﻿{"id":4090,"date":"2008-10-17T06:16:52","date_gmt":"2008-10-17T04:16:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4090"},"modified":"2010-07-03T15:16:01","modified_gmt":"2010-07-03T13:16:01","slug":"memoire-d%e2%80%99avent-l%e2%80%99oeuvre-clandestine-d%e2%80%99un-angevin-a-saint-julien-de-concelles-1794-1802-rene-lemesle-annexe-3-interrogatoires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4090","title":{"rendered":"M\u00e9moire d\u2019Avent, l\u2019oeuvre clandestine d\u2019un Angevin \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles 1794-1802 : Ren\u00e9 Lemesle &#8211; Annexe 3 : interrogatoires"},"content":{"rendered":"<p>(C) Editions Odile HALBERT<br \/>\nISBN 2-9504443-1-8<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3424\">VOIR LE SOMMAIRE<\/a><\/p>\n<ol>\n<strong>Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. Merci d&rsquo;avoir un peu de respect pour mon travail, car lorsque vous discutez ailleurs (c&rsquo;est \u00e0 dire dans mon dos) vous fa\u00eetes tourner les d\u00e9tenteurs des autres blogs ou forums.<\/strong><\/ol>\n<p>Extraits de jugements de Concellois \u00e0 Rennes en nivose an II. Commission O&rsquo;BRIEN du 26.12.1793 AU 14.01.1794 (Ad35 s\u00e9rie L)<\/p>\n<li><strong>Pierre Charbonnier<\/strong><\/li>\n<p>le dit jour a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 de suite devant la commission militaire un particullier faisant partie de ceux amen\u00e9s hier par la garde nationale de Saint-Aubin lequel interrog\u00e9 de son nom \u00e2ge demeure et profession r\u00e9pond s&rsquo;appeler Pierre Charbonnier de Saint-Julien-de-Conseil district de Clisson ag\u00e9 de 23 ans profesion marchand de vin en gros. <\/p>\n<ol>\nD. Pourquoi avez-vous quitt\u00e9 votre commerce ?<\/ol>\n<p>R. Parce que la r\u00e9volution est venue en notre pays et que l&rsquo;affluence de Brigands enlevait le d\u00e9bouch\u00e9 de Nantes. <\/p>\n<ol>\nD. Etes vous mari\u00e9 et avez vous de  enfants ? <\/ol>\n<p>R. Je suis mari\u00e9 mais \u00e0 moins que ma femme n&rsquo;ait accouch\u00e9 depuis mon d\u00e9part &#8230;. je n&rsquo;ai pas encore d&rsquo;enfant. <\/p>\n<ol>\nD. Qui vous a fait suivre l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ? <\/ol>\n<p>R. Deux allemands qui vinrent jurer apr\u00e8s moi et me menac\u00e8rent de me tuer. <\/p>\n<ol>\nD. Comment entendiez vous leur langage ?<\/ol>\n<p>R. C&rsquo;est par les jurements que je les comprenais. <\/p>\n<ol>\nD. Ou avez vous pass\u00e9 la Loire ?<\/ol>\n<p>R. A Ancenis et j&rsquo;ai voulu me sauver depuis mais je n&rsquo;ai pas pu. <\/p>\n<ol>\nD. Connaissez vous les Fonteneau &#8230; Julien-Joseph. Et avait-il quelque poste dans l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ? <\/ol>\n<p>R. Je les connais bien peu ils s&rsquo;appellent Fonteneau mais ils n&rsquo;avaient point de poste dans l&rsquo;arm\u00e9e. Il y avait plus de quinze jours que nous avions pris le poste de nourechape.  <\/p>\n<ol>\nD. D&rsquo;ou vous vient ce pantalon ray\u00e9 ? <\/ol>\n<p>R. Il vient de chez nous. J&rsquo;en ai trois que j&rsquo;ai tous apport\u00e9s de chez moi, je n\u2019ai jamais fait de mal \u00e0 personne, j\u2019au eu cinquante francs en argent que j\u2019ai d\u00e9caiss\u00e9 except\u00e9 dix huit francs en argent et cent sous en assignats que j\u2019ai re\u00e7u \u00e0 la garde de St Aubin<\/p>\n<ol>\nQ. Comme vous marchiez nuit et jour trois culottes devaient bien vous g\u00e9ner ?<\/ol>\n<p>R. Nous ne marchions que la nuit.<\/p>\n<ol>\nQ. Vous \u00eates cependant arriv\u00e9s \u00e0 Laval \u00e0 sept heure du matin.<\/ol>\n<p>R. L&rsquo;arm\u00e9e du Poitou allait toujours devant, je n&rsquo;\u00e9tais que de l&rsquo;arm\u00e9e qui marchait derri\u00e8re.<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous quelques patriotes de votre connaissance \u00e0 Nantes qu puissent r\u00e9pondre de vous ?<\/ol>\n<p>R. Oui, surement, les citoyens Dumesnil, gendarme, C\u00e9sar, la veuve Daviaud et ledit Manceau et Dellier marchand de vin<\/p>\n<ol>\nQ. Quelques uns de vos camarades ont eu des pantalons \u00e0 Foug\u00e8res que les chefs leur ont donn\u00e9<\/ol>\n<p>R. Je n&rsquo;en sais rien, je n&rsquo;en ai point<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous bien tir\u00e9 des coups de fusil ? <\/ol>\n<p>R. Je ne me suis jamais trouv\u00e9 au feu<\/p>\n<ol>\nQ. Ce n&rsquo;est donc pas de bonne volont\u00e9 que vous avez march\u00e9 avec l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ?<\/ol>\n<p>R. Non, assur\u00e9ment, et je voudrais qu&rsquo;ils m&rsquo;eussent coup\u00e9 le cou.<\/p>\n<ol>\nQ. Pourquoi n&rsquo;avez-vous pas cette fermet\u00e9 chez vous ?<\/ol>\n<p>R. Enfin, citoyen, si la plus grande partie de l&rsquo;arm\u00e9e savait que la nation leur ferai gr\u00e2ce il en d\u00e9serterait plus de vingt mille.<\/p>\n<ol>\nQ. Etiez-vous de la garde nationale chez vous et avez vous pay\u00e9 vos contributions ?<\/ol>\n<p>R. Il n&rsquo;y avait pas de garde nationale et j&rsquo;ai pay\u00e9 quarante quate \u00e9cus<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous vous fait un don patriotique ?<\/ol>\n<p>R. Je ne suis pas assez riche<\/p>\n<p>Tels sont ses dites qu&rsquo;il a affirma v\u00e9ritables<\/p>\n<li><strong>Joseph Aguesse<\/strong><\/li>\n<p>Le m\u00eame jour et de suite, a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 devant la commission militaire un des vingt trois particuliers arr\u00e9t\u00e9s par&#8230; <\/p>\n<ol>\nQ. interrog\u00e9 de son nom, \u00e2ge, demeure et profession<\/ol>\n<p>R. r\u00e9pond s&rsquo;appeler Joseph Aguesse, \u00e2g\u00e9 de quarante sept ans, Julien-de-Conseil, laboureur et p\u00eacheur, mari\u00e9 \u00e0 Marie Bouyer, un enfant. <\/p>\n<ol>\nQ. d&rsquo;o\u00f9 veniez-vous et d&rsquo;avec qui ? Pourquoi avez-vous \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 aupr\u00e8s de Gahard ? <\/ol>\n<p>R. je venais de Dol, de l&rsquo;arm\u00e9e des rebelles qui m&rsquo;avaient forc\u00e9 de marcher avec eux, il y a quatre semaines et m&rsquo;avaient donn\u00e9 un fusil \u00e0 Dol et trois cartouches. Ils m(ont forc\u00e9 de les suivre. <\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous de l&rsquo;argent ?<\/ol>\n<p>R. J&rsquo;en avais que trois livres que les gardes nationales qui m&rsquo;ont arr\u00eat\u00e9 m&rsquo;ont tout pris <\/p>\n<ol>\nQ. Quel motif avez-vous \u00e0 donner pour votre justification et pourquoi dans votre paroisse n&rsquo;avez vous pas cherch\u00e9 \u00e0 rallier votre commissaire pour combattre les brigands ?<\/ol>\n<p>&#8230;<\/p>\n<ol>\n<strong>Pierre Goheau<\/strong><\/ol>\n<p>Le m\u00eame jour et de suite a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 devant la commission militaire<\/p>\n<ol>\nQ. interrog\u00e9 de son nom, \u00e2ge, demeure et profession<\/ol>\n<p>R. r\u00e9pond s&rsquo;appeller Pierre goho, \u00e2g\u00e9 de vingt trois ans, de St Julien de Conseil, p\u00eacheur<\/p>\n<ol>\nQ. d&rsquo;o\u00f9 veniez-vous et d&rsquo;avec qui veniez vous quand vous avez \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par les patriotes de Sens<\/ol>\n<p>R. nous venions de Dol, de l&rsquo;arm\u00e9e des Brigands<\/p>\n<ol>\nQ. pourquoi et depuis quand \u00e9tiez-vous dans l&rsquo;arm\u00e9e rebelle et qu&rsquo;y avez-vous \u00e9t\u00e9 faire ?<\/ol>\n<p>R. il y a environ un mois qu&rsquo;ils me forc\u00e8rent de les suivre<\/p>\n<ol>\nQ. pourquoi ne vous \u00eates vous pas \u00e9chapp\u00e9 plus t\u00f4t <\/ol>\n<p>R. je ne l&rsquo;ai pu<\/p>\n<ol>\nQ. aviez-vous un fusil ?<\/ol>\n<p>R. oui, ils m&rsquo;en donn\u00e8rent un \u00e0 Foug\u00e8res et il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d&rsquo;une part, et je ne m&rsquo;en suis pas servi<\/p>\n<ol>\nQ. quelle paye aviez-vous et comment viviez-vous ?<\/ol>\n<p>R. nous n&rsquo;avions point de paye et nous vivions d epain que nous pouvions attraper \u00e0 la porte des boulangers<\/p>\n<ol>\nQ. en vos for\u00e7ant de marcher, c&rsquo;\u00e9tait sans doute pour combattre pour Louis dix sept ? et pour la religion ? <\/ol>\n<p>R. je n&rsquo;allais point pour combattre et je trouve la religion du citoyen aussi bonne que celle qu&rsquo;ils appellent catholique<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous vu quelqu&rsquo;un \u00e0 leurs combats ?<\/ol>\n<p>R. non, nous \u00e9tions \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re garde et l&rsquo;arm\u00e9e de M. Stoufflet qui combattait, allait toujours devant<\/p>\n<ol>\nQ. savez-vous qu&rsquo;il y a une loi qui condamne \u00e0 mort ceux qui ont march\u00e9 dans cette arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. je ne connaissais pas cette loi et d&rsquo;ailleurs j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 men\u00e9 de force<\/p>\n<ol>\nQ. pourquoi restiez-vous dans votre paroisse pendant que les brigands y \u00e9taient et pourquoi n&rsquo;alliez vous pas \u00e0 Nantes comme l&rsquo;ont fait quelques patriotes ?<\/ol>\n<p>R. ceux-l\u00e0 \u00e9taient rendu \u00e0 Nantes avant la r\u00e9volution comme Sauv\u00eatre p\u00eacheur <\/p>\n<ol>\nQ. vous avez aid\u00e9 \u00e0 passer la canon de l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ?<\/ol>\n<p>R. non, je n&rsquo;ai pas aid\u00e9<\/p>\n<ol>\nQ. en ont-ils pass\u00e9 beaucoup ?<\/ol>\n<p>R. je pense environ cinquante<\/p>\n<ol>\nQ. savez-vous o\u00f9 allait l&rsquo;arm\u00e9e quand elle a pass\u00e9 la Loire et retournait-elle pas dans la Vend\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. je n&rsquo;en sais rien, ils ne nous disaient pas leurs desseins<\/p>\n<ol>\nQ. avez-vous les massacres que les rebelles ont commis sur leur route ?<\/ol>\n<p>R. oui, j&rsquo;ai vu de bons citoyens tu\u00e9s \u00e0 Dol, Foug\u00e8res. Ils avaient des habits bleus \u00e0 parement rouge<\/p>\n<ol>\nQ. connaissez-vous Joseph Fonteneau et avait-il un grade dans l&rsquo;arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. je ne l&rsquo;ai connu que depuis Retier et je ne sais s&rsquo;il avait un grade dans l&rsquo;arm\u00e9e telles sont ses d\u00e9clarations qu&rsquo;il a affirm\u00e9 v\u00e9ritables apr\u00e8s lecture &#8230;.<br \/>\nsign\u00e9 Pierre Goheaud<\/p>\n<li><strong>Laurent Pouponneau<\/strong><\/li>\n<p>    a dit s&rsquo;appeler Laurent Pouponneau, \u00e2g\u00e9 de vingt six ans de St Julien de Conseil, batelier sur la Loire, gar\u00e7on<\/p>\n<ol>\nD. d&rsquo;o\u00f9 veniez-vous et d&rsquo;avec qui veniez-vous quand vous avez \u00e9t\u00e9 pris par les patriotes ? <\/ol>\n<p>R. Je venais de Dol de l&rsquo;arm\u00e9e des rebelles, j&rsquo;y avais \u00e9t\u00e9 men\u00e9 pour servir de nombre car je n&rsquo;avais pas dessein de faire de mal. Il y hier quatre semaines que j&rsquo;y \u00e9tais et nous \u00e9tions un grand nombre de ma paroisse, environ deux \u00e0 trois cents. Quand les brigands qui \u00e9taient dans la paroisse sont venus chez moi, ils \u00e9taient trois qui me disaient qu&rsquo;on allait tout br\u2013ler chez nous et qu&rsquo;il fallait mieux les suivre que de rester. <\/p>\n<ol>\nQ. Vous saviez que la loi condamne \u00e0 mort ceux qui aurait march\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e des rebelles, vous deviez plutot vous r\u00e9unir deux \u00e0 trois pour combattre les brigands car vous deviez \u00eatre sur que vous auriez \u00e9t\u00e9 pris en marchant avec eux. <\/ol>\n<p>R. Nous \u00e9tions forc\u00e9s de marcher<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous un fr\u00e8re dans l&rsquo;arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. J&rsquo;en ai deux ici<\/p>\n<ol>\nQ. Etes vous parti le m\u00eame jour de chez vous <\/ol>\n<p>R. un de mes fr\u00e8res s&rsquo;appelle Pierre et moi  ils vinrent nous chercher en notre maison et nous forc\u00e8rent \u00e0 marcher<\/p>\n<ol>\nQ. de combien \u00e9tait l&rsquo;arri\u00e8re-garde que vous faisiez \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. d&rsquo;environ mille, et il y avait encore des cavaliers derri\u00e8re nous<\/p>\n<ol>\nQ. comment marchaient les femmes et les enfants ?<\/ol>\n<p>R. les uns \u00e0 pied les autres en charette et il n&rsquo;y a de voiture que dans celle de M. Lirot<\/p>\n<ol>\nQ. avez-vous port\u00e9 un fusil, vous en \u00eates vous servi pill\u00e9<\/ol>\n<p>R. je n&rsquo;ai fait aucun pillage . Ils m&rsquo;ont donn\u00e9 un fusil \u00e0 Foug\u00e8res et de ma vie je n&rsquo;en ai tu\u00e9 aucun<\/p>\n<ol>\nQ. connaissez-vous \u00e0 Nantes quelqu&rsquo;un qui r\u00e9ponde de vous ?<\/ol>\n<p>R. oui citoyen, le citoyen Adam marchand de grain sur l&rsquo;isle Faideau, Pinaut marchand de grain, Maucion ancien juge \u00e0 Saint Pierre<\/p>\n<li><strong>Ren\u00e9 Rousseau<\/strong><\/li>\n<p>Ledit jour a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 devant la Commission militaire un particulier v\u00eatu de (blanc) faisant partie des vingt trois amen\u00e9s hier par les communes de Sens et autres, lequel interrog\u00e9 de son nom, \u00e2ge, demeure et profession, r\u00e9pond s&rsquo;appeller Ren\u00e9 Rousseau, de Nanes paroisse de Saint-Julien-de-Concelles, district de Clisson, d\u00e9partement de la Loire-Inf\u00e9rieure, \u00e2g\u00e9 de quarante deux ans environ, de profession de laboureur vigneron et propri\u00e9taire<\/p>\n<ol>\nQ. Comment vous \u00e2tes-vous trouv\u00e9 dans le pays o\u00f9 vous avez \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 si \u00e9loign\u00e9 de chez vous ?<\/ol>\n<p>R. C&rsquo;est que nous venions de Dol de quitter l&rsquo;arm\u00e9e des rebelles et nous cherchions \u00e0 gagner notre pays<\/p>\n<ol>\nQ. Pourquoi \u00e9tiez-vous avec cette arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. C&rsquo;est qu&rsquo;on me mena\u00e7ait de me tuer \u00e0 coups de sabre.<\/p>\n<ol>\nQ. Vous n&rsquo;avez pas \u00e9t\u00e9 de bon coeur \u00e0 la suite de cette arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. Non, assur\u00e9ment, c&rsquo;est bien par force.<\/p>\n<ol>\nQ. N&rsquo;\u00e9tiez-vous point du nombre de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 attaquer Nantes \u00e0 diff\u00e9rentes reprises ?<\/ol>\n<p>R. Non, jamais je n&rsquo;y ai \u00e9t\u00e9<\/p>\n<ul>\nQ. Combien avez-vous tir\u00e9 de coups de fusil depuis que vous \u00eates dans l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ?<\/ul>\n<p>R. Je n&rsquo;ai eu de fusil qu&rsquo;\u00e0 Foug\u00e8res, avant je n&rsquo;avais qu&rsquo;une faulx et je n&rsquo;ai jamais tir\u00e9 aucun coup de fusil <\/p>\n<ol>\nQ. Aviez-vous quelque marque de ralliement pendant que vous \u00e9tiez dans l&rsquo;arm\u00e9e rebelle, soit un ruban blanc, un fichu brod\u00e9 et autre signe ?<\/ol>\n<p>R. Je ne portais aucune marque<\/p>\n<ol>\nQ. Connaissez vous Julien Joseph Fonteneau, Louis Fonteneau, Pierre Yves Couprie ?<\/ol>\n<p>R. Non<\/p>\n<ol>\nQ. O\u00f9 \u00e9tiez-vous quand les brigands vinrent vous forcer de marcher ?<\/ol>\n<p>R. J&rsquo;\u00e9tais dans un champ \u00e0 travailler<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous rentr\u00e9 chez vous avant de partir avec l&rsquo;arm\u00e9e rebelle ?<\/ol>\n<p>R. Oui, j&rsquo;\u00e9tais all\u00e9 prendre une cravate<\/p>\n<ol>\nQ. Aviez-vous de l&rsquo;argent ?<\/ol>\n<p>R. Oui, j&rsquo;avais pris chez mois dix louis en or et vingt et une livres en argent. J&rsquo;en ai encore laiss\u00e9 un peu plus aux mains de mon p\u00e8re.<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous re\u00e7u quelque paye dans l&rsquo;arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. Non, aucune paye<\/p>\n<ol>\nQ. N&rsquo;avez vous pas exerc\u00e9 aucun brigandage ?<\/ol>\n<p>R. Non<\/p>\n<ol>\nQ. Avez-vous ou\u00ef dire que l&rsquo;arm\u00e9e rebelle attendait des secours sur les cotes ?<\/ol>\n<p>R. Non, ils ne nous donnaient aucune connaissance<\/p>\n<ol>\nQ. Les chefs \u00e9taient-ils durs envers vous ?<\/ol>\n<p>R. Oh ! oui, ils nous suivaient de bien pr\u00e8s et nous maltraitaient beaucoup<\/p>\n<ol>\nQ. Ont-ils bien perdu du monde dans les batailles de Ch\u00e2teau-Gontier, Craon, Laval, Ern\u00e9e, et Foug\u00e8res ?<\/ol>\n<p>R. Un peu, je n&rsquo;en sais pas le nombre<\/p>\n<ol>\nQ. N&rsquo;avez-vous pas un mouchoir teint de sang ?<\/ol>\n<p>R. Oui, j&rsquo;ai saign\u00e9 du nez, c&rsquo;est ce qui m&rsquo;arrive quand je suis enrhum\u00e9 ou que je fatigue<\/p>\n<ol>\nQ. Vous \u00eates donc riche puisque vous aviez tant d&rsquo;argent et que vous en aviez encore laiss\u00e9 ?<\/ol>\n<p>R. Nous avons environ trente \u00e0 trente cinq rasi\u00e8res de vigne, ce qui rend d&rsquo;ordinaire quarante \u00e0 cinquante bariques de vin, et comme nous n&rsquo;avions point de femmes \u00e0 payer, que nous faisions du grain pour nous nourrir, cela fait que nous avions quelqu&rsquo;argent.<br \/>\nCe sont ses d\u00e9clarations.<\/p>\n<li><strong>Fran\u00e7ois Limousin<\/strong><\/li>\n<p>    a dit s&rsquo;appeler Fran\u00e7ois Limousin \u00e2g\u00e9 de quarante trois ans, de St Julien de Conseil, p\u00eacheur de prof.<\/p>\n<ol>\nQ. d&rsquo;o\u00f9 veniez vous et d&rsquo;avec qui veniez vous quand les gardes vous ont arr\u00eat\u00e9 <\/ol>\n<p>R. nous venions de Dol, d&rsquo;avec l&rsquo;arm\u00e9e des brigands<\/p>\n<ol>\nQ. avec qui aviez vous \u00e9t\u00e9 \u00e0 Dol, et pourquoi y aviez vous \u00e9t\u00e9 ?<\/ol>\n<p>R. nous avions \u00e9t\u00e9 avec l&rsquo;arm\u00e9e de Mr Lirot, nous avions \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de suivre<\/p>\n<ol>\nQ. ce monsieur Lirot \u00e9tait donc bien puissant ?<\/ol>\n<p>R. Il \u00e9tait le Commandant de tout notre pays<\/p>\n<ol>\nQ. son arm\u00e9e n&rsquo;\u00e9tait donc compos\u00e9e que de gardes de la compagnie ?<\/ol>\n<p>R. Oui, de ceux du Loroux, Saint-S\u00e9bastien, Vertou, Saint-Julien et Haute-Goulaine <\/p>\n<ol>\nQ. Cette arm\u00e9e, y avait-il longtemps qu&rsquo;elle \u00e9tait form\u00e9e ? <\/ol>\n<p>R. non, elle s&rsquo;\u00e9tait form\u00e9e \u00e0 Saint-S\u00e9bastien et il y a quatre semaines qu&rsquo;ils nous forc\u00e8rent de la passer \u00e0 Ancenis <\/p>\n<ol>\nQ. Quel service faisiez vous dans l&rsquo;arm\u00e9e ? <\/ol>\n<p>R. Nous \u00e9tions de garde apr\u00e8s les femmes, nous n&rsquo;allions point au feu et je n&rsquo;ai jamais eu de fusil <\/p>\n<ol>\nQ. Aviez-vous de l&rsquo;argent ?<\/ol>\n<p>R. je n&rsquo;en avais qu&rsquo;un \u00e9cu et cinq septiers<\/p>\n<ol>\n<strong>Pierre Lorand<\/strong><\/ol>\n<p>Le m\u00eame jour et de suite a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 devant nous juges de la commission militaire <\/p>\n<ol>\nQ. interrog\u00e9 de son nom, \u00e2ge<\/ol>\n<p>R. r\u00e9pond s&rsquo;appeler Pierre Lorand \u00e2g\u00e9 de vingt deux ans de Saint-Julien-de-Conseil laboureur p\u00eacheur gar\u00e7on <\/p>\n<ol>\nQ. d&rsquo;o\u00f9 venez vous et d&rsquo;avec qui ?<\/ol>\n<p>R. nous venions de Dol de l&rsquo;arm\u00e9e des rebelles. Ils nous avaient forc\u00e9 de les suivre, mais j&rsquo;avais toujours l&rsquo;intuition de m&rsquo;\u00e9chapper et je n&rsquo;avais pu le faire plus t\u00f4t car ils m&rsquo;avaient trouv\u00e9 \u00e0 d\u00e9serter. Ils m&rsquo;auraient tu\u00e9. <\/p>\n<ol>\nQ. il n&rsquo;est pas croyable qu&rsquo;ils vous ayent forc\u00e9 de partir car dans votre pays qui y avaient rest\u00e9 depuis le s\u00e9jour de l&rsquo;arm\u00e9e des brigands s&rsquo;\u00e9taient joints \u00e0 eux <\/ol>\n<p>R. Et bien je vous affirme qu&rsquo;ils sont venus me chercher jusque dans une cabane de  bateau. <\/p>\n<ol>\nQ. Connaissez-vous Phelippes greffier de la municipalit\u00e9 de Saint-Julien ?<\/ol>\n<p>R. oui, c&rsquo;\u00e9tait un chef de la paroisse <\/p>\n<ol>\nQ. des brigands ?<\/ol>\n<p>R. oui, des brigands. Il sert dans l&rsquo;arm\u00e9e avec son fils <\/p>\n<ol>\nQ. \u00e9tait-ce lui qui commandait ceux de votre paroisse qui ont suivi l&rsquo;arm\u00e9e ?<\/ol>\n<p>R. oui c&rsquo;\u00e9tait lui qui faisait les affaires dans leur chambre qu&rsquo;ils avaient form\u00e9e dans la paroisse <\/p>\n<ol>\nQ. Connaissez-vous Julien-Joseph Fonteneau et ne commandait-il point avec Phelippes ? <\/ol>\n<p>R. je ne connaissais Fonteneau que depuis Dol <\/p>\n<ol>\nQ. avez-vous \u00e9t\u00e9 arm\u00e9 d&rsquo;un fusil ?<\/ol>\n<p>R. non je n&rsquo;ai point eu de fusil, \u00e0 Laval ils m&rsquo;ont donn\u00e9 une pique<\/p>\n<ol>\nQ. avez-vous su qu&rsquo;ils ont tu\u00e9 un pr\u00eatre serment\u00e9 \u00e0 Laval ?<\/ol>\n<p>R. Non, citoyen, je n&rsquo;en rien su<\/p>\n<li><strong>Jean Guillocheux<\/strong><\/li>\n<p>Proc\u00e9dant de faite \u00e0 l&rsquo;interrogatoire d&rsquo;un autre particulier taille daux approches de cinq pieds portant un chapeau rond de brass\u00e9 sans colandes portant veste et deux gillets bleus avec un pantalonde toille, deux chemises de toille  dont une plate et lautre avec jaboti\u00e8re banchette (sic) au bras droit, l&rsquo;autre manche de la m\u00eame chemise d\u00e9cousue et d\u00e9pourvue, ayant figure maigre et along\u00e9e cheveux ronds et noirs barbe yeux sourcils de m\u00eame, n\u00e9e gros et allong\u00e9 portant marque de patite v\u00e9role bouche moyenne. <\/p>\n<ol>\nQ. Demand\u00e9 son \u00e2ge<\/ol>\n<p>R. a dit \u00eatre daux environ de trente sept \u00e0 huit ans<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 comment il s&rsquo;appelloit.<\/ol>\n<p>R. a r\u00e9pondu qu&rsquo;il s&rsquo;appelloit jan guillocheux, natif de saint julien conseil, d\u00e9partement de n&rsquo;ayant pu remplir cette demande que par dire qu&rsquo;il connaissoit autre administrationque clysson<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 s&rsquo;il \u00e9tait homme mari\u00e9 ou gar\u00e7on<\/ol>\n<p>R. a dit \u00eatre mari\u00e9 et demeur\u00e9 avant son d\u00e9part \u00e0 la peri\u00e8re susditte paroisse de saint julien et avoir un enfant femelle vivant<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 quelle a \u00e9t\u00e9 la cause de l&rsquo;abandon qu&rsquo;il avait fait de sa femme et de son enfant<\/ol>\n<p>R. a r\u00e9pondu que l&rsquo;appel de cloche appelle tocchin le lien avec ceux de son territoire pour suivre par menaces agis de la sorte l&rsquo;arm\u00e9e ainsi form\u00e9e et appell\u00e9e catholique, qu&rsquo;il l&rsquo;a depuis l&rsquo;attaque d&rsquo;ancenis avoir suivie jusqu&rsquo;\u00e0  ce jour<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 il venait pr\u00e9sentement<\/ol>\n<p>R. a r\u00e9pondu venir de Daule o\u00f9 il a trouv\u00e9 le moyen de s&rsquo;\u00e9vader de cette arm\u00e9e<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 qui en \u00e9tait le commandant<\/ol>\n<p>R. a dit qu&rsquo;il s&rsquo;appellait Stoufflet<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 s&rsquo;il s&rsquo;avait qu&rsquo;elle \u00e9tait l&rsquo;intention de cette troupe<\/ol>\n<p>R. a r\u00e9pondu qu&rsquo;il croyait que c&rsquo;\u00e9tait pour avoir un roi<\/p>\n<ol>\nQ. demand\u00e9 pourquoi il avait quitt\u00e9 cette arm\u00e9e sans en avoir aucun cong\u00e9<\/ol>\n<p>R. a r\u00e9pondu que depuis longtemps il d\u00e9sirait le faire, qu&rsquo;il n&rsquo;en avait trouv\u00e9 l&rsquo;occasion qu&rsquo;\u00e0 ce moment, qu&rsquo;il n&rsquo;avait pendant sa servitude tir\u00e9 aucun coup de fusil, qu&rsquo;en \u00e9venement qu&rsquo;il se fut trouv\u00e9 dans le cas de le faire, son intention \u00e9tait de les tirer en l&rsquo;air et non sur les siens, m\u00eame \u00eatre depuis longtemps repentant de ses d\u00e9marches.<br \/>\ntels sont ses dires et ne savoir signer.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3424\">VOIR LE SOMMAIRE<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Discussion autoris\u00e9e sur ce blog.<\/p>\n<ol>\n<strong>Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. Merci d&rsquo;avoir un peu de respect pour mon travail, car lorsque vous discutez ailleurs (c&rsquo;est \u00e0 dire dans mon dos) vous fa\u00eetes tourner les d\u00e9tenteurs des autres blogs ou forums.<\/strong><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(C) Editions Odile HALBERT ISBN 2-9504443-1-8 VOIR LE SOMMAIRE Si vous souhaitez discuter de cet ouvrage, merci de le faire ici et non sur d&rsquo;autres forums ou blogs. Merci d&rsquo;avoir un peu de respect pour mon travail, car lorsque vous discutez ailleurs (c&rsquo;est \u00e0 dire dans mon dos) vous fa\u00eetes tourner les d\u00e9tenteurs des autres &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4090\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;M\u00e9moire d\u2019Avent, l\u2019oeuvre clandestine d\u2019un Angevin \u00e0 Saint-Julien-de-Concelles 1794-1802 : Ren\u00e9 Lemesle &#8211; Annexe 3 : interrogatoires&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2756,2284,1589],"tags":[643,645,524,644],"class_list":["post-4090","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culte-catholique-religioncroyances","category-releves-de-bms-recherches","category-guerres-de-vendee","tag-interrogatoire","tag-rennes","tag-vendee","tag-vendeen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4090","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4090"}],"version-history":[{"count":23,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4090\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19180,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4090\/revisions\/19180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4090"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4090"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4090"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}