la baronnie de Candé
   Maine et Loire, par Odile Halbert  
Travaux personnels relevant de la propriété intellectuelle et du Copyright   diaporama
Histoire de la baronnie  Grenier à sel   Faits divers  Lieux dits  Familles  En savoir plus   Freigné  Cartes postales de Freigné
 

Candé est mentionné dès 853, date à laquelle des habitants demandent au seigneur l'autorisation d'abattre des arbres pour reconstruire leurs maisons détruites par les Normands. Siège d'une baronnie, la ville possédait aussi un grenier à sel. Candé allait devenir au IVe siècle l'une des plus importantes baronnies de l'Anjou, riche en domaines et plus encore en fiefs. Ses armoiries anciennes étaient de gueules à la face alésée d'or sommée de trois tours pleines de même, et étaient surmontées de la couronne murale. Elles sont ainsi figurées dans un titre du Chartrier de Serrant, qui paraît dater de la fin du XVe siècle. D'Hozier (Bibliothèque nationale, mss., p. 1507) donne à Candé : D'argent à une barre de gueules, écartelé de gueules à un pal d'argent ; mais ces armes sont très postérieures aux précédentes
 

histoire de la baronnie de Candé

Je bosse pour vous, merci de patienter !

 l’Histoire de la Baronnie de Candé a été publiée par Mr le comte René de L’Eperonnière en 1894, en 2 tomes. Cet ouvrage volumineux fut tiré à 300 exemplaires, donc il est rare. Je vais le numériser entièrement, voici ce qui est déjà fait :
Tome 1 Baronnie de Candé pages 1-188 Mouvances féodales de la baronnie : Chanveaux page 189 ; Beuzon page 192 ; Bois-Bernier ; Bourg d’Iré page 201 ; Chambellay page 206 ; Louvaines page 208 ; Marigné page 211 ; La Motte de Seillons page 215 ; Neuville page 217 ; Le Plessis de Combrée page 222 ; Précor page 229 ; la Primaudière page 232 ; la Roche Normand page 234 ; la Ripellière 236 ; St Georges sur Loire, abbaye 239 ; St Michel du Bois page 239 ; St Vincent des Bois page 239 ; Vern page 255 ; Numérisation en cours : Angrie pages 271-380 ; Challain la Potherie pages 381-584 ; Chazé-sur-Argos pages 585-678
Tome 2 : Freigné   pages 1-314 ; Loiré 315-602 (en grande partie mis en scan sur ma page de Loiré, mais sera numérisé ultérieurement)
 
la litre des seigneurs de Candé
 
 
Dinan.jpg

 

 

Scepeaux.jpg
Brillet.jpg
 
faits divers

 

 familles

Bazin | Cadots | Faucillon
 

 Cartes postales de Candé

Autres cartes postales du Maine-et-Loire     Autres cartes postales de France   collections personnelles, tous droits de reproductions de ce site réservés   

49_Cande.94.jpg 49_Cande.95.jpg 49_Cande.96.jpg 49_Cande.97.jpg 49_Cande.98.jpg   49_Cande.92.jpg

 Candé, les Halles 

Candé, place des Halles 

Candé, un jour de marché Passez sur cette image, il fait nuit

Candé, château de Beaulieu

Candé, la Rivière

Candé, manoir de la Grenouillée

Candé, château de Villegontier

oolllections personnelles, tous droits de reproductions de ce site réservés   

Le droit de meltonnage dans la baronnie de Candé (1453), plus connu ailleurs comme droit d'abeillage

Le sucre est récent dans notre histoire, et en tant que Nantaise, cette histoire est encore visible dans la cheminée de l'ex-sucrerie Beghin-Say, toujours dominant la ville de Nantes. Le sucre ne devait pas être sur toutes les tables au XVIIème siècle, mais en 2023, notre alimentation française représente près de 2 millions de tonnes/an, soit en moyenne 35 kg de sucre par an et par Français, alors que la moyenne mondiale se situe autour de 20 kg. Donc en France c'est la douceur de vivre qui attire... entre autres. Avant ce XVIIème siècle, seul le miel était douceur, et probablement pas sur toutes les tables. J'ai beaucoup de mal à imaginer la vie sans cette douceur sucrée, et j'en conclue que la vie de nos ancêtres était bien loin d'être douceur... Puisque je vais vous parler d'abeilles, laissez-moi aussi vous conter que sans électricité, on s'éclairait à la bougie, sans compter les innombrables cierges de l'église catholique autrefois. Notre esprit moderne, croyant sans doute à la cire d'abeille, aurait sans doute tendance à croire que toutes ces bougies et cierges d'antan en était faits. Il n'en ai rien, et l'immense majorité des bougies et cierges de nos ancêtres étaient de saindoux, c'est dire que nos ancêtres jouissaient de l'odeur du saindoux brulé. Certes, ils avaient bien d'autres odeurs à subir... et nous avons aujourd'hui oublié que notre nez ne sait plus rien de tout cela et ne connaît plus que les bonnes odeurs... J'ai trouvé la trace d'un droit sur les abeilles dans le chartrier de Candé in « Histoire de la baronnie de Candé » Comte René de l’Esperonnière, Angers, Lachèse Imprimeur, 1894, p. 342. Curieusement, ce droit sur les abeilles n'existe qu'à Candé, Angrie, Freigné et Challain, et il n'y a rien sur les autres paroisses. Mais auparavant, je dois vous faire un peu de vocabulaire ancien et disparu de nos jours. Avette est une forme régionale ou vieillie d’abeille. Ces deux noms sont issus de diminutifs de apis, le nom latin de cet insecte (Dictionnaire de l'Académie française, en ligne). Sur Gallica, en ligne, on constate que le terme Avettes était assez fréquent sur toute la France autrefois. Et vous allez même découvrir qu'on les appelait aussi Mouches à miel Meltonnage est dérivé de miel et c'est le nom, rare et local, de l'abeillage. Dans l’Europe du Moyen-Âge, l’“abeillage” était un droit féodal autorisant les rois, seigneurs et abbayes de prélever une certaine quantité d’essaims, de ruches, de cire et/ou de miel dans les ruchers de leurs vassaux. Cela montrait bien l’importance accordée à cet aliment à cette époque.

Candé et Angrie

BOIS (le), ferme, — Le domaine et hébergement du Boys fut attribué à Olivier d'Andigné, par acte de partage du 30 juin 1392. - Août 1453. Jehan d’Andigné, sieur du Boys, fils de feu Olivier d'Andigné, était possesseur du droit de meltonnage dans les paroisses de Saint-Denis de Candé et d’Angrie. — 23 août 1498. Denis d'Andigné, écuyer, sieur du Boys, était tenu de fournir, en raison de son droit de meltonnage. trois flambeaux de cire à la table du baron de Candé, pour le souper qui terminait le jour de la réception de ses hommages. N’ayant pas rempli cette obligation, il fut condamné à une amende de sept sols six deniers qu'il paya ce jour , en la Cour de Candé. — L’année suivante. 1499. il rendit hommage de foi lige, pour ce même droit de meltonnage, à Françoise de Dinan. dame de la baronnie de Candé. — En 1519, noble homme Pierre d'Andigné était seigneur du Bois et en même temps de Maubuisson, paroisse de Challain. — Cette ferme fut réunie à la terre d’Angrie en 1656. Propriétaire : Mme Hersart du Buron.

Challain

« Le 5 septembre 1582, Gabriel de Beauvau, chevalier de l’ordre du Roi, écuyer d’écurie du Roi, maître des Eaux et Forêts du pays et duché de Touraine, seigneur des Aulnais, etc., confesse être « homme de foy par trois fois, deux liges et une simple » de haut et puissant seigneur messire Antoine d’Espinay, au regard de la châtellenie de Challain, à cause et pour raison de son fief, terre et seigneurie des Aulnays[1] et partie du domaine d’iceluy. » « Lesquels fiefs aux Bureaux et de la Sensie, j’ay et advoue droict de prendre, toute fois quantes que le cas y advient à escheoir, les deulx parts de ventes, yssues et autres esmolumens de fiefs, avesques les deulx parts de la finance et amandes de la quintaine… Et aussy, droict d’espaves mobiliaires et foncières, petites coustumes des denrées vendues, trocquées et eschangées… avec les deux parts du droit de meltonnaige d’avettes.. Aussy les deulx parts des proffictz et esmolumens de la cire provenant desdictes avettes et mousches à miel ; ensemble du miel d’icelles, en quelconques lieux et endroictz de votre dicte terre et seigneurie de Challain qu’elles puissent estre trouvées par espaves. Lequel droict et proffict de meltonnaige se receuille et lève par vos gens et par les miens, et se départ entre vous et moy, c’est assçavoir à vous pour une tierce partye et à moy pour les deulx parts, fors et réservé ès lieux de Gorieux, de la Haye et du Plessis-de Récusson , esquels lieulx je ne prends rien. « Et pour raison desquels fiefs aux Bureaux et de la Sensye, je vous doibz et suis tenu poier par chascun an, au jour et terme d’Angevyne et my-caresme, par moytier, la somme de treize sols tournoys de taille sommable et païable, en la main de vostre chastelin ou recepveur. Avesque, je vous doibz et suis tenu vous poïer par chascun an, la vigille de Nouel, à cause dudict droit de meltonnaige, touteffois que vous et Madame vostre femme, ou l’un de vous, estes demeurans en vostre chasteau et mannoir dudict Challain, service de deux flambeaux de cire, à heure de disner, pesant chascun flambeau un quarteron de cire. »

Freigné

« De vous, très haut, très puissant, très excellent prince Henry de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang. premier pair de France…, baron de Candé… « le 25 août 1634, Je, Louis de la Tour–Landry, chevalier des Ordres du Roy, seigneur marquis de Gilbourg et de la terre et chastelenie de Bourmont, connois et confesse estre votre homme de foy lige au regard de votre dite baronnie de Candé, à cause et par raison de madite chastellenie, terres, fiefs et seigneuries de Bourmont, « Je advoue pareillement avoir tous droits d'espaves, forrestage, de meltonnaige, droit d'aubenaige, désérance[1], de congnoistre de toutes actions civiles et criminelles, et droit de jurisdiction ordinaire pour traiter mes sujets par ma Cour, tout ainsi que mes prédécesseurs et moy avons accoutumé d'en jouir. [1] Jean de l’Espinière était sénéchal des Aulnais en 1566, 1577. – Pierre de Mariant, 1585, 1599. – Jacques de Mariant, 1601. [1] DÉSHÉRENCE : Ce droit permettait ait au seigneur d'entrer en possession du fief d'un vassal décédé sans héritier revendiquant la succession. L'ancienne maison du Breil existait encore à cette époque ; les termes employés pour sa déclaration sont identiques à ceux de l'aveu de 1622. François de l'Esperonnière énumère les droits féodaux que nous avons précédemment mentionnés, droit de haute. moyenne et basse justice, de gibet à deux piliers, de poteau au pâtis Bousin, de quintaine, etc., etc., mais il déclare, pour la première fois, avoir droit de meltonage[1], et, qu'en vertu de la transaction du 18 avril 1668, ses sujets et vassaux, pour les actions qu'ils peuvent avoir entre eux, sont et demeurent justiciables de Bourmont »[2]. [1] Droit sur les abeilles. [2] Archives de la Saulaye. »

Le meltonnage aliàs abeillage ne figurent pas dans le traité des fiefs

Il existe plusieurs ouvrages donnant les droits autrefois, et le meilleur en Anjou est le Traité des fiefs , par M. Claude Pocquet de Livonière,... Seconde édition Je l'ai donc consulté longuement en ligne sur Gallica sans trouver autre mention que le droit d'épave, mais rien sur le meltonnage aliàs abeillage. Le voici , p. 595 « Pour ce qui est des Espaves mobiliaires, nos Coutumes les donne au moïen- justicier par l'art. 40. & quoique régulierement l'universalité des meubles soit mise au nombre des choses immeubles, le bas-Justicier ne peut pas revendiquer les meubles universels délaissés par Bâtardise ou Desherence, comme une espece d'Es pave fonciere ou immobiliaire mais lesdits meubles appartiennent au moïen-Justicier par les art. 41. & 2<58. De ces Espaves mobiliaires qui appartiennent au moïen-Justicier dans notre Coutume, comme nous venons de le dire, il en faut excepter l'Espave du Faucon & du Destrier qui appartient au Baron, à l'exclusion de tous autres Seigneurs inferieurs par l'art. 47. de la même Coutume d'Anjou, qui explique ce que c'est que destrier. Il en faut encore excepter les Espaves des Mouches à miel, que notre Coutume appelle Avettes, & qu'elle donne au Seigneur bas-Justicier, à la charge de les partager avec le proprietaire du fond, suivant les art. 12. & 13. » Droit d'espave. "Droit seigneurial par lequel une chose égarée et non réclamée appartient à un seigneur haut justicier"

 

 en savoir plus