﻿{"id":888,"date":"2008-04-29T08:01:56","date_gmt":"2008-04-29T06:01:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=888"},"modified":"2008-09-17T10:53:33","modified_gmt":"2008-09-17T08:53:33","slug":"journal-detienne-toysonnier-angers-1683-1714-18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=888","title":{"rendered":"Journal d&rsquo;Etienne Toysonnier, Angers 1683-1714"},"content":{"rendered":"<p>1689 : Janvier, f\u00e9vrier, mars, avril, mai, juin<\/p>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<\/p>\n<li>Le 15 janvier (1689) mourut monsieur du Roncerai Bernard pr\u00e9sident en l\u2019\u00e9lection et grenier \u00e0 sel de cette ville. <strong>Il \u00e9tait fort honn\u00eate homme, aim\u00e9 et regrett\u00e9 de tout le monde. <\/strong>Il avait \u00e9pous\u00e9 en premi\u00e8res noces d\u00e9funte Melle de la Pinardi\u00e8re Bouteiller, duquel mariage il n\u2019y a qu\u2019un gar\u00e7on, et en secondes noces mademoisellle Lebouvier auparavant veuve de d\u00e9funt Mr \u2026.<\/li>\n<li>Le 20 (janvier 1689) mourut le Sr Faucheux beaup\u00e8re du Sr Yvard notaire royal en cette ville.<\/li>\n<li>Le 22 (janvier 1689) mourut la femme du Sr Carr\u00e9 cy-devant praticien au palais et \u00e0 pr\u00e9sent greffier en chef \u00e0 la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 ; elle a laiss\u00e9 cinq petits enfants ; elle \u00e9tait s\u0153ur du Sr Balain confiseur.<\/li>\n<li>Le 26 (janvier 1689) monsieur Deniau assesseur au si\u00e8ge de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de cette ville \u00e9pousa la fille du Sr Curieux greffier \u00e0 Beaufort.<\/li>\n<li>Le 29 (janvier 1689) monsieur de l\u2019Esperonni\u00e8re, de la Roche Bardou, gentilhomme, fils de d\u00e9funt monsieur de la Roche Bardou, lieutenant de la Vennerie et de la dame de Brie, \u00e9pousa mademoiselle Constantin, fille de d\u00e9funt monsieur Constantin grand pr\u00e9v\u00f4t d\u2019Anjou et de la dame Peltier.<\/li>\n<li>Le 2 f\u00e9vrier (1689) mourut monsieur Syette bourgeois de cette ville. Il avait \u00e9pous\u00e9 la fille de monsieur de la Jouanni\u00e8re Hardy avocat \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier. Il a laiss\u00e9 4 enfants.<\/li>\n<li>Le 8 (f\u00e9vrier 1689) mourut monsieur Barbotin. Il avait \u00e9t\u00e9 icy longtemps int\u00e9ress\u00e9 dans les Aydes. Il a depuis couru les commissions dans plusieurs provinces.<\/li>\n<li>Le 9 (f\u00e9vrier 1689) mourut monsieur Camus chanoine en l\u2019\u00e9glise d\u2019Angers. Monsieur Ripoche doyen du chapitre St Julien a sa chanoinie.<\/li>\n<li>Le 14 (f\u00e9vrier 1689) monsieur Dupont \u00e9pousa la fille de monsieur Trochon de Richebourg et de la dame Coutard.<\/li>\n<li>Le 15 (f\u00e9vrier 1689) monsieur Gilles Go\u00fcin fils de d\u00e9funts Mr Gouin avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial et de la demoiselle Chevalier \u00e9pousa la fille de d\u00e9funts Poulain Me Vinaigrier et Peign\u00e9 sa m\u00e8re. <strong>Elle est fille unique et a, dit-on, 12 000 livres de bien.<\/strong> (<em>Patience aux non initi\u00e9s aux chiffres, les indicateurs arrivent sur ce blog, au fil des billets, demain le lit, en attendant vous avez l\u00e0 la fortune d&rsquo;un avocat, et j&rsquo;ose ajouter que la fille unique est fort int\u00e9ressante, d&rsquo;ailleurs elle l&rsquo;est toujours, et cela n&rsquo;a pas chang\u00e9<\/em>)<\/li>\n<li>Le 17 (f\u00e9vrier 1689) mourut <a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Poisson.pdf\">Mr Poisson<\/a> marchand droguiste en cette ville.Il avait \u00e9pous\u00e9 en premi\u00e8res noces une des filles de feu Mr Dupont notaire et de la dame Camus dont il n\u2019y a point d\u2019enfant, et en secondes noces, il avait \u00e9pous\u00e9 la dame Esnault.<\/li>\n<li>Le 18 (f\u00e9vrier 1689) mourut Mr Caternault notaire, gar\u00e7on, \u00e2g\u00e9 de 35 ans, fils de d\u00e9funts Mr Caternault aussi notaire et de la dame Perrouin.<br \/>\nLe m\u00eame jour (f\u00e9vrier 1689) mourut monsieur Binet marchand cirier en cette ville.<\/li>\n<li>Le 20 (f\u00e9vrier 1689) le fils de feus Mr Herbereau des Cheminaux et de la Delle Augeard \u00e9pousa Delle Cantin.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (f\u00e9vrier 1689) le sieur Goyer marchand \u00e9pousa la fille du Sr Jory Me p\u00e2tissier.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour, le Sr Tellier \u00e9pousa la fille du d\u00e9funt Sr la Roche.<\/li>\n<li>Le 2 mars (1689) <strong>Jacques Stuart, second du nom, roy d\u2019Angleterre, arriva en cette ville sur les six heures du soir, avec tr\u00e8s peu de suite. On lui pr\u00e9senta le dais et les clefs de la ville \u00e0 la porte St Aubin, qu\u2019il refusa. Les habitants \u00e9taient sous les armes ; toutes les compagnies le compliment\u00e8rent. Il soupa \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de ville ; il en sortit sur les onze heures du soir. Il se mit sur l\u2019eau pour se rendre \u00e0 Nantes<\/strong> et de l\u00e0 \u00e0 Brest. (<em>Je d\u00e9couvre \u00e0 travers ce journal que la Loire, que j&rsquo;aime, et que je vois de mes fen\u00eatres du haut de ma tour de b\u00e9ton, a vu passer tant de rois&#8230; Je savais quel trafic incroyable y r\u00e9gnait, mais jamais je n&rsquo;avais oser imaginer que le port de Nantes avait vu tant de grand voyageurs \u00e9trangers pour Paris<\/em>)<\/li>\n<li>Le 8 (mars 1689) mourut la femme de monsieur de Chastelaye Pasquier conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville. Elle s\u2019appelait Testard ; elle n\u2019a point laiss\u00e9 d\u2019enfant.<\/li>\n<li>Le 12 (mars 1689) monsieur Le Tourneux, fils de monsieur Le Tourneux, m\u00e9decin en l\u2019universit\u00e9 de cette ville, et de Melle Jarry, se fit installer dans la charge de pr\u00e9sident en l\u2019\u00e9lection cy-devant poss\u00e9d\u00e9e par feu Mr du Roncerai Bernard.<\/li>\n<li>Le 20 (mars 1689) monsieur de Chauvon Louet, fils de feu monsieur de Chauvon Louet et de la dame Grimaudet \u00e9pousa la fille de monsieur Dupont Gourreau et de la feue mlle Bault.<\/li>\n<li>Le 28 (mars 1689) monsieur de la Richeli\u00e8re Toublanc se fit installer dans la charge de conseiller au si\u00e8ge de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de cette ville cy-devant poss\u00e9d\u00e9e par feu Mr Galard de Mongazon.<\/li>\n<li>Le 30 (mars 1689) mourut mademoiselle Guilbault femme de monsieur Claude Guilbault avocat. Elle s\u2019appelait Jeanne Tonnellier.<\/li>\n<li><strong>Monsieur l\u2019Ev\u00eaque d\u2019Angers a permis de manger des \u0153ufs pendant ce car\u00eame jusques au dimanche des Rameaux, \u00e0 cause de la raret\u00e9 du poisson et des l\u00e9gumes.<\/strong><\/li>\n<li>Le 11 avril (1689) monsieur de Boizourdy, second avocat du Roy au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, fils de monsieur Boizourdy et de la Delle \u2026 \u00e9pousa la fille de feu monsieur de la Sablonni\u00e8re Chotard et de la Delle \u2026<\/li>\n<li>Dans ce temps mourut monsieur de Girard Sr de Gastines. Il avait \u00e9pous\u00e9 en premi\u00e8res noces Melle \u2026 et en secondes noces <strong>une batarde de feu Mr l\u2019abb\u00e9 de B\u00e9gare.<\/strong><\/li>\n<li>Le 1er jour de may (1689) <strong>on \u00e9lut pour maire de cette ville monsieur Grandet conseiller au pr\u00e9sidial et un des acam\u00e9diciens.<\/strong> (<em>Fran\u00e7ois Grandet, sieur de la Plesse et de Mons, \u00e9tait fr\u00e8re du cur\u00e9 de Sainte-Croix, Joseph Grandet. Conseiller au Pr\u00e9sidial, \u00e9chevin perp\u00e9tuel en 1689, il fut maire pendant 4 ans d e1689 \u00e0 1692. Il fit \u00e9lever au bout de la rue de l&rsquo;H\u00f4pital la Porte Neuve ou Grandet, r\u00e9parer les ponts, \u00e9tablir 2 nouvelles foires (Voir plus bas \u00e0 l&rsquo;an 1692) et installer une \u00e9cole d&rsquo;\u00e9quitation, toutes initiatives rappel\u00e9es au revers de son jeton par la l\u00e9gende Porta. Collegio. Pontibus. Hippodromo. Nundinis. Il fut inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re de Faye, le 7 novembre 1730 (Voir C. Port, Dict. p. 290 ; Lehoreau, C\u00e9r\u00e9monial, vol. III, p. 73 ; Planchenault, Les Jetons angevins, pp. 287, 288, Gazette des Beaux-Arts, 1901) Note de Marc Sach\u00e9.<\/em>)<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (1er mai 1689) on \u00e9lut pour \u00e9chevins messieurs de la Varanne Tremblier conseiller et du Motay Davy <strong>bourgeois<\/strong>.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (1er mai 1689) mourut <strong>monsieur Verdier conseiller honoraire au si\u00e8ge pr\u00e9sidial, capitaine de ville, \u00e9chevin perp\u00e9tuel de ladite ville, docteur r\u00e9gent du droit fran\u00e7ais et un des Acad\u00e9miciens. C\u2019\u00e9tait un des grands hommes de cette ville, tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9 dans sa profession et que tout le monde de la Province consultait dans les grandes questions ; son m\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait honor\u00e9 d\u2019un chacun.<\/strong> (<em>Jean Verdier, n\u00e9 \u00e0 Angers en 1610 environ, \u00e9tait fils de Jean Verdier, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral au Pr\u00e9sidial. Lui-m\u00eame nomm\u00e9 conseiller en devint le doyen. Il se vit confier, lors de la cr\u00e9ation des chaires de droit fran\u00e7ais, en 1679, celle de la Facult\u00e9 d&rsquo;Angers. Autant que son Commentaire sur la Coutume d&rsquo;Anjou, rest\u00e9 in\u00e9dit, sa fid\u00e9lit\u00e9 au parti de la cour pendant la premi\u00e8re p\u00e9riode de la France angevine lui avait valu cette faveur. Il fut un des premiers membres de l&rsquo;Acad\u00e9mie en 1685. L&rsquo;acte de son inhumation, le 2 mai 1689, dans l&rsquo;enfeu de la chapelle de Boistravers, fond\u00e9e en l&rsquo;\u00e9glise Sainte-Croix, s&rsquo;accompagne de cette mention du cur\u00e9 Grandet : Il mourut, \u00e2g\u00e9 de 74 ans, en cinq heures d&rsquo;une apoplexie, le dernier jour d&rsquo;avril, regrett\u00e9 de tous pour sa grande pi\u00e9t\u00e9 et science particuli\u00e8re.<\/em> (<em>Voir Etat-civil &#8211; Poquet de Livonni\u00e8re, les Illustes, man. 1300-anc.1068 ; De Lens, l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Angers, Facult\u00e9 des Droits, 1880, pp. 234, 236 ; Registre du Pr\u00e9sidial, p.152 ; Debidour, la Fronde angevine, 1877, p. 97 et suivantes. &#8211; Note de Marc Sach\u00e9.<\/em>)<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (1er mai 1689) mourut <strong>monsieur Hunault docteur r\u00e9gent en m\u00e9decine. Il \u00e9tait tr\u00e8s habile dans sa profession et consult\u00e9 de tout le monde <\/strong>; Il \u00e9tait aussi un des Acad\u00e9miciens.<\/li>\n<li>Le 6 (mai 1689) mourut madame de la Perri\u00e8re Foussier, veuve de d\u00e9funt monsieur de la Perri\u00e8re Foussier conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville. Elle s\u2019appelait Gardeau, fille de monsieur Gardeau mort pr\u00eatre et auparavant marchand et de d\u00e9funte madame Guillot. <strong>J\u2019avais l\u2019honneur d\u2019\u00eatre son parent assez proche du c\u00f4t\u00e9 de feu mon p\u00e8re. <\/strong>Elle fut enterr\u00e9e le lendemain dans l\u2019\u00e9glise de St Maurille.<\/li>\n<li>Le 7 (mai 1689) monsieur Garsenlan, fils de Mr Garsenlan et de la dame Belote, se fit installer en la charge de conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, poss\u00e9d\u00e9e par monsieur Duplessis Moreau.<\/li>\n<li>Le 10 (mai 1689) mourut la femme de d\u00e9funt Mr Aubin de Cheveign\u00e9 ; elle s\u2019appelait Pasqueraye ; son fils est ma\u00eetre des eaux et for\u00eats d\u2019Anjou.<\/li>\n<li>Le 21 (mai 1689) mourut Melle Guyonneau de la Frenaye femme de Mr Guyonneau de la Frenaye bourgeois de cette fille ; elle a laiss\u00e9 trois petites filles ; elle s\u2019appelait Julienne Angouland, fille de d\u00e9funts Mr Angouland vivant droguiste en cette ville et de la dame Guitton, mes oncle et tante. Elle \u00e9tait \u00e2g\u00e9e de 48 ans.<\/li>\n<li>Le 25 (mai 1689) mourut <a href=\"http:\/\/www.odile-halbert.com\/Famille\/Cormier\/Cormier.htm\">Delle Cormier<\/a> femme de feu Mr Grandet, lieutenant de pr\u00e9v\u00f4t de cette ville. Elle a laiss\u00e9 plusieurs enfants ; le 1er est pr\u00eatre cur\u00e9 de Ste Croix de cette ville ; le 2e est lieutenant criminel \u00e0 Ch\u00e2teau-Gontier, mari\u00e9 avec la fille de Mr de la Jouanni\u00e8re Hardy avocat audit Ch\u00e2teau-Gontier, le 3e est conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville et \u00e0 pr\u00e9sent Maire de ladite ville, mari\u00e9 avec la fille de Mr Jousselin, docteur en m\u00e9decine ; une fille mari\u00e9e avec Mr le marquis de Sasilly et une autre mari\u00e9e avec Mr de la Blanchardi\u00e8re Gourreau conseiller au si\u00e8ge.<\/li>\n<li>Le 28 (mai 1689) <strong>quarante gentilshommes du ressort et de la juridiction d\u2019Angers, convoqu\u00e9s pour l\u2019arri\u00e8re ban, partirent pour se rendre \u00e0 Monfaucon jusques \u00e0 nouvel ordre, command\u00e9s par monsieur de Servien marquis de Sabl\u00e9, grand s\u00e9n\u00e9chal d\u2019Anjou<\/strong>.<\/li>\n<li>Le 31 (mai 1689) monsieur Garsenlan conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, fils de Mr Garsenlan cy-devant marchand et de la dame Belote, \u00e9pousa la fille de Mr Duplanti Frein, cy-devant assesseur en l\u2019\u00e9lection de cette ville et de la Delle Boisard.<\/li>\n<li>Le 6 juin (1689) mourut monsieur Pinard greffier en chef en la mar\u00e9chauss\u00e9e de cette ville, \u00e2g\u00e9 de 97 ans ; sa femme s\u2019appelle Doostel, fille de d\u00e9funt Mr Doostel greffier en chef de ladite mar\u00e9chauss\u00e9e et de Delle Louise Guitton, s\u0153ur de d\u00e9funte Catherine Guitton ma m\u00e8re. Le Sr Pinard a laiss\u00e9 deux filles, l\u2019a\u00een\u00e9e mari\u00e9e \u00e0 monsieur de Montiron Hernault conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, et l\u2019autre morte depuis quelques ann\u00e9es mari\u00e9e avec Mr de la Chaize Herbereau cy-devant pr\u00e9sidient au grenier \u00e0 sel de cette ville, duquel mariage il y a une fille ; il est remari\u00e9 avec Melle Sicault fille du feu monsieur Sicault lieutenant de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de cette ville.<\/li>\n<li>Le 13 (juin 1689) monsieur Ren\u00e9 Brillet, fils de feus Mr Brillet et de la Delle Richard, \u00e9pousa la fille de d\u00e9funts Mr Gilles Gouin avocat au si\u00e8ge pr\u00e9sidial et de la Delle Chevalier. (<em>C&rsquo;est la demoiselle aux 12 000 livres, la fille unique cit\u00e9r plus haut. Il fait une affaire, ce qui est d&rsquo;ailleurs d\u00e9montr\u00e9 par la suite de l&rsquo;histoire de cette famille.<\/em>)<\/li>\n<li>Le 20 (juin 1689) messieur Martineau et Boulay plaid\u00e8rent leur premi\u00e8re cause.<\/li>\n<li>Le 22 (juin 1689) mourut la m\u00e8re de la femme de Mr Du Bouchet, \u00e2g\u00e9e de 99 ans ; elle s\u2019appelait \u2026<\/li>\n<li>Le 26 (juin 1689) monsieur de Chatelaye Pasquier conseiller au si\u00e8ge pr\u00e9sidial de cette ville, veuf de la dame Testard, duquel mariage il n\u2019y a point d\u2019enfant \u00e9pousa mademoiselle de Cierz\u00e9.<\/li>\n<li>Le m\u00eame jour (26 juin 1689) mourut la femme de Mr Carr\u00e9 notaire ; elle s\u2019appelait Anne Pelletier, veuve du Sr Mingon, \u00e2g\u00e9e de 43 ans ; elle n\u2019a jamais eu d\u2019enfants ; <strong>elle avait \u00e9t\u00e9 de la religion pr\u00e9tendue r\u00e9form\u00e9e ; elle est morte dans des sentiments fort chr\u00e9tiens.<\/strong> Ledit Sr Carr\u00e9 est mon cousin germain.<\/li>\n<li>Dans ce m\u00eame temps (26 juin 1689) mourut la femme de monsieur des Rousses Herbereau, conseiller au si\u00e8ge de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de cette ville ; elle a laiss\u00e9 quatre enfants ; elle s\u2019appelait Esther Davy.<\/li>\n<li>Le 30 (juin 1689) mourut le sieur Coignard marchand de bled, fils du Sr Coignard cy-devant h\u00f4te de la maison du Gryphon (<em>voir le commentaire ci-dessous<\/em>) ; il avait \u00e9pous\u00e9 la fille de la veuve Menag\u00e9, dont il a laiss\u00e9 deux enfants ; il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 29 ans.<\/li>\n<p>Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714<br \/>\nNum\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. <strong>Reproduction interdite<\/strong>.<br \/>\n<strong>L\u00e9gende <\/strong>: en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L&rsquo;Ouest, 1930<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileO.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"85\" height=\"100\" \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/images\/odileH.gif\" title=\" \" class=\"alignnone\" width=\"92\" height=\"100\" \/> Odile Halbert &#8211; <strong>Reproduction interdite sur autre endroit d&rsquo;Internet (blog, forum ou site, car alors vous supprimez des clics sur mon travail en faisant cliquer sur l&rsquo;autre support, et pour \u00eatre r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 sur Internet il faut des clics sur ma cr\u00e9ation)<\/strong> seul le lien ci-dessous est autoris\u00e9 car il ne courcircuite pas mes clics.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1689 : Janvier, f\u00e9vrier, mars, avril, mai, juin Journal de Ma\u00eetre Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714 Num\u00e9risation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. Reproduction interdite. L\u00e9gende : en gras les remarques, en italique les compl\u00e9ments &#8211; Avec les notes de Marc Sach\u00e9, Trente ann\u00e9es de vie provinciale d&rsquo;apr\u00e8s le Journal de Toisonnier, Angers &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=888\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Journal d&rsquo;Etienne Toysonnier, Angers 1683-1714&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[52],"tags":[36,53,5300],"class_list":["post-888","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-toisonnier","tag-anjou","tag-journal","tag-toisonnier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/888","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=888"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/888\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2351,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/888\/revisions\/2351"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=888"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=888"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=888"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}