Lettre aux Canadiens qui font des erreurs sur l’ascendance de leur ancêtre Jean Juteau époux Desève

Je remets encore ce jour les origines de Jean Justeau qui épouse en 1760 Marie Josèphe Desève car une correspondante veut que je me contente du FICHIER ORIGINE, alors que j’affirme qu’il a fait des erreurs,  et je les commente ci-après avec mon commentaire en rouge. Enfin, je ferme aussi l’accès aux commentaires sur ce sujet.

JOUTEAU / JOUSTEAU, Jean-François Le fichier ne lemnise pas et on ne le trouve donc pas à Juteau/Justeau 242186
Statut Marié
Date de naissance 22-06-1732
Date de baptême 22-06-1732
Lieu d’origine Andigné (St-Aubin) (Maine-et-Loire) 49005 Non, il s’agit de Sainte Gemmes d’Andigné qui n’a rien à voir avec Andigné
Lieu actuel Andigné Non, c’est Sainte Gemmes d’Andigné
Parents Jacques JOUSTEAU et Renée Foucadeau Non, c’est FOUCAUDEAU aliàs FOUCODEAU
Métier du père Forgeron Non, c’est Forgeur en oeuvres blanches, c’est à dire taillandier car à l’époque le forgeron ne voyait que les chevaux et ne fabriquait pas les outils
Date de mariage des parents 14-09-1725
Lieu de mariage des parents Andigné (St-Aubin) (Maine-et-Loire) (49005) Non, c’est Sainte Gemmes d’Andigné

 

Je remets ce jour ce que j’avais publié en janvier 2022 pour répondre à Marie et tenter de voir le Juteau qu’elle signale.

Ce mois de janvier 2022, relisant tous mes travaux sur les BODARD pour voir si tout avait été bien lu et correctement interprété autrefois, je tombe sur Internet sur une page Canadienne qui nie totalement mes travaux. Voici l’analyse critique de la page de Claude Dupras, généalogiste Canadien, qui ignore totalement comment on fait parler les actes des registres paroissiaux Français disponibles en ligne.

Jean Juteau est depuis longtemps sur mon site et je vous engage à lire ma page

Je vous engage également à lire mon étude BODARD

date de naissance de Jean Juteau

Vous avez écrit sur votre blog

Si vous donnez pour date de naissance « 22 juin 1732 », c’est que vous avez eu connaissance de l’acte de baptême. Ce qui n’est pas possible car l’acte de mariage et les autres sources disponibles au Canada attestent que Jean Juteau n’a jamais possédé sur lui son acte de baptême. Donc, vous avez écrit « 22 juin 1632 » par copie de mon travail, que vous réfutez pourtant dans toute la page sur Internet le 24 janvier 2022. Si vous aviez un acte de baptême ainsi daté vous y auriez pu identifier le lieu de naissance, soyez logique. Donc, en logique avec vous-même supprimer cette date

Et  je suis triste qu’on écorne ainsi une si belle ville de France que celle d’ANGERS. Donc ajoutez un S à Angers

Vous écrivez :

Voici mon analyse :

« Le 11 novembre 1760 après la publication des trois bans sans opposition … Jean Joutau âgé de 28 ans, fils de Jacques Jouteau et de Renée Foucodeau ses père et mère de la paroisse de St Jean diocèse d’Angers d’une part, et Marie Joseph Deceve … »

  • le patronyme de la mère est bien FOUCODEAU et non Furedeau et j’en conclue qu’au Canada les généalogistes n’ont pas l’immense connaissance de la paléographie que beaucoup ont en France, et moi en particulier.
  • pire, le nom de famille FUREDEAU n’existe pas et je suis devant le « Dictionnaire étymologique des noms de famille » de Marie-Thérèse Morlet, p. 434 et aucun nom commençant par FUR ou FOUR ne ressemble même de loin à un tel patronyme, donc il faut totalement l’oublier.
  • il est dit « de la paroisse de St Jean » mais il n’est pas dit « né » ou « natif » de la paroisse de St Jean, donc la paroisse citée est la dernière paroisse dans laquelle il a vécu. Souvent il pouvait être écrit dans les actes « originaire de » et cette notion est bien celle de la dernière paroisse dans laquelle il a vécu et non celle où il est né.
  • la « paroisse St Jean » paroisse où il vivait quand il est parti et non paroisse où il est né, n’est pas uniquement réservée aux noms de communes actuelles commençant par « St Jean », car autrefois, et ce assez souvent, on commençait par citer le nom du patron de l’église de la paroisse avant le nom de la paroisse. Donc on peut seulement en conclure c’est que son dernier lieu de vie en Anjou était dans une église ayant pour patron Saint Jean.
  • la Province que vous citez n’est pas le Maine-et-Loire, mais l’Anjou, et le Maine-et-Loire est le département, et nos départements datent de la Révolution.

Il est manifeste que les prêtres qui officiaient au Québec avaient des règles certainement plus souples qu’en France concernant les preuves de baptême. En effet, en France, le prêtre devait s’assurer de l’acte de baptême, et pour cela il questionnait les futurs mariés sur leur lieu de naissance, puis écrivait au curé de la paroisse de naissance pour recevoir la copie de l’acte de baptême. Mais au Québec, il était impossible d’écrire en France pour attendre l’acte de baptême, et les questions aux futurs mariés étaient beaucoup plus simples et l’acte de baptême n’était pas exigé, on était trop heureux d’unir un couple devant Dieu.

Si je sais tellement que lorsque il est écrit « de » ou « originaire de » dans un acte de mariage c’est que lors de mes débuts dans mes recherches, j’ai vu rapidement un ancêtre qui se remariait avec une telle mention. Je m’étais donc empressée de chercher son baptême dans la paroisse citée, en vain. Je me souviens d’heures et heures, et journées après journées, en vain. Puis j’ai compris que je devait sans doute remonter la paroisse en question depuis la date du mariage qu’il demandait, et là j’ai compris qu’il avait vécu dans la paroisse en question mais pire, uniquement 2 ou 3 ans, et j’y trouvais uniquement le décès de la précédente épouse. C’est en cherchant longuement dans toutes les paroisses voisines que je trouvais le mariage du couple précédent, puis il avait encore une fois un remariage et la même mention « de » pour exprimer d’oû il venait. Et rebolote, j’étais encore partie pour de longues recherches. Cet ancêtre m’avait demandé tant de recherches, que j’avais bien compris que le principal pour le prêtre était de savoir d’où il venait pour questionner le curé de la paroisse en question sur ce qu’il avait de lui, en fait c’était la justification de son état civil, que l’église était tenue de tenir, du moins en France.

Donc, amis Canadiens, oubliez le raisonnement par lequel vous croyez que Jean Juteau est né dans une paroisse dont le nom commence par « saint Jean »

 

Bilan de 15 ans de blog et 25 ans de site

Ce blog a 15 ans !

  1. Il est sur mon site, âgé de 25 ans
  2. Ils vivent grâce à vos visites, grâce à votre participation aux commentaires, et grâce à Google qui l’indexe rapidement depuis toujours. Il vous suffit de lui demander « XXX sur le site d’Odile Halbert » et il répond vite et bien. Ce travail sera archivé en ligne après ma mort, tout est prévu dans mon testament culturel.
    Alors un immense merci à tous !

Tableau de bord du blog au 4 mai 2022 :

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ce SITE et ce BLOG sont gratuits et bénévoles. Lorsque vous copiez une donnée de ce site pour mettre sur une des bases de données en ligne, vous commettez un vol.

 

René Faucillon s’est bien marié à 15 ans, Challain-la-Potherie 1631

Les recherches comportent beaucoup de données fiables et d’autres moins fiables. Je vous en ai déjà souvent parlé et je reviens encore aujourd’hui sur l’âge au mariage autrefois. En effet, dans mes nombreux ancêtres Bretons, j’ai souvent des mariages à 15 ans, mais je n’avais jamais rencontré un tel cas en Anjou, où cette situation était rare, et probablement la suite du décès des parents et la nécessité de tenir un foyer.

Bref, vous avez sur mon blog :

L’âge au mariage avant septembre 1792

On mariait des filles de 12 ans autrefois en France – La France l’a oublié !

On a aussi une âge au décès plus qu’approximative, et je vous ai aussi déjà longuement expliqué qu’autrefois on n’avait pas la notion d’anniversaire car seul l’anniversaire du Christ était autorisé, et pas celui des hommes et femmes avant 1762, même Louis XIV ne fêtait pas son anniversaire. Bref, sur l’âge au décès vous avez déjà sur mon site :

L’anniversaire de la naissance d’un individu est une fête récente : autrefois il était donc difficile de connaître son âge et celui de ses proches.

Mathurine Bodard n’est pas décédée à 106 ans, car l’âge n’était pas connu autrefois : Andigné 1670

René FAUCILLON pour sa part est dit sur son décès en 1673 âgé de 67 ans, ce qui le mettrait né vers 1606. Or ses parents se sont mariés en 1615 et ont encore des enfants en 1627, mais le registre de Challain est lacunaire pour les baptêmes de 1616 à 1620 et s’il existe bien avant il ne donne aucun enfant à ses parents avant leur mariage. Enfin, René FAUCILLON se marie en 1631, et cette fois on a de la chance car on a à la fois l’acte de fiancailles et l’acte de mariage, et l’acte de fiançailles est toujours bien plus parlant que l’acte de mariage, et c’est vraiement une chance quand on le possède, même si je reconnais que cette chance est bien rare dans les faits. Bref, je viens de repasser une troisième fois dans ma vie, plusieurs jours sur ce cas, sachant que j’ai fait beaucoup aussi de tables exhaustives des bapêmes de Challain, et je reste donc formelle ; c’est l’acte de décès qui surévalue l’âge au décès de René Faucillon, et il ne peut être que né en 1616 en plein dans les lacunes du registre, et il s’est bien marié à 15 ans, âge qui ne me surprend pas compte-tenu de mes connaissances en recherches dans les registres de Bretagne, mais qui est bien exceptionnel en Anjou, où on se mariait généralement un peu plus tard.

Alors, allez-voir la mise à jour de mon étude CADOTS qui est le nom de sa mère, mariée en 1615, car je viens d’y faire beaucoup de compléments, même si ces compléments n’aboutissent à rien, ils démontrent qu’on ne peut surement allez plus loin

 

 

Étude de l’ascendance de Gilles Doisseau époux de Mathurine Cupif

Je vous ai mis hier la preuve du mariage en secondes noces de Charlotte Doisseau avec Olivier Le Fourbeur à Genêve, et la preuve qu’elle était fille de Gilles Doisseau et Mathurine Cupif. Ici, je récapitule quelques actes notariés qui donnent des éléments de filiation Doisseau, pour remonter Gilles Doisseau. Son  Contrat de mariage de Gilles Doisseau et Mathurine Cupif, Angers, 1547 le donne Gilles Doisseau marchand apothicaire filz de honneste homme Pierre Doisseau Sr de Beaussé aussi marchand apothicaire bedeau et suppot en l’université d’Angers et deffuncte Renée Blanchet … Plusieurs actes lui donnent un frère « François Doisseau », parti vivre à Nantes.  Peut-on avec les actes que j’ai  relevées et que je vous mets ci-après, remonter ce Pierre Doisseau apothicaire ? Car on voit nettement qu’il y a 3 métiers chez les Doisseau du 16ème siècle à Angers : marchand drappier, marchand apothicaire, marchand ciergier. Ils sont probablement tous liés, mais comment. En tous cas, ces 3 métiers sont d’un milieu social totalement comparable.

 

 

Engagement d’une maison neuve proche la Verzée, Pouancé 1515
à sire Guillaume Leconte sieur du Boysmozier qui a achacté pour luy et Jacquette Doysseau son espouse

Jacques Doisseau emprunte 100 livres, cautionné par tous les Doisseau, Angers 1518
Jacques Doesseau marchand drappier paroissien de la Trinité d’Angers, Jehan Doesseau marchand ciergier paroissien de ste Croix d’Angers, Macé Quetier marchand drappier paroissien de st Pierre d’Angers, Pierre Doesseau marchan apothicaire paroissient de st Maurille d’Angers,

Pierre Doisseau marchand drappier à Angers vend une maison de ses défunts parents, Angers 1518
Pierre Doesseau marchand drappier demourant à Angers L’acte  a l’avantage de donner la signature de Pierre Doyssaut (c’est ainsi qu’il signe) celui qui est marchand drappier à Angers, car il y a plusieurs Pierre Doisseau et je tente de les classer. Mieux, il vend une maison qui jouxte une maison qui était à feu Guillaume Doisseau, autrement dit, les Doisseau étaient là depuis plus longtemps, et ce Guillaume est sans doute un oncle ou autre proche parent.

Contrat de mariage de Jacques Doisseau et Marguerite Gilbert, Angers 1519
Jacques Doisseau marchand drapier demourant à Angers fils de feu maistre Charles Doisseau en son vivant licencié en loix advocat en cour laye à Angers … présents à ce Jehan Doesseau licencié en loix advocat en cour d’église à Angers,

Marie de La Fontaine veuve des Roches vend à Jacques Doisseau une rente de blé, Angers 1519
à honneste personne Jacques Doisseau marchand drappier demourant à Angers fils de deffunt maistre Charles Doisseau marchand

Pierre Doisseau, apothicaire à Angers, acquiert bêtes et meubles, Marcé 1519 
à honneste personne Pierre Doysseau marchand apothicaire demourant à Angers qui a achapté pour luy et Renée sa femme

Jean Lebreton engage une maison à Epiré, 1519
Jehan Lebreton marchand apothicaire demourant à Angers tant en son nom que comme tuteur et curateur naturel des enfants mineurs d’ans de luy et de deffunte Nicolle Lefeuvre sa femme fille de deffunct Jehan Lefeuvre et de Katherine Doezeau ses père et mère,

Pierre Doisseau apothicaire était beau-frère de Jean de Martigné par sa femme née Blanchet, Angers et Saint Germain des Prés 1521

Les 2 beaux-frères ont hérité par leurs femmes nées Blanchet, d’une maison Breteau à Saint-Germain des Prés « Pierre Doisseau marchand apothicaire paroisse de sainct Pierre d’Angers et Renée Blanchet sa femme de luy suffisamment auctorisée par devant nous quant à ce, et Jehan de Martigné maistre cousturier demeurant paroisse de saincte Croix de ceste ville d’Angers et Guyonne sa femme »

Jean Doisseau vend à rente 2 maisons à Craon, 1524
sire Jehan Doysseau marchand ciergier demourant en la paroisse de Saint Pierre d’Angers et Jehanne Beszelin son espouse

Succession de Jean Fallet et Jacquette Doysseau, Angers 1524
maistre Pierre Lepelletier licencié ès loix chastellain de St Denis d’Anjou mary de Jacquette Fallet fille de deffunctz sire Jehan Fallet et de Jacquette Doysseau et soy faisant fort et promectant faire avoir agréable ces présentes à sire René Guyet sieur de la Rabelaye

Jacquette Doisseau et Guillaume Leconte avaient acquis à bas prix 2 closeries, leurs enfants doivent payer le juste prix, Brain sur Longuenée 1525
Jehan Leconte le plus jeune des enfants de feuz Guillaume Leconte et Jacquette Doysseau, Jacquine et Guillaume les Contes aussi enfants desdits Leconte et Doysseau et ses héritiers

Mathurin Coiscault acquiert la closerie Malmouche à Angers, 1527
à sire Pierre Doaysseau marchand de ceste dite ville

Partages de biens à Briollay entre Guyet, Doisseau et Quentin, 1527
honnestes personnes sires Colas Guyet marchand drappier et Pierre Doysseau aussi marchand demourans en la paroisse de St Pierre

Pierre Doisseau et Pierre Allain échangent des biens dont ils ont hérité : Saint Sylvain 1528
sire Pierre Doysseau le Jeune marchand demeurant audit lieu d’Angers

Contrat de mariage de Gilles Doisseau et Mathurine Cupif, Angers, 1547
Gilles Doisseau marchand apothicaire filz de honneste homme Pierre Doisseau Sr de Beaussé aussi marchand apothicaire bedeau et suppot en l’université d’Angers et deffuncte Renée Blanchet … fait et passé en la maison de ladite Boucquet en présence de sire Jehan Doisseau

Pierre Doisseau n’est pas d’accord avec le contrat de mariage de son fils Gilles, Angers, 1547

Jacques Doisseau loue une étable (écurie) à Angers, 1552
sire Jacques Doyseau marchand ciergier demeurant audit Angers

Gilles et François Doisseau vendent 1/6e de plusieurs lieux, Chérance, Marcé, Bauné et Angers 1552
Gilles Doisseau marchand apothicaire demeurant en ceste ville d’Angers et François Doisseau marchand demeurant en la ville de Nantes paroisse de st Denis … qui ont été engagés à Pierre Doisseau, père de Gilles et François peu avant sa mort,

Contre-lettre consentie par François Doisseau à son frère Gilles, 1552 Nantes et Angers
François Doisseau marchand tant en son nom que pour et au nom et luy faisant fort de Charlotte Delyon sa femme demeurant en la ville de Nantes paroisse de st Denis, à Gilles Doisseau marchand apothicaire son frère

François Doisseau le Nantais vient à Angers faire les comptes avec son frère Gilles pour marchandises, 1552
sire François Doisseau marchand demeurant à Nantes  … à sire Gilles Doisseau marchand son frère

Jean Doisseau cède à son frère François une obligation de 201 L : Angers et Nantes 1552
L’ acte donne Jean Doisseau frère de François donc aussi de Gilles : Jean Doisseau marchand demeurant en cette ville d’Angers …à sire François Doysseau marchand son frère germain marchand demeurant en la ville de Nantes

Contrat de mariage de René Chotard et Renée Bourdais, Angers 1561
Jacques Doysseau mari de Marguerite Bourdays … présence de honneste homme Me Pierre Doisseau eschevyn d’Angers sieur de la Millardière

Gilles Doisseau, tuteur de ses 3 filles, baille à ferme des closeries, Angers 1571
Gilles Doysseau père et tuteur naturel et curateur de Catherine, Renée et Charlotte Doysseaulx filles mineures de luy et de deffunte Mathurine Cupif vivante fille de deffunts Jehan Cupif et Jehanne Boucquet

Charles Doisseau, curateur des enfants de feux Michel Mellet et Guillemine Menard, baille leurs vignes : Angers 1571
Charles Doysseau au nom et comme curateur ordonné par justice de la personne et biens et choses de René et Jehanne les Mellet

Les héritiers Mellet vendent une maison à Doisseau : Angers 1571
Me Charles Doisseau marchand … à sire Jehan Doisseau marchand demeurant Angers curateur à la personne biens et choses des enfants défunt Jacques Doisseau vivant marchand cierger demeurant Angers et Catherine Bourdays

Réméré d’une pièce terre à Cellières en Juvardeil, 1572
Charles Doisseau mary de Renée Mellet tant en son nom que comme mandant ordinaire par justice d’un enfant myneur de defuncts Michel Mellet et Guillemine Menard

Contrat d’apprentissage de marchand chez Thomas Doisseau, Angers 1595
sire Thomas Doisseau marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de saint Pierre

Jacques DOISSEAU °Angers St Pierre 23 avril 1609 « fut baptisé Jacques fils de honorables personnes Jacques Doyseau marchand et de Mathurine Delahaye sa femme et espouse fut parrain honorable homme Thomas Doysseau père dudit Jacques aussi marchand, a esté marraine honneste femme Françoyse Delahaye [tante maternelle] femme de honorable homme Jean Grasenloeil marchand Me boucher Angers »

Jacques DOISSEAU °Angers St Maurille 18 avril 1609 « baptisé Jacques fils de honneste homme Jacques Douasseau marchand poislier et de Renée Martineau et fut parrain honnorable homme Jehan Hiret sieur de la Maillardière advocat Angers (s), marraine Catherine Lemasson femme de honnorable homme Louis Papin sieur de la Touche advocat »

Olivier Le Fourbeur « moderne mari » de Charlotte Doisseau, Genêve 1606
honnorable homme Jehan Marces fils et cohéritier de feu François Marces, en qualité de procureur légitimement fondé de honnorables Olivier Le Forbeur et Charlotte Doisseau mère dudit Jehan Marces … ladite Doisseau dudit Lefourbeur son moderne mary 

Olivier Doisseau s’installe apothicaire à Château-Gontier, 1610
sire Ollivier Doisseau marchand apothicaire demeurant Angers paroisse sainte Croix et Alexandre Doisseau son frère marchand tanneur demeurant à Château-Gontier

Obligation créée par Jeanne Rigault pour marier sa fille Barbe Manceau, Champteussé-sur-Baconne 1616
à honorable homme sire Jacques Doysseau marchand demeurant Angers paroisse St Maurille

x Angers St Pierre 29 septembre 1618 « mariage Jehan Guyet fils de René Guyet marchand et défunte Marguerite Doysseau et Françoise Joubert fille de François Joubert marchand Me boucher et de Gabrielle Doysseau »

Vente de la maison de la Violette au bourg de Thorigné d’Anjou, 1629
à noble homme Charles Rousseau ( ?) marchand demeurant en ceste ville paroisse St Pierre père et tuteur naturel des enfants de luy et de déffunte Marguerite Doisseau fille et héritière de deffunt Jacques Doisseau

Contrat de mariage de Symphorien Lemonnier avc Mathurine Doisseau, Angers 1631
honneste fille Mathurine Doisseau fille de defunt honorable homme Jacques Douasseau et honorable femme Mathurine Delahaye

Scellés après décès de Jacques Doisseau sieur de Poulancre aux forges de la Hardouinaye, 1674

Il arrivait parfois que notaire et/ou curé écrivent trop vite « ne sait pas signer » avant de faire signer : exemple de René Bodard Le Lion d’Angers 1659

Je poursuis mon travail sur les Bodard 

Et je tombe sur un cas que j’ai déjà rencontré, à savoir que dans un acte René Bodard meunier au Lion d’Angers signe et dans un autre il est dit « ne savoir signer » et ne signe pas. Comme quoi il est parfois difficile de conclure qu’un individu ne sait pas signer, car qui sait, c’est sans doute que le notaire et/ou le curé était un peu pressé.

Actes des Archives du Maine-et-Loire 5E5– Voici ma retranscription rapide mais efficace  :

Le 4 avril 1659, par devant nous François Crosnier notaire royal à Angers furent présents establis et deument soubzmis noble homme Me Jacques Basourdy sieur de la Licorne demeurant en cette ville paroisse St Pierre d’une part, et René Bodard meulnier de la Hisnebaudière y demeurant paroisse du Lion d’Angers d’autre part, lesquels ont fait entre eux le bail à ferme conventions et obligations suivantes, c’est à savoir que ledit sieur Basourdy a baillé et par ces présentes audit Bodard ce acceptant audit tiltre de ferme et non autrement pour le temps et espace de 6 années et 6 cueillettes entières qui ont commencé dès la Toussaint dernière et finiront à pareil jour, scavoir est une pré appelé le pré de Loyseau autrement Lablymere situé proche lesdits moulins de la Hynebaudière, et tout ainsi qu’il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances, sans rien en réserver, que ledit preneur a dit bien savoir et cognoistre pour en avoir cy devant jouy, à la charge par lui d’en jouir et user durant ledit temps comme un bon père de famille doit et est tenu (f°2) faire sans tien démolir, de le tenir entretenir et rendre à la fin dudit bail bien clos des haies et fossés ordinaires, ne souffrir y estre fait aulcune entreprinse ni chemin. Ce bail fait et convenu  outre lesdites charges pour en payer de somme par ledit preneur audit sieur bailleur en sa maison en ceste ville par chacunes desdites années au terme de Toussaint la somme de 45 livres 2 bons chapons et 2 oisons aussi par chacun an, premier payement commençant à la Toussaint prochaine et à continuer sans par ledit preneur pouvoir céder ni transporter le présent bail à autres sans le consentement dudit sieur bailleur, auquel il fournira à ses frais copie des présentes dans 8 jours prochains, et par exprès convenu entre lesdites parties que ledit preneur fera à ses frais un fossé à un costé de ladite prée, parce qu’ainsi ils ont le tout voulu consenty stipulé et accepté et à ce tenir etc dommages etc s’obligent lesdits establis chacun d’eux solidairement comme dit est, bien et choses à prendre vendre (f°3) renonçant etc, dont etc fait audit Angers en nostre estude présents Me René Moreau et Louis Godier praticiens demeurant audit Angers tesmoings »

Le 8 janvier 1669 après midy, en présence de nous François Crosnier notaire royal à Angers et des témoins cy après nommés a comparu René Bodard marchand meulnier demeurant au moulin de la Hinebaudière paroisse du Lion d’Angers, lequel s’est adressé à la personne de honnorable homme Henry Martin marchand ferron … demeurant audit Angers paroisse de Saint Maurille, curateur aux personnes et biens de Perrine Durand enfant mineure de défunt Me Pierre Durand et demoiselle Jeanne Gaudin sa femme, ledit Martin trouvé en notre estude auquel parlant ledit Bodard l’a prié et requis de consentir l’élargissement de la personne de Michau Gaudin establi sur ses meubles et autres choses sur luy saisies à la requeste dudit Martin audit nom par Duarme huissier par procès verbal du 24 mars dernier faute de payement de la somme de 560 livres tz pour 4 ans échus à la Toussaint 1667 des fermes du lieu et mestairie de … appartenant auxdits mineurs dont ledit Bodard est fermier sans préjudice de l’année qui courait échue à la Toussaint dernière, montant la somme de 148 livres tz, offrant ledit Bodard payer personnellement audit Martin la somme de 120 livres à déduire tant sur toutes les fermes que frais faits au recouvrement et représenter (f°2) en la maison de nous notaire dans 6 sepmaines les acquits et payements faits … Lesdits Bodard et Gaudin ont dit ne savoir signer »

 

Mathurine Bodard n’est pas décédée à 106 ans, car l’âge n’était pas connu autrefois : Andigné 1670

Il ne vous a pas échappé que j’avais remis mon travail sur les Bodard car j’en ai dans mes ascendants, et comme certains d’entre vous le savent, quand je me remets au travail déjà fait au peigne fin, c’est plus que sérieux et minutieux.

Mais il vous a probablement échappé que j’avais publié il y a longtemps une étude sur l’interdiction autrefois par l’église de connaître son anniversaire, et j’avais intitulé : L’anniversaire de la naissance d’un individu est une fête récente : autrefois il était donc difficile de connaître son âge et celui de ses proches.

L’expemple le plus connu de cet âge inconnu car les dates anniversaires étaient inconnues, est celui de Jallot mort à 107 ans, qui avait certainement en fait 20 ans de moins environ.

Il ne vous a pas échapé que dans les actes de décès avant la Révolution, le plus souvent le prêtre écrivait « environ » car il savait très bien que l’âge était très approximatif, et à vue d’oeil en regardant la personne.

Voici le cas de Mathurine Bodard, qui a des enfants dès 1602 mais aussi son dernier en 1621. Pour moi, sachant que les anniversaires étaient autrefois inconnus, même de Louis XIV, l’âge est tout sauf exact, et Mathurine Bodard a dû se marier jeune donc être née vers 1584, donc elle a certainement 20 ans de moins à son décès que ce qui est écrit :

« Mathurine Bodard vivante veufve de deffunt René Letourneux demeurante à la Picoulière, âgée d’environ 106 ans, décéda hier au matin 23 de may 1670, inhumée par nous curé soussigné dans nôtre église où elle a fondé une messe d’anniversaire à jamais au service St Mathurin Xème dudit mois et pour ce elle a affecté un petit jardin aux Mostiers joignant d’ung costé au puy Guion d’autre bout et costé ledit Mostel des Gastines, dont les héritiers jouiront en baillant ledit jour et célébration de ladite messe audit jour et à faulte qu’ils ne payront lesdites sommes curé et prêtres en jouiront en faisant ledit service, dont l’acte a esté passé par Me Mathurin Jaslot notaire au bourg de La Chapelle-sur-Oudon »

Mathurine Bodard est inhumée « âgée de 106 ans », et cet âge semble peu crédible car elle aurait eu son fils dernier enfant à l’âge de 57 ans !  Je maintiens qu’elle avait certainement 20 ans de moins environ. Et je vous engage à relire attentivement tout ce que j’ai expliqué autrefois concernant l’interdiction faite par l’église autrefois de connaître son anniversaire, c’est à dire sa date de naissance, car seule la naissance du Christ était célébrée, aucun humain.