole, apr\u00e8s la messe \u00e0 Gen\u00e9, et tu y rencontrais parfois tes oncles, tantes et cousins.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 voir autrefois la maison que ta \u00ab bonne maman \u00bb habitait \u00e0 Chaz\u00e9-sur-Argos, digne d\u2019une petite bourgeoise de province, et bien loin de celle de ses grands-parents \u00e0 Rablay, o\u00f9 ils sont tous tailleurs d\u2019habits et cordonniers.<br \/>\nAh, au fait, sais-tu son nom de jeune fille, car je viens de mon c\u00f4t\u00e9 de d\u00e9couvrir que m\u00eame de nos jours le patronyme de la m\u00e8re est inconnu des enfants, comme emport\u00e9 par le patronyme du p\u00e8re. Donc, pardonnes moi de venir te pr\u00e9ciser qu\u2019elle \u00e9tait n\u00e9e Vernault.<br \/>\nSon p\u00e8re avait eu la malchance, ou la chance, d\u2019\u00eatre le n\u00b04 dans la fratrie, et comme tu sais c\u2019est l\u2019a\u00een\u00e9 qui prend la suite du p\u00e8re, et il n\u2019y pas de place pour les cadets.<br \/>\nJ\u2019ignore comment il franchit la Loire pour trouver une \u00e9pouse au nord du d\u00e9partement, mais cela n\u2019\u00e9tait pas rien, car autrefois les Angevins n\u00e9s au sud de la Loire y contractaient alliance plus que rarement de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve. J\u2019ai une petite id\u00e9e, dont je compte bien m\u2019entretenir avec toi prochainement.<\/p>\n<p>Tout pr\u00e8s de Rablay, \u00e0 Saint-Lambert-du-Lattay, une autre partie de la famille Vernault taillait aussi les habits. Ils font partie des rares artisans qui savent \u00e9crire, ce qui \u00e9tait certainement indispensable pour noter les mesures, car tout est sur mesure, comme le seront les costumes de ton r\u00e9giment de garde d\u2019honneur. Nous n\u2019avons plus beaucoup de v\u00eatements sur mesure de nos jours et tu serais bien \u00e9tonn\u00e9 de d\u00e9couvrir qu\u2019on a tout uniformis\u00e9 par tailles. Je n\u2019ai jamais connu le sur mesure.<br \/>\nLes Vernault et autres tailleurs d\u2019habits qui vivaient encore en 1813 \u00e0 Rablay ont d\u00fb mettre les bouch\u00e9es doubles pour les march\u00e9s des v\u00eatements militaires. Il est vrai qu\u2019avec Napol\u00e9on, ces march\u00e9s ont fleuri et les tailleurs d\u2019habit ne manquaient pas de travail, d\u2019autant que la m\u00e9canisation faisait timidement quelques apparitions, mais le travail manuel \u00e9tait encore la base de la confection.<br \/>\nNapol\u00e9on vous avait choisi la veste verte, couleur qu\u2019il r\u00e9servait auparavant \u00e0 sa garde proche. Si c\u2019\u00e9tait une faveur c\u2019\u00e9tait probablement pour vous faire oublier que vous alliez \u00eatre les premiers cavaliers \u00e0 ne pas avoir de palefreniers, et que vous alliez devoir vous-m\u00eame soigner quotidiennement votre cheval, comme tu le racontais si bien. Et puis, je dois dire qu\u2019il vous avait pr\u00e9vu un uniforme digne des hussards, avec lesquels je dois dire qu\u2019on peut un peu te confondre tant il y a de ressemblance pour une n\u00e9ophyte comme moi.<br \/>\nSi cette couleur verte \u00e9tait moins fr\u00e9quente auparavant, je suppose que les stocks de tissu de cette couleur ne devaient pas \u00eatre tr\u00e8s importants, et pourtant il fallait 2 m par veste et vous \u00e9tiez 10 000, donc il fallait 20 000 m de cette couleur verte, et le m\u00e9tier \u00e0 tisser de Jacquard n&rsquo;avait fait son apparition qu\u2019en 1801.<br \/>\nChaque pr\u00e9fet devait s\u2019occuper de faire ex\u00e9cuter les uniformes, et puisque c\u2019est sur mesure, il a aussi fallu vous mesurer et transmettre les ordres aux tailleurs d\u2019habits. En Maine-et-Loire, vous \u00e9tiez 89 gardes d\u2019honneur et tes lointains cousins de ateliers de tailleurs d\u2019habits de Rablay ont particip\u00e9 \u00e0 leur mani\u00e8re \u00e0 t\u2019habiller. Tu ne te doutais pas que ton uniforme serait fabriqu\u00e9 par des cousins pas si lointains que cela. Vos liens familiaux avec Rablay \u00e9taient certainement oubli\u00e9s comme c\u2019\u00e9tait autrefois le plus souvent le cas lorsque les cadets \u00e9taient partis s\u2019installer ailleurs. Ils ne revenaient que pour le notaire lors des actes de succession ou vente.<br \/>\nJe tenais seulement \u00e0 te rappeler ce clin d\u2019\u0153il de votre histoire familiale dans ton uniforme ! Je trouve cela si touchant !<br \/>\nTa fid\u00e8le arri\u00e8re-arri\u00e8re petite ni\u00e8ce<br \/>\nOdile<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir aussi Les Gardes d&rsquo;Honneur 3\u00e8me r\u00e9giment : table de mes publications Tours, le 17 ao\u00fbt 1813 \u00e0 Madame Guillot M\u00e8re au Pont-Chauveau de Chaz\u00e9-sur-Argos \u00e0 Chaz\u00e9, Dpt de Maine et Loire, canton de Cand\u00e9 Ma bonne Maman Je profite des derniers instants qui me restent pour ne pas perdre la meilleure occasion que je &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35423\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Lettres de Jean Guillot, garde d&rsquo;honneur, \u00e0 sa grand m\u00e8re, 17 ao\u00fbt 1813 (lettre 4 de 15)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5852],"tags":[452],"class_list":["post-35423","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-garde-dhonneur-1813","tag-guillot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35423","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=35423"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35423\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":38730,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35423\/revisions\/38730"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=35423"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=35423"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=35423"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}