﻿{"id":5282,"date":"2008-11-15T05:43:36","date_gmt":"2008-11-15T03:43:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=5282"},"modified":"2008-11-15T08:15:15","modified_gmt":"2008-11-15T06:15:15","slug":"nantes-la-brume-ludovic-garnica-de-la-cruz-chapitre-xvii-fuseides-premiere-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=5282","title":{"rendered":"NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA de la Cruz, chapitre XVII Fus\u00e9\u00efdes, premi\u00e8re partie"},"content":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<li>Chapitre XVII<\/li>\n<li><strong>Fus\u00e9\u00efdes<\/strong><\/li>\n<p>Par les chaudes ond\u00e9es de soleils, ils allaient en canot sur la rivi\u00e8re. Elle tenait la barre, abrit\u00e9e sous une large chapeau de paille et elle \u00e9tait souverainement joyeuse de chanter ou de plonger ses doigts dans l&rsquo;eau. L&rsquo;esquif glissait avec le silence d&rsquo;une hirondelle qui rase le sol. Les rives d\u00e9collet\u00e9es laissaient entrevoir leurs reins verts gonfl\u00e9s des f\u00e9condations de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Aux flancs, les villas rivalisant de gr\u00e2ce et de coquetterie formaient les agrafes et les joyaux de leurs ceintures. Le cours sinueux de l&rsquo;Erdre ouvrait des criques o\u00f9 se penchaient r\u00eaveurs les arbres engourdis, fr\u00f4lait des promontoirs \u00e0 pic, s\u00e9jour d&rsquo;un fouillis d&rsquo;herbes et de fleurs, s&rsquo;attardait alentour des meules de roseaux bruissant sans cesse comme un camp de sauterelles.<br \/>\nSur la semaine, rares \u00e9taient les importuns \u00e0 leur t\u00eate \u00e0 t\u00eate. A peine quelques barques d&rsquo;\u00e9tudiants fuyaient aux chocs vigoureux des rames, quelques p\u00eacheurs tenaces s&rsquo;obstinaient dans un coin, quelqes gros chalands charg\u00e9s de pierres descendaient de Nort, hal\u00e9s par un remorqueur bruyant, ou vides, remontaient, la voile carr\u00e9e emplie de vent. Aux environs de Suc\u00e9, ils choisissaient un gentil endroit bien calme o\u00f9 ils d\u00e9barquaient. Tandis que la barque s&rsquo;ensommeillait, les naseaux accroch\u00e9s par une corde \u00e0 un arbre voisin, ils erraient visiter les lieux la main dans la main. Leux chois, c&rsquo;\u00e9tait toujours la pleine campagne s&rsquo;\u00e9tendant \u00e0 l&rsquo;infini, de l&rsquo;herbe \u00e9paisse, au-dessus, des ombrelles de feuillages. Apr\u00e8s avoir err\u00e9, cueilli des fleurs dont elle avait garni son corsage et ses cheveux, aussi sa boutonni\u00e8re \u00e0 lui, ils collationnaient de friandises et de baisers.<br \/>\nUne promenade en canot, un lieu tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart des curieux, une solitude entre deux \u00eatres qui s&rsquo;aiment, assaisonn\u00e9s d&rsquo;une molle chaleur, troublent bien des t\u00eates, \u00e9panouissent bien des coeurs. Voici que monsieur l&rsquo;Amour fait sa cueillette de fleurs vivantes. Les cheveux d\u00e9nou\u00e9s auront des brins d&rsquo;herbe en prison, les jupes seront froiss\u00e9es. Pourquoi ce chapeau erre-t-il \u00e0 l&rsquo;anventure, ce soleil grivois s&rsquo;excite-t-il sur les faveurs roses d&rsquo;un pantalon \u00e9pars ? Ah ! les tendres caresses sous le vo\u00fbte libre du ciel bleu, joindre sa chanson d&rsquo;amour \u00e0 celle de la nature qui ne cesse jamais de s&rsquo;aimer ! Les soupirs s&rsquo;en vont emport\u00e9s par le vent vers l&rsquo;urne des cantiques sacr\u00e9s. Mi-dev\u00eatue, Jeanne est si jolie dans son bain de verdure, qu&rsquo;il s&rsquo;affole de ses seins blancs luisant au soleil leur nacre et leurs boutons de rose.<br \/>\nA ceuillir des fleurs dans les pr\u00e9s, \u00e0 entendre les oiseaux chanter, Jeanne aima follement les fleurs et le chant des oiseaux. Elle en voulut dans leur jardin. Bient\u00f4t leur pelouse balan\u00e7a au vent un chevelure d&rsquo;\u00e9pingles d&rsquo;or, de peignes blancs ; des voli\u00e8res install\u00e9es alentour.<\/p>\n<p>Le dimanche, elle allait faire son choix sur la place du Bouffay. Les marchands d&rsquo;oiseaux y avaient install\u00e9 leurs cages dont les habitants remuaient, si vifs qu&rsquo;on aurait dit les barreaux danser. Au milieu du chant des captifs, elle discutait ses pr\u00e9f\u00e9rences. Et les pigeons jaloux qui se battaient comme des d\u00e9put\u00e9s, le gros ara vert qui dormait le cou dans les \u00e9paules, les tourterelles qui r\u00e9citaient leurs litanies de nonnes \u00e9plot\u00e9es, les serins papillonant leurs ailes jaunes et leurs gorgerins et&#8230; d&rsquo;autres encore. C&rsquo;\u00e9tait un coin de l&rsquo;arche de No\u00e9, le domicile d&rsquo;o\u00f9 partaient l&rsquo;ingrat corbeau et la timide colombe.<br \/>\nEnsuite on se rendait par la rue d&rsquo;Orl\u00e9ans sur la place de la Bourse o\u00f9 s&rsquo;\u00e9talait dans un flot de chart\u00e9s parfum\u00e9es le march\u00e9 aux fleurs. En route, on s&rsquo;\u00e9tait attard\u00e9 chez quelque p\u00e2tissier. Jeanne avait croqu\u00e9 plusieurs \u00e9clairs, barbouill\u00e9 ses l\u00e8vres de cr\u00e8me. Ainsi, toute joyeuse, elle emplissait ses yeux d&rsquo;une extase en flore, le long des boutiques de fleuristes, habill\u00e9es de blanc comme une table orn\u00e9e pour d&rsquo;extr\u00eames onctions. Son \u00e2me s&rsquo;\u00e9garait dans l&rsquo;amoncellement des bouquets. La marchande en coiffe, les jupes trouss\u00e9es, les mains rougeaudes, l&rsquo;incitait \u00e0 respirer le poison de ses cassolettes \u00ab mises par le bon Dieu pour encenser la terre et les dames \u00bb. Son corsage garni, elle se suspendait au bras de son ami, plus tendre, plus coquetteuse. Ils \u00e9voluaient encore parmi les plantes rares emprisonn\u00e9es dans de vulgaires pots. Ren\u00e9 ne pouvait s&#8217;emp\u00eacher de sourire en l&rsquo;entendant marchander. Tenace, elle n&rsquo;abandonnait jamais la proie convoit\u00e9e avant une discussion terrible. Elle se  proclamait victorieuse lorsqu&rsquo;elle avait fait rabattre quelques sous.<br \/>\nJeanne \u00e9panouissait ses toilettes resplendissantes, orgueilleuse d&rsquo;\u00eatre plus belle que les autres promeneuses. Les heures que l&rsquo;amour n&#8217;employait pas \u00e9taient, la plupart du temps, consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;appr\u00eat de toilettes nouvelles, de coiffures curieuses, de chapeaux merveilleurs. Ren\u00e9 c\u00e9dait \u00e0 ses caprices. Il aimait la voir briller comme une chapelle toujours en f\u00eate ; il aimait l&rsquo;entendre froufrouter pr\u00e8s de lui, sentir la moire craquer sous ses doigts quand il la caressait sur ses genoux, conna\u00eetre de nouveaux parfums en baisant son cou mutin ou sa nuque frisonnante.<br \/>\nIls s&rsquo;\u00e9loignaient de la place de la Bourse laissant le soleil encenser les parasols g\u00e9ants et la statue de Villebois-Mareuil \u00e9mergeant d&rsquo;une touffe luxurieuse d&rsquo;hommages comme serait un bouddha f\u00eat\u00e9 en une pagode dont la vo\u00fbte est bleue et le sole, l&rsquo;\u00e9cume de la mar\u00e9e des fleurs universelles.<br \/>\nIls prenaient quelquefois le bateau de Tretemoult. Ils d\u00e9jeunaient \u00e0 la terrasse d&rsquo;un caf\u00e9, avec devant eux, la Loire sillonn\u00e9e de barques. Ils fuyaient ensuite sur les berges du fleuve par les sentiers \u00e9troits, au travers des prairies chevelues, buvaient du cidre sur des tables moussues d&rsquo;auberges champ\u00eatres. Parfois aussi, excit\u00e9s par la chaleur et les baisers, ils se laiss\u00e8rent dispara\u00eetre dans l&rsquo;herbe haute et s&rsquo;aim\u00e8rent librement sous les rideaux c\u00e9lestes.<\/p>\n<p>Sur le bateau-mouche, Jeanne rencontra une amie de pension qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas revue depuis longtemps. Elles se dirent bonjour amicalement.<\/p>\n<li>Tu es avec ton mari ? demanda l&rsquo;amie subitement<\/li>\n<p>Surprise de cette question inattendue, Jeanne Rougit.<\/p>\n<li>Oui, h\u00e9sita-t-elle.<\/li>\n<p>L&rsquo;autre ne fut pas dupe de ce mensonge et reprit d&rsquo;un ton plus froid o\u00f9 per\u00e7ait le d\u00e9dain.<\/p>\n<li>Ah ! &#8230; moi, je suis mari\u00e9e depuis trois ans avec un brave employ\u00e9&#8230; au revoir&#8230; Je crois qu&rsquo;il m&rsquo;apelle.<\/li>\n<p>Jeanne pin\u00e7a les l\u00e8vres de d\u00e9pit. Elle resta appuy\u00e9e sur le bord du bateau. Ren\u00e9 la rejoignit. Elle le brusqua pour la premi\u00e8re fois alors que des larmes silencieuses emprisonnaient ses yeux.<br \/>\nRen\u00e9 ne comprenant rien \u00e0 cette mauvaise humeur, attendit pour l&rsquo;interroger d&rsquo;\u00eatre avec elle dans leur chambre.<\/p>\n<li>Pourquoi pleurait-tu ?<\/li>\n<li>Je ne pleurais pas, c&rsquo;est le vent, un grain de poussi\u00e8re. <\/li>\n<li>Et ton mutisme, et ton humeur massacrante, \u00e9tait-ce aussi le vent, un grain de poussi\u00e8re ?<\/li>\n<li>Tu m&#8217;emb\u00eates ! C&rsquo;est de ta faute si j&rsquo;ai du chagrin.<\/li>\n<li>Voil\u00e0 qui est bizarre. Tu n&rsquo;as fait que rire toute la journ\u00e9e. Je ne t&rsquo;ai m\u00eame pas contrari\u00e9e et soudain tu me boudes.<\/li>\n<li>On m&rsquo;a insult\u00e9e \u00e0 cause de toi.<\/li>\n<li>O\u00f9&#8230; qui&#8230; sur le bateau&#8230; ton amie de pension&#8230; Pourquoi ?<\/li>\n<li>Parce que je suis ta ma\u00eetresse&#8230; l\u00e0 !<\/li>\n<li>Il fallait ne pas lui dire si tu en as honte. Ce n&rsquo;est pas inscrit sur ton visage.<\/li>\n<li>Elle m&rsquo;a demand\u00e9 si j&rsquo;\u00e9tais mari\u00e9e&#8230; J&rsquo;ai h\u00e9sit\u00e9&#8230; Elle m&rsquo;a tourn\u00e9 le dos.<\/li>\n<p>Jeanne se mit \u00e0 sangloter comme une enfant.<\/p>\n<li>Voyons, ma petite ch\u00e9rie, console-toi. Ce te sera une le\u00e7on pour ne plus parler \u00e0 des amies qui n&rsquo;en sont pas.<\/li>\n<li>Alors il faudra que je sois une ours, que je me tienne \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart comme une criminelle, qu&rsquo;on me fasse honte impun\u00e9ment. Je ne sortirai plus d&rsquo;ici. Je me cacherai du matin au soir. Que je suis malheureuse !<\/li>\n<li>En voil\u00e0 une sc\u00e8ne ridicule pour si peu de chose<\/li>\n<li>Comment si peu de chose de m&rsquo;insulter !&#8230; Tu ne m&rsquo;aimes pas !<\/li>\n<li>Quelle folie ! Couchons-nous, la nuit te calmera.<\/li>\n<p>Ils se couch\u00e8rent en silence. Au lit, comme d&rsquo;habitude, Ren\u00e9 enla\u00e7a son amie d\u00e9sireux de son corps ti\u00e8de qu&rsquo;il sentait \u00e0 travers la chemise. Elle mit sa t\u00eate sur son \u00e9paule pendant qu&rsquo;il s&rsquo;attardait aux pr\u00e9liminaires de l&rsquo;amour.<\/p>\n<li>Ren\u00e9, tu m&rsquo;aimes bien ?<\/li>\n<li>Oui, ma ch\u00e9rie.<\/li>\n<li>Beaucoup.<\/li>\n<li>Beaucoup.<\/li>\n<li>Tu m&rsquo;aimeras toujours ?<\/li>\n<li>Toujours.<\/li>\n<li>Tu ne me quitteras jamais ? Nous serons toute notre vie ensemble ?<\/li>\n<li>Oui, mon aim\u00e9e.<\/li>\n<li>Alors, pourquoi ne m&rsquo;\u00e9pouserais-tu-pas ?<\/li>\n<li>Tu y songes encore&#8230; Vien m&rsquo;aimer. Le reste importe peu.<\/li>\n<li>R\u00e9ponds-moi ?<\/li>\n<li>Nous avons le temps&#8230; c&rsquo;est l&rsquo;heure de l&rsquo;amour.<\/li>\n<li>Je veux que tu me dises oui ou non ?<\/li>\n<li>N&rsquo;es-tu pas heureuse maintenant ?&#8230; Je ne te refuse rien !<\/li>\n<li>Je ne veux plus qu&rsquo;on m&rsquo;insulte ? Quand je serai ta femme, ils courberont la t\u00eate !<\/li>\n<li>Orgueilleuse !<\/li>\n<li>Je vois que tu ne veux pas puisque tu \u00e9vites de me r\u00e9pondre.<\/li>\n<li>Je t&rsquo;aime, ma petite Jeanne<\/li>\n<li>Non ! Laisse-moi !<\/li>\n<li>M\u00e9chante qui va bouder !<\/li>\n<li>Fiche-moi la paix !<\/li>\n<li>Jeanne !<\/li>\n<li>Zut !<\/li>\n<li>Viens m&#8217;embrasser !<\/li>\n<li>Zut.. zut&#8230; zut&#8230; zut.<\/li>\n<p>Ils se tourn\u00e8rent le dos. Le lit dont les ressorts avaient chant\u00e9 quotidiennement les \u00ab nuict\u00e9es \u00bb d&rsquo;amour s&rsquo;ennuya comme celui des m\u00e9nages&#8230; prudes ou prudents.<br \/>\nIls se boudaient encore un peu lorsq&rsquo;uarriva la F\u00eate appel\u00e9e Nationale.<br \/>\nAu matin du 14 juillet, Ren\u00e9 fit une tentative de parfaite r\u00e9conciliation.<\/p>\n<li>Jeanne, veux-tu passer la journ\u00e9e \u00e0 Nantes ?<\/li>\n<li>Comme tu voudras, r\u00e9pondit-elle indiff\u00e9rente.<\/li>\n<p>Cependant elle s&rsquo;habilla le plus coquettement possible, coula des parfums sur ses \u00e9paules, sur ses mains et dans ses cheveux. Son chapeau mis, elle se regara une derni\u00e8re fois dans la glace. Ren\u00e9 la surprit s&rsquo;admirant. Du seuil de la chambre les parfums de son amie le troublaient, il d\u00e9sirait toujours cette femme aujourd&rsquo;hui si d\u00e9licieuse en sa robe de voile rose.<\/p>\n<li>Jeanne, la voiture est pr\u00eate, dit-il en contenant son envie folle de lui baiser la nuque, de la froisser dans ses \u00e9toffes l\u00e9g\u00e8res.<\/li>\n<li>C&rsquo;est bien, je te suis.<\/li>\n<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>NANTES LA BRUME<\/strong>, Ludovic Garnica de la Cruz, 1905<\/p>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1776\">1 : le brouillard <\/a> <\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1788\">2 : la ville <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1800\">3 : la batonnier et l&rsquo;armateur <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1809\">4 : le peintre <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1905\">5 : le clan des ma\u00eetres <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=1914\">6 : rue Pr\u00e9mion <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2165\">7 : labyrinthe urbain<\/a> <\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2326\">7 : labyrinthe urbain &#8211; fin<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2334\">8 : les \u00e9cailles <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2344\">9 : emprises mesquines <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2382\">10 : carnaval<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2488\">11 : le cul-de-sac  <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2506\">11 : le cul-de-sac &#8211; suite <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=2769\">11 : le cul de sac &#8211; fin <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=3313\">12 : les portes de Neptune<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4125\">13 : Cueillettes d&rsquo;avril <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4418\">14 : Moisson d&rsquo;exil <\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4573\">15 : Les courses<\/a><\/li>\n<p><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=4788\">16 : Une F\u00eate-Dieu en 1903<\/a><br \/>\n17 : Fus\u00e9\u00efdes, premi\u00e8re partie<br \/>\n17 : Fus\u00e9\u00efdes, fin<br \/>\n18 : Villanelles<br \/>\n19 : la hantise<br \/>\n20 : Chevelure de sir\u00e8ne<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"40\" height=\"50\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet <\/strong> Merci d\u2019en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Num\u00e9risation Odile Halbert, 2008 &#8211; Reproduction interdite. Chapitre XVII Fus\u00e9\u00efdes Par les chaudes ond\u00e9es de soleils, ils allaient en canot sur la rivi\u00e8re. 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