﻿{"id":9523,"date":"2009-04-26T05:51:10","date_gmt":"2009-04-26T03:51:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=9523"},"modified":"2010-07-03T11:43:02","modified_gmt":"2010-07-03T09:43:02","slug":"anceau-anseaulme-anselme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=9523","title":{"rendered":"Anceau, Anseaulme, Anselme"},"content":{"rendered":"<p>Un seul et m\u00eame pr\u00e9nom, parfois f\u00e9minin, et plusieurs saints porteurs de ce nom <em>Ancelmus<\/em>, mais le plus c\u00e9l\u00e8bre est l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorbery. Voici quelques actes montrant le pr\u00e9nom :<\/p>\n<blockquote><p>Le Louroux-B\u00e9connais : \u00ab Le XXVIIe jour dudit moys (ao\u00fbt 1556) fut baptiz\u00e9e Perrine fille de Jehan Rabin de la Roussaye et de Jacquine Hallet sa femme parrain Pierre Besruau maraine Joye femme de Thibault Templer Jehanne fille de Jehanne Lyvenaye par  <font color=\"#CC00FF\"><strong>fr\u00e8re Anseaulme Prioulleau religieux de Pontron <\/strong> <\/font> \u00bb v\u00b0148-164<\/p>\n<p>\u00ab Audit jour (30 ao\u00fbt 1555) fut baptiz\u00e9e <font color=\"#CC00FF\"><strong>Anceaulme fille de Gilles Gratien et de Jehanne Beaunes sa femme parrain v\u00e9n\u00e9rable personne Fran\u00e7ois Anceaulme Prioulleau religieux de Pontortran <\/strong> <\/font>marraines Marye Beaunes femme de Robert Perier et Guyonne Herbert femme de Jehan Lermitte par Dubreil \u00bb v\u00b0143-164<\/p><\/blockquote>\n<p>Et voici la biographie des saints, selon l&rsquo;encyclop\u00e9die Migne :<\/p>\n<blockquote><p>ANSELME ( saint ), <em>Anselmus<\/em>, premier abb\u00e9 de Nonantola, dans le duch\u00e9 de Mod\u00e8ne, florissait sur la fin du VIIIe si\u00e8cle et mourut en 803. \u2014 3 mars.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>ANSELME (saint), \u00e9v\u00eaque de Lucques et confesseur, \u00e9tait neveu du pape Alexandre Il, et naquit \u00e0 Mantoue, au commencement du XIe si\u00e8cle. Il se livra d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la grammaire et de la dialectique ; il embrassa ensuite l&rsquo;\u00e9tat eccl\u00e9siastique, et s&rsquo;appliqua avec ardeur \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la th\u00e9ologie et du droit canon, dans lesquels il fit de grands progr\u00e8s. Badage, \u00e9v\u00eaque de Lucques, son oncle, \u00e9tant devenu pape en 1061 sous le nom d&rsquo;Alexandre Il, le nomma au si\u00e9ge qu&rsquo;il venait de quitter et l&rsquo;envoya en Allemagne pour y recevoir, des mains de l&#8217;empereur Henri IV, l&rsquo;investiture de son si\u00e9ge, selon l&rsquo;usage de ce temps ; mais Anselme revint sans avoir voulu la recevoir aux conditions que lui proposait l&#8217;empereur, persuad\u00e9 que ce n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 la puissance s\u00e9culi\u00e8re \u00e0 conf\u00e9rer ainsi les dignit\u00e9s eccl\u00e9siastiques. Ayant \u00e9t\u00e9 sacr\u00e9 par Gr\u00e9goire VII en 1073, il consentit enfin \u00e0 recevoir de Henri l&rsquo;anneau et la crosse ; mais il en eut des scrupules quelque temps apr\u00e8s, et il alla se faire moine \u00e0 Cluny ; il fallut un ordre du pape pour lui faire reprendre le gouvernement de son dioc\u00e8se. De retour \u00e0 Lucques, il voulut, en 1079, obliger les chanoines de sa cath\u00e9drale \u00e0 la vie commune, conform\u00e9ment \u00e0 un d\u00e9cret du pape L\u00e9on IX. La comtesse Mathilde, souveraine de Lucques et d&rsquo;une grande partie de la Toscane, le secondait dans cette entreprise ; mais il ne put vaincre la r\u00e9sistance des chanoines, quoiqu&rsquo;il e\u00fbt d\u00e9ploy\u00e9 toute la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des peines canoniques. Les chanoines se r\u00e9volt\u00e8rent et excit\u00e8rentune s\u00e9dition contre l&rsquo;\u00e9v\u00e9que, qui fut forc\u00e9 de sortir de Lucques : il se retira aupr\u00e8s de la comtesse Mathilde, dont il \u00e9tait le directeur. Le pape ne le laissa pas longtemps dans la retraite qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait choisie : il le fit son l\u00e9gat en Lombardie, et le chargea de la conduite de plusieurs dioc\u00e8ses, que la fameuse querelle entre l&#8217;empire et le saint-si\u00e8ge, au sujet des investitures, avait laiss\u00e9s sans pasteurs. Il mourut \u00e0 Mantoue le 18 mars 1086, et sa saintet\u00e9 fut bient\u00f4t attest\u00e9e par de nombreux miracles. Il en avait d\u00e9j\u00e0 op\u00e9r\u00e9 plusieurs de son vivant, ce qui l&rsquo;a fait honorer d&rsquo;un culte public en Italie et choisir par la ville de Mantoue pour son patron. Il \u00e9tait d&rsquo;une vaste \u00e9rudition et lorsqu&rsquo;on le questionnait sur quelque passage de l&rsquo;Ecriture sainte, qu&rsquo;il savait tout enti\u00e8re, par coeur, il exposait, sur-le-champ, comment chaque saint P\u00e8re l&rsquo;avait expliqu\u00e9. Parmi les ouvrages qu&rsquo;il a laiss\u00e9s, nous citerons <em>l&rsquo;Apologie pour Gr\u00e9goire VII, l&rsquo;Explication des Lamentations de J\u00e9r\u00e9mie, une Collection de canons, la R\u00e9futation des pr\u00e9tentions de l&rsquo;antipape Guibert<\/em>, et <em>l&rsquo;Explication des Psaumes<\/em>: il entreprit ce dernier ouvrage \u00e0 la pri\u00e8re d\u00e9 la comtesse Mathilde, mais la mort ne lui permit pas de l&rsquo;achever. \u2014 18 mars.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>ANSELME (saint), archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry, n\u00e9 \u00e0 Aoste en Pi\u00e9mont, l&rsquo;an 1033, \u00e9tait fils de Gondulphe et d&rsquo;Ermengarde, l&rsquo;un et l&rsquo;autre d&rsquo;une famille noble et consid\u00e9r\u00e9e dans le pays. Form\u00e9 \u00e0 la pi\u00e9t\u00e9 par sa vertueuse m\u00e8re et instruit dans les sciences par d&rsquo;habiles ma\u00eetres, il prit \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quinze ans la r\u00e9solution d&#8217;embrasser l&rsquo;\u00e9tat monastique ; mais l&rsquo;abb\u00e9 auquel il se pr\u00e9senta refusa de l&rsquo;admettre dans son monast\u00e8re, parce qu&rsquo;il craignait le ressentiment de Gondulphe. Anselme ayant perdu sa m\u00e8re, n\u00e9gligea peu \u00e0 peu ses exercices de pi\u00e9t\u00e9 et tomba insensiblement dans la ti\u00e9deur. Il alla plus loin, et se livra aux d\u00e9sordres d&rsquo;un monde corrompu ; il finit m\u00eame par perdre le go\u00fbt de l&rsquo;\u00e9tude. Revenu \u00e0 Dieu plus tard, il ne cessa de d\u00e9plorer les \u00e9garements de sa jeunesse qu&rsquo;il a retrac\u00e9s dans ses <em>M\u00e9ditations<\/em> avec les sentiments de la plus vive componction. Son p\u00e8re, irrit\u00e9 de son inconduite, l&rsquo;avait pris en aversion. Anselme, apr\u00e8s son retour \u00e0 la vertu, voyant qu&rsquo;il ne pouvait le fl\u00e9chir et qu&rsquo;il \u00e9tait m\u00eame souvent en butte \u00e0 de mauvais traitements, quitta la maison paternelle et sa patrie, et vint en Bourgogne o\u00f9 il reprit avec ardeur le cours de ses \u00e9tudes. Apr\u00e8s trois ans de s\u00e9jour dans cette province, il se rendit \u00e0 l&rsquo;abbaye du Bec pour prendre des le\u00e7ons du c\u00e9l\u00e8bre Lanfranc, qui en \u00e9tait prieur, et qui sut le distinguer de ses autres disciples. Il con\u00e7ut bient\u00f4t pour lui une v\u00e9ritable affection. Gondulphe \u00e9tant mort, Anselme h\u00e9sita quelque temps sur le choix d&rsquo;un \u00e9tat. Tant\u00f4t il \u00e9tait d&rsquo;avis de rester dans le monde et d&#8217;employer sa fortune en bonnes oeuvres; tant\u00f4t il inclinait pour la solitude, comme un moyen plus s\u00fbr de se sanctifier. Au milieu de ces perplexit\u00e9s, il pria Lanfranc de l&rsquo;aider de ses conseils; mais celui-ci, craignant de trop \u00e9couter l&rsquo;affection qu&rsquo;il avait pour Anselme, le renvoya \u00e0 Mauirille, archev\u00eaque de Rouen, qui lui conseilla d&rsquo;entrer dans l&rsquo;ordre de Saint-Beno\u00eet. Il prit donc l&rsquo;habit dans l&rsquo;abbaye du Bec, alors gouvern\u00e9e par l&rsquo;abb\u00e9 Herluin, et il fit profession en 1060, \u00e9tant \u00e2g\u00e9 de vingt-sept ans. Trois ans apr\u00e8s, il rempla\u00e7a Lanfranc dans la dignit\u00e9 de prieur.<br \/>\nSa jeunesse excita d&rsquo;abord quelques murmures, mais par sa douceur et sa patience il vint \u00e0 bout de gagner l&rsquo;affection de toute la communaut\u00e9. Il eut aussi le bonheur de retirer du d\u00e9r\u00e9glement et de faire rentrer dans les voies de la perfection un jeune moine nomm\u00e9 Osbern. Il avait un talent tout particulier pour conna\u00eetre ce qu&rsquo;il y avait de plus intime dans le coeur, et l&rsquo;on e\u00fbt dit qu&rsquo;il lisait dans l&rsquo;int\u00e9rieur de chacun, ce qui lui servait beaucoup pour la conduite des \u00e2mes. La bont\u00e9, la charit\u00e9 temp\u00e9raient la rigueur des rem\u00e8des qu&rsquo;il lui fallait employer quelquefois ; car il n&rsquo;\u00e9tait pas partisan de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, surtout envers les jeunes religieux. Un abb\u00e9 du voisinage, qui \u00e9tait d&rsquo;un avis diff\u00e9rent sur ce point, ne l&rsquo;eut pas plus t\u00f4t entendu, qu&rsquo;il r\u00e9solut de l&rsquo;imiter, et l&rsquo;exp\u00e9rience lui prouva qu&rsquo;il avait bien fait. Les nombreuses occupations attach\u00e9es \u00e0 la charge de prieur n&#8217;emp\u00eachaient point Anselme de s&rsquo;appliquer \u00e0 la th\u00e9ologie.<br \/>\n<figure style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.abbayedubec.com\/medias\/visite\/tour\/TOUR01.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Tour de labbaye du Bec-Hellouin\" src=\"http:\/\/www.abbayedubec.com\/medias\/visite\/tour\/TOUR01.jpg\" width=\"200\" height=\"262\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Tour de l&#39;abbaye du Bec-Hellouin<\/figcaption><\/figure>L&rsquo;Ecriture et la Tradition \u00e9taient ses guides dans l&rsquo;\u00e9tude de cette science sur laquelle il composa des ouvrages qui port\u00e8rent au loin sa r\u00e9putation et attir\u00e8rent beaucoup de personnes \u00e0 l&rsquo;abbaye du Bec.<br \/>\n<figure style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.abbayedubec.com\/medias\/histo\/03.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Saint Anselme de Cantorbery - http:\/\/www.abbayedubec.com\/\" src=\"http:\/\/www.abbayedubec.com\/medias\/histo\/03.jpg\" width=\"250\" height=\"334\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Saint Anselme de Cantorbery - http:\/\/www.abbayedubec.com\/<\/figcaption><\/figure>Hennin \u00e9tant mort en 1078, Anselme, \u00e9lu pour le remplacer, ne consentit que difficilement \u00e0 son \u00e9lection. Il confia la gestion du temporel de l&rsquo;abbaye \u00e0 des religieux vers\u00e9s dans cette partie, afin d&rsquo;avoir plus de temps \u00e0 donner au gouvernement spirituel. Comme la maison du Bec avait des propri\u00e9t\u00e9s en Angleterre, il y fit quelques voyages, ce qui lui fournissait l&rsquo;occasion de revoir son ancien ma\u00eetre et ami Lanfranc, qui \u00e9tait devenu archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry. Anselme recevait de la part des Anglais, lorsqu&rsquo;il se trouvait dans leur \u00eele, des marques \u00e9clatantes d&rsquo;estime et de v\u00e9n\u00e9ration ; la noblesse et le clerg\u00e9 s&#8217;empressaient \u00e0 l&rsquo;envi de lui \u00eatre utile; le roi lui-m\u00eame, qui \u00e9tait si peu accessible \u00e0 ses sujets, s&rsquo;humanisait avec l&rsquo;abb\u00e9 du Bec. Anselme, de son c\u00f4t\u00e9, t\u00e2chait de se faire tout \u00e0 tous et il faisait tourner au profit de la religion l&rsquo;ascendant qu&rsquo;il avait sur les coeurs. Hugues, comte de Chester, qui avait con\u00e7u pour lui une profonde v\u00e9n\u00e9ration, \u00e9tant tomb\u00e9 dangereusement malade en 1092, lui envoya coup sur coup trois courriers pour le prier de passer en Angleterre, afin de le consulter sur la fondation d&rsquo;un monast\u00e8re qu&rsquo;il faisait b\u00e2tir \u00e0 Chester, et pour mourir entre ses bras. Anselme, qui avait appris qu&rsquo;on voulait le faire archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry, ne se souciait pas d&rsquo;entreprendre le voyage, mais le d\u00e9sir de procurer \u00e0 un ancien ami les secours qu&rsquo;il r\u00e9clamait l&#8217;emporta. A son arriv\u00e9e il trouva le comte gu\u00e9ri. Il fut cependant retenu cinq mois en Angleterre, tant pour les affaires de son abbaye que pour celles du monast\u00e8re que Hugues fondait \u00e0 Chester. Guillaume le Roux, qui avait succ\u00e9d\u00e9 en 1087 \u00e0 Guillaume le Conqu\u00e9rant, son p\u00e8re, s&#8217;emparait des biens de l&rsquo;Eglise et s&rsquo;appropriait les revenus des si\u00e9ges vacants, et afin d&rsquo;en jouir plus longtemps, il d\u00e9fendit de remplacer les \u00e9v\u00eaques qui venaient \u00e0 mourir. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;Eglise de Cantorb\u00e9ry resta cinq ans sans pasteur, apr\u00e8s la mort de Lanfranc. Guillaume avait jur\u00e9 que ce si\u00e9ge ne serait jamais rempli de son vivant; niais \u00e9tant tomb\u00e9 malade \u00e0 Glocester, la crainte des jugements de Dieu le fit rentrer en lui-m\u00eame, et il promit, s&rsquo;il gu\u00e9rissait, de r\u00e9parer ses injustices envers les \u00e9glises. Il commen\u00e7a par celle de Cantorb\u00e9ry et y nomma Anselme. Ce choix fut approuv\u00e9 de tout le monde, \u00e0 l&rsquo;exception du saint, qui all\u00e9guait son grand \u00e2ge, sa mauvaise sant\u00e9 et son peu de capacit\u00e9 pour les affaires. Le roi, chagrin\u00e9 de ce refus, lui repr\u00e9senta que de son acceptation d\u00e9pendait le salut de son \u00e2me : \u00ab Car je suis persuad\u00e9, disait-il, que Dieu ne me fera pas mis\u00e9ricorde, si le si\u00e8ge de Cantorb\u00e9ry n&rsquo;est pas rempli avant ma mort. \u00bb Les \u00e9v\u00eaques et les seigneurs qui \u00e9taient pr\u00e9sents joignirent leurs instances \u00e0 celles du roi. \u00ab Si sous persistez dans votre refus, qui nous scandalise, dirent-ils \u00e0 Anselme, vous serez responsable devant Dieu de tous les maux qui tomberont sur l&rsquo;Eglise et sur le peuple d&rsquo;Angleterre. \u00bb Ils le forc\u00e8rent \u00e0 prendre la crosse, en pr\u00e9sence du roi, et le port\u00e8rent ensuite \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, o\u00f9 ils chant\u00e8rent le <em>Te Deum.<\/em> Ceci arriva le 6 mars 1093. <\/p>\n<ol>\n<a href=\"http:\/\/www.canterbury-cathedral.org\/\">Voir le site de la cath\u00e9drale de Canterbury<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.abbayedubec.com\/\">Voir le site d&rsquo;abbaye du Bec-Hellouin<\/a><\/ol>\n<p>Anselme, qui ne se rendait pas encore, finit enfin par accepter, mais \u00e0 deux conditions : la premi\u00e8re, que le roi rendrait \u00e0 son \u00e9glise tous les biens qu&rsquo;elle poss\u00e9dait du temps de son pr\u00e9d\u00e9cesseur; la seconde, qu&rsquo;il reconna\u00eetrait Urbain Il pour pape l\u00e9gitime. Les choses ainsi arrang\u00e9es, il se laissa sacrer le 4 d\u00e9cembre. Guillaume, \u00e0 peine gu\u00e9ri, oublia ses bons sentiments et ses promesses. Ayant demand\u00e9 \u00e0 ses sujets de nouveaux subsides, Anselme lui offrit 500 livres d&rsquo;argent, dont le roi parut d&rsquo;abord se contenter; mais bient\u00f4t apr\u00e8s, il demanda encore \u00e0 Anselme 1 000 livres. Le saint r\u00e9pondit qu&rsquo;il ne pouvait donner cette somme, parce qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas permis de disposer du bien des pauvres. Il l&rsquo;exhorta \u00e0 permettre aux \u00e9v\u00eaques de tenir des conciles, comme cela s&rsquo;\u00e9tait toujours pratiqu\u00e9, et \u00e0 donner des sup\u00e9rieurs aux abbayes vacantes ; mais le prince lui r\u00e9pondit avec col\u00e8re qu&rsquo;il ne se dessaisirait pas plus des abbayes que de sa couronne. Il ne n\u00e9gligea rien pour le d\u00e9poss\u00e9der de son si\u00e9ge : il d\u00e9fendit aux pr\u00e9lats qui lui \u00e9taient d\u00e9vou\u00e9s de le regarder comme archev\u00eaque et de lui ob\u00e9ir comme primat, all\u00e9guant pour raison qu&rsquo;Anselme, pendant le schisme, avait \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 Urbain II, qui n&rsquo;\u00e9tait point encore reconnu en Angleterre. Il essaya ensuite de gagner la noblesse; mais la plupart des seigneurs r\u00e9pondirent qu&rsquo;Anselme \u00e9tant archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry. et primat du royaume, ils lui ob\u00e9iraient dans les choses de la religion; que leur conscience ne leur permettait pas de se soustraire \u00e0 une autorit\u00e9 l\u00e9gitime, vu surtout que celui qui l&rsquo;exer\u00e7ait n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 convaincu d&rsquo;aucun crime. Le roi, n&rsquo;ayant pu r\u00e9ussir dans son projet, envoya \u00e0 Rome un ambassadeur qui reconnut Urbain, esp\u00e9rant, par cette d\u00e9marche, mettre le pape dans ses int\u00e9r\u00eats et l&rsquo;engager \u00e0 se r\u00e9unir \u00e0 lui contre l&rsquo;archev\u00eaque ; il lui offrit m\u00eame une pension annuelle sur l&rsquo;Angleterre, s&rsquo;il voulait le d\u00e9poser. Urbain envoya sur les lieux un l\u00e9gat qui d\u00e9clara au roi que la chose ne pouvait se faire. Anselme, qui ignorait la trame ourdie contre lui, re\u00e7ut du l\u00e9gat le pallium que le pape lui envoyait. Il \u00e9crivit \u00e0 Urbain pour l&rsquo;en remercier, et dans sa lettre il se plaint de la pesanteur du fardeau qu&rsquo;on lui avait impos\u00e9, et t\u00e9moigne un vif regret d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9 \u00e0 sa ch\u00e8re solitude. Voyant que Guillaume cherchait de nouveau \u00e0 usurper les biens de son Eglise, et que toutes ses repr\u00e9sentations n&rsquo;\u00e9taient pas \u00e9cout\u00e9es, il demanda avec instance la permission de sorfir de l&rsquo;Angleterre. Le roi la lui refusa par deux fois, et comme Anselme revenait \u00e0 la charge, Guillaume lui d\u00e9clara que s&rsquo;il sortait de son royaume, il saisirait tous les revenus de son archev\u00each\u00e9 et qu&rsquo;on ne le reconna\u00eetrait plus pour primat. Le saint, vivement afflig\u00e9 de l&rsquo;oppression de son \u00e9glise qu&rsquo;il ne pouvait plus emp\u00eacher, partit au mois d&rsquo;octobre 1097, pour Rome, d\u00e9guis\u00e9 en p\u00e8lerin, et s&#8217;embarqua \u00e0 Douvres avec deux moines, dont l&rsquo;un \u00e9tait Eadmer, qui \u00e9crivit sa Vie. Arriv\u00e9 en France, Il passa quelque temps \u00e0 Cluny avec saint Hugues, qui en \u00e9tait abb\u00e9 : de l\u00e0 il se rendit \u00e0 Lyon, o\u00f9 l&rsquo;archev\u00eaque Hugues lui fit un accueil distingu\u00e9 et le re\u00e7ut avec de grandes marques de respect. Sa sant\u00e9 s&rsquo;\u00e9tant trouv\u00e9e d\u00e9rang\u00e9e, il ne put partir de cette ville qu&rsquo;au mois de mars de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, ce qui fut un bonheur pour lui ; car s&rsquo;il en f\u00fbt parti plus t\u00f4t, il serait tomb\u00e9 dans les emb\u00fbches que l&rsquo;antipape Guibert lui avait dress\u00e9es sur sa route, \u00e0 la nouvelle de son voyage d&rsquo;Italie. Le pape le re\u00e7ut de la mani\u00e8re la plus honorable et le logea dans son propre palais. Anselme lui ayant appris tout ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 son sujet, il lui promit sa protection, et \u00e9crivit au roi d&rsquo;Angleterre une lettre tr\u00e8s-forte pour l&rsquo;engager \u00e0 r\u00e9tablir l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry dans tous les droits dont ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs avaient joui. Anselme \u00e9crivit aussi, de son c\u00f4t\u00e9, afin de fl\u00e9chir Guillaume. Comme l&rsquo;air de Rome \u00e9tait contraire \u00e0 sa sant\u00e9, il n&rsquo;y resta que dix jours, et se retira dans le monast\u00e8re de Saint-Sauveur en Calabre, o\u00f9 il acheva l&rsquo;ouvrage intitul\u00e9 : <em>Pourquoi le Fils de Dieu s&rsquo;est-il fait homme? <\/em><br \/>\nCharm\u00e9 de sa nouvelle solitude, et n&rsquo;esp\u00e9rant plus pouvoir jamais faire aucun bien \u00e0 Cantorb\u00e9ry, il pria le pape d&rsquo;accepter sa d\u00e9mission ; mais le pape lui r\u00e9pondit qu&rsquo;un homme de c\u0153ur ne devait point abandonner son poste ; qu&rsquo;il n&rsquo;avait eu d&rsquo;ailleurs \u00e0 essuyer que des menaces et des duret\u00e9s. Anselme r\u00e9pondit qu&rsquo;il ne craignait pas les souffrances ni les tourments, qu&rsquo;il ferait m\u00eame volon- tiers le sacrifice de sa vie pour la cause de Dieu ; mais qu&rsquo;il lui serait impossible de faire aucun bien dans un pays o\u00f9 l&rsquo;on foulait aux pieds toutes les r\u00e8gles de la justice. li se soumit pourtant aux ordres d&rsquo;Urbain, et en attendant, il alla demeurer \u00e0 S\u00e9lanie, sur une montagne situ\u00e9e pr\u00e8s du monast\u00e8re de Saint-Sauveur, et afin d&rsquo;avoir le m\u00e9rite de l&rsquo;ob\u00e9issance dans toutes ses actions, il demanda au pape pour sup\u00e9rieur Eadmer, qui ne l&rsquo;avait pas quitt\u00e9 depuis son d\u00e9part d&rsquo;Angleterre. Il assista, au mois d&rsquo;octobre de la m\u00eame au-n\u00e9e (1098), au concile qu&rsquo;Urbain II avait assembl\u00e9 \u00e0 Bari pour travailler \u00e0 la r\u00e9union des Grecs. Ceux-ci ayant propos\u00e9 leurs difficult\u00e9s sur la procession du Saint-Esprit, embrouillaient la question par des longueurs interminables. Le pape, voulant mettre fin \u00e0 ces disputes qui ne menaient \u00e0 rien, s&rsquo;\u00e9cria : \u00ab Anselme, notre p\u00e8re et notre ma\u00eetre, o\u00f9 \u00eates-vous? \u00bb Il le fit asseoir pr\u00e8s de lui et l&rsquo;engagea \u00e0 d\u00e9ployer ses talents, lui repr\u00e9sentant que l&rsquo;occasion \u00e9tait belle et que Dieu l&rsquo;avait m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 dessein pour venger l&rsquo;Eglise des attaques de ses ennemis. Le saint archev\u00eaque prit aussit\u00f4t la parole, et s&rsquo;exprima avec tant de force et de solidit\u00e9 qu&rsquo;il r\u00e9duisit les Grecs au silence. D\u00e8s qu&rsquo;il eut cess\u00e9 de parler, tous les assistants dirent anath\u00e8me \u00e0 quiconque nierait que le Saint-Esprit proc\u00e8de du P\u00e8re et du Fils. On passa ensuite \u00e0 l&rsquo;affaire du roi d&rsquo;Angleterre : on parla fort au long de ses men\u00e9es simoniaques, de ses injustices et de ses vexations envers l&rsquo;Eglise, de ses pers\u00e9cutions envers l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry, et de son opini\u00e2tret\u00e9 incorrigible malgr\u00e9 les fr\u00e9quentes monitions qu&rsquo;il avait re\u00e7ues. Le concile fut d&rsquo;avis d&rsquo;agir avec la plus grande s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, et le pape allait prononcer contre lui une sentence d&rsquo;excommunication, lorsque Anselme, se jetant \u00e0 ses pieds, le conjura de ne point porter de censure. Cette d\u00e9marche, en faveur d&rsquo;un prince dont il avait tant \u00e0 se plaindre, excita l&rsquo;admiration de tout le concile, et l&rsquo;on fit droit \u00e0 sa demande. Apr\u00e8s le concile; Anselme retourna avec le pape \u00e0 Rome, o\u00f9 il recevait les t\u00e9moignages les plus honorables de respect et d&rsquo;affection. Les schismatiques eux-m\u00eames ne pouvaient refuser de rendre hommage \u00e0 sa vertu et \u00e0 son m\u00e9rite. Il assista avec distinction au concile de Rome en 1099, et reprit ensuite la route de Lyon, o\u00f9 l&rsquo;archev\u00eaque Hugues se faisait d&rsquo;avance un plaisir de le recevoir. Il lui c\u00e9da l&rsquo;honneur d&rsquo;officier dans son \u00e9glise, et le pria d&rsquo;y exercer toutes les fonctions \u00e9piscopales, comme s&rsquo;il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 dans son propre dioc\u00e8se. C&rsquo;est dans cette ville qu&rsquo;Anselme composa son livre de la Conception de la sainte Vierge et du p\u00e9ch\u00e9 originel. Apr\u00e8s la mort d&rsquo;Urbain, qui eut lieu au mois de juillet de la m\u00eame ann\u00e9e (1099), il \u00e9crivit \u00e0 Pascal II, son successeur, pour l&rsquo;instruire de son affaire, Il y avait d\u00e9j\u00e0 quelque temps qu&rsquo;il \u00e9tait convaincu qu&rsquo;il ne pourrait remonter sur son si\u00e9ge, tant que Guillaume vivrait, lorsqu&rsquo;il apprit sa fin tragique, \u00e9tant \u00e0 l&rsquo;abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. Ce prince avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 \u00e0 la chasse, sans avoir eu le temps de se reconna\u00eetre et sans avoir pu recevoir les sacrements de l&rsquo;Eglise. Anselme pleura sa mort, dont les circonstances \u00e9taient si terribles aux yeux de la foi. Henri 1er fr\u00e8re et successeur de Guillaume le Roux, rappela le saint, qui partit sans d\u00e9lai pour l&rsquo;Angleterre et d\u00e9barqua \u00e0 Douvres le 23 septembre 1100. Son retour causa une grande joie dans tout le royaume ; le roi le re\u00e7ut avec bont\u00e9; tuais ces dispositions bienveillantes ne dur\u00e8rent pas longtemps. Henri exigea qu&rsquo;Anselme lui demand\u00e2t l&rsquo;investiture de sa dignit\u00e9 et lui rend\u00eet hommage pour son si\u00e9ge. Anselme s&rsquo;y refusa, se fondant sur le dernier concile de Rome qui le d\u00e9fendait sous peine d&rsquo;excommunication. Le roi ne se rendant pas, on convint de part et d&rsquo;autre qu&rsquo;on s&rsquo;adresserait au pape \u00e0 ce sujet. Mais dans l&rsquo;intervalle, Henri se vit sur le point de perdre sa couronne. Robert, duc de Normandie, son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, \u00e0 son retour de la terre sainte, r\u00e9solut de faire valoir ses droits au tr\u00f4ne d&rsquo;Angleterre dont on avait dispos\u00e9 en faveur de Henri pendant son absence. Il leva une arm\u00e9e dans son duch\u00e9, passa la Manche et marcha contre Henri. Celui-ci, \u00e0 la vue du danger, qui le mena\u00e7ait, fit les plus belles promesses \u00e0 l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry, s&rsquo;engageant \u00e0 suivre en tout ses conseils, protestant qu&rsquo;il aurait toujours une d\u00e9f\u00e9rence enti\u00e8re pour le saint-si\u00e9ge, et qu&rsquo;il respecterait toujours les droits de l&rsquo;Eglise. Anselme lui resta fid\u00e8le, et fit tout ce qu&rsquo;il put pour arr\u00eater les progr\u00e8s de la r\u00e9volte, repr\u00e9sentant aux seigneurs qui avaient jur\u00e9 fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 Henri l&rsquo;obligation de tenir leur serment. Il publia m\u00eame une sentence d&rsquo;excommunication contre Robert, qui \u00e9tait regard\u00e9 comme un usurpateur, et bient\u00f4t la cause du roi prit une tournure plus favorable. Robert, avant fait sa paix avec son fr\u00e8re, retourna en Normandie. Le danger pass\u00e9, le roi oublia les grandes obligations qu&rsquo;il avait envers l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorb\u00e9ry, ainsi que les promesses solennelles qu&rsquo;il lui avait faites. Loin de rendre la libert\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise d&rsquo;Angleterre, il continua de s&rsquo;arroger le droit de donner l\u2019investiture des b\u00e9n\u00e9fices. Le saint archev\u00eaque, de son c\u00f4t\u00e9, se montra ferme et refusa de sacrer les \u00e9v\u00eaques nomm\u00e9s par le roi, contrairement aux r\u00e8gles canoniques. Il tint en 1102 un concile national dans l&rsquo;\u00e9glise de Saint-Pierre, \u00e0 Westminster, pour corriger les abus et pour r\u00e9tablir la discipline eccl\u00e9siastique. La querelle des investitures s&rsquo;envenimant de plus en plus, il fut enfin convenu qu&rsquo;Anselme irait en personne consulter le pape sur cette question. Il s&#8217;embarqua, le 27 avril 1103, et se rendit \u00e0 Rome, o\u00f9 le roi avait aussi envoy\u00e9 un ambassadeur. Le pape, qui \u00e9tait Pascal II, ne fut point favorable \u00e0 Henri; il porta m\u00eame la peine d&rsquo;excommunication contre ceux qui recevraient de lui l&rsquo;investiture des dignit\u00e9s eccl\u00e9siastiques. Anselme se remit en chemin pour l&rsquo;Angleterre; mais arriv\u00e9 \u00e0 Lyon, Henri lui fit d\u00e9fendre de rentrer dans son royaume, tant qu&rsquo;il ne serait pas dispos\u00e9 \u00e0 se soumettre. Il resta donc \u00e0 Lyon, o\u00f9 l&rsquo;archev\u00eaque Hugues, son ancien ami, s&rsquo;effor\u00e7a, par toutes sortes d&rsquo;\u00e9gards et de bons traitements, de lui faire oublier ses tribulations. Il se retira ensuite \u00e0 l&rsquo;abbaye du Bec, o\u00f9 le pape lui envoya une commission pour juger l&rsquo;affaire de l&rsquo;archev\u00eaque de Rouen, accus\u00e9 de plusieurs crimes. Pascal lui permit aussi d&rsquo;admettre \u00e0 la communion ceux qui avaient re\u00e7u du roi l&rsquo;investiture de leurs b\u00e9n\u00e9fices. Henri fut si charm\u00e9 de cette condescendance du pape, que, sur-le-champ, il envoya prier Anselme de revenir en Angleterre; mais une maladie grave ne lui permit pas de se rendre de suite aux d\u00e9sirs du roi. Apr\u00e8s sa gu\u00e9rison, il retourna en Angleterre o\u00f9 il fut re\u00e7u comme en triomphe par tous les ordres du royaume et par la reine Mathilde, en l&rsquo;absence du roi qui \u00e9tait alors en Normandie. Anselme, rendu \u00e0 son si\u00e8ge, passa les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie dans une langueur continuelle, et les six derniers mois qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent sa mort, il \u00e9tait tomb\u00e9 dans un tel \u00e9tat de faiblesse que, ne pouvant plus marcher, il se faisait porter tous les jours \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, pour y entendre la messe.<br \/>\nIl mourut le 21 avril 1109, \u00e2g\u00e9 de soixante-seize ans, et fut enterr\u00e9 dans la cath\u00e9drale de Cantorb\u00e9ry, o\u00f9 se sont op\u00e9r\u00e9s plusieurs miracles par son intercession. Cl\u00e9ment XI, par un d\u00e9cret de 171), a plac\u00e9 saint Anselme parmi les docteurs de l&rsquo;Eglise, et il m\u00e9ritait cet honneur par ses ouvrages en faveur de la religion. Les principaux sont : <em>le Trait\u00e9 de la Procession du Saint-Esprit<\/em>, contre les Grecs ; <em>le Trait\u00e9 du Pain azyme et du pain lev\u00e9<\/em>, contre les m\u00eames ; l<em>e Monologue et le Prologue sur l&rsquo;existence et les attributs de Dieu ; le Trait\u00e9 de la foi ce la Trinit\u00e9 et de l&rsquo;Incarnation, contre Roscelin<\/em>; les deux livres : <em>Pourquoi le fils de Dieu s&rsquo;est-il fait homme ? le Trait\u00e9 de la Conception virginale et du p\u00e9ch\u00e9 originel ; le livre de la Volont\u00e9 de Dieu ; des Hom\u00e9lies au nombre de seize ; des M\u00e9ditations au nombre de vingt et une ; des Oraisons ou pri\u00e8res<\/em> au nombre de soixante-quatorze , et quatre livres de Lettres. On remarque dans ses \u00e9crits pol\u00e9miques une connaissance profonde de la m\u00e9taphysique et de la th\u00e9ologie, l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des pens\u00e9es et la solidit\u00e9 des raisonnements jointes \u00e0 un style clair et pr\u00e9cis; quant \u00e0 ses ouvrages asc\u00e9tiques, ils sont instructifs, \u00e9difiants, plein d&rsquo;onction et d&rsquo;un tendre amour pour Dieu, qui \u00e9chauffe les coeurs: dans ses M\u00e9ditations, il d\u00e9plore avec la plus vive componction les \u00e9garements de sa jeunesse. \u2014 21 avril.\n<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un seul et m\u00eame pr\u00e9nom, parfois f\u00e9minin, et plusieurs saints porteurs de ce nom Ancelmus, mais le plus c\u00e9l\u00e8bre est l&rsquo;archev\u00eaque de Cantorbery. Voici quelques actes montrant le pr\u00e9nom : Le Louroux-B\u00e9connais : \u00ab Le XXVIIe jour dudit moys (ao\u00fbt 1556) fut baptiz\u00e9e Perrine fille de Jehan Rabin de la Roussaye et de Jacquine Hallet &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/?p=9523\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Anceau, Anseaulme, Anselme&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2755],"tags":[1354,1356,1355,700,16],"class_list":["post-9523","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire-religioncroyances-niveau-de-vie","tag-anceau","tag-ancelme","tag-anselme","tag-prenom","tag-saint"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9523","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9523"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9523\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19144,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9523\/revisions\/19144"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9523"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9523"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odile-halbert.com\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9523"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}