Photo de classe école Notre Dame de la Sagesse, Nantes St Jacques 1947

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Cette photo de classe, école Notre Dame de la Sagesse, quartier Nantes Saint Jacques à Nantes Sud Loire, date de 1948 ou 1947. J’y vois Odile Guihard (en bas à gauche), Thérèse Cormerais (au dessus d’Odile Guihard mais à droite), Danièle Perraud (en haut avec le grand noeud au centre droit), et je suis aussi en haut, à droite de Danièle mais une autre entre nous.
Nous avons toutes, ou presque toutes, des noeuds dans les cheveux.
Anisi était la mode.
Si vous avez des photos de classe de Nantes Saint Jacques, je veux bien les mettre sur mon blog, contactez moi ci-dessous dans les commentaires, en cliquant d’abord sur le titre de ce post.
Et si vous en reconnaissez, ou si vous vous reconnaissez, contactez moi aussi dans les commentaires.
Merci d’avance
Odile Halbert

PS cette photo m’avait été envoyée par Danièle que je remercie

La promiscuité autrefois : rue Saint Jacques, Nantes Sud Loire, 1846

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Hier, je vous parlais des pêcheurs de sable, voisins de palier, et vivants tous deux chacun dans une pièce pour sa famille toute entière.
Aujourd’hui, je vous emmène visiter la maison entière, et je vous prie de me croire, mais toutes les maisons de la rue St Jacques étaient alors aussi peuplées, car j’ai tout dépouillé sur Excel depuis 3 mois environ, donc j’ai une immage claire de l’habitat en 1846 à Saint Jacques.
Donc, à cette époque, l’immense majorité des familles vit dans une pièce unique. Et je me permets de vous rappeler qu’en 1846 il n’y a pas l’eau courante, le chauffage central etc…
Et n’en concluez surtout pas que ceux qui étaient propriétaires occupaient plus de pièces que ceux qui étaient locataires. Car, l’immense majorité des propriétaires vivait en totale promiscuité avec les locataires et comme eux, et il se trouve que la maison où demeurait les pêcheurs de sable est tout à fait représentative, donc, je vous la mets pour image de toute la rue Saint Jacques.
La maison n’a qu’un étage et le propriétaire, Guibert, vit en une pièce unique au premier. Il est dit forgeron, mais je ne vois aucune forge, donc soit il est ouvrier ailleurs et a hérité de cette maison, soit sa forge est ailleurs. (nom, prénom, âge, métier avec les 2 sources quand différent selon les 2 sources, numéro dans la rue, propriétaire, pièces)

Busson Louis 28 raffineur 31 Guibert 1P rz
Corbineau Marie 29 femme
Gourdon Pierre 34 pêcheur/pêcheur de sables 31 Guibert 1P 1er
Thibeau Rose 31 femme
Gourdon Pierre 3 fils
Gourdon Jeanne 5 fille
Gourdon Auguste 0,5 fils
Guilbert Pierre 32 forgeron 31 Guibert 1P 1er
Guilbert Victorine 3 fille
Guilbert Alexis 0,5 fils
Enoux Vve Cadet 60 journalière 31 Guibert 1 P mansarde
Cadet Vve Cormerais 40 femme
Cormerais Madeleine 7 fille
Cormerais Lise 5 fille
Cadet Clement 30 fils
Cadet Cornelie 32 fille
Sautron Jacques 50 colporteur 31 Guibert 1P mansarde
Pineau Geneviève 30 femme
Bazin Jacques 67 chaudronnier 31 Guibert 1P rz
Verniau François 32 tisserand 31 Guibert 1P rz
Berry Théophile 34 femme
Verniau Auguste 2 fils
Halbert Michèle 30 tailleuse 31 Guibert 1P 1er
Hubert Joseph 50 pêcheur/pêcheur de sables 31 Guibert 1P 1er
Marzin Marie 62 femme
Hubert Virginie 17 fille
Hubert Antoine 30 fils

Cette étude que je mêne depuis plusieurs mois me permet de mieux apréhender le mode de vie de mes ancêtres car j’avais découvert il y a quelque temps, grâce aux recencements, qu’ils ne vivaient pas seuls dans une maison, mais tous entassés dans une pièce de la maison, et dans la plus grande promiscuité. J’ai même découvert pire, et ce jour là, je suis restée anéantie par ma découverte. J’y reviendrai.

Voici les vues de cette maison d’après le recensement disponible en ligne sur le site des AM de Nantes 4ème canton, et comme je vous l’ai déjà expliqué, il existe un autre recensement de la même année, classé aux AD44, qui ne donne pas tout à fait les mêmes renseignements.

Et je vous souhaite tous bonne journée sans COVID

Les pêcheurs de sable à Nantes Sud Loire en 1846

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Vous avez bien lu mon titre, il s’agit bien de sable, et non de poisson. Ce métier existe toujours manuellement dans beaucoup de pays, et le moteur de recherche vous le prouvera. En France, comme ailleurs cependant, fin du 19ème siècle on a remplacé ces travailleurs manuels par des dragueuses puissantes.
Cette semaine sur Arte j’ai vu un documentaire sur Florence la ville italienne, et on y parlait de la fin des pêcheurs de sable à Florence en 1965, aussi remplacés par la dragueuse. Un vieil homme, qui avait connu cette époque, racontait que la dragueuse ramassait en un jour ce qu’un pêcheur de sable, travaillant durement 12 h par jour, 6 jours sur 7, ramassait en un an.
Et allez voir un site merveilleux sur ce métier disparu, avec des tableaux remarquables, qui vont vous faire découvrir ce ramassage du sable.
Hélas, je dois ajouter qu’en 2021, on sait que la planète va bientôt manquer de sable car nous en utilisons beaucoup trop pour construire toutes ces tours en béton partout. le sable est devenu une ressource en voie de disparition. L’impact environnemental et social de l’exploitation du sable inquiète l’ONU. La consommation de sable, deuxième ressource la plus exploitée au monde après l’eau, a triplé en 20 ans. … Cette consommation a contribué à la diminution de plages et d’aquifères, à la pollution, et à des inondations ou sécheresses.

La pénurie de sable, c’est pour bientôt ! (Infographie)

Voici comment j’ai trouvé ces 2 pêcheurs de sable :
J’ai dépouillé les rôles de capitation du canton de Pirmil, paroisse de Saint Sébastien d’Aigne, pour les métiers au 18ème siècle, puis les recensements du 4ème canton de Nantes, partie Sud du Pont de Pirmil, pour le 19ème siècle. Je pensais suivre les métiers, mais j’observe des curiosités. Ainsi, il n’y a aucun pêcheur dans les rôles de capitation, ce qui semble bien extraordinaire tant les rives de la Sèvre et celles de la Loire étaient poissonneuses.
Puis, les pêcheurs apparaissent à Nantes Sud Loire dans les recensements. Je vous avais déjà mis ceux de 1901, et je voulais voir s’ils étaient plus nombreux en 1846, car je supposais que ce métier était en voie de disparition progressive à cette époque. Il n’en est rien, c’est le contraire, il y a moins de pêcheurs en 1846. Mais, à Nantes, on a la chance de posséder 2 séries du recensement, l’une aux Archives Municipales et l’autre aux Archives Départementales, et il se trouve qu’elles ne sont pas identiques n’ayant pas été faites dans le même but, sans doute l’une pour les impôts. Et surtout elles n’ont pas été faites par le même recenseur ou percepteur. Il y a quelques mois de différence entre ces 2 relevés, et le recenseur ou percepteur n’était pas le même (pas la même écriture) se contentait de noter ce que la population lui annonçait comme métier, âge etc… Bref, j’ai eu le courage de relever les 2 séries parallèlement sur Excel et de les comparer. L’une donne le nom du propriétaire l’autre pas etc… L’une donne tous les membres du foyer l’autre pas etc… et le métier y est dans les 2 séries, le plus souvent le même, mais soudain alors que je relevais et tappais conscieusement, je lis « pêcheur de sable », et non « pêcheur » comme j’avais dans la série départemetale.
Sur le coup, ne connaissant pas ce métier, j’ai cru que je vieillissais dur au point de divaguer… si vous voyez ce que je veux dire. Bref, je n’en croyais pas mes yeux. J’avais toujours pensé qu’on en pouvait pêcher que des poissons, crustacés etc… mais pas du sable.
C’est alors que j’ai tapper sur le moteur de recherche qui m’a aussitôt donné tout plein de renseigments car le métier existe bel et bien encore.
Mais je reviens à mes sources documentaires, à savoir les 2 séries de recensement, car l’une, la série Départementale, donnait « pêcheur » et l’autre, la série Municipale donnait « pêcheur de sable », et ce dans 2 cas.
On peut donc en conclure hélas que les pêcheurs de sable étaient souvent connus et comptabilisés comme « pêcheurs » et donc on peut à ce métier de pêcheur oublier l’existence des pêcheurs de sable puisqu’on oubliait de préciser ce qu’ils ramassaient réellement sur leur barques, qui n’était pas du poisson et bien du sable.

Voici les 2 pêcheurs de sable de Nantes Saint-Jacques en 1846 :

Pierre Gourdon, 46 ans, époux de Rose Thibeau, et père de Pierre, Jeanne et Auguste, et Joseph Hubert, 50 ans, époux de Marie Marzin, pèré de Virginie et Antoine, sont voisins de palier au 1er étage du 16 rue St Jacques. Ils ont une pièce chacun pour leur famille entière, et le 16 est le bas de la rue avant la destruction de l’ancienne place Pirmil, donc leur maison n’existe plus.

Les 8 perreyeurs à Nantes Sud Loire en 1846 : carrière du chemin de Vertou

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Née en 1938, j’ai connu les pavés, très nombreux, même si le centre ville en a encore conservé quelques uns pour mémoire. En 1846 en outre, on ne construit pas encore en béton partout, donc il faut des pierres pour les maisons neuves, d’autant que l’hopital d’une part et la rue st Jacques d’autre part sont en construction et reconstruction, du moins en partie, et la route de Clisson voit le jour avec des maisons nouvelles sur les anciennes terres de jardiniers.

Outre les carrières de Chantenay, je découvre une carrière chemin de Vertou, et voici les perreyeurs dont je ne peux dire s’ils sont sur la même carrière : (lieu, âge, propriétaire, logement, nom)

Hte Grèneraie 29 Deplanchettes 2P rz, jardin Praud Jean
Hte Grèneraie 37 Deplanchettes 2P rz, écuries, grenier, cave Garraud Jean
village de la Boierie 28 Guilbaud 1P rz Guilbaud François
village la Gilarderie 43 Guilbaud 2P rz Guilbaud Sébastien
village la Gilarderie 44 Peneau 2P rz Chandebel Louis
ch. de Vertou est 45 Livain 2P rz, jardin, carrière Livain Charles
ch. haut de Vertou 63 Brochet 1P rz Levesque Louis
village de Sèvres 29 Duchatelet 2P rz Peltier Pierre

Les boîtiers avant la machine à faire les boîtes de conserve : ici chez Cassegrain en 1901

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Pour répondre à la question posée hier, voici effectivement le boîtier travaillant chez Cassegrain, dont l’usine est bien au prolongement de Nantes Sud Loire.

Le recensement de 1901 Nantes Sud Loire (les 2 collections, celle des AM et celle des AD additionnées car se complétant) donne bien 2 fois le métier de boîtier, donc l’un chez Cassegrain, l’autre sans travail. Voici celui qui travaille chez Cassegrain :

Vezin Louis 50 chef boitier Cassegrain
Ordronneau Marie 44 femme blanchisseuse patronne
Vezin Louis 19 fils manoeuvre Chevalier rue Jeanne d’Arc
Vezin Marie 16 fille couturière divers

Et voici en 1901 aussi, celui qui était sans travail, mais il se trouve qu’il a 17 ans et vit avec ses parents et frères et soeurs à Sèvres. Je me permets de vous rappeler cependant qu’à 17 ans à cette époque, on est normalement au travail depuis longtemps. Sans doute a-t-il terminé son apprentissage mais pas encore été embauché ! A moins que la machine ne soit déjà là !!!

 

 

L’explosion du chômage (sans Assedic) fin 19ème siècle : Nantes Sud Loire

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Je vous parlais avant-hier de la fin des scieurs de long pour débiter les grumes de bois arrivant au port de Nantes. Voici l’augmentation considérable des « sans travail » entre 1846 et 1901 à Nantes Sud Loire. La population est passée de 3 000 à 4000 dans ce quartier Sud Loire de Nantes, sans doute sous le poids des arrivées pour trouver du travail à Nantes, mais force est de constater qu’on ne trouvait pas toujours du travail, car ils sont 114 « sans travail », et si je rapporte au nombre d’adultes chefs de famille qui sont environ 1 000, je constate un taux de chômage déjà à 11 %.

Dans cette longue liste des métiers qui ont des « sans travail », je note surtout la fin des tonneliers à Nantes. Je n’ai pas compris si les navires n’avaient plus besoin du vin en tonneaux, ou si les tonneaux étaient désormais fabriqués hors Nantes, car le quartier Nantes Sud Loire devenait habitations ouvrières et petites boutiques essentiellement, alors que les ateliers de tonneliers n’y ont sans doute plus leur place et leur bruit.

Voici ces 114 « sans travail », par métier

ajusteur
ajusteur
boisselier
boitier
boulanger
boulanger
calfat
camionneur
camionneur
charbonnier
charpentier
charpentier
charpentier
chaudronnier
chaudronnier
chauffeur
chauffeur
chauffeur
chauffeur
coiffeur
cordonnier
corroyeur
couvreur
couvreur
dévideuse
domestique
emp.
emp. Commerce
emp. de commerce
factrice
fileuse
fondeur
forgeron
frappeur
garçon de magasin
garçon épicier
giletière
imprimeur
imprimeur
jardinière
journalier
journalier
journalière
journalière
journalière
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
maçon
magasinier
manœuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manoeuvre
manœuvre
manoeuvre
manœuvre
manœuvre
maréchal
marin
mécanicien
mécanicien
mécanicien
mécanicien
mégissier
menuisier
menuisier
menuisier
menuisier
mouleur
mouleur
ouvrier
paveur
peintre
perreyeur
plâtrier
scieur de long
scieur de long
serrurier
tailleur de long
tailleur de s?
tailleur d’habits
tailleuse
tanneur
tanneur
tapissier
tesseur de tas
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier
tonnelier