Tugale Lehirbec veuve de Daniel Duchemin s’accorde avec Pierre Simon sur les comptes de la succession : Laval 1643

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E2/775 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 12 novembre 1643 avant midi devant nous Jean Barais notaire du comté de Laval y demeurant ont esté présents et deument establis honorable Tugalle Lehirbec veuve Me Daniel Duchemin vivant sieur de Courgé, au nom et comme ayeulle et tutrice naturelle de René, Daniel et Louise Simon enfants mineurs de deffunts Me Charles Simon sieur du Tertre et honorable Tugalle Duchemin d’une part, et Me Pierre Simon sieur du Tertre aussi enfant desdits deffunts d’aultre, et encore damoiselle Françoise Simon émancipée assistée de Me Magdelon Duchemin sieur de l’Espinay son coadjuteur, tous demeurant en cette ville, lesquels soubmettans etc confessent avoir fait entre eulx ce qui ensuit, c’est à scavoir que comptant des bestiaux estant sur les lieux du Tertre l’Esablière et Rouarière suivant la clause rapportée en leurs partages il s’en est trouvé sur ledit lieu du Tertre escheu audit Me Pierre Simon 78 livres qui est pour (f°2) la moitié appartenant audit Simon la somme de 389 livres suivant l’estimation qui en a esté faite par Christofle Perier mestayer demeurant au lieu de la Pouplinière paroisse de Louverné et François Fouassier laboureur demeurant au lieu de la Bordelière paroisse de Bouchamps, experts convenus par les partyes pour le fait de ladite prisée, comme il paroist par le mémoire qui en a esté fait paraphé de nous notaire et attaché à ces présetntes ; sur les lieux de Lysablière escheu audit René pour la somme de 429 livres qui est pour la moitié en laquelle ils sont pareillement fondés 219 livres 10 sols recours à l’acte de prisée qui en a esté fait devant nous avec les fermiers judiciaires dudit lieu qui s’en sont chargés à cette raison ; sur la closerie des Ravarières exploitée par Angot pour la somme de 118 livres faisant pour (f°3) la moitié la somme de 59 livres, et sur la closerie tenue par Pierre Besnier pour la somme de 70 livres tz appartenant pour le tout auxdits Simon comme ayant achapté la part et portion dudit Besnier d’Anthoine et Nicolas les Mignots adjudicataures d’icelle par vente faite sur luy recours semblablement à la prisée faite d’iceulx ave le fermier judiciaire d’iceulx lieux ; toutes lesquelles sommes reviennent à la somme de 737 livres 10 sols qui est à chacun la somme de 147 livres 10 sols, en sorte que ledit Me Pierre Simon doibt de reste 241 livres 10 sols et ledit René la somme de 72 livres, et est deub auxdites Françoise et Louise qui n’ont aucuns bestiaulx ceulx qui estoient sur le lieu de Galbert ayant esté vendus à Pierre Carré marchand acquéreur dudit lieu et le prix d’iceulx partagé entre lesdits Simon chacun la somme de (f°4) 147 livres 10 sols, et audit Daniel la somme de 18 livres 10 sols qui ont esté payées scavoir par ledit Me Pierre Simon présentement à ladite Louise la somme de 147 livres 10 sols, à ladite Françoise 75 livres 10 sols, et audit Daniel 18 livres 10 sols, et à ladite Françoise sera fait raison par ladite dame de Courgé pour ledit René de la somme de 72 livres pour la resaisir de sa part desdits bestiaulx ; quant à la jouissance par eulx daite indivisièrement des héritages et biens immeubles compris en leurs partages jusques au jour de la Toussaint dernière conformément à la clause rapportée en iceulx ont recogneu lesdites partyes avoir receu leurs parts et portions de tous les fruits revenus et arrérages desdites choses et les avoir partagées ensemble à mesure qu’elles ont esté receues scavoir la somme de 300 livres (f°5) touschée par les mains dudit Me Pierre Simon pour une année d’arrérages de la rente de 300 livres deue par monsieur le marquis de Hautefort escheue au mois d’août dernier, 132 livres 7 sols 6 deniers aussi pour l’arrérage de cette année deue par la veuve et héritiers de la Vigne Bidallier, 53 livres 10 sols pour la moitié du prix de 2 bœufs effeillés (du terme « effoil ») sur le lieu du Tertre, 40 sols pour retour d’un bœuf eschané sur ledit lieu de Lysablière auquel n’y a eu autre effoil cette année fors une vache vendue 18 livres dont le prix n’a encore esté payé, 6 livres pour moitié du prix de queslques bestiaux du lieu des Ravarières, 29 livres pour prix de 2 pippes de cildre du lieu du Tertre vendues en détail, 13 livres pour une autre pippe dudit lieu vendue en gros, 7 livres 7 sols 6 deniers pour prix de (f°6) quelques volailles desdits lieux, 30 sols par chastaigner, 28 livres 10 sols pour prix de 28 boisseaux et demy de bled noir dudit lieu de Lysablière, 19 sols pour demy boisseau de bled, et parce qu’il est deu 15 livres de laine provenue des lieux du Tertre et des Ravardières ledit René en a eu 10 livres, ledit Me Pierre Simon 4 et ladite Françoise une, le prix desquelles demeure réglé à 16 sols la livre, et pour les 32 livres de beurre en coing et 98 livres en pot receuz desdits lieux ils ont estés receuz par ledit Simon qui en tiendra compte à raison de 5 sols le beurre en coing et de 3 sols 6 deniers pour le beurre en pot, comme aussy de 3 pippes de pomme des lieux de Lysablière et du Tertre à raison de 4 livres la pippe, le surplus desdits revenus et arrérages consistent en la somme de 100 livres deue par le sieur du Tertre Rousseau pour l’arrérage de cette année de la rente par luy constituée et sa femme, 72 livres pour la ferme du lieu de la Jouasière, la somme de 150 livres deue par ledit Simon pour les loyers de la maison par luy exploitée, les grains provenus sur lesdits lieux, scavoir 6 charges 4 boisseaux de bled et une charge 8 boisseaux (f°7) 75 livres pour le prix des bestiaulx du lieu de Galbert, 242 livres pour le reste du principal et intérest de la somme de 400 livres debuz par le sieur de la Hunaudière dont ledit deffunt sieur du Tertre portoit jugement sur le sieur de la Bellangerie obligé avec luy

Aveu au roi de Philippe Tessard pour les biens de son épouse Jeanne Bontemps : Angers 1553

Le roi a alors délégué au maire cette fonction de réception des aveux qui lui sont dus.
On voit que Jeanne Bontemps possédait plusieurs maisons à Angers.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E4346 magnifique parchemin en bon état – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 14 août 1553 Je Philippes Tessard mary de Jehanne Bontemps déclare par davant vous messieurs les maire et eschevins d’Angers commissaires en ceste partye suyvant le vouloyr et lettres patentes du Roy notre sire données à Compiègne le 14 juillet dernier passé que à cause de la maison de madite femme en laquelle je suys demeurant, située en la rue de la Poyllerye en ceste ville, joignant d’un cousté à la maison Jehan Lemoyne d’autre à la maison Jehan Apveline, je doy la somme de 4 livres de rente à l’abbé de Mélynays, plus je doy 22 soulz 6 deniers à l’abbé de la Boessière à cause d’une maison et jardrin situez en la rue du Morier près les Aisses joignant ledit jardrin d’un bout aux jardrins et maison de la Boessière d’un cousté au jardrin maistre Jullien Goupillau, plus pour lesquelles maisons et jardrins je doy aux cens d’Anjou 4 soulz 6 deniers ; Item à cause de 2 journaulx de terre à madite femme appartenant, vulgayrement appellez les Prebendelles sainct Martin près le pré d’Allemaigne je doy 10 soulz de rente à maistre Estienne Delaistre chanoyne du chappitre sainct Martin de cestedite ville ; Item il m’est deu à cause de madite femme 12 livres 10 soulz de rente sur une maison située en la rue de la Poyllerye joignant d’ung cousté la maison Jehan Aveline d’autre cousté la maison Jehan Tessard ; Plus m’est deu comme dessus 60 soulz de rente sur une aultre maison et jardrin situez à la barrière de Brecigné les cesdite ville joignant d’un cousté ladite maison et jardrin le chemin de rue Cheure d’aultre cousté le cloux de vigne de Pissouse abouté au pavé tendant à la Magdeleine ; Auxquelles choses ainsi déclarées je fays arrest et vériffié la présente déclaration estre véritable soubz mon seign cy mins le 14 août 1553 et aussy soubz le seign du soubscript à ma requeste »

Coupures de courant : je vis dans la peur ! (Résolu, j’ai une batterie)

Je vis dans la peur !
La CGT a encore annoncé des coupures de courant.
Je respire la nuit avec un appareil dit PPC

La CGT a annoncé des coupures de courant.

La dernière fois (l’an dernier, car j’habite Nantes royaume de la CGT), j’ai subi 2 nuits avec des coupures, sans me réveiller lors de la coupure.

je me suis réveillée le lendemain vers 10 h chaque fois totalement HS restant affalée dans le fauteuil, sans pouvoir même dire mon nom durant quelques heures tant j’étais abrutie.
J’ai peur
Je vais dormir ce soir dans mon fauteuil sans la machine tant je vous redis que les dernières coupures de courant, je ne me suis pas réveillée lors de la coupure.
Odile

Bail à ferme pour 2 ans de la Pâquerie à Bontemps et Delhommeau : Pelouailles 1544

L’acte qui suit est la conséquence d’une vente par contrat pignoratif. Le terme « contrat pignoratif » est le terme distingué juridiquement valable, pour les contrats de vente à réméré, c’est à dire avec une condition de grâce permettant le rachat (réméré).
Ce type de vente est assez fréquent au début du 16ème siècle, et c’était certainement un moyen de disposer d’argent liquide rapidement pour le vendeur, qui savait pouvoir rembourser (racheter) à court terme.
Les contrats pignoratifs sont toujours suivis d’un bail à ferme, par lequel l’acquéreur (provisoire) baille à ferme aux vendeurs (provisoires) le lieu vendu ainsi, donc les vendeurs ne quittaient pas l’exploitation du domaine en question et en versait seulement un loyer dit « ferme » durant un nombre d’années fixé par le contrat pignoratif.
Le nombre d’années était variable, et ici il est court avec seulement 2 ans.

Tous les contrats pignoratifs que j’ai retranscrits sont classés dans la catégorie (ci-contre fenêtre CATEGORIE)
AGRICULTURE
PROPRIETE FONCIERE
– ENGAGEMENT

L’acte qui suit a été trouvé et retranscrit par Stéphane, que je remercie vivement.

Vous avez même la signature du grand père BONTEMPS, ce qui est rare à l’époque car les signatures n’étaient pas encore obligatoires et HUOT le notaire faisait rarement signer.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E121-1140 (Laurent Gouyn notaire royal à Angers) – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 27 septembre 1544, (Huot notaire Angers) Le 27 septembre 1544 en la cour du roy notre sire à Angers personnellement estably honnorable homme maistre Gilles Heard licencié ès loix advocat à Angers d’une part, et honnorable homme maistre André Lhommeau aussi licencié ès loix advocat audit Angers et Pierre Bontemps greffier de la prévosté d’Angers d’autre part, soubzmectant lesdites partyes etc mesmes lesdits Delhommeau et Bontemps eulx et chacun d’eulx seul sans division de personne ne de biens etc confessent etc c’est à savoir ledit Heard avoir baillé et encores etc baille à tiltre de [il a barré « fyef » qui est en fait pour « ferme »] et non autrement auxdits Delhommeau et Bontemps qui ont prins et accepté prennent et acceptent par ces présentes audit tiltre de fye (ferme) et non autrement du jourd’huy jusques à deux ans prochainement venant finissant à pareil jour lesdites 2 années finies et révolluz le lieu clouserye domaine et appartenances de la Pasquerye avecques 10 quartiers de vigne sis au cloux de Pineaux ? le tout en la paroisse de Pellouailles

Il faut lire « Preaux » selon le commentaire ci-dessous de Michel. Merci à elle car identifier les noms de lieu quand je retranscris n’est pas chose toujours facile.

tout ainsi que lesdites choses se poursuyvent et comportent et que lesdits preneurs les ont ce jourd’huy paravant ces présentes vendues et transportées audit bailleur pour desdites choses jouyr par lesdits preneurs audit titre de fye et en disposer comme de choses baillées à ferme ; à la charge desdits preneurs de payer et acquiter ladite fye des cens rentes charges et debvoirs deuz pour raison desdites choses ; faire faire les vignes des 4 faczons ordinaires en temps deu et de bonnes saisons ; faire icelles dites choses (f°2) entretenir en bon estat det suffisante réparation en manière qu’elles ne dépérissent, et les rendre en la fin de ladite ferme ; et est faite ceste présente baillée prinse et acceptation de ferme pour en payer et bailler oultres les charges dessusdites par lesdits preneurs et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne de biens leurs hoirs etc audit bailleur par chacun desdits 2 ans la somme de 72 livres tz sur laquelle ferme et pour solvation et payement de ladite somme à eschoir lesdits preneur ont baillé et payé et avancé content en présence et au veu de nous audit bailleur la somme de 72 livres tz, dont etc et pour la seconde année à eschoir d’icelles fermes lesdits preneurs ont promis et promettent doibvent et demeurent tenuz payer bailler et avancer audit Heard pareille somme de 72 livres tz dedans d’huy en ung an prochainement venant ; auxquelles choses dessusdites tenir etc et aux dommages etc obligent lesdites parties etc mesmes lesdits preneurs eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens etc à prendre vendre etc renonçant etc et par especial lesdits preneurs aux bénéfices de division de discussion d’ordre de priorité et postériorité etc de toutes etc foy jugement et condemnation etc présents à ce honorable homme et saige maistre Denys Nyvard licencié ès loix advocat à Angers et maistre Nouelle Hallay praticien en court laye demeurant à Angers tesmoings, fait et passé audit Angers en la maison (f°3) dudit Nyvard les jour et an susdits »

Michel Blanche vend quelques pièces de terre à son frère Nicolas : Les Rosiers 1572

Je descends du couple :

Nicolas BLANCHE °ca 1550 †1610/mars 1620 x ca 1571 Rose FLEURY °Angers Saint-Maurice 13 septembre 1552 †1609/mars 1620

Mon Nicolas Blanche est bien marchand demeurant à Saint Maurice à Angers à cette date, selon tous les BMS et actes notariés que j’ai déjà. C’est donc lui dont il est question dans ce qui suit, qui lui donne pour frère Michel, demeurant aux Rosiers.
J’ai cependant une préoccupation sur ce lien car Michel Blanche, ci-dessous, est dit ne savoir signer, or mon ancêtre Nicolas Blanche sait signer et a un statut social florissant. En outre, mon Nicolas Blanche fait 19 enfants à son épouse, sans qu’aucun Blanche soit dans les parrainages, ni une quelconque personne des Rosiers. J’ai vu que les registres de Rosiers commençaient en 1570 et j’irai les faire un de ces quatre, mais je suis sur autre chose de long et important et je ne peux dans l’immmédiat me déconcentrer.

L’acte qui suit a été trouvé et retranscrit par Stéphane, que je remercie vivement.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5-618 (Laurent Gouyn notaire royal à Angers) – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

le seizième jour d’aout l’an mille cinq cent
soixante douze
en la court du roi notre sire à Angers
et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère
de Roi endroit etc étably Michel Blanche
marchand demeurant en la paroisse des
Rouziers soubmettant etc confesse etc
avoir aujourd’huy vendu quitté cédé
délaissé et transporté etc et encores etc
vend quitte perpétuellement par héritage
à honnête personne Nicolas Blanche marchand
demeurant en la paroisse de St Maurice de cettedite
ville d’Angers lequel résentement a achapté
et achapte pour lui ses hoirs etc la moitié
par dyvis d’un
quartier et demy de pré sis au lieu
appelé les Bas Pré paroisse des
Rouziers le tout joignant d’un costé
le pré dudit achapteur d’autre costé
le pré de (blanc)
aboutant d’un bout le chemin tendant
des Rouziers aux Champs Girard
d’aultre bout le pré des hoirs feu
Pierre Boyreau tout ainsi que
ladite moitié dudit pré par divys se
poursuit et comporte et comme il
(f°2) est escheu et advenu audit vendeur à cause
de la succession et par la mort et trespas
de ses défunts père et mère suivant
et au désir des lots et partages faits entre
lesdites parties [ici les 2 parties sont Michel et Nicolas, donc Nicolas fait parti des héritiers , en conclusion Michel et Nicolas sont frères] et leurs cohéritiers ; tenu ou
fief et seigneurie de Mourue et chargé
vers ladite seigneurie aulx cens rentes et
debvoirs anciens et acoutumez que lesdites
parties adverties de l’ordonnance n’ont peu
aultrement déclarer, quels debvoirs ledit
achapteur sera tenu et a promis poier
a l’advenir néanlmoins franc et quitte
du passé jusqu’à huy ; transportant
etc et est faite la présente vandition
cession et transport pour le prix
et somme de quatre vingt livres tz,
quelle somme le dit vandeur
a confessé pardavant nous avoir
eu et reçue auparavant ce jour
dudit achapteur et dont etc et l’en a
quitté etc ; à laquelle vandition
tenir etc garantir etc dommages etc
obligent etc renonçant
et par especial à l’exeption
de pécune mon nombrée non eu et non
reçue foy jugement condemnation etc fait et
passé audit Angers, es présences de
Guyon Bruitault Marchand et Michel
Sochet demeurant audit Angers tous etc ledit
vendeur a déclaré ne savoir signer »

Partages en 2 lots des biens du 1er lit de feu Jeanne Bontemps avec feu René Hiret : Angers 1577

Ceci n’est qu’une partie de la succession, car il ne s’agit que des biens Hiret. On apprend que les 2 frères sont en procès : les successions ont de tous temps fait l’objet de fréquentes disputes…

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E4010 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 15 avril 1577 lots et partages des choses héritaulx tenues censivement et en retard, et des acquestz o grâce et constitution de rente délaissés par transaction faite avec missire Philippe Thessard, montans 7 000 livres tz en principal, lesdites choses demeurées du décès et par la succession de deffuncte honorable femme Jehanne Bontemps à Me François et René Hiret enfants de ladite Bontemps et de deffunct Me René Hiret vivant licencié es droits leur père, que ledit Me François Hiret fournist et présente audit Me Hiret pour estre procédé à la choisie d’iceux selon coustume d’Anjou où les parties sont demeurantes et les choses situées, lesdits lotz fournis par ledit messire François Hiret en exécution de certain jugement donné entre les parties en la prévosté et continuation des privilèges roiaulx de l’université d’Angers le 15 avril 1577, sans aultrement par ledit Me François Hiret approuver ledit jugement et protestation d’en appeler en temps et lieu.
1er lot : Une petite maison estable et jardin sis en la rue des Esses de ceste ville d’Angers joignant d’ung costé aulx jardrins des héritiers Goupillau d’aultre coté à la rue des Esses aboutant d’ung bout au jardin des Maudets d’aultre bout au jardin de Me François Raoul sieur de la Guibourgère – Item le lieu et closerie appartenances et dépendances de la Pasquerière sis en la paroisse de Pelouailles comme il se poursuit et comporte tant en maisons pressouer estables celiers ayreaulx jardins terres prés vignes bois que aultres choses qui en dépendent sans rien (f°2) en excepter et tout ainsi que ladite Bontemps soit à tiltre successif de ses prédécesseurs ou à tiltre d’acquest par elle et ledit deffunct Thessard son mary faits en la proximité dudit lieu en jouissoit peu auparavant son décès et comme Guillaume Poullain son closier audit lieu en jouissoit de par elle – Item 2 contrats d’achapt o grâce montans 2 000 livres tz faits par ledit deffunct Thessard dudit René Hiret de certaines choses héritaulx de Malpère passés le 1er par Fourré notaire royal Angers le 9 août 1564 et le second passé par Callier notaire royal audit Angers le 15 août 1565 le contenu desquels contrats demeurera pour le tout à celuy qui aura ce présent lot avec la moitié des intérests fermes ou arrérages d’iceulx contrats depuis la transaction faire avec ledit Thessard ledit 24 février 1573 jusques au jour de la choisie des présents lots, et l’aultre moitié desdits intérests appartiendra à celuy qui aura le second lot sans toutefois approuver que les choses prétendues esdits 2 contrats soient ne appartiennent audit René Hiret – Item ung contrat à grâce et le contenu en iceluy montant la somme de 1 000 livres tz en principal par ledit deffunt Thessard fait du lieu du Lutin par Me Charles (tache) et Gabriel Charlet passé par Callier notaire royal Angers le 29 avril 1569, avec la moitié des intérests ou fermes dudit contrat escheuz depuis ladite transaction passé par Fourré audit an 1573 et ledit 24 février jusques au jour de la choisie des présentes lots et l’aultre moitié desdits intérests appartiendra à celuy qui aura le second lot –
2ème lot : (f°3) Ung contrat o grâce et le contenu en iceluy fait par le deffunt Thessard et par luy délaissé auxdits les Hirets du lieu et métairie de la Fellière audit Thessard vendu pour 2 000 livres par noble homme René Bualdry sieur de la Esterie et Me François Bislesve sieur de la Boizardière passé par Me René (illisible) notaire royal Angers le 26 mai 1569 avec la moitié des fermes intérests ou arrérages dudit contrat deubz depuis ladite transaction jusques au jour de ladite choisie l’aultre moitié desdits arrérages appartiendra à celui qui aura le 1er lot – Item la maison et appartenances sise sur la rue de la Poislerie de ceste ville d’Angers en laquelle est de présent demeurant ledit René Hiret, joignant d’ung costé à la grande rue de la Poislerie d’autre costé à la rue par laquelle on va du carroy de la porte Girard au cornet, aboutant des 2 bouts aulx maisons de la veufve Aveline et ses enfans sauf audit Me François Hiret à demander la moitié des louages de ladite maison ensemble de la maison estable et jardin des Esses echeuz et qui escheroit pendant le procès et qui ne sont encores adjugés par ladite sentence. – 60 soulz tz de rente foncière que les hoirs feu Lebonnier doibvent sur une maison sise à la barrière de Brécigné lez ceste dite ville (f°4) – Une petite portion de chambre de maison avec ung petit lopin de jardin et ung aultre petit jardin avec la commodité es rues yssues et ayreaulx joignant la maison des Pinczons et Poiets avec la moitié d’une petit test à bestes qui en déppend, le tout sis en proximité fudit lieu de la Rubeschallière et comme lesdits Jehanne Bontemps et Thessard les ont acquis de Me Guillaume Fourré et au désir du contrat sur ce fait – Ung quartier et demy de vigne ou envison sis au cloux de Lespennière joignant d’ung costé et d’ung bout aux vignes des Goupillaulx – Ung petit cloteau de terre planté en vigne appellé la plante sis près ledit lieu de la Rubeschallière contenant 2 quartiers et demy de vigne ou environ, avec ung cloteau de terre labourable sis au dessus de la terre des Pinsczons, ensemble ung aultre journau sis au dessus des terres desdits Pinczons, les Poiets et les Calliers, lequel journau de terre on appelle le champ des Perriers – 3 petits lopins de taillis sis près ledit lieu de la Ruteschallière et au dessus de l’appartenances desdits Pinczons et Poyets scavoir ung quartier de taillys sis au dessus de la maison des Pinczons joignant des 2 costés aux terres de Phorien Tardif d’ung bout aux terres de la Piharière, d’aultre bout au boys de Phorien Pinczon, une planche et demye de taillis qui joinst d’ung costé au boys de Phorien Pinczon d’aultre costé au boys feu Berault d’ung bout à la terre desdits partageans, d’aultre bout à la terre dudit Tardif, une autre planche de bois joignant d’ung costé à la terre Michel Poyet d’aultre costé au boys dudit Berault d’ung bout à la terre desdits partageans, d’aultre bout à la terre dudit Tardif. (f°5) – 12 livres 10 sols tz de rente foncière que doibt chacuns ans René Gohier apoticaire sur sa maison sise en la rue de la Poislerie en laquelle il est demeurant – Ung journau et demy de terre ou environ planté en bois et bruières joignant d’ung costé au chemin tendant de Naimes ? à Sainct Silvin d’aultre costé aulx terres de la Millardière ung petit chemin ou sentier entre deulx, aboutant des deux bouts aulx terres desdits partageans – Ung contrat et le contenu en iceluy de 80 livres tz de rente par ledit René Hiret créé et constitué audit deffunt Thessard pour la somme de 1 000 livres tz passé par Jacques Callier notaire royal Angers le 17 avril 1567, lequel contrat tant en principal que continuation de rente demeurera pour le tout à celuy qui aura ce présent lot, avec la moitié des intérsts arrérages de ladite rente escheuz depuis ledit 17 février 1573 jusques au jour de la choisie des présents lots, et l’aultre moistié desdits arrérages appartiendra à celuy qui aura le premier lot, o reservation à celuy qui aura ce présent lot de pouvoir poursuivre et demander assiette de ladite rente contre ledit René Hiret au désir du contrat de constitution de rente – Ung contrat de vendition o grâce et le contenu en iceluy montant 1 000 livres tz fait par ledit deffunct Thessard de Me Jehan de la Coussaye passée par Fourré notaire royal Angers le 4 octobre 1570 avec la moitié des intérests ou arrérages dudit contrat à compter du jour de ladite transaction jusques au jour de ladite choisie des présents lots (f°6) l’aultre moistié desdits arrérages appartiendra à celuy qui aura le premier lot – Item 2 journaulx de terre ou environ appellées les Prébendes sis près le pré d’Allemagne lez ceste dite ville le premier d’iceulx joignant des 2 costés ) 2 journaux de terre labourable dépendant des Prébendes de Sainct Martin d’Angers, aboutant d’ung bout au chemin tendant de la Cassematte à Pierre Lize, d’aultre bout à la terre qui fut aulx Fleuriots et feu Poullain, l’aultre journau joignant d’ung costé à la terre de (blanc) d’aultre costé à ung clos de vigne ung fossé entre deux, aboutant d’ung bout au chemin par lequel on va du portal Sainct Aulbin à rue Chevre d’aultre bout au chemin par lequel on va dudit portal au pré d’Allemagne.
Et sont fournis lesdis présents lots sans préjudice d’aultres instances et procès pendant entre les parties et sans y déroger aussi sans préjudice des criées et bannies des biens de deffunt Me Pierre Bontemps, de la succession duquel lesdits partageans se sont avec Me Pierre Becquet curateur de Daniel Tessard portés héritiers par bénéfice d’inventaire, lesquelles criées et bannies vuidées ou à procès composition faite avec les créanciers dudit Bontemps ledit Me François Hiret se charge fournir lots et partages de ladite succession de ce qui se trouvera liquidé et leur appartenir après que de ladite succession leur aura esté baillés lots par ledit Tessard et que sur iceulx y aura eu choisie. – Et pour le regard des droits rescindans et rescidoires qui auxdits partageans pourroient compéter et appartenir contre le partage en forme de transaction faite avec ledit Thessard ledit 24 février 1573 chacune des parties se pourvoira en ce regard ou en composera comme bon luy semblera. – Payeront lesdits partageans chacun pour son regard les cens rentes et (f°7) debvoirs féodaulx et seigneuriaux tant pour le passé que pour l’advenir sans répétition pour les choses de chacun son lot – Seront lesdits lots subjects au garantage l’ung de l’aultre – En ce que dessus n’est comprise la somme de 3 000 livres portée par ladite transaction de laquelle ledit René Hiret a esté acquité vers la veufve et héritiers Me Jehan Paillard, la moitié de laquelle somme montant 1 500 livres et les intérests d’icelle ledit René Hiret a esté condamné payer audit Me François Hiret par jugement donné entre lesdits partageans le 15 avril dernier pour raison de quoi demeurent audit Me François Hiret les actions saulvées et réservées et non comprinses es présents lots, desquels lesdits partageans jouyront chacun de son lot dès le jour de la choisie d’iceulx. – Signiffyés audit René Hyret parlant à sa personne et d’iceulx baillé copie signée dudit Me François Hyret pour estre par luy procédé à la choisie desdits lots et partages si bon luy semble par Me SébastienGarnier sergent royal en Anjou soubsigné le 30 mai 1577 – Auxquels lots cy dessus escripts et fournis dès le 30 mai 1577 en exécution de la sentence donnée entre les parties le 15 avril audit an, et obéissant à icelle, ledit Me François Hiret y a fait arrest et révocqué tous aultres lors par luy fournis auparavant ladite sentence et y renonce, Fait à Paris le 14 juin 1578 » … (en marge) : Pour justifier que René Hiret trisayeul dud. Sr de Landeronde avait épousé Jeanne Bontemps fille de Macé Bontemps & Mathurine Boucher & que dud. Hiret & lad. Bontemps sont issus René Hiret ayeul du Sr de Landeronde