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- Faye, canton de
Thouarcé (4 km), arrond. d'Angers (28 km). — Fagia 1055-1070 (Liv. BI., f. 19, vo), 1073-1080 (Ibid., f.
17). — Faia
1055-1070 (Ibid., f. 18, 18 vo, 21), 1093 (Chemillé, ch. or.). — Faye sus Thouarcé
1423 (E 1937). — Faye sous
Thouarcé XV-XVIIIe s. (H. Mauléon
et Et.-C.). — Sur le haut plateau (75-89 m.), aux contreforts
accidentés vers S., qui borde la rive droite du Layon, — entre le
Champ (5 km) et Thouarcé au S., Allençon (6 km) à l'E., Vauchrétien
(6 km), Mozé (9 km) au N., Beaulieu (6 km) et Rablay (4,25 km) à
l'O.
- Le chemin de grande
communication de Beaulieu à Mozé forme un angle aigu dans le bourg,
du sommet duquel se détache vers Sud le chemin d'intérêt commun de
Vihiers.
- Le Layon borde le territoire
vers S. ; — y naissent les ruiss. du Jumeau, de St-Martin et du
Rollet-de-la-Planche-de-Mozé.
- En dépendent les viii. et ham.
de Mons (122 hab., 38 mais.), de la Touche (33 mais., 116 hab ), de
Montbenault (28 mais., 87 hab.), de Valette (19 mais., 62 hab.), de
Belligné (14 m., 49 hab.), de la Haie (11 mais., 62 hab.), des
Trois-Chênes (11 mais., 65 h.), de l'Ourcellière (8 mais., 27 hab.),
de la Roche (7 m., 19 hab.), de Bellevue (7 mais., 29 hab.), de la
Touchain (7 mais., 14 hab.), des Fosses (4 mais., 13 hab.), de la
Guêpière (4 mais., 18 hab.), de la Forge (6 mais., 17 hab ), de la
Rebilière (5 m., 19 h.), de l'Etang (5 mais., 16 hab.), du Plessis
(5 mais., 14 hab.), de la Binaudrie (4 mais., 18 hab.), de la
Brunetière (4 mais., 12 h.), de Forgette (4 m., 11 hab.), 2 moulins
sur le Layon, 8 ou 10 moulins à vent et 50 fermes ou écarts.
- Superficie : 3 040 ha dont 515 ha en vignes et 887 ha en
bois.
- Population
: 260 feux en 1720. —
1 174 hab. en 1790. — 1 297 hab. en 1831. — 1 229 h.
en 1841. — 1 275 hab. en 1851. — 1 220 hab. en 1861. —
1 276 hab. en 1872, dont 257 au bourg (78 mars., 82 mén.).
- Assemblée le lundi de la Pentecôte, créée par arrêté du 16
avril 1845. — Elève de beufs et de porcs ; vignobles blancs renommés
le long du Layon.
- Mairie avec Ecole de garçons, construite par adjudication du 19 février 1865 (
archit. Dainville), les travaux reçus le 5 septembre 1866 ;
- Ecole laïque communale de filles.
- L'Eglise,
dédiée à Notre-Dame (succursale, 30 septembre 1807) ne conserve
d'antique que la tour carrée de son clocher, dont la base sert de
sacristie, voûtée en croisée d'ogive avec formerets du XIIIe s., la
clé centrale sculptée d'une grossière figure qui tire la langue. —
La nef unique (6,90 m) a été élargie au XVIIe s. d'un bas-côté, sur
la gauche, dont une voûte porte la date 1686, en avant de l'autel de
la Vierge, construit l'année suivante par Baraudrie, V. ce nom. Le
bas-côté de droite y lut ajouté vers le milieu du XVIIe s. Plus
récemment encore, on a procuré sans peine un allongement nécessane,
en établissant une communication entre le portail et une maison
contiguë, qui est d'ailleurs restée debout. Un escalier latéral avec
plate-forme donne accès à l'édifice (38 m sur 10,20 m), où rien
autrement n'est à signaler qu'au-devant des autels, formant marches,
à droite, la pierre tumulaire de Bonaventure de Roye, t le 7 octobre
1725 ; — à gauche, celles de Pierre Gouzil, prêtre, t le 28 octobre
1707 et de Pascal Rocher, prêtre, t le 3 décembre 1732.
- Sar la place s'élevait un des
ormeaux dits de Sully ou du roi Henri, abattu seulement il y a une
trentaine d'années par un ouragan.
- Une chapelle de la Saiette a
été bénite le 7 juillet 1859.
- La
Cure, vendue nat., le 6 fructidor
an IV, a été rachetée en vertu d'ordonnance du 11 juillet 1821.
- Toute la région était habitée
dès les temps antiques, mais il n'en reste guères ici de traces, que
quelques débris de tuiles à la Pinsonnerie. Le chemin Chalonnais, la
voie romaine de Chalonnes à Doué et à. Saumur, traversait le
territoire le long du Layon, s'y rattachant à. la voie transversale,
qui monte d'Etiau et de Gonnord.
- L'église, apparaît dès le XIe
s. dans la dépendance de l'abbaye de Mauléon, qui y constitua un
prieuré-cure. — Un instant réuni par décret épiscopal à la mense
abbatiale, il fut rétabli en titre régulier par un arrêt de 1674.
- Prieurs-Curés : Gilles Dutour, 1474-1482. — Renaud de
Maillé, 1483, 1496. — Aimery Gaindron, t avant
1526. — Jean Poulain, 1528. — Sylvestre Frétard, 1534, assassiné à Angers le 16 août 1543, V. t. I, p. 4. —
Jacques de Pontlevoy, 1545, 1549. — René de
Jarzé, 1572. — François Gillet, 1601. — Ant.
Delaroche,
1616. — Jean Gourdon, 1621 , 1626. - Pierre Gouzil, 1634, 1650. —
Jacq. Gouzil,
1654, 1671. Il résigne. Les premiers registres de la paroisse datent
seulement de 1668. — Jean Hotman de
Rougemont, 1671, t le 18 novembre
1687, âgé de 47 ans. — Jean-Pierre Frédy
de Coubertin, juin 1688, 1693. —
René Hodemon,
1695, t le 27 décembre 1697. — Frane Gaultier
de Chanzé, 1699, t le 5 décembre
1705, âgé de 38 ans. Il avait célébré le 1er octobre 1702 la
translation des reliques de St Placide et de St Boniface et du crâne
de Ste Concorde, apportés de Borne par le P. Boileau, minime. —
Olivier Boisard,
mars 1706, janvier 1713. — Simon Boguais
de la Boessière, février 1713. Il
est retenu par ses infirmités lors de la pose de la première pierre
de l'autel des Agonisants (29 janvier 1723), résigne sur la fin de
1724 et meurt le 22 avril 1732 , âgé de 74 ans. — Joseph-Pierre Corbin, simple
diacre, prend possession en commande du prieuré-cure le 6 mai 1725,
célèbre sa première messe le 30 décembre suivant, bénit le 11 juin
1731 les trois cloches neuves et le 30 juillet pose la première
pierre des constructions ajoutées à l'église. Le nouveau choeur,
l'enclos de l'autel, faits à ses frais, sont consacrés en décembre.
Il exerçait encore en juillet 1747. — Jacques-Amant Provot de Montambert,
janvier 1748, — t le 8 septembre 1759. — Urbain Douvry, décembre 1759, juin 1770. —
La Cochetière, décembre 1770, 23
décembre 1790. — Hervé, juin 1791.
- L'abbaye de Mauléon possédait
encore sur la paroisse, — outre un prieuré dit de Saint-Sauveur ,
V. ce nom „— la chapelle ou prieuré de la Madeleine,
« chapelle moinale » , comme dit l'aveu de 1611 , desservie dans le
cimetière et dont l'édifice a été démoli en 1810. Le prieur ou
chapelain avait dans le bourg son logis, dit autrefois l'abbaye de
Faye, actuellement hangar d'une auberge, dont la charpente conserve
les tirants et les fermes à moulures et ses chevrons en ogive. — Prieurs : Jean Girard, 1445.—
Jacques Beaumont,
1466. — Guill. Lavolle, 1467, 1483. — René Thorode, 1530, 1553. — Franç. Thorode, t en mars 1589 — Ant. Thorode, 1595, 1636. — Pierre d'Escoubleau, archevêque de Bordeaux, 1633.. — Louis Breton, 1653. — Henri
de Béthune,
archevêque de Bordeaux, 1665. — J.-B. de
Montenay, 1692. — Ponce Aubert, 1715. — Mich.
Bertran,
1724. — Pierre Thuilier, 1754. — Claude Du Fay, 1788.
- Un quatrième prieuré, St-Jacgues-du-Latay,
, V. ce nom,
dépendait de St-Sulpice de Rennes.
- La paroisse, qui avait pour
seigneur temporel le duc de Brissac, relevait de l'Evêché d'Angers,
du Doyenné de Chemillé, de l'Election d'Angers, du District en 1788
de Brissac, en 1790 de Vihiers. Sans industrie, sans autre travail
que la vigne, elle comptait en 1788 30 familles indigentes et 30
autres « dans une misère absolue ».
- Maires : Guyonneau, 1er messidor an VIII. — Blouin-Dubouchet, 10 février 1813. — Trillot, 7 avril 1815. — Blouin-D., 12 juillet 1815, démissionnaire le 7 août 1830. — Robineau , lieutenant
- colonel en retraite, 13 août 1830. — Nouteau, 1835. — Frédéric Ponceau, 1837, démissionnaire le 22 décembre 1846. — René Baranger, 30 juillet
1847, démissionnaire le 8 août. — Franç. Coquereau, 15 septembre 1847, à titre provisoire. — Frédéric Ponceau, élu le 8
août 1848. — J. Blouin-Dubouchet, 7 juillet 1849, mort en avril 1855. — Doguereau, 1860. —
Davy, 1865, en fonctions, 1874.
- Arch. de M.-et-L. G 192 ; H
abb. de Mauléon. Arch. comm. Et.-C. — Répert.
arch., 1863, p. 51. — Note Mss.
Raimbault. — Note et dessin de M. Spal fils. — Cout. d'Anj., 1725,
t. II, col. 1080 — Pour les localités, voir
à leur article, Gilbourg, Chanzé,
les Marchais Ravard, Montbenault, Belligné, le Fresne, la
Pinsonnerie, etc.