﻿{"id":4573,"date":"2008-10-30T05:45:07","date_gmt":"2008-10-30T03:45:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4573"},"modified":"2008-10-28T14:36:04","modified_gmt":"2008-10-28T12:36:04","slug":"nantes-la-brume-ludovic-garnica-de-la-cruz-chapitre-xv-les-courses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4573","title":{"rendered":"NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XV Les courses"},"content":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<li><strong>Chapitre XV<\/strong><\/li>\n<li><strong>Les courses<\/strong><\/li>\n<p>A sa fen\u00eatre, Ren\u00e9 fouillait la foule qui s&rsquo;acheminait \u00e0 l&rsquo;appel des cloches vers la cath\u00e9drale. L&rsquo;air \u00e9tait d&rsquo;une puret\u00e9 remarquable pour la ville. Le soleil se bouffait d&rsquo;or en la porcelaine bleu-ciel. Ainsi, chaque dimanche, il attendait Mme Lonneril et sa fille se rendant \u00e0 la grand&rsquo;messe. Il surprenait un sourire de son aim\u00e9e. Ces jours maudits, il ne pouvait lui parler autrement.<br \/>\nOr il arriva qu&rsquo;en cette matin\u00e9e de mai, Melle Lonneril se rendait seule vers l&rsquo;\u00e9glise. Elle salua moins discr\u00e8tement le jeune homme avant de franchir la porte monumentale qui se cro\u00fbtait.<br \/>\nRen\u00e9 attendit quelques instants, puis, quand la place redevint claire et blanche de lumi\u00e8re nue il descendit et p\u00e9n\u00e9tra \u00e0 son tour dans St-Pierre. Melle Lonneril \u00e9tait assise \u00e0 l&rsquo;angle d&rsquo;un pilier. Se doutait-elle qu&rsquo;il allait venir ? A chaque son du battant de la porte, elle d\u00e9tournait la t\u00eate. Ils se sourirent sous le regard banal du Suisse dor\u00e9 sur tranches. Il lui fit signe de sortir. Elle ob\u00e9it.<\/p>\n<li>Vous \u00eates seule ce matin ? demanda-t-il<\/li>\n<li>Oui, ma m\u00e8re est l\u00e9g\u00e8rement fatigu\u00e9e.<\/li>\n<li>Profitons-en, venez-chez moi termine la messe.<\/li>\n<p>Chez Ren\u00e9.<\/p>\n<li>Permettez-moi, ch\u00e8re amie, d&rsquo;enlever votre chapeau, votre ruche, de vous mettre \u00e0 l&rsquo;aise.<\/li>\n<p>Il offrit des bonbons.<\/p>\n<li>Croquez-moi ces petits g\u00e2teaux. Jamais, je j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 si gai que ce matin. Est-ce le beau temps ou le bonheur de vous avoir ? Peut-\u00eatre les deux.<\/li>\n<p>Elle sourit tendant ses l\u00e8vres au gourmand.<\/p>\n<li>Savez-vous \u00e0 quoi je pense, Jeanne, en vous voyant pr\u00e8s de moi ?<\/li>\n<li>Et \u00e0 quoi donc, mon ch\u00e9ri, penses-tu.<\/li>\n<li>Je pense que c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui les courses de chevaux, que nous pourrions prendre une voiture et aller ensemble au champ de manoeuvre aux yeux de tous.<\/li>\n<li>Tu sais bien que ce n&rsquo;est pas possible.<\/li>\n<li>Rien n&rsquo;est impossible, au contraire.<\/li>\n<li>Je ne pourrai plus rentrer chez moi.<\/li>\n<li>C&rsquo;est certain ; aussi je te garderai.<\/li>\n<li>Oh ! non je n&rsquo;ose pas.<\/li>\n<li>On gu\u00e9rit de la peur. Je suis persuad\u00e9 que vous y avez song\u00e9 depuis quelque temps.<\/li>\n<p>Elle baissa le t\u00eate. Il s&rsquo;assit sur ses genoux, se fit c\u00e2lin.<\/p>\n<li>Veux-tu, petite Jeanne ch\u00e9rie, rester toujours avec moi ? Nous vivrons nuit et jour ensemble sans arr\u00eater de s&rsquo;aimer. Qu&rsquo;as-tu \u00e0 craindre ? Nous n&rsquo;avons besoin de personne. Si les sots nous ennuient nous partirons loin, tr\u00e8s loin. Quant \u00e0 tes parents, on les enverra se promener tranquillement ; tu ne d\u00e9pends pas d&rsquo;eux.<\/li>\n<p>Elle h\u00e9sitait, mais ile en dit et en fit tant et tant qu&rsquo;elle accepta. Ils all\u00e8ren d\u00e9jeuner au restaurant. Une voiture les prit \u00e0 la porte pour les conduire aux courses.<\/p>\n<p>Les boulevards s&rsquo;ensoleillaient embrouill\u00e9s du vol des poussi\u00e8res. Les coups de fouet stridaient comme un flot de mouettes qui s&rsquo;\u00e9battent. Les automobiles cornaient ; leur passage semait des \u00e9ternuements saccad\u00e9s. Les bicyclettes glissaient l\u00e9g\u00e8res ainsi que des abeilles qui bruissent. A la queue leu leu, un ind\u00e9finissable ruban d&rsquo;aune en aune sous l&rsquo;ombre vaine des arbres grisonn\u00e9s des pellicules de la route.<br \/>\nLes pi\u00e9tons arrivaient par bandes noires paillet\u00e9es des spirales claires, vomis par tous les boulevards qui environnent le Petit-Port. Un joyeux enthousiasme m\u00e8ne les groupes ; les uns chantent, les b\u00e9b\u00e9s s&rsquo;amusent, les amoureux s&#8217;embrassent, nul n&rsquo;y fait attention. Des grues harnach\u00e9es d&rsquo;oripeaux \u00e9clatants se font huer le sourire aux l\u00e8vres. Et les chiens se poursuivent joyeusement entre les jambes.<\/p>\n<p>L&rsquo;immense fourmili\u00e8re sortie de Nantes a travers\u00e9 sans obstacle les voies larges et spacieuses, franchi l&rsquo;\u00e9troite rivi\u00e8re du Cens, escalad\u00e9 la butte du champ de courses, et l\u00e0, s&rsquo;arr\u00eate, s&rsquo;entasse devant les barri\u00e8res qui fixent la limite de la piste. Le flot s&rsquo;accumule sans cesse, se gonfle en un circulaire bourrelet, enla\u00e7ant l&rsquo;ar\u00e8ne d&rsquo;une ceinture infranchissable. Les tribunes prises d&rsquo;assaut reluisent de miroitements f\u00e9eriques ; les pelouses sont pi\u00e9tin\u00e9es. Les joueurs sont l\u00e0, bavards ou silencieux, souvent grotesques, poss\u00e9d\u00e9s de ce mail ridicule du jeu imb\u00e9cile.<br \/>\nDans l&rsquo;hyppodrome les voitures se prom\u00e8nent sur le ventre blanc du sol ; des cavaliers galopent. En des rais de lumi\u00e8res ils sembles des pantins de th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;ombres. La piste fourr\u00e9e d&rsquo;herbes est envahie devant les triunes o\u00f9 des dames \u00e9talent fi\u00e8rement d&rsquo;insignifiants tickets rouges, comme des hochets de grandes maisons, o\u00f9 les lorgnettes agitent leurs yeux convexes.<\/p>\n<p>Le signal se hisse au poteau ; la piste se purifie. Les chevaux font leur entr\u00e9e, mont\u00e9s par des jockeys aux couleurs brillantes et fantaisistes. Les magnifiques animaux d\u00e9ploient leur beaut\u00e9 ferme, leurs formes sup\u00e9rieures comme une \u00e9toffe splendidement ouvrag\u00e9e. Ils partent s&rsquo;aligner dressant fi\u00e8rement la t\u00eate, h\u00e9nnissant d&rsquo;orgueil ou d&rsquo;\u00e9blouissement au soleil qui les salue d&rsquo;une pluie d&rsquo;or. Soudain ils partent, d\u00e9coupant leurs silhouettes sur l&rsquo;horizon bleut\u00e9 ; derri\u00e8re les arbres les casaques des jockeys s\u00e8ment des \u00e9clairs ; parfois butant, s&rsquo;\u00e9croulant, sautant d&rsquo;un \u00e9lan les foss\u00e9s et les haies, pour arriver au but les naseaux en sueur, la crini\u00e8re flottante, \u00e9charpe de triomphe ou de d\u00e9pit. La foule hurle, tr\u00e9pigne ; les fantoches humains sont mis en branle et la com\u00e9die ne s&rsquo;arr\u00eate plus. Mais la closhe a tint\u00e9, la musique joue des morceaux que le vent emporte par bribes dans sa dorne. L&rsquo;attente sable les all\u00e9es de la patience et nivelle les enthousiasmes pass\u00e9s.<br \/>\nEntre les \u00e9preuves, les ombrelles blanches versent des points joyeux sur la foule. Les dames passent re repassent des lignes de clart\u00e9s dans les chemins d&rsquo;ombres des hommes. Dans l&rsquo;enceinte du pesage les chevaux ob\u00e9issent, r\u00eaveurs, aux ordres des jockeys. Leurs yeux ovales sont emplis d&rsquo;un monde \u00e9trange que l&rsquo;on ne comprends pas, o\u00f9 parfois passent des lueurs brutales. Adoration de la b\u00eate dont l&rsquo;homme se fait l&rsquo;humble servant et dont il se parera la gloire : le geai volant toujours les plumes du paon. L&rsquo;animation la plus diverse r\u00e8gne dans le vaste h\u00e9micycle du champ de courses o\u00f9 le soleil se mire orgueilleusement.<br \/>\nNonchalants en leur landau, Jeanne et Ren\u00e9 souriaient au bonheur d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;un pr\u00e8s de l&rsquo;autre \u00e0 la face de tous. Il gardait la main de son amie dans la sienne ou tenait galamment son ombrelle. Ils se moquaient des regards ennemis qui les cinglaient \u00e0 des carrefours de haine. Heureux, ils triomphaient. Le landau de l&rsquo;amour victorieux \u00e9craisait les pierres de l&rsquo;envie avec une supr\u00eame indiff\u00e9rence.<br \/>\nLorsque le soleil eut presque fini sa promenade d&rsquo;apr\u00e8s-midi, le d\u00e9part commen\u00e7a. Les voitures prirent \u00e0 la fille le long des boulevards bord\u00e9s de curieux. De rares attelages \u00e9blouissaient ; quelques toilettes extravagantes ; des horizontales, la nuque sur des coussins, \u00e9talaient leurs oripeaux r\u00e9clames. En r\u00e9alit\u00e9, une effroyable banalit\u00e9 que cette procession de chevaux de camion et de rosses de fiacres, que cete suite trop longue de voitures quelconques, bond\u00e9es de personnes quelconques. Mais il est une coutume \u00e0 laquelle les bons nantais s&rsquo;en voudraient de manquer : voir le d\u00e9fil\u00e9 des courses. Le long de la route de Rennnes, des badauds installent des chaises sur les trottoirs ; ils regardent placidement pendant deux heures, le bruit, le roulement, avalant la poussi\u00e8re, s&rsquo;ahurissent d&rsquo;une attente ridicule. Les aubergistes ont dress\u00e9 des tables qui se garnissent rapidement de buveurs. Le vin blanc coule \u00e0 flots, le \u00ab gros plant \u00bb et le \u00ab muscadet \u00bb de la Loire-Inf\u00e9rieure aussi \u00e9moustillants qu&rsquo;une chaude fille du midi. De ses derni\u00e8res lueurs mourantes le soleil semble emplir les verres bas de joyeux \u00e9cus d&rsquo;or.<\/p>\n<p>La voiture de M. de Lorcin, l&rsquo;avocat, avait crois\u00e9 celle de son neveu. Ren\u00e9 avait compris une col\u00e8re terrible dans l&rsquo;\u00e2me de son oncle, et il lui avait railleusement souri. Aux abords de la rue Noire, M. et Mme Lonneril longeaient tristement le trottoir. Ils baiss\u00e8rent la t\u00eate, honteux au passage de leur fille. Jeanne ne les vit pas. Seul Ren\u00e9 avait eu, une seconde, quelque piti\u00e9 pour ces braves gens, puis il haussa les \u00e9paules avec d\u00e9dain. La voiture arriva au Pont-Morand, gravit la rue de Strasbourg encombr\u00e9e. Le cr\u00e9puscule venait attirant son couvre-chef sur cette journ\u00e9e ordinaire et sempiternelle des courses. Les courses de chevaux que petits et grands vont contempler b\u00e9ats, comme une merveille int\u00e9ressantes, pour s&#8217;emplir les yeux quelques secondes du galop d&rsquo;un animal inconnu pour le b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;inconnus&#8230; R\u00e9sum\u00e9 : ce sont les tramways qui mangent le refrain des rengaines.<\/p>\n<li>Jeanne, il faut rester.<\/li>\n<li>Je n&rsquo;ose pas.<\/li>\n<li>Si vos parents vous re\u00e7oivent mal ?<\/li>\n<li>Je reviendrai.<\/li>\n<li>A quoi bon. Le Tout-Nantes sait que vous \u00eates avec moi ; il n&rsquo;est plus temps de reculer. Avez-vous peur ? Quand on aime vraiment, les qu&rsquo;en-dira-t&rsquo;on sont mesquines choses. L&rsquo;amour l\u00e2che n&rsquo;est plus l&rsquo;amour, il frise le mariage commun. <\/li>\n<li>Vous \u00eates m\u00e9chant, Ren\u00e9. Croyez-vous que ce ne soit pas grave de devenir officiellement votre ma\u00eetresse. Mes amies me tourneront le dos. C&rsquo;est l&rsquo;exil.<\/li>\n<p>Un exil que j&rsquo;envierais pour vous avoir toujours seule \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Sois gentille, ma petite Jeannette, reste cette nuit, tu r\u00e9fl\u00e9chiras mieux demain. Nous nous aimerons librement pendant le sommeil de la terre, en le silence calme de la nuit. J&rsquo;\u00e9couterai le tic-tac de ton coeur battre les minutes d&rsquo;amour en baisant ton sein gauche. Laisse-moi d\u00e9nouer ta ceinture, d\u00e9faire ton corsage, laisse-moi arracher les \u00e9pingles de tes cheveux, noyer mes doigts dans tes tresses blondes. Tais-toi, mon aim\u00e9e, je veux te d\u00e9v\u00eatir moi-m\u00eame, \u00f4ter les bandeaux qui me cachent ton corps&#8230; Je connais par coeur le maquis de tes lacets&#8230; Tu te souviens la premi\u00e8re fois comme j&rsquo;\u00e9tais maladroit&#8230; Tes petits seins, je les embrasse tous deux&#8230; Un corset, c&rsquo;est vite d\u00e9crochet\u00e9&#8230; Qu&rsquo;ils sont blancs tes pieds&#8230; Je les embrasse aussi, l\u00e0, sur les ongles, sur les chevilles;.. Aussi tes genoux&#8230; Ta chemise, elle est jolie, mais trop difforme pour ta chair. Que je t&rsquo;aime&#8230; Si je pouvais encore te mettre plus nue&#8230; Je te veux vite&#8230; tout enti\u00e8re&#8230; Approche-toi&#8230; les draps nous cachent&#8230; Tes l\u00e8vres&#8230; ta langue&#8230; enlace-moi&#8230; Entrer en toi&#8230; t&rsquo;aimer&#8230; Jeanne sens-tu l&rsquo;amour venir nous \u00e9blouir&#8230; Je t&rsquo;aime&#8230;<br \/>\nDes soupirs, doux comme des plaintes, se berc\u00e8rent en les rideaux, entr&rsquo;ouvrant l&rsquo;alc\u00f4ve aux pas myst\u00e9rieux du r\u00eave des amants.<\/p>\n<li><strong>NANTES LA BRUME<\/strong>, Ludovic Garnica de la Cruz, 1905<\/li>\n<p> : chapitre <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1776\">1 : le brouillard <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1788\">2 : la ville <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1800\">3 : la batonnier et l&rsquo;armateur <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1809\">4 : le peintre <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1905\">5 : le clan des ma\u00eetres <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1914\">6 : rue Pr\u00e9mion <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2165\">7 : labyrinthe urbain<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2326\">chapitre 7, suite<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2334\">8 : les \u00e9cailles <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2344\">9 : emprises mesquines <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2382\">10 : carnaval<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2506\">11 : le cul-de-sac<\/a> &#8211; chapitre 11 suite &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2769\">chapitre 11 fin <\/a>&#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3313\">12 : les portes de Neptune<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4125\">13 : Cueillettes d&rsquo;avril <\/a>&#8211; 14 : Moisson d&rsquo;exil &#8211; 15 : <\/p>\n<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Merci d\u2019en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; Reproduction interdite. Chapitre XV Les courses A sa fen\u00eatre, Ren\u00e9 fouillait la foule qui s&rsquo;acheminait \u00e0 l&rsquo;appel des cloches vers la cath\u00e9drale. L&rsquo;air \u00e9tait d&rsquo;une puret\u00e9 remarquable pour la ville. Le soleil se bouffait d&rsquo;or en la porcelaine bleu-ciel. 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