﻿{"id":4418,"date":"2008-10-26T05:37:01","date_gmt":"2008-10-26T03:37:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4418"},"modified":"2008-10-24T13:47:19","modified_gmt":"2008-10-24T11:47:19","slug":"nantes-la-brume-ludovic-garnica-de-la-cruz-chapitre-xiv-moisson-dexil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4418","title":{"rendered":"NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XIV Moisson d&rsquo;exil"},"content":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p>L&rsquo;amour est le dieu de l&rsquo;\u00e9go\u00efsme bienheureux. Est-ce pour sacrifier trop sur son autel que Ren\u00e9 oubliait son ami Charles ? Il l&rsquo;avait revu tr\u00e8s rarement depuis la mort de son p\u00e8re. D&rsquo;ailleurs, le peintre conservait une tristesse et une solitude farouches. Dans l&rsquo;atelier les meubles s&rsquo;en allaient. Le fameux tableau encadr\u00e9 de myst\u00e8re dormait sous son voile au centre de la pi\u00e8ce.<br \/>\nLa veille, Ren\u00e9 avait re\u00e7u une petite carte liser\u00e9e de noir portant cette mention :<\/p>\n<blockquote><p>D\u00e9funt Bigot a l&rsquo;honneur de pr\u00e9venir ses amis et connaissances de sa r\u00e9cente entr\u00e9e dans le monde des empaill\u00e9s. Il y jouit d&rsquo;un parfait bonheur en un \u00e9den que n&rsquo;ont jamais encore souill\u00e9 les bourgeois. R\u00e9jouissez-vous avec lui.<\/p><\/blockquote>\n<p>Charles avait montr\u00e9 \u00e0 Ren\u00e9 le perroquet raide sur son perchoir. La pauvre b\u00eate \u00e9tait morte au milieu d&rsquo;un cantique que lui apprenait son ma\u00eetre. Et celui-ci avait pleur\u00e9 de vraies larmes en sentant le corps de son camarade se refroidir entre ses mains.<\/p>\n<li>Je n&rsquo;ai vraiment pas de chance, dit-il ; lui, le bon ami fid\u00e8le est parti. Il n&rsquo;avait pas ce regard de m\u00e9pris qu&rsquo;on les passants quand je les fr\u00f4le, pr\u00eats \u00e0 insulter le fils du voleur. Est-ce ma faute \u00e0 moi si mon p\u00e8re n&rsquo;a pas r\u00e9ussi. Ils ont la rancune terrible et sauvage dans cette ville. Personne ne veut de mes tableaux. J&rsquo;ai gratt\u00e9 la signature. Alors j&rsquo;en vends quelques uns \u00e0 des brocanteurs \u00e0 des prix d\u00e9risoires. Il me faudrait b\u00e2cler des cro\u00fbtes pour vivre. L&rsquo;art, je n&rsquo;ai plus la force d&rsquo;un songer ! <\/li>\n<li>Charles, pourquoi de d\u00e9courager. PUise \u00e0 ma bourse ce que tu voudras. Nous ne t&rsquo;avons pas d\u00e9laiss\u00e9, nous, les amis de la premi\u00e8re heure.<\/li>\n<li>Je vous sais tous \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Mais la ville est noire. Sombre toile d&rsquo;araign\u00e9e dont je suis le minuscule prisonnier. Je me d\u00e9bats en vain dans les fils. L&#8217;emprise \u00e9touffante accourt. J&rsquo;entends, du cloaque, sourdre les marteaux et les cha\u00eenes de la captivit\u00e9 et de la mort. Je suis l&rsquo;\u00eatre vif, le l\u00e9preux qui souille ses rues. Je suis le mauvais tableau qui s&rsquo;expose aux chastes yeux des jeunes gens. Je suis la honte, le ruisseau fangeux qui les souille. Je suis pire qu&rsquo;un assassin, qu&rsquo;un souteneur ; je suis le fils du voleur. J&rsquo;en ai assez de leur l\u00e2che cruaut\u00e9. Ils voudraient me voir crever de faim. Ils ne pardonnent jamais. Ils baveront toujours sur le fils le malheur du p\u00e8re.<\/li>\n<p>Ce soi-l\u00e0, Ren\u00e9 faisait une partie de billard au cercle des \u00e9tudiants. Dans la grande salle \u00e9clair\u00e9e de larges fen\u00eatres, une animation joyeuse tourbillonnait avec les fum\u00e9es des pipes et des cigarettes. Les glaces se voilaient amoureusement au jour tombant. Doucement le lierre enla\u00e7ant le lustre se dess\u00e9chait. De hautes affiches habill\u00e9es de couleurs \u00e9tincelantes paraient les murs. Sur les tables de marbre blanc les manilles se scandaient. Un calme \u00e9cart\u00e9 s&rsquo;hypocritisait plus loin. Les piles de soucoupes glssaient avec une chanson de vaisselle sur le visage poli des tables. Des mots terribles tonitruaient horizontaux comme des coups de feu ; des \u00e9clats de rire, des discussions vives se tr\u00e9moussaient d&rsquo;aise. Par une porte entr&rsquo;ouverte on entendait le piano et la voix d&rsquo;un gosier enthousiaste hurlant quelque air favori d&rsquo;op\u00e9ra. La biblioth\u00e8que s&rsquo;entassait ; un perp\u00e9tuel froufrou de papier, les journaux du soir froiss\u00e9s, les revues parcourues. Sur la chemin\u00e9e un charmant v\u00e9nitien s\u00e9r\u00e9nadait \u00e0 quelque lointaine et charmante Juliette. Ils \u00e9taient l\u00e0, les Rom\u00e9o de la jeunesse, \u00e9bruitant leur gaiet\u00e9 en des refrains juv\u00e9niles, mariant des toast blonds aux toast rouges, vidant des urnes d&rsquo;exub\u00e9rances. L&rsquo;esprit se pavanait par les phrases. Et c&rsquo;\u00e9tait aussi la joyeuse com\u00e9die de l&rsquo;insouciance, de la marche fleurie vers la vie que l&rsquo;on aper\u00e7oit facile et r\u00eavassant sur les codes et les formales. D&rsquo;aucuns discutent articles, d&rsquo;aucuns maladies. Carabins, clerc, potards fraternisent \u00e0 la cadence muette de la franche camaraderie et des amiti\u00e9s naissantes. A l&rsquo;abri des tentacules maudites des religions, des politiques, des calculs mis\u00e9rables de l&rsquo;orgueil, on joue sur le m\u00eame th\u00e9\u00e2tre un morceau de vie, sans regarder en ennemi le camarade de travail de diff\u00e9rente opinion. Etudiant, titre d&rsquo;esp\u00e9rance comme un reflet de foi en des lendemains bienfaisants. Ils sont r\u00e9unis su rle bord du rivage pour l&rsquo;accolade avant de se disperser aux vents des exigences et des m\u00e9faits sociaux.<br \/>\nLes billes du billard fon\u00e7aient comme des b\u00e9liers les unes sur les autres ; leurs fronts claquaient. Attentif \u00e0 sa partie, Ren\u00e9 n&rsquo;entendit pas la porte s&rsquo;ouvrir derri\u00e8re lui. Charles Delange entra. P\u00e2le, il attendit le coup de son ami, puis il l&rsquo;appela pendant qu&rsquo;il blanchissait sa queue.<\/p>\n<li>Toi, ici ?<\/li>\n<li>Je viens te dire au revoir. Je pars pour Paris.<\/li>\n<li>Quand ?<\/li>\n<li>Dans une heure.<\/li>\n<p>Ahuri, le jeune homme abandonna le jeu et sortit avec le peintre. <\/p>\n<li>Alors, c&rsquo;est bien vrai, tu quittes Nantes ?<\/li>\n<li>A l&rsquo;instant m\u00eame. Si tu veux me faire plaisir, accompagne-moi \u00e0 la gare. Mes malles sont rendues. J&rsquo;en ai assez du m\u00e9pris des gens. Cet apr\u00e8s-midi, ton oncle Lorcin n&rsquo;a m\u00eame pas daign\u00e9 r\u00e9pondre \u00e0 mon salut. Je juisle vampire ; le vampire s&rsquo;en va. A Paris, jeme consacrerai \u00e0 l&rsquo;art, \u00e0 mes \u00e9tudes ch\u00e8res, d\u00e9barrass\u00e9 de la plaie bourgeoise. L&rsquo;on neme cassera plus sur le dos \u00e0 tout propos le suicide de mon p\u00e8re. Tous ne seront pas si acharn\u00e9s \u00e0 m&rsquo;arracher les os de la bouche pour me punir du crime paternel. Et puis, la ville est trop mal habit\u00e9e, ce n&rsquo;est plus un lieu sain pour une \u00e2me d&rsquo;artiste. On s&rsquo;\u00e9tiole ; l&rsquo;esprit de tubercule ; la vitalit\u00e9 s&#8217;embourbe. Rien \u00e0 faire ! Les crapauds ont sali la source pure.<\/li>\n<p>La gare dressa sa face noir\u00e2tre, illumin\u00e9e de pendants d&rsquo;oreilles \u00e9lectrics. Les machines soufflaient sous leurs cuirasses des blocs de vapeurs. Ils p\u00e9n\u00e9tr\u00e8rent sous le hall. Les employ\u00e9s couraient, balan\u00e7ant des lanternes rouges et blanches. Ils se promen\u00e8rent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, longeant le bruit, heurt\u00e9s des malles qu&rsquo;on roulait, des voyageurs press\u00e9s. Un train au loin faisait la manoeuvre. Des points lumineux s&rsquo;entrecroisaient comme la raquette d&rsquo;un volant. A l&rsquo;autre bour, par del\u00e0 le spectre de la Loire, les usines Lef\u00e8vre-Utils brillaient, la ville grouillait dans la nuit.<\/p>\n<li>Charles, tu m&rsquo;\u00e9criras sit\u00f4t \u00e0 Paris. Tu me donneras ton adresse. J&rsquo;irai te voir et peut-\u00eatre te rejoindre.<\/li>\n<li>Pourquoi ne viens-tu pas d\u00e8s maintenant ?<\/li>\n<li>Non ! Je ne peux pas, c&rsquo;est impossible.<\/li>\n<li>Pardon ! J&rsquo;oubliais Melle Lonneril, dit Charles avec amertume.<\/li>\n<p>Ren\u00e9 baissa la t\u00eate sans r\u00e9pondre.<\/p>\n<li>Te souviens-tu, repris le peintre quelques minutes apr\u00e8s, de notre premier dimanche lors de ton arriv\u00e9e de Brest ? Nous \u00e9tions pleins d&rsquo;enthousiasme. Nous comptions prendre d&rsquo;assaut la ville \u00e0 la pointe de nos audaces.<\/li>\n<li>Et faire l&rsquo;\u00e9ducation des bourgeois \u00e0 coup de bottes au derri\u00e8re, disais-tu.<\/li>\n<li>Beaux r\u00eaves ! Nous sommes bel et bbien des petits enfants qui ont voulu apprendre la sagesse \u00e0 grand&rsquo;m\u00e8re, et que celle-ci chasse lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;ont trop ennuy\u00e9e. Ce serait plaisant d&rsquo;avoir pu songer \u00e0 endoctriner le vieux colosse paresseux sur son lit douillet de routines, nous, les pauvres mouches de son ciel, oui, tr\u00e8s plaisant, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas une mort, beaucoup de sans, beaucoup de pleurs. Nantes est avachie. Sa carcasse n&rsquo;est plus capable de novations. Potini\u00e8re et bestiale, elle vomit de son sein les id\u00e9es inhabituelles. Si l&rsquo;on ne veut pas dispara\u00eetre entra\u00een\u00e9 par la roue de la banalit\u00e9, il faut fuir, chercher ailleurs le soleil r\u00e9confortant des renouveaux, des espoirs consolateurs. Ville-d\u00e9potoir du vice bourgeois, son emprise a mille tentacules empoisonn\u00e9es. Ren\u00e9, je regrette de te voir rester ici. Tu perds un temps pr\u00e9cieux. Tu voles \u00e0 ton existence des minutes de perfection totale. Ton \u00e2me s&rsquo;immobilise, s&rsquo;ankylose au souffle de l&rsquo;ambiance.L\u00e8ve les yaux sur la devanture de la porte, la devise du Dante y est grav\u00e9e. Plus d&rsquo;esp\u00e9rance, n&rsquo;y crois pas. C&rsquo;est le chaos vide, la cave aux d\u00e9chets, surtout le n\u00e9ant, l&rsquo;affreux n\u00e9ant sans issue. <\/li>\n<li>Les voyageurs pour Paris, en voiture !<\/li>\n<p>Charles monta dans un compartiment.<\/p>\n<li>Mon cher Ren\u00e9, tu recevras demain de mes nouvelles. Plus vite du viendras me retrouver, plus vite sera le vrai bonheur. Quand finira ton \u00e9clair d&rsquo;amour, tu m&rsquo;\u00e9criras. J&rsquo;irai t&rsquo;attendre \u00e0 la gare d&rsquo;Orl\u00e9ans. La vie utile commencera.<\/li>\n<li>Nous irons, elle et moi, te voir \u00e0 Paris.<\/li>\n<li>Ne l&rsquo;esp\u00e8re pas. Jeanne est nantaise d&rsquo;\u00e2me et de corps. La fougue des premi\u00e8res joies apais\u00e9e, il te semblera avoir fait un faux pas.<\/li>\n<li>Charles, tu me chagrines.<\/li>\n<li>Soit, mon Ren\u00e9, n&rsquo;en parlons plus. A bient\u00f4t, si le ciel le veut. Embrassons-nous ; laissons nos \u00e2mes soeurs communier en un baiser.<\/li>\n<p>Ren\u00e9 se hissa sur le marchepied. Ils s&#8217;embrass\u00e8rent aux ricanements des voisins. La locomotive siffla. Le train d&rsquo;un coup de rein s&rsquo;\u00e9branla, glissa lentement, puis plus vite. Charles agita son mouchoir.<\/p>\n<li>Adieu !<\/li>\n<p>Ren\u00e9 sentit des larmes picoter ses yeux, son coeur sursauter \u00e0 son c\u00f4t\u00e9. L\u00e0-bas, la figure triste de son ami s&rsquo;\u00e9clipsait dans le brouillard qui commen\u00e7ait \u00e0 descendre. Le train disparut couvrant sur la nuit un convoi lugubre de mauvais augure. Le silence revint ; le vide isola Ren\u00e9 ; un malaise \u00e9trange, p\u00e9nible, comme si l&rsquo;on venait de refermer la tombe de sa destin\u00e9e.<\/p>\n<li><strong>NANTES LA BRUME<\/strong>, Ludovic Garnica de la Cruz, 1905<\/li>\n<p> : chapitre <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1776\">1 : le brouillard <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1788\">2 : la ville <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1800\">3 : la batonnier et l&rsquo;armateur <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1809\">4 : le peintre <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1905\">5 : le clan des ma\u00eetres <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1914\">6 : rue Pr\u00e9mion <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2165\">7 : labyrinthe urbain<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2326\">chapitre 7, suite<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2334\">8 : les \u00e9cailles <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2344\">9 : emprises mesquines <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2382\">10 : carnaval<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2506\">11 : le cul-de-sac<\/a> &#8211; chapitre 11 suite &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2769\">chapitre 11 fin <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3313\">12 : les portes de Neptune<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4125\">13 : Cueillettes d&rsquo;avril <\/a>&#8211; 14 : Moisson d&rsquo;exil &#8211; 15 :<br \/>\nLudovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Merci d\u2019en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; Reproduction interdite. L&rsquo;amour est le dieu de l&rsquo;\u00e9go\u00efsme bienheureux. 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D&rsquo;ailleurs, le peintre conservait une tristesse et &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4418\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XIV Moisson d&rsquo;exil&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[247,246],"class_list":["post-4418","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nantes","tag-garnica-de-la-cruz","tag-nantes-la-brume"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4418","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4418"}],"version-history":[{"count":24,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4418\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4635,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4418\/revisions\/4635"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4418"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4418"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4418"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}