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garçon majeur, Dt au Haut Tertre au
Louroux, reconnaît avoir reçu ce jour du citoyen Esprit Benjamen Bancelin,
trésorier au district de Segré, 308 L pour son engagement au lieu et
place de Jean Gerbouin, domestique chez la veuve Faultrier à la Jaillette,
défenseur de la patrie, à la décharge du contingent de la commune de
Louvaines et Jaillette, nommé par la voie du scrution en vertu du PV
du 21 mars dernier, et ledit Gerbouin s’engage rembourser ledit Bancelin
(Millois Nre royal à Louvaines)
le
Grand Gaudrie : Le 7.11.1774 Michel Roussier Md fermier Dt au lieu
seigneurial de Launay à Louvaines baille la métairie à ferme à Nicolas
Guemas veuf de Jacquine Gernigon (Allard Nre royal à Louvaines)
est, 1134
(Hauréau, Pr., 155). — Pons Doctrinoe 1135 (Fontev., Nécrol.,
fol. 96). — Pontrotam 1200 circa (Chantocé, ch. or.). — Pons
Uncti 1207 (11.-D. B 46, f 2), — Pons Outranni 1248
(H Pontron). — Pons Doutranni 1264 (H.-D. B 21, f. 29). — L'abbé
dou Pon de Tran 1378 (H Pontron). — Notre-Dame de Pont Octran
1408, — Pontortran 1512 (Et.. C.). — Pontdetron 1540 (C 107,
f 62). — Ponctron 1676 (H Pontron). — Le pays, désert et couvert
de bois, qui devait son nom, dit la tradition, à un brigand, était devenu
dans les premières années du XIIe s. le refuge d'un ermite, nommé Clément.
Protégé par les seigneurs d'alentour, il s'associa quelques compagnons,
puis, sur un vaste emplacement donné par Herbert Le Roux et Renaud de
la Pineliére, et avec l'assentiment des seigneurs suzerains de Bécon
et du Louroux, il se prit à construire une chapelle et alla offrir son
oeuvre et le domaine à l'abbaye Cistercienne du Louroux. en Vernantes.
L'abbé Martin, investi du consentement de l'évêque et des bienfaiteurs,
y vint installer une
première colonie de ses religieux. Le Cartulaire
de la nouvelle abbaye assigne l'installation du premier abbé élu, Foulques,
à l'année 1134 Une bulle d'Innocent II confirma dès 1139 cette
fondation, bientôt enrichie par les dons abondants des seigneurs de
la Tour-Landry, de Montjean, de Candé, d'Ancenis, d'Oudon, de Laval,
des frontières d'Anjou et de Bretagne.
Charles de Bourbon,
cardinal, 1573. — Phil. Du Bec, évêque de Nantes, 1515, qui résigne
au profit de son neveu. — Jean Du Bec, installé le 22 février
1586. — Claude Delabarre, aumônier du roi, 1603, 1623. — Jacq.
Gauthier, conseiller et aumônier du roi, 1653, mort à Angers,
« au « regret et deuil public de la ville et particu« fièrement des
pauvres », le 16 septembre 1671, et inhumé dans l'église Saint-Michel-du-Tertre
(GG 139). — Charles Goddes de Varennes, t le 4 juin 1705, à Angers
(GG 155). — Franç. de Valbelle de Tourves, aumônier du roi, nommé
le 14 août 1105, évêque de St-Omer le 1er novembre 1708. — Jean-B. de
Lescure, résidant à Albi, 1729, à Paris le 30 octobre 1752. — Jacq
- Guill. Blondel, docteur de Sorbonne, janvier 1753-1790, vicaire
général de l'évêché d'Evreux.
septembre 1792, et, invités par le nouveau maître,
à se considérer toujours comme en leur propre domaine, restèrent dans
la maison et n'y furent jamais inquiétés, qu'a certains jours parles
Chouans, contre lesquels ils allaient volontiers faire le coup de feu.
Le camp de Scépeaux s'était établi aux alentours en l'an III et deux
combats importants s'y livrèrent le 15 messidor et le 22 messidor, où
les patriotes furent victorieux. Deux des religieux moururent avant
le Concordat ; un autre, Cl.-Jos. Quartier, vicaire de la paroisse,
le 2 janvier 1808, et le prieur, D. Péquignot, dans l'abbaye même, le
27 novembre 1818, âgé de 76 ans. — Les bâtiments, où subsistaient notamment
une vaste et admirable cheminée, sculptée à l'écusson des seigneurs
de Montjean, la chapelle, les jardins, les derniers et magnifiques vestiges
qui restaient de l'abbaye, ont été détruits et rasés en partie par les
ordres du général Lamoricière, neveu de M. Robineau, en partie par ses
héritiers, pour reconstruire à distance des fermes neuves. Les plaques
armoriées des cheminées ont été recueillies par M. Denou, entrepreneur.
Célestin Port, Dictionnaire du Maine et Loire, 1876
Département à l'accusateur public. Condamné
par le tribunal d'Angers et sur son appel, par celui de Beaupréau, à
2 ans d'exil à 8 lieues de sa paroisse, il se retira à Corzé, mais revint
au Louroux après la prise d'Angers par les Vendéens, en juin 1793. 11
y fut arrêté le 10 février 1794, dans une maison du village de la Milanderie,
condamné par la Commission militaire d'Angers le 21 février (3 ventôse
an II) et exécuté le même jour. On conserve dans l'église, avec une
inscription commémorative, la huche en bois, dans laquelle il fut trouvé
caché.