le jour où j’ai perdu la foi en la généalogie

Mon site vous donne depuis une vingtaine d’années mon opinion sur la généalogie, enfin sur la généafolie. Relisant aujourd’hui ces pages, je ne les renie pas, mais j’ai décidé de vous les rendre plus explicites, et illustrées de mes expériences. Voici donc comment à mes débuts j’ai perdu la foi en la généalogie.

C’était dans les années 70, Contaminée par le virus de la généalogie, je décide d’assister à une AG du Cercle Généalogique à Nantes, pensant sans doute apprendre quelque chose.

Et je ne fus pas déçue, car ce que j’appris ce jour-là allait totalement imprégnée toutes mes recherches.

L’AG se tenait alors dans un endroit fort sympathique : la maison des compagnons du devoir. Le déjeuner dans leur salle, sur les grandes tables et grands bancs, y dégageait une autre chaleur qu’au restaurant. Si ce n’est que maladroitement je pris un peu de retard pour entrer dans la salle, et les places étant rares je n’eu pas à choisir.
C’est ainsi que je me retrouvais face à Bernard Mayaud, entourée de 2 messieurs d’une génération au dessus, d’un milieu social au dessus, et pour compléter le tout, si experts en généalogie, que je ne pus qu’écouter.
Mais je ne fus pas déçue !

Car soudain je perçois une différence importante signalée à Bernard Mayaud sur l’une des familles publiées dans son dernier ouvrage. (Pour mémoire Bernard Mayaud a publié les receuils de généalogies angevines)
Suivie d’une réponse claire, que j’ai fort bien entendue, mais que j’avoue n’avoir pas décriptée à l’instant même.

Ce n’est que de retour chez moi que je pris la pleine dimension de ce que j’avais entendu, et que totalement abattue et assommée par cette vérité dérangeante, je perdis brutalement foi en la généalogie.
Les années qui suivirent confirmèrent hélas ce que j’avais alors entendu, et ne furent qu’accumulations de faits confirmants cette horreur, pire j’en découvris d’autres voies. J’y reviendrai.

Ce jour-là j’avais appris que ce qui avait été publié était ce que la famille voulait bien publier. J’entends encore le mot FAMILLE résonner à mes oreilles, et me hante toujours.
Mon Dieu, pourquoi tant de vanité dans la généalogie !
Remarquez, cela n’empêche pas tous les cons-pillateurs de compiler encore cela ! Mais, chut, cela c’est un autre travers !
Odile

PS : Bernard Mayaud n’est plus, et je rends ici hommage à son esprit critique, développé au début de chaque étude de famille, hélas sans préciser point par point ce qui méritait critique, et en omettant les pressions familiales qu’il dû affronter. Les cons-pillateurs l’ont entièrement pompé, détruisant son esprit d’analyse critique et gommant ainsi les preuves qui pouvaient exister. Ses ouvrages, devenus par la con-pillation, inutiles, doivent sommeiller chez quelques familles avant de diusparaître à jamais.
Je tiens ici à lui rendre hommage pour son oeuvre, et à témoigner que des bases de données ont aujourd’hui détruit ce travail.
Et je tiens ici à préciser que ce que j’avais découvert sur LES FAMILLES grâce à cette journée mémorable, fut pour moi une longue expérience, dont vous aurez ici des témoignages.
Odile

Combien de filles Corgnet Denis Pavillon a-t-il épousé ? Saint Sébastien sur Loire 1616

Le patronyme PAVILLON est rare en Loire-Atlantique.
Le prénom Denis est rare à Saint Sébastien.

J’ai sa mention dans une succession Corgnet vue ici ces jours-ci :

Le 27 décembre 1655, devant Delacroix notaire à Nantes, sont trois lotties des héritages escheus et advenus à André Moreau et à Gervoise Corgnet sa femme, Pierre Jallays et Marye Corgnet sa femme et aux enfants mineurs de defunts Jacques Corgnet et Françoise Moreau, desquels est tuteur et garde Pierre Collet, lesdites Gervaise et Marye Corgnet et iceluy feu Corgnet frère et sœurs germains par le décès de defunt Jacques Corgnet, et Marie Corgnet, par le décès de defunt autre Jacques Corgnet et de †Jean Pavillon vivants cousins germains, et desdits Corgnet et d’iceluy feu Corgnet, et leurs héritiers en portion, lesdites lotties composées par ledit Collet tuteur suivant le jugement rendu en la juridiction de la cour de la Savarière le 9 novembre dernier, sur le grand cordelage et gaulage desdits héritages et sur les choisies cy devant faites avec leurs cousins

Je vous ai mis en rouge les personnes décédées dont je n’ai pas encore compris les liens, dont Jean Pavillon.

Je me suis donc attelée à la retranscription intégrale des quelques années disponibles encore dans les registres des sépultures de Saint Sébastien avant 1655.
Et là, je rencontre effectivement un Denis PAVILLON époux d’une CORGNET

1616.07.25 « fut inhumé en le cimetière le corps de defuncte Janne Corgnet femme de Denys Pavillon » (vue 17/32)

Toute contente d’avoir l’ombre d’une piste, je poursuis, mais soudain :

1623.05.28 « a esté ensépulturé en l’église de Saint Sébastien le corps de defunte Jacquette Corgnet en son vivant femme de Denis Pavillon » (vue 29/32)

OUILLE !!!
Peut-on en conclure que Denis Pavillon, veuf en 1616 de Jeanne Corgnet, aurait épousé Jacquette Corgnet elle-même décédée en 1623 ? et ce sans présumer d’un quelconque lien, possible il est vrai, entre ces 2 Corgnet, car le patronyme Corgnet donne plusieurs familles contemporaines.

Je ne vois pas d’autre explication. Qu’en pensez-vous ?
Merci
Odile

Erreur de classement aux Archives Départementales de Loire-Atlantique : les B 1540-1597 de Saint Sébastien sont ceux du prieuré Saint Jacques de Pirmil

Hier, j’ai fait la retranscription intégrale des B 1540-1597 classés actuellement à Saint Sébastien sur Loire, pensant qu’ils concernaient Saint Sébastien.

Au fil de ma frappe, j’ai constaté que les noms des individus différaient notablement de ceux de Saint Sébastien.

J’ai alors vérifié les noms des prêtres qui signaient, et là, stuppeur, ils sont tous du prieuré Saint Jacques de Pirmil, rattaché à Nantes sous les vocable Nantes Saint Jacques, depuis la Révolution.

Voulant signaler ceci aux Archives, j’ai tenté en vain le formulaire de contact en ligne, qui refuse mon envoi sous un prétexte que je n’ai même pas pu comprendre.

Merci donc à ceux qui fréquentent plus souvent que moi les Archives de leur signaler qu’Odile Halbert signale une erreur de classement, et viendra en personne courant Juillet aux Archives en salle de lecture, et se propose de vous montrer les noms des prêtres et leurs signatures. Manifestement il s’agissait de quelques feuillets volants qui se sont mystérieusement retrouvés envolés de leur classement, et encore plus malicieusement retrouvés ensemble, perdus de leur origine.

Cordialement
Odile HALBERT

Baptême des enfants de François Bedeau et Françoise Varlet. Ma retranscription diffère, la voici :


Le vingt cinquiesme jour de aoust lan mil cinq cent quatre
vingt et cinq fut baptize Jacqueline fille de Françoys
Bedeau et de Francoyze (je n’ajoute jamais les patronymes supposés) sa femme, fut parrain (pli et rien à voir)
homme Pierre Bedeau fermier de la monnoye
maraines Jacqueline Delepine femme de
Thimothee Brillet et Francoyze Baudriller
Signé P. Bedeau, Jacqueline Delepine, Françoyse Baudriller, E. Joubert (c’est le prêtre)


Le unziesme jour de septembre lan mil cinq
cent quatre vingtz & six fut baptizé
Jullien fils de Françoys Bedeau & de Francoyze
Varlet fut parrain (la première lettre est l’abréviation de « par ») honorables hommes (au pluriel) Jullien
Mechain ou Marchant (mais pas mersan, car on voit nettement le CH) et Jehan Pavard fut marraine Marie
Croulleau (et non coulleau) baptize
signé J. Marchant (il y a clairement une abréviation indiquée en tilt), J, Pavart, E. Joubert, Marie Croulleau


Le sixiesme jour de may mil cinq cent quatre vingt dix fut
baptizé Francoys fils de Francoys Bedeau Me de la monnoye (pas de pluriel)
d’Angers ses parrains Francoys Choppin marchand (ici, au mieux je lis « marchand ») Me appothicaire
et le sieur Pierre Fleuriot essayeur en la dite monnoye (sans pluriel) marraine
dame Katherine Cormeau (et non commeau) femme de (blanc) Gohin garde en
ladite monnoye
signé F. Choppin, J. Fleuriot

Les Cady de France sont-ils issus d’un Écossais ?

Le patronyme CADY ne figure pas dans le dictionnaire étymologique des noms de famille de Marie-Thérèse Morlet.
Le nom en France semble surtout issu du Maine-et-Loire.
Et dans le Maine-et-Loire, les Cady semblent issus d’une ou plusieurs branches sur les bords de Loire, du côté de Savennières

Or, quand on cherche chez les Anglo-Saxons, on trouve le patronyme, et même il semble issu de l’Écosse.
Le site HOUSE OF NAMES le donne comme tel, et très ancien avec armoiries magnifiques.

Les sites américains ne sont pas en reste, et nombreux, car plusieurs CADY ont émigré. Ils sont nombreux aussi je ne vous les mets pas tous ici, il vous suffit de tapper CADY NAME IN USA et vous aurez pléthore de sites.

J’avoue que cette origine étrangère me semble probable, et je viens en discuter volontier avec vous, si vous avez un avis, d’avance merci
Odile

Où sont les registres de Béhuard consultés par Mr Sarrazin ?

Mr Sarrazin avait fait en son temps la généalogie des CADY, enfin une autre branche que la mienne, et voici ce que les copistes de Mr Sarrazin ont mis dans leurs bases, manifestement sans vérifier, car les registres de Béhuard n’existent pas ou plus.

René CADY °ca 1511 x Etiennette voir ci-dessous la solution qui a été trouvée, car en fait le registre de 1600 était après celui de 1749 et donc je ne l’avais pas vu
1-Guillaume René CADY x Sébastienne
11-Jean CADY †Rochefort-sur-Loire 31 décembre 1644 « Jean Cady notaire a été enterré » x Anne GOÏER
111-Jean CADY °ca 1601 x Béhuard 5 mai 1626 (acte disparu) Jacquine MARAIS
1111-Jacques CADY °Béhuard 25 mars 1627 (acte disparu) †Béhuard 16 janvier 1692
x Béhuard 10 mai 1656 (acte disparu) Julienne PERRIGAULT dont Jean, Mathieu et Marin
12-René CADY

Béhuard est situé en face d’Epiré, lieu où j’ai mes CADY.
Les CADY de Béhuard sont contemporains des miens.
Il serait donc probable que compte-tenu de l’extrême rareté du patronyme en France, la souche soit unique et commune un peu auparavant, mais quelles ont été les sources de Mr Sararin ?

Par ailleurs, sachant qu’il travaillait aux Archives et avait accès à toutes les Archives dont les notaires et les chartriers, qu’a-t-il dépouillé et retenu, et pourquoi ne cite-t-il pas les miens qui ont laissé plusieurs actes dans les archvies notariales.
Odile

Voici la solution, qui n’était qu’un registre mal placé. Vous allez voir qu’un des baptêmes est même administré par le curé de Savennières, autrement dit Béhuard et Savennières étaient très proches.

René CADY °ca 1511 x Etiennette
1-Guillaume René CADY x Sébastienne
11-Jean CADY †Rochefort-sur-Loire 31 décembre 1644 « Jean Cady notaire a été enterré » x Anne GOÏER
111-Jean CADY °ca 1601 x Béhuard 5 mai 1626 Jacquine MARAIS « le mardi 5 mai 1626 Jehan Cady fils de Me Jehan Cady notaire et de Anne Goïer demeurant en l’Isle Embardière paroisse de Rochefort, espousa Jacquine Marrais fille de Marin Marrain et Magdelaine Debroust… par moi vicaire oncle maternel de ladite Marrais … fait signer ledit Cady notaire  »
1111-Jacques CADY °Béhuard 25 mars 1627 « fut baptisé par Me Jehan Mesnard prêtre demeurant à Sapvonnièrez Gabriel fils de Jehan Cady et de Jacquine Marrais sa femme parrain missire Jacques Debroust prêtre vicaire de Behuard et marraine Anne Goiet femme de Me Jehan Cady notaire » †Béhuard 16 janvier 1692 x Béhuard 10 mai 1656 Julienne PERRIGAULT « le 10 mai 1656 ont receu la bénédiction nuptiale chacuns de Jacques Cady fils de defunt Jan Cady et de Jacquine Marais ses père et mère de la paroisse de Rochefort, et Julienne Perigault fille de Thomas Perigault et de Mathurine Gauvain ses père et mère, de cette paroisse, en présence de ladite Marais mère, Jean Cady frère, Jacques Marais oncle, Jacques Gauvain aussi oncle de l’époux, dudit Thomas père, René Perigault frère, Jacques et Gabriel les Gauvains cousins germains, Pierre Richard »
dont Jean, Mathieu et Marin
12-René CADY