﻿{"id":38696,"date":"2023-11-18T11:57:18","date_gmt":"2023-11-18T09:57:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696"},"modified":"2024-12-10T19:43:46","modified_gmt":"2024-12-10T17:43:46","slug":"avant-le-petrole-les-grains-et-fourrages-de-milliers-de-chevaux-la-maison-halbert-nantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696","title":{"rendered":"Avant le p\u00e9trole, les grains et fourrages de milliers de chevaux : la maison Halbert, Nantes"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Table of Contents<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1851_Jacques_Mounier_fonde_la_maison_de_grains\" >1851 Jacques Mounier fonde la maison de grains<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#les_grains_en_sac_de_100_kg\" >les grains en sac de 100 kg<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#le_foin_de_la_Basse_Loire\" >le foin de la Basse Loire<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1875_construction_du_hangar_de_bois\" >1875 construction du hangar de bois\u00a0<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1904_maison_4_rue_Lemevel\" >1904 maison 4 rue Lemevel<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1932\" >1932<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1936-_1956\" >1936- 1956<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\/#1956-1974\" >1956-1974<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h1><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1851_Jacques_Mounier_fonde_la_maison_de_grains\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1851 Jacques Mounier fonde la maison de grains<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p class=\"comment-policy mt-4\" style=\"box-sizing: border-box; margin-bottom: 2em; font-weight: 300; color: #333333; line-height: 1.6em; display: block; background-color: #990000; padding: 1em 1.25em; border-radius: 11px; font-family: 'Ideal Sans SSm', Helvetica, Arial, sans-serif; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; margin-top: 1.5rem !important; font-size: 1.2rem !important; text-align: center;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><span style=\"color: #ffff99;\"><em><strong>Jacques Mounier, mon trisa\u00efeul (arri\u00e8re arri\u00e8re grand p\u00e8re) paternel, n\u00e9 en 1823, fut le cadet d\u2019une famille de laboureurs, nombreuse et pauvre, vivant aux confins du Morbihan et des C\u00f4tes d\u2019Armor. Il d\u00fbt la quitter faute de place pour lui, et sut \u00e9tablir \u00e0 Nantes un commerce de grains bas\u00e9 sur l\u2019\u00e8re du cheval. Il est \u00e0 l\u2019origine de tous les immeubles des \u00ab Halbert \u00bb route de Clisson, dont il n\u2019est rien rest\u00e9 \u00e0 ma fratrie au d\u00e9c\u00e8s de Georges Halbert en janvier 1974. La voiture avait supplant\u00e9 le cheval et la fortune des Halbert s\u2019en \u00e9tait all\u00e9e ! Ces lignes sont le fruit de mes recherches dans les Archives Publiques, car je n\u2019ai h\u00e9rit\u00e9 d\u2019aucun papier non plus. Ah ! si, j&rsquo;ai h\u00e9rit\u00e9 de quelque chose, j&rsquo;ai la goutte de p\u00e8re et <\/strong><\/em><\/span><\/span><span style=\"color: #ff00ff;\"><span style=\"color: #ffff99;\"><em><strong>grand p\u00e8re.<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p>Personne ne sait signer dans la famille de Jacques Mounier et la configuration du village natal montre qu\u2019ils n\u2019ont probablement pas beaucoup de terres \u00e0 cultiver, pas assez pour vivre correctement. Jacques a 4 fr\u00e8res avant lui or dans les familles \u00e0 l\u2019\u00e9poque il n\u2019y a de place que pour un fils pour succ\u00e9der et les autres doivent chercher ailleurs. On met les enfants domestiques chez des notables d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 9 ans et ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s la guerre de 1870, que la loi du 18 mai 1874, dite \u00ab loi Joubert \u00bb, \u00e9l\u00e8ve l&rsquo;\u00e2ge minimum \u00e0 12 ans, limitant la journ\u00e9e de travail \u00e0 6 heures, et \u00e0 12 heures de 13 \u00e0 16 ans, et le travail de nuit est interdit jusqu&rsquo;\u00e0 cet \u00e2ge. Tous ces enfants n\u2019\u00e9taient pas maltrait\u00e9s. Certains au contraire pouvaient atteindre des comp\u00e9tences voire m\u00eame une forme d\u2019\u00e9ducation. Ainsi, dans mes ascendants Guillouard, j\u2019ai un Faucillon fils de laboureur, qui sera quasiment intendant et g\u00e9rant des biens de la veuve Goureau dont l\u2019\u00e9poux absent faisait le tour du monde. J\u2019ai trouv\u00e9 un acte notari\u00e9 qui l\u2019atteste.<br \/>\nUn domestique alors ne touchait aucune mensualit\u00e9 et\/ou annuit\u00e9, mais une somme globale lorsqu\u2019il se mariait ou partait apr\u00e8s 15 \u00e0 20 ans de loyaux services, de quoi monter son petit m\u00e9nage.<br \/>\nDans le cas de Jacques Mounier, il est tr\u00e8s surprenant qu\u2019aucun de ses 4 fr\u00e8res, tous rest\u00e9s au pays, ne sachent signer alors qu\u2019il sait signer. Il sait aussi fort bien compter la valeur des choses et les affaires. Cette diff\u00e9rence de culture ne peut s\u2019expliquer que par un placement dans une famille notable, dans laquelle il a appris. En effet plusieurs familles notables de M\u00e9n\u00e9ac ont un lien avec Nantes puisque les grains de Bretagne sont indispensables aux chevaux Nantais. Plac\u00e9 chez eux, il aura appris \u00e0 leur contact et aura observ\u00e9 comment ils s\u2019approvisionnaient aussi en foin puisque Frossay livrait du foin en Bretagne.<br \/>\nC&rsquo;est ainsi que Jacques Mounier parvint \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte \u00e0 Nantes, ayant acquis beaucoup de comp\u00e9tences, notamment livreur de l&rsquo;usine de produits alimentaires situ\u00e9e \u00e0 la Piaudi\u00e8re, sur les bords de la S\u00e8vre cr\u00e9\u00e9e par J. Carr\u00e8re, reprise fin 19\u00e8me si\u00e8cle par Bonnefon. La m\u00e9moire de la famille recueillie en 1939 par Paul Halbert, pr\u00e9cise que c&rsquo;est lors de ses tourn\u00e9es de livraison qu&rsquo;il constate le besoin en grains de plusieurs habitants de Saint Jacques et que lui vient l&rsquo;id\u00e9e de les en fournir en livrant lui-m\u00eame.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1887-Mounier.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1887-Mounier.jpg\" width=\"1418\" height=\"1008\" \/><\/a><br \/>\nJacques Mounier \u00e9tait surtout tr\u00e8s travailleur, ne comptant jamais ses heures durant lesquelles il remuait lui-m\u00eame les lourds sacs de grains etc&#8230; \u00e0 la fois pour les approvisionnements et les livraisons. Et j&rsquo;ajoute, sachant vivre modestement sans domestiques dans peu d&rsquo;espace.<br \/>\nSon \u00e9pouse, native de Saint S\u00e9bastien, porta toujours la coiffe, et on la voit \u00e0 gauche sur la photo ci-dessous avec Jacques Mounier, leur fille Marie, son \u00e9poux Edouard Halbert, et leur gendre Coignard. Cette photo est rarissime car \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque on ne prenait par beaucoup la pause au jardin. Ils sont tous endimanch\u00e9s et ce jardin est celui du 7 route de Clisson en 1887.<br \/>\nJacques Mounier eut un fils et 2 filles, mais l&rsquo;une des filles n&rsquo;eut pas d&rsquo;enfants, l<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38744\">&lsquo;autre un fils unique, enfin, le fils pr\u00e9nomm\u00e9 Georges connut une fin tragique \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans et demi \u00e0 Ha\u00efti.<\/a><br \/>\nAvant de vous conter son succ\u00e8s \u00e0 Nantes, laissez moi vous transmettre une trace de m\u00e9moire familiale recueillie en 1939 par mon oncle Paul Halbert. On lui avait racont\u00e9 que Jacques Mounier \u00e9tait venu \u00e0 pied \u00e0 Nantes ramassant de la laine sur les chemins. Or, en 2022 je vois un documentaire sur Arte, qui montre en Irlande une maman et ses enfants de 3 \u00e0 5 ans autour d&rsquo;elle ramassant la laine de moutons rest\u00e9e sur les herbes. Cette maman nous montrait m\u00eame ce qu&rsquo;elle faisait de cette laine, qu&rsquo;elle utilisait dans ses tableaux d&rsquo;artiste. Comme le r\u00e9cit transmis \u00e0 mon oncle Paul en 1939 me paraissait curieux car je voyais mal la laine sur les chemins, j&rsquo;ai compris que Jacques et ses fr\u00e8res, d\u00e8s qu&rsquo;ils savaient marcher, \u00e9taient mis au ramassage de la laine des moutons dans les champs, et manifestement Jacques Mounier avait dit \u00e0 ses filles qu&rsquo;il ramassait de la laine. Cela montre qu&rsquo;autrefois beaucoup d&rsquo;enfants avaient tr\u00e8s t\u00f4t l&rsquo;habitude de travailler&#8230; <strong>Travailleur, vivant modestement et connaissant l&rsquo;\u00e8re du cheval, Jacques Mounier a acquis plusieurs maisons, mais ses descendants vivront bourgeoisement alors que l&rsquo;\u00e8re du cheval d\u00e9cline, et n&rsquo;acqu\u00e8rent aucun bien, jusqu&rsquo;\u00e0 plus rien.<\/strong><\/p>\n<p>Pour m\u00e9moire, en 1851, c&rsquo;est aussi l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Nantes du premier train venant de Paris, ainsi, la disparition des chevaux de poste \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9e&#8230; Donc il \u00e9tait plus que temps que Jacques Mounier gagne si bien sa vie.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"les_grains_en_sac_de_100_kg\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>les grains en <\/strong><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>sac de 100 kg<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p>Nantes, pionni\u00e8re mondiale des transports en commun en 1826, avec Stanislas Baudry, utilise beaucoup de chevaux et si Paris en compte 80 000, Nantes certainement pr\u00e8s de 15 000, sinon plus. Or, un cheval tractant voiture consomme chaque jour environ 8 kg d&rsquo;avoine et\/ou orge, en 1850 surtout l&rsquo;avoine, et 6 kg de foin.\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cheval_au_XXe_si%C3%A8cle\">Wikipedia : Cheval au XX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/a><\/p>\n<p>Les grains venaient surtout des C\u00f4tes d&rsquo;Armor (<em>que l&rsquo;on appelait alors C\u00f4tes du Nord<\/em>), d&rsquo;o\u00f9 venait Jacques Mounier, et c&rsquo;est certainement ce commerce qu&rsquo;il a imit\u00e9 au Sud de Nantes en fondant son propre commerce.<br \/>\nL\u2019avoine est transport\u00e9e en sacs de jute. Le sac p\u00e8se 100 kg. J\u2019ai connu, apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, chez mon p\u00e8re Georges Halbert, successeur de Jacques Mounier, la pr\u00e9paration des sacs, alors pass\u00e9s \u00e0 50 kg. Il achetait l\u2019avoine en vrac, et pr\u00e9parait les sacs de 50 kg \u00e0 travers des gros conduits, et ce dans une \u00e9norme poussi\u00e8re.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38342\">Voyez sur mon blog un usage amusant de ces sacs de jute : La course aux grenouilles, d\u00e9part 14 h 30 \u00e0 la Croix des Herses, Nantes lundi 12 mai 1913<\/a><br \/>\nLe sac de 100 kg de farine, devenu au 20\u00e8me si\u00e8cle 50 kg est aujourd\u2019hui de 25 kg. Pour ma part, j\u2019ai travaill\u00e9 dans les grands moulins \u00e0 Cologne sur le Rhin, et j\u2019ai aussi travaill\u00e9 \u00e0 la Biscuiterie Nantaise. Je connais la farine. Lorsque je suis entr\u00e9e \u00e0 la BN \u00e0 Nantes le 1er mars 1969, je n\u2019avais pas de voiture et durant des ann\u00e9es, j\u2019ai travaill\u00e9 dans le b\u00e2timent de la place Fran\u00e7ois II, lieu fondateur de la Biscuiterie Nantaise, et le soir j\u2019attendais l\u2019autobus. Quelques ouvri\u00e8res, alors encore en activit\u00e9 sur la ligne ancienne de production de biscuits, attendaient avec moi. Et nous \u00e9changions de longues minutes l\u2019histoire de la BN. L\u2019une me racontait ce qui pour elle avait \u00e9t\u00e9 la plus grande transformation : le sac de farine. <strong>Elle avait connu le temps o\u00f9 il \u00e9tait de 100 kg <\/strong>et admirait de finir sa carri\u00e8re parmi des sacs de 50 kg, ce qui lui paraissait un immense changement des conditions de travail de certains \u00e0 la BN.<br \/>\nJe rends ici hommage \u00e0 tous les portefaix et ouvriers d\u2019antan, qui encore entre les 2 guerres mondiales, chargeaient ainsi sur leur dos ces 100 kg. Et, si la France a \u00e9volu\u00e9, passant \u00e0 50 kg, puis 25 de nos jours pour la farine, je pense \u00e0 tout ce que nous oublions de voir dans les pays pauvres, et toutes ces charges si lourdes, comme Jacques Mounier les a connues.\u00a0 Car cela existe encore ailleurs.<br \/>\nJ&rsquo;ai connu de 1945 \u00e0 1956 mon p\u00e8re toujours en bleu de travail sauf le dimanche o\u00f9 il s&rsquo;endimanchait. Il portait lui aussi les sacs sur le dos. Les bleus de travail n&rsquo;\u00e9taient pas encore en Jean, mais un \u00e9pais tissu, et j&rsquo;ai eu souvent \u00e0 y coudre \u00e0 la main des carr\u00e9s de r\u00e9paration, car je cousais bien et \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque on r\u00e9parait tout, m\u00eame les draps \u00e9taient coup\u00e9s en deux par le milieu bien avant d&rsquo;\u00eatre us\u00e9s, et je faisais les surjets plats recousant les 2 c\u00f4t\u00e9s ensemble car moins us\u00e9s ils perp\u00e9traient encore des ann\u00e9es au drap.<\/p>\n<p>Les sacs \u00e9taient mis sur des balances agr\u00e9\u00e9es, et par ailleurs, pour recevoir les camions entiers, il y avait un pont bascule (voir ci-dessous).<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"le_foin_de_la_Basse_Loire\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>le foin de la B<\/strong><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>asse Loire<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/Foin_Nantes.1900.JPG\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/Foin_Nantes.1900.JPG\" width=\"1023\" height=\"759\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/1900arrivageFoinNantes.JPH\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/1900arrivageFoinNantes.JPG\" width=\"1719\" height=\"1265\" \/><\/a><br \/>\nCes photos datent environ de 1900, on y voit quantit\u00e9 de chalands et du foin en vrac, mais surtout un grand nombre de travailleurs pour d\u00e9charger ces chalands sur des voitures \u00e0 cheval. <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=33994\">Voyez aussi sur mon blog une carte postale du Quai des Fumiers \u00e0 la Cale au Foin : le quai Magellan, Nantes 1840<\/a><br \/>\nPersonnellement j&rsquo;ai connu le foin dans les ann\u00e9es 1945-1956 en botte de 90 x 46 x 36 cm pesant 18 kg. Mais auparavant il \u00e9tait en vrac sur les chalands sur Loire comme le montrent mes photos ci-dessus.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/Guermiton\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/vues\/Guermiton\" width=\"680\" height=\"325\" \/><\/a><br \/>\n<span class=\"title\">Voici Frossay en 1815 selon la carte g\u00e9n\u00e9rale de la France. 130, [Paimboeuf &#8211; Redon].\u00a0 \u00e9tablie sous la direction de Cassini mais la carte actuelle est plus parlante. Vous y voyez le canal de la Martini\u00e8re que Jacques Mounier n&rsquo;a pas connu, et le Migron qui fut le port de chargement des chalands de foin au temps du canal de la Martini\u00e8re\u00a0 1892-1914<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Migron\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Migron\" width=\"1152\" height=\"523\" \/><\/a><\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1875_construction_du_hangar_de_bois\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1875 construction du hangar de bois\u00a0<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p>En 1870 <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38744\">Jacques Mounier a perdu tragiquement son fils unique Georges d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans et demi \u00e0 Ha\u00efti. <\/a>Il a mari\u00e9 en 1872 sa fille Lucie \u00e0 Alexis Coignard qui l&rsquo;a emmen\u00e9e. En 1875 sa fille Marie \u00e9pouse Edouard Halbert qui reprendra l&rsquo;affaire de son beau-p\u00e8re. Il est l&rsquo;un des 3 fils de feu Jos\u00e9phine Bonnissant, fille de <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=35090\">Mathurin Bonnissant premier investisseur de la route de Clisson, juste en face de la maison de Jacques Mounier.\u00a0<\/a><br \/>\nMathurin Bonnissant a laiss\u00e9 3 h\u00e9ritiers : une belle fille c\u00e9libataire Marie Judith Lebraire, sans post\u00e9rit\u00e9 &#8211; un fils pr\u00eatre &#8211; et Jos\u00e9phine Bonnissant qui a eu 3 fils, Henry et Edouard Halbert, et Etienne Chauvet; Ces 3 fils h\u00e9ritent de tous les biens Bonnissant et Lebraire, puisque l&rsquo;oncle et la tante n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfants. Or, les biens Bonnissant et Lebraire avaient bien fructifi\u00e9 ! Assez pour passer au rang de bourgeois.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1889-tanteLebraire\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1889-tanteLebraire\" width=\"1789\" height=\"1267\" \/><\/a><\/p>\n<p>Sur cette photo, Judith Lebraire, f\u00eate ses 80 ans en 1889 en pr\u00e9sence de ses proches : Edouard Halbert est \u00e0 sa droite et son fils Edouard II Halbert est l&rsquo;un des enfants assis devant<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/pesagecamions\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" alignleft\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/pesagecamions\" width=\"258\" height=\"153\" \/><\/a>Edouard Halbert apporte donc \u00e0 Marie Mounier ses biens\u00a0 Bonnissant dont le grand terrain qui touche les moulins des Gobelets. Ils y construisent un immense hangar de bois au fonds d&rsquo;une grande cour donnant sur le calvaire de la Croix des Herses. <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Bascule\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright \" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Bascule\" width=\"244\" height=\"163\" \/><\/a>La cour \u00e9tait si grande que le pont bascule qui \u00e9tait \u00e0 droite disparaissait presque \u00e0 la vue (<em>la photo de pont bascule est un exemple actuel pour illustrer\u00a0le pesage d&rsquo;un camion<\/em>). Comme les ponts bascules actuels, il avait une gu\u00e9rite, dans laquelle \u00e9tait le dispositif de pesage qui m&rsquo;impressionnait beaucoup, car on tirait un gros poids de droite \u00e0 gauche jusqu&rsquo;\u00e0 balance exacte. <em>La photo explicative est de Larousse. <\/em>Avant la seconde guerre mondiale les camions \u00e9taient tract\u00e9s \u00e0 cheval chez les Halbert, puis apr\u00e8s un Ford. Et bien entendu, d&rsquo;autres utilisateurs \u00e9taient autoris\u00e9s \u00e0 venir peser sur ce pont bascule leur camion. Et, chose \u00e9trange, moi qui suis n\u00e9e en 1938 et ai connu ce lieu de 1945 \u00e0 1956 je me souviens beaucoup de ce pont bascule. J&rsquo;ai eu le grand privil\u00e8ge, en temps qu&rsquo;a\u00een\u00e9e, d&rsquo;avoir le droit d&rsquo;entrer dans cette cabine de pesage.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1956-Halbert-maisons\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1956-Halbert-maisons\" width=\"968\" height=\"577\" \/><\/a><\/p>\n<p>Cette photo a\u00e9rienne de 1956 montre le pont bascule situ\u00e9 \u00e0 droite en entrant dans la cour, entre le calvaire dans l&rsquo;entr\u00e9e, et les bureaux avant le hangar, mais attention les bureaux n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 construits qu&rsquo;au partage en 1936, car auparavant ils \u00e9taient encore en face dans le 9 route de Clisson. Ces bureaux avaient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s par la carrosserie Landron acqu\u00e9reur en 1974.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=34749\">En 1885, Jacques Mounier, le fondateur, se retire dans l&rsquo;une des maisons qu&rsquo;il avait acquise, et dont il loue toutes les pi\u00e8ces,<\/a> et il laisse \u00e0 sa fille et son gendre toute l&rsquo;immense maison du 7 route de Clisson. L&rsquo;homme qui a v\u00e9cu modestement malgr\u00e9 son succ\u00e8s commercial, laisse la place \u00e0 des descendants embourgeois\u00e9s.<br \/>\nPourtant il existe d\u00e9j\u00e0 un concurrent route de Clisson comme l&rsquo;indique en 1887 l&rsquo;annuaire de la Loire-Atlantique qui donne encore 15 marchands de chevaux \u00e0 Nantes, dont 2 \u00e0 Pont-Rousseau et 2 route de Clisson, donc 4 au sud de la Loire, mais donne aussi un concurrent marchand de fourrage route de Clisson au Lion-d&rsquo;Or.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1904_maison_4_rue_Lemevel\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1904 <\/strong><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>maison 4 rue Lemevel<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Maison4rueLemevel\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" alignleft\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/Maison4rueLemevel\" width=\"321\" height=\"187\" \/><\/a><\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui 4 rue Lemevel (ex\u00a0 chemin de la Gilarderie) cette maison est construite par Edouard 1er Halbert et Marie Mounier sa femme pour s&rsquo;y retirer, car leur fils unique Edouard II Halbert se marie et ils lui laissent la maison n\u00b07 route de Clisson en entier, tout comme Jacques Mounier l&rsquo;avait fait en 1875 \u00e0 sa fille Marie. La maison donnait directement sur la cour et le mur de parpaing que vous voyez ci-dessus date de 1956 car suite \u00e0 sa demande de divorce , mon p\u00e8re <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/MaisonrueLemevel\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright \" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/MaisonrueLemevel\" width=\"287\" height=\"167\" \/><\/a>nous enclos tous les 6 avec maman, pour mieux nous expulser. Mais, moi, l&rsquo;a\u00een\u00e9e, j&rsquo;y ai v\u00e9cu de 1945 \u00e0 1956. Outre la cour nous avions acc\u00e8s \u00e0 2 jardins, l&rsquo;un immense, plant\u00e9e de toutes sortes de l\u00e9gumes, avec un grand poulailler, l\u00e0 o\u00f9 dans les ann\u00e9es 1990-2020 la carrosserie Landron stockait des dizaines de voitures. L&rsquo;autre jardin d&rsquo;agr\u00e9ment, plus petit derri\u00e8re la maison, o\u00f9 nous pouvions jouer. En bas 4 grandes pi\u00e8ces, un minuscule cabinet de toilette pour les parents, et en haut Georges, mon p\u00e8re, construisit en 1942 un autre cabinet de toilette et c&rsquo;est l\u00e0 que j&rsquo;ai v\u00e9cu avec ma soeur de 10 mois ma cadette. Nous \u00e9tions directement sous les ardoises dissimul\u00e9es par une couche de pl\u00e2tre et nous avions 45\u00b0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et moins de 10 l&rsquo;hiver. On s&rsquo;en souvient encore et on en parle encore souvent ! L&rsquo;une des 4 pi\u00e8ces en bas \u00e9tait la grande cuisine avec la v\u00e9randa, ici photographi\u00e9e en 2011 exactement dans l&rsquo;\u00e9tat que je l&rsquo;ai connue en 1956. Mais la maison avait une merveille, un immense sous-sol, contenant une salle de bain, une buanderie (<em>\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque pas de machine \u00e0 laver mais une lessiveuse<\/em>), une cave \u00e0 vin, et une chaudi\u00e8re \u00e0 charbon. C&rsquo;est l\u00e0 que nous nous r\u00e9fugions pendant les alertes aux bombardements pendant la guerre, puis, la guerre pass\u00e9e, c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on punissait un enfant fautif, dans le noir dans la cave ! Malheureusement, ce sous-sol a demi sous-terre fait qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la maison \u00e0 la porte d&rsquo;entr\u00e9e il y a 4 marches, et c&rsquo;est le cas de nombreuses maisons \u00e0 Nantes. Je n&rsquo;ai jamais compris comment des vieux pouvaient se construire une maison pour leur retraite, pleine de marches partout, car \u00e0 la v\u00e9randa il y en avait environ 9 pour descendre au jardin. Et ce type de maison, dont beaucoup \u00e0 Nantes, est difficilement transformable en mode de vie 2023 c&rsquo;est \u00e0 dire la cuisine et s\u00e9jour tout en un etc&#8230;<br \/>\nLa maison, construite en 1904 ne jouit pas alors du confort qui existe d\u00e9j\u00e0 un peu en 1940, et pire, le premier \u00e9tage n\u2019est que grenier, mis \u00e0 part ce qui fut sans doute au d\u00e9part \u00ab\u00a0la chambre de bonne\u00a0\u00bb, ainsi qu\u2019on logeait autrefois les domestiques, m\u00eame si il n\u2019y a plus de domestique log\u00e9 dans cette maison depuis 1923.<br \/>\nEn 1942, Georges, tr\u00e8s bricoleur et travailleur, entreprend des travaux de modernisation tout en tentant d\u2019am\u00e9nager le 1er \u00e9tage afin de faire la place \u00e0 sa petite famille qui s\u2019agrandit un peu trop d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Pour le confort sanitaire, il a \u00e0 sa disposition la miroiterie Marly, qui fait aussi les sanitaires, et est install\u00e9e route de Clisson, face \u00e0 la maison de Charles Haury. Il entreprend m\u00eame une grande avanc\u00e9e dans le confort sanitaire : une baignoire. Mais la maison de 1904 n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vue pour faire la place \u00e0 une salle de bains avec baignoire. En effet, elle ne laisse place qu\u2019\u00e0 un cabinet de toilette, exigu, comme on les faisait sans doute en 1904. Impossible d\u2019y loger la baignoire.<br \/>\nIl d\u00e9cide donc de cr\u00e9er au sous-sol une salle de bains. Le sous-sol est vaste et les soupiraux nombreux. Il va aussi y installer la chaudi\u00e8re \u00e0 charbon pour le chauffage central, et laissera une pi\u00e8ce pour la laverie, et une pi\u00e8ce pour la cave \u00e0 vins. Et au premier il ajoute une salle d\u2019eau avec lavabo et m\u00eame bidet. Sous le toit pentu de ce grenier la pi\u00e8ce laissera m\u00eame la place au bureau des enfants pour \u00e9tudier.<br \/>\nEt il y installe sa famille en juin 1942, \u00e0 la naissance de son 4\u00e8me enfant.<br \/>\nJe vais vivre 14 ans la haut, dans cette mansarde, sous les ardoises, car tout le grenier est \u00e0 m\u00eame l\u2019ardoise, et la chambre, certes pl\u00e2tr\u00e9e, n\u2019est pas isol\u00e9e : on n\u2019avait pas encore d\u00e9couvert les bienfaits de l\u2019isolation ! Le bain hebdomadaire \u00e9tait orchestr\u00e9 donc au sous-sol par Georges, tous les uns apr\u00e8s les autres, dans la m\u00eame eau, en commen\u00e7ant par les plus petits, car entre-temps nous \u00e9tions 6 enfants. En entrant dans l\u2019eau, moi, l\u2019a\u00een\u00e9e, je profitais donc des \u00ab traces \u00bb laiss\u00e9es par les pr\u00e9c\u00e9dents. Je ne m\u2019en plains pas, car apr\u00e8s 1956, je vais conna\u00eetre ailleurs aucun lavabo, et m\u00eame aucune eau, pendant des ann\u00e9es.<br \/>\nOutre un poulailler nous avions un coq, et l&rsquo;\u00e9t\u00e9 il r\u00e9veillait tout le quartier, et je le supportais tr\u00e8s mal. Les coqs sont depuis longtemps maintenant interdits en ville, mais c&rsquo;\u00e9tait vraiment une autre \u00e9poque dans les ann\u00e9es 1945-1956. J&rsquo;ignore s&rsquo;il y avait d&rsquo;autres coqs dans le quartier, mais je le suppose car il existait d&rsquo;autres poulaillers&#8230;<br \/>\nEn 1950, sur le plan de la ville de Nantes appara\u00eet une zone pour la future ligne de ponts, l&rsquo;actuel boulevard Gabory, et la maison est alors frapp\u00e9e d\u2019alignement. (<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/wp-admin\/post.php?post=38322&amp;action=edit\">voir ce plan sur ma page concernant la maison 7 route de Clisson<\/a>) Ma chambre, que je partageais avec ma cadette Nicole, est la mansarde sur la rue. Cette mansarde \u00e9tait si mansard\u00e9e que je ne pouvais faire mon lit sans me pencher beaucoup. En outre, les ardoises n\u2019\u00e9taient pas loin, et m\u00eame \u00e0 nu dans les pi\u00e8ces voisines qui servaient de grenier. Elle \u00e9tait donc tr\u00e8s chaude l\u2019\u00e9t\u00e9 etc\u2026 En outre, il est parfois arriv\u00e9 des fuites dans la toiture et notre plafond prenait des traces noires. Papa nous disait qu\u2019il \u00e9tait impossible de faire des travaux car la maison \u00e9tait frapp\u00e9e d\u2019alignement pour construire une nouvelle ligne des ponts.<br \/>\nLa ligne des ponts fut construite plus tard mais n\u2019emporta que l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la route de Clisson : la maison du 4 rue Lemevel est encore l\u00e0 en 1969, \u00e0 ma grande stup\u00e9faction, quand je reviens \u00e0 Nantes apr\u00e8s 13 ann\u00e9es pass\u00e9es au loin. Car le 16 janvier 1956 mon p\u00e8re vide la moiti\u00e9 de la maison en partant avec ce qu&rsquo;il estime ses meubles, m\u00eame la TSF, le tourne-disque et les disques, et le M\u00e9cano alors important. Maman, restant alors seule avec les 6 enfants arr\u00eate net mes \u00e9tudes faute de pouvoir nous \u00e9lever tous les 6 car la pension alimentaire et sera rarement vers\u00e9e ou alors apr\u00e8s action de l&rsquo;avocat.\u00a0 4 ans plus tard elle est expuls\u00e9e de la maison de mon p\u00e8re, qui vend la maison en 1961 pour 51 600 F pour rembourser maman de son indemnit\u00e9 de divorce et de sa dot, car en se mariant en 1937 elle avait re\u00e7u une dot importante de ses parents, dont elle va pouvoir survivre.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1932\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1932<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p>Edouard 2\u00b0 Halbert d\u00e9c\u00e8de brutalement\u00a0<a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=34817\">Edouard 2\u00b0 HALBERT 1877-1932 : train de vie <\/a>\u00a0Aucun de ses 4 enfants n&rsquo;est encore mari\u00e9, et ils travaillent avec leur m\u00e8re dans l&rsquo;affaire.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imag\/1934-Halbert-magasin\" \/><\/p>\n<p>Leur d\u00e9funt p\u00e8re, qui avait \u00e9t\u00e9 le premier dans le quartier Saint-Jacques \u00e0 acheter une voiture, avait transmis le go\u00fbt des voitures \u00e0 son fils Georges. La photo ci-dessous le montre en 1936, manifestement heureux de livrer avec une voiture et plus \u00e0 cheval, mais la photo montre aussi un cheval qui passe, les maisons en face joignant le 9 route de Clisson, la cour, puis la maison Bureau marchand de chevaux, et on devine \u00e0 droite de la voiture la petite maison basse qui faisait l&rsquo;angle du chemin de la Gilarderie et la route de Clisson. Sur cette photo on voit Georges heureux de livrer en voiture alors que la voiture est la fin de son commerce&#8230; c&rsquo;est saisissant ! Cette photo me bouleverse chaque fois que je la vois.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1930-Halbert\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1930-Halbert\" width=\"936\" height=\"625\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/camion-foin\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium alignleft\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/camion-foin\" width=\"259\" height=\"195\" \/><\/a>Dans les ann\u00e9es 1947-1956 Georges eut un camion Ford (<em>plus petit que celui de la photo)<\/em> avec un toit sur la cabine, et il allait chercher les bottes de foin ainsi ayant supprim\u00e9 son camion hypomobile et ses chevaux. Lors des vacances scolaires c&rsquo;est avec ce camion qu&rsquo;il emmenait ses 6 enfants jusqu&rsquo;au Pouliguen ou ma grand-m\u00e8re maternelle poss\u00e9dait une villa. Nous \u00e9tions install\u00e9s derri\u00e8re sur un banc et je surveillais les plus jeunes&#8230; Nous n&rsquo;avions pas conscience d&rsquo;un risque quelconque et nous jouissions de toute la vue possible et du grand air, le tout bien entendu sans ceinture ni aucune autre fixation. Nous \u00e9tions probablement les seuls enfants du quartier \u00e0 jouir de vacances familiales \u00e0 la mer et revenir tout bronz\u00e9s. Et \u00e0 ceux qui trouveraient incroyables ce transport en camion sans attaches, je tiens \u00e0 ajouter que mes cousins germains des Coteaux du Layon, venaient ainsi chaque hiver f\u00eater No\u00ebl chez la grand m\u00e8re Halbert, et mes cousins me racontaient qu&rsquo;ils en avaient des stalactites au nez&#8230;<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1936-_1956\"><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1936- 1956<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p>En 1936 les biens des Halbert sont partag\u00e9s entre les 4 enfants. Georges a le commerce et la maison du 4 rue Lemevel, et les maisons que Jacques Mounier avaient acquises vont aux autres. Le commerce dont a h\u00e9rit\u00e9 Georges d\u00e9cline devant l&rsquo;invasion des voitures, camions, trains, entra\u00eenant la disparition du cheval. Il doit se diversifier et lance une fabrique de paillassons, dans le grenier de son immense hangar. Voici sa publicit\u00e9 en 1939 dans le journal des mara\u00eechers Nantais, ses clients.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1939-pub\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1939-pub\" width=\"848\" height=\"696\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1939-pub2\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1939-pub2\" width=\"1104\" height=\"1605\" \/><\/a><\/p>\n<p>Pour faire conna\u00eetre ses paillassons, mon papa tenait \u00e0 la foire commerciale un stand. Le voici dans l&rsquo;annuaire de 1947 :<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1947-Halbert-foire.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1947-Halbert-foire.jpg\" width=\"1650\" height=\"864\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les paillassons \u00e9taient fabriqu\u00e9s dans le grenier de l&rsquo;immense hangar, sans isolation contre le froid et\/ou le chaud. Il devait y avoir 2 ou 3 malheureuses employ\u00e9es, qui devaient subir ces \u00e9pouvantables conditions de travail&#8230; sans oublier la poussi\u00e8re et la fatigue debout. Je n&rsquo;ai jamais vu ce grenier, interdit aux enfants.<br \/>\nJ&rsquo;ai connu dans ces ann\u00e9es 1950 le mois de Marie en mai, une fois par semaine dans la cour si grande, tout pr\u00e8s du calvaire de la Croix des Herses. C&rsquo;\u00e9tait bien le calvaire qui motivait ce lieu de pri\u00e8res et non la maison Halbert bien s\u00fbr, mais on allait pas installer des bancs sur la rue alors ils \u00e9taient install\u00e9s dans la cour le soir et le quartier venait prier la vierge Marie.<br \/>\nChaque ann\u00e9e, du temps du moins que j&rsquo;y ai v\u00e9cu, c&rsquo;est-\u00e0-dire 1945-1956, il y avait dans les semaines pr\u00e9c\u00e9dents la mi-Car\u00eame de Nantes, la construction d&rsquo;un char \u00e0 l&rsquo;abri sous le hangar, et je me souviens avoir entendu mon p\u00e8re parler d&rsquo;un certain Peignon en lien avec la rue des Olivettes. En tant qu&rsquo;enfant, je crois que je ne r\u00e9alisais pas tr\u00e8s bien l&rsquo;importance de ces chars pour les f\u00eates de Nantes. Nous allions voir le d\u00e9fil\u00e9 un jeudi sans place privil\u00e9gi\u00e9e quelconque, comme tout le monde, dans une rue du centre de Nantes. A l&rsquo;\u00e9poque il n&rsquo;y avait pas classe le jeudi, alors que maintenant c&rsquo;est le mercredi.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"1956-1974\"><\/span><strong><span style=\"color: #ff0000;\">1956-1974<\/span><\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1944-Guerande-paillassons.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" alignright\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/imagerie\/1944-Guerande-paillassons.jpg\" width=\"231\" height=\"340\" \/><\/a>Si je n&rsquo;ai pas connu cette \u00e9poque \u00e0 Nantes, je peux la reconstituer car le paillasson pour culture mara\u00eech\u00e8re disparait dans les ann\u00e9es 1960 devant l&rsquo;industrialisation des mara\u00eechers pass\u00e9s au p\u00e9trole et \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 dans les serres. Saint-Julien-de-Concelles en est encore en 2023 une horreur \u00e9cologique. Le paillasson pour cl\u00f4ture existe encore en 2303 en brande de bruy\u00e8re, en roseau de Camargue et m\u00eame en tige de saule. Sur la photo ci-contre vous voyez la cl\u00f4ture install\u00e9e par mon papa en 1944 pour que moi l&rsquo;a\u00een\u00e9e, assise, je puisse surveiller les cadets sans risques.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;ai jamais revu mon p\u00e8re apr\u00e8s 1956, mais je constate que le cheval avait disparu, les paillassons aussi, et en 1974, nous apprenons indirectement plusieurs jours apr\u00e8s son inhumation son d\u00e9c\u00e8s et la faillite. Je cours au commissariat Waldeck pour m&rsquo;informer des conditions de son d\u00e9c\u00e8s, j&rsquo;y suis re\u00e7ue cordialement en tant que fille du d\u00e9c\u00e9d\u00e9, et un agent m&rsquo;installe devant un cahier en occultant les actes qui ne me concernent pas. Et je lis ce alors une phrase si terrible qu&rsquo;elle m&rsquo;obs\u00e8de toujours : \u00ab et le corps a \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 sa famille \u00bb. Ainsi, en France, on n&rsquo;est plus sa famille, mais on est par contre bien h\u00e9ritier potentiel des dettes, aussi je cours au tribunal renoncer \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage avec les justificatifs des 5 autres enfants. Puis, tout le commerce est vendu \u00e0 la carrosserie Landron et Mr et Mme Landron m&rsquo;invitent \u00e0 cette vente chez le notaire pour conna\u00eetre l&rsquo;histoire du calvaire, et j&rsquo;y assiste donc en \u00ab pot de fleur \u00bb car il ne reste rien, et la vente couvre tout juste les dettes. Ils me pr\u00e9cisent qu&rsquo;ils ne sont pas croyants, mais respecteront le calvaire, ce qu&rsquo;ils firent, et j&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;il en sera de m\u00eame du futur plan PLUM Lemevel. <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38226\">Histoire de la Croix des Herses, Nantes<\/a><\/p>\n<p class=\"comment-policy mt-4\" style=\"box-sizing: border-box; margin-bottom: 2em; font-weight: 300; color: #333333; line-height: 1.6em; display: block; background-color: #ff0000; padding: 1em 1.25em; border-radius: 11px; font-family: 'Ideal Sans SSm', Helvetica, Arial, sans-serif; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; margin-top: 1.5rem !important; font-size: 1.2rem !important; text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #ff00ff;\"><span style=\"color: #ffff99;\"><em>J&rsquo;ignore si mon p\u00e8re avait jur\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re en 1932 sur son lit de mort, de conserver l&rsquo;affaire car cette notion de ne pas toucher aux biens de famille a pes\u00e9 autrefois dans beaucoup de familles, incapables de suivre l&rsquo;\u00e9volution, devenue rapide, des changements de la soci\u00e9t\u00e9. Mais, ce que je sais par mes ann\u00e9es 1945-1956 alors en sa famille, c&rsquo;est qu&rsquo;il condamnait tous ceux qui changeaient de m\u00e9tier, persuad\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait mal. J&rsquo;\u00e9cris ces lignes avec douleur \u00e0 la m\u00e9moire de mon p\u00e8re qui aima trop les voitures et les femmes, et v\u00e9cut toujours bien au dessus de ses moyens, comme beaucoup de Fran\u00e7ais encore en 2023, mais ceux-l\u00e0 attendent des autres de l&rsquo;aide, mon papa a assum\u00e9 ses dettes.<\/em><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1851 Jacques Mounier fonde la maison de grains Jacques Mounier, mon trisa\u00efeul (arri\u00e8re arri\u00e8re grand p\u00e8re) paternel, n\u00e9 en 1823, fut le cadet d\u2019une famille de laboureurs, nombreuse et pauvre, vivant aux confins du Morbihan et des C\u00f4tes d\u2019Armor. Il d\u00fbt la quitter faute de place pour lui, et sut \u00e9tablir \u00e0 Nantes un commerce &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=38696\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Avant le p\u00e9trole, les grains et fourrages de milliers de chevaux : la maison Halbert, Nantes&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5681],"tags":[3409,5999,3364],"class_list":["post-38696","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nantes-saint-jacques","tag-foin","tag-grains","tag-halbert"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38696","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=38696"}],"version-history":[{"count":51,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38696\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":40324,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38696\/revisions\/40324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=38696"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=38696"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=38696"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}