﻿{"id":841,"date":"2008-05-15T17:59:56","date_gmt":"2008-05-15T15:59:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=841"},"modified":"2008-10-03T13:37:19","modified_gmt":"2008-10-03T11:37:19","slug":"journal-detienne-toysonnier-angers-1683-1714-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=841","title":{"rendered":"Journal d&rsquo;Etienne Toysonnier, Angers 1683-1714"},"content":{"rendered":"<p>1691 : janvier, f\u00e9vrier, mars, avril, mai, juin<\/p>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<\/p>\n<li>Le 8 janvier (1691) Mr Romain, fils de feu Mr Romain avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, veuf de la Delle Lezineau, duquel mariage il n\u2019y a point d\u2019enfant, \u00e9pousa la fille de madame Duport veuve. (<em>Je me permets d&rsquo;insister, lourdement, sur ces couples sans enfants, qui sont nombreux lorsqu&rsquo;on lit Toysonnier, car, en g\u00e9n\u00e9alogie, on les occulte le plus souvent, alors qu&rsquo;ils ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans les successions, tant ils ont \u00e9t\u00e9 une mane pour leurs neveux, je crois que j&rsquo;y reviendrai pas des exemples<\/em>)<\/li>\n<li>Le 15 (janvier 1691) la fille du sieur Pouneau marchand \u00e0 Saumur et de la dame Pigeon veuve du feu Sr Carr\u00e9 fils de Mr Carr\u00e9 notaire et de la d\u00e9funte dame Chesneau, duquel mariage il n\u2019y a point eu d\u2019enfant, \u00e9pousa le sieur Hary Me apothicaire en cette ville.<\/li>\n<li><strong>On a commenc\u00e9 de ce jour (15 janvier 1691) \u00e0 lever la somme de quarante et deux mil sept cent cinquante livres sur les habitants de cette ville, \u00e0 laquelle elle a \u00e9t\u00e9 tax\u00e9e pour \u00eatre d\u00e9charg\u00e9e des ustanciles de gens de guerre pendant le quartier d\u2019hyver. <\/strong>Le r\u00f4le s\u2019est fait sur un chacun suivant ses biens et facult\u00e9s, mais toujours d\u2019une mani\u00e8re fort in\u00e9gale. Ce qui donne lieu \u00e0 plusieurs plaintes. (<em>Note de Marc Sach\u00e9 : L&rsquo;ustencile d\u00e9signait les fournitures dues \u00e0 la troupe par les gens qui la logeaient ou l&rsquo;imp\u00f4t de remplacement. Pour le r\u00e9partir, on faisait le recensement des habitants. Injonction est adress\u00e9e par le maire \u00e0 tous les particuliers non tax\u00e9s ou qui ne l&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 suivant le prix de leurs baux, voire m\u00eame \u00e0 ceux qui sont en pension et jouissent de leur bien, de faire leur d\u00e9claration \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de ville sous peine de voir tripler la taxe impos\u00e9e (Arch. Mun. BB 98, f\u00b028). On envoyait m\u00eame des garnisaires chez ceux qui refusaient de payer la taxe (Ibid, BB 99 f\u00b037))<\/em><\/li>\n<li>Ce m\u00eame jour (15 janvier 1691) monsieur Dupont fils de Mr Dupont avocat \u00e0 ce si\u00e8ge, et Mr Margariteau, fils de d\u00e9funt Margariteau aussi avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, plaid\u00e8rent leur premi\u00e8re cause.<\/li>\n<li>Le 17 (janvier 1691) mourut madame Lezineau femme de monsieur Lezineau docteur r\u00e9gent \u00e8s-droit en l\u2019universit\u00e9 de cette ville. Elle a laiss\u00e9 quatre enfants. Elle s\u2019appelait Ren\u00e9 Bouard fille de feu monsieur Bouard avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville et de la demoiselle Renard. Elle fut enterr\u00e9e le lendemain dans l\u2019\u00e9glise de St Michel du Tertre.<\/li>\n<li>Le 19 (janvier 1691) mourut la femme du Sr de la Touche barbier perruquier en cette ville ; elle n\u2019a point laiss\u00e9 d\u2019enfant. Ledit Le Touche avait \u00e9pous\u00e9 en premi\u00e8res noves la dame Jarry dont il y a quatre enfants.<\/li>\n<li>Le 22 (janvier 1691) mourut la femme du feu Sr Lejeune marchand, \u00e2g\u00e9e de 75 ans ; elle s\u2019appelait \u2026 Elle a laiss\u00e9 plusieurs enfants ; une fille a \u00e9pous\u00e9 le Sr Sailland des Mazi\u00e8res, le Sr Lejeune de la Grandmaison, le Sr Lejeune de la Vincendi\u00e8re marchand \u00e0 Nantes qui a \u00e9pous\u00e9 la fille du sieur de la Plante Mauvif marchand de laine en cette ville, et un gar\u00e7on.<\/li>\n<li>Le 28 (janvier 1691) le fils de monsieur Gilles Sr de Volaine, ma\u00eetre des Comptes \u00e0 Tours, capitaine d\u2019infanterie, \u00e9pousa la veuve de feu Me de Gastines <strong>dit Bras d\u2019argent<\/strong>, dont il y a cinq enfants.<\/li>\n<li>Il y a trois mois que le sieur Gaspard Geslin chirurgien mourut \u00e2g\u00e9 de 84 ans dans sa maison de Savign\u00e9. Il avait laiss\u00e9 un fils mort depuis quelques ann\u00e9es qui avait \u00e9pous\u00e9 une nomm\u00e9e Goisbet, et une fille morte qui avait \u00e9pous\u00e9 le Sr Camus, duquel mariage il n\u2019y a point eu d\u2019enfants.<\/li>\n<li>Le 3 f\u00e9vrier (1691) mourut la femme de monsieur Fleuriot avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, \u00e2g\u00e9e de 54 ans. Elle a laiss\u00e9 plusieurs enfants ; elle s\u2019appelait Cordier.<\/li>\n<li>Le 5 (f\u00e9vrier 1691) mourut la femme du sieur Aubert marchand de soie en cette ville ; elle a laiss\u00e9 7 enfants ; elle \u00e9tait \u00e2g\u00e9e de 45 ans ; elle s\u2019appelait Le Ma\u00e7on.<\/li>\n<li>Le 8 (f\u00e9vrier 1691) le fils a\u00een\u00e9 de feus monsieur de Chemant et de la dame Crespin \u00e9pousa la fille de la dame veuve feu Mr de Chevre\u00fce.<\/li>\n<li>Le 18 (f\u00e9vrier 1691) mourut le Sr Bessonneau cy-devant marchand de soie en cette ville \u00e2g\u00e9 de 80 ans. Il a laiss\u00e9 plusieurs enfants, un gar\u00e7on chanoine \u00e0 St Martin, l\u2019autre marchand droguiste.<\/li>\n<li>Le 19 (f\u00e9vrier 1691) le fils de Mr Jarry avocat, et le fils de Mr Reimbault Me apothicaire, plaid\u00e8rent leur premi\u00e8re cause.<\/li>\n<li>Le 21 (f\u00e9vrier 1691) la fille du sieur Boisard marchand confiseur en cette ville \u00e9pousa la fille du Sr Lepage marchand tanneur.<\/li>\n<li>Le 23 (f\u00e9vrier 1691) mourut monsieur Cherot avocat au pr\u00e9sidial de cette ville, \u00e2g\u00e9 de 54 ans. <strong>Il avait du m\u00e9rite et plaidait avec beaucoup de nettet\u00e9. Il \u00e9tait d\u2019une humeur fort agr\u00e9able et fort enjou\u00e9e.<\/strong> Il n\u2019a que deux filles, dont l\u2019a\u00een\u00e9e est veuve de monsieur de Louzil Avril conseiller au pr\u00e9sidial.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (23 f\u00e9vrier 1691) mourut le Sr Potry, notaire royal en cette ville.<\/li>\n<li>Le 26 (f\u00e9vrier 1691) monsieur Boulay, avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville \u00e9pousa la fille du feu Sr Dupr\u00e9 de Forge.<\/li>\n<li>Le 14 mars (1691) mourut monsieur de Lorch\u00e8re Varlet. Il avait autrefois \u00e9t\u00e9 avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville.<\/li>\n<li>Le 9 avril (1691) mourut la dame Guillotin ; son mari avait \u00e9t\u00e9 cy-devant messager de cette ville \u00e0 Tours.<\/li>\n<li>Dans ce temps, on a commenc\u00e9 \u00e0 bastier la porte St Blaize et le Coll\u00e8ge. <strong>On a aussi plant\u00e9 d\u2019ormeaux la place Martineau <\/strong>devant le couvent des dames religieuses de la Fid\u00e9lit\u00e9.<\/li>\n<li>Le 24 (avril 1691) <strong>Mr Constantin bachelier en th\u00e9ologie et recteur de l\u2019universit\u00e9 de cette ville, mit la premi\u00e8re pierre du Coll\u00e8ge.<\/strong> (<em>Note de Marc Sach\u00e9 : Ce fut en effet Joseph Constantin qui posa la premi\u00e8re pierre. A la fin de mars 1690, le maire, Grandet de la Plesse, et le procureur de l&rsquo;h\u00f4tel de ville, Daburon, furent d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s aupr\u00e8s de l&rsquo;intendant pour arr\u00eater, de concert avec de Sainte-Marthe, sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Oratoire, l&#8217;emplacement du nouveau coll\u00e8ge \u00ab tant pour la commodit\u00e9 de la ville et des \u00e9coliers que pour lui donner une d\u00e9coration telle qu&rsquo;il convient \u00e0 un pareil \u00e9tablissement. \u00bb Apr\u00e8s de nombreux d\u00e9m\u00e9l\u00e9s des Oratoriens avec les Ursulines, qui ne voulaient point de ce voisinage, l&rsquo;adjudication des travaux fut faire pour 37 000 livres \u00e0 l&rsquo;architecte de la ville, Lecomte, le 5 ao\u00fbt 1690. Mais le chiffre fut bien d\u00e9pass\u00e9. (Arch. Mun. BB 98 f\u00b040, 42, 55). On sait que la mairie actuelle occupe les b\u00e2timents de ce coll\u00e8ge<\/em>)<\/li>\n<li>Le 27 (avril 1691) <strong>monsieur Grandet, maire de cette ville, posa la premi\u00e8re pierre de la nouvelle porte St Blaise.<\/strong> (<em>Note de Marc Sach\u00e9 : Un arr\u00eat du conseil autorisait la construction d&rsquo;une porte de ville au bout de la rue de l&rsquo;H\u00f4pital, rue qui partait de l&rsquo;h\u00f4tel de Lantivy, h\u00f4tel actuel de Chemellier, et se terminait \u00e0 la place du Lion-d&rsquo;Or, d\u00e9truite par le prolongement de la rue Lenepveu. La porte ouvrait du c\u00f4t\u00e9 des Minimes. On dut racheter, au prix de 1 200 livres, des maisons pour le d\u00e9gagement de la nouvelle construction. Le 24 f\u00e9vrier 1691 le corps de ville d\u00e9cida qu&rsquo;avec l&rsquo;assentiment du lieutenant du roi \u00ab on fera graver sur une lame de cuivre, pour estre encastr\u00e9e entre deux grandes pierres de marne et mise \u00e0 ladite porte \u00bb, une inscription comm\u00e9morative compos\u00e9e par Frain du Tremblay<\/em> (<em>Voir le texte de cette inscription BB 99 f\u00b014 in Bulletin historique et monumental, ann\u00e9es 1867-1868, pp. 9, 10<\/em>)<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (27 avril 1691)<strong> mourut subitement Mr Bault d\u2019Aubdr\u00e9, s\u2019\u00e9tant, dit-on, \u00e9chauff\u00e9 \u00e0 la chasse.<\/strong><\/li>\n<li>Le m\u00eame jour mourut la femme de feu Mr Allard droguiste ; elle s\u2019appelait Phelipeau.<\/li>\n<li>Le premier may (1691) furent \u00e9lus \u00e9chevins messieurs de la Blanchardi\u00e8re Gourreau conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial et Bachelot bourgeois de cette ville.<\/li>\n<li>Le 7 (mai 1691) monsieur Drouet de Grasign\u00e9 se fit installer dans la charge de conseiller au si\u00e8ge de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de cette ville, qu\u2019occupait Mr du Roger Dangen\u00e9 son beau-p\u00e8re.<\/li>\n<li>Le 8 (mai 1691) Mr Blanchard avocat veuf de demoiselle Barbe Dugu\u00e9, duquel mariage il y a une fille, fils du feu Sr Blanchard et de la dame Loyseau \u00e9pousa la fille du feu Sr Provos ancien juge consul et de la fe\u00fce dame Barbereau.<\/li>\n<li>Le 21 le fils de Mr de Gr\u00e9e Poulain conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville \u00e9pousa la fille du feu Sr \u2026<\/li>\n<li>Le 4 juin (1691) mourut la femme de feu Mr Board avocat elle s\u2019appelait Renard ; <strong>elle a \u00e9t\u00e9 malade pendant neuf mois d\u2019un cancer au t\u00e9ton.<\/strong> Elle n\u2019avait qu\u2019une fille morte depuis quelques mois femme de Mr Lezineau, docteur \u00e8s-loix.<\/li>\n<li>Le 7 (juin 1691) mourut la femme du Sr des Brosses Panetier bourgeois ; elle a laiss\u00e9 trois petits enfants. Elle s\u2019appelait Neveu, fille de Mr Neveu docteur en m\u00e9decine.<\/li>\n<li>Le 12 (juin 1691) le fils de monsieur de Gr\u00e9e Poulain, doyen de messieurs les conseillers au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, \u00e9pousa la fille de la dame de la Chenaye B\u00e9ritault.<\/li>\n<li>Le 25 (juin 1691) le fils de monsieur Le Clerc, assesseur au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville \u00e9pousa la fille du Sr du Laurens.<\/li>\n<li>Le 23 (juin 1691) Mr Airault pr\u00eatre fils du feu Me Ayrault lieutenant criminel et de la dame Lefebvre, prit possession de la cure de St Michel du Tertre.<\/li>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"85\" height=\"100\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"92\" height=\"100\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet (blog, forum ou site, car alors vous supprimez des clics sur mon travail en faisant cliquer sur l&rsquo;autre support, et pour \u00eatre r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 sur Internet il faut des clics sur ma cr\u00e9ation)<\/strong> seul le lien ci-dessous est autoris\u00e9 car il ne courcircuite pas mes clics.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1691 : janvier, f\u00e9vrier, mars, avril, mai, juin Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714 Num\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. 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