Relévé exhaustif du registre paroissial de Saint Jacques de Clisson : 1718-1745

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Après le registre de la paroisse de la Madeleine du Temple près Clisson, et celui de Saint Gilles près Clisson que je vous livrais il y a peu,

La semaine dernière je vous livrais le dépouillement exhaustif des plus anciennes années de la paroisse de Saint Jacques de Clisson, années très abimées et lacunaires du fait des Guerres de Vendée.

Aujourd’hui je vous livre le dépouillement exhaustif de la suite, à savoir les années 1718 à 1745, de la paroisse de Saint Jacques de Clisson, années très abimées et lacunaires du fait des Guerres de Vendée. Ces années furent celles du Jansénisme dans cette paroisse et vous allez décrouvrir la présence des femmes dans les actes de BMS, et même leur culture, puisqu’elles sont nombreuses à signer. La paroisse est certes peu peuplée, mais elle contient tout de même des choses remarquables, qui méritent d’être soulignées, outre le Jansénisme :
1 – les prisons royales, et ces prisons voient toute la région puisque Clisson est la zone frontière
2 – tous les employés de la garde des traites et gabelles, ainsi que leurs familles. Et cette population vient bien entendu de loin, avec des patronymes très peu locaux. On évitait ainsi que les gardes soient trop proches des locaux (si vous voyez ce que je veux dire)
3 – un hopital
4 – 2 cimetières, car l’hopital avait aussi un cimetière

Il y avait beaucoup de paroisses à Clisson, celle de Saint Jacques n’était pas si petite que d’aucun veut bien le dire, car elle s’étendait au Nord Est de la ville jusqu’à Gorges et comprenait même les moulins de Nidoye à l’Ouest de la Sèvre, et les meuniers utilisaient alors la chaussée des moulins, car le pont est bien plus tardif.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

Relévé exhaustif du registre paroissial de Saint Jacques de Clisson : 1668-1717

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Après le registre de la paroisse de la Madeleine du Temple près Clisson, et celui de Saint Gilles près Clisson que je vous livrais il y a peu,

Voici donc ce jour, je vous livre le dépouillement exhaustif des plus anciennes années de la paroisse de Saint Jacques de Clisson, années très abimées et lacunaires du fait des Guerres de Vendée. J’ai tenté d’en tirer tout le possible.

Il y avait beaucoup de paroisses à Clisson, celle de Saint Jacques n’était pas si petite que d’aucun veut bien le dire, car elle s’étendait au Nord Est de la ville jusqu’à Gorges et comprenait même les moulins de Nidoye à l’Ouest de la Sèvre, et les meuniers utilisaient alors la chaussée des moulins, car le pont est bien plus tardif.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

Relévé exhaustif du registre paroissial de Saint Gilles près Clisson : 1669-1728

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Après le registre de la paroisse de la Madeleine du Temple près Clisson, que je vous livrais il y a peu,

Voici donc ce jour, je vous livre le dépouillement exhaustif des plus anciennes années de la paroisse de Saint Gilles près Clisson, années très abimées et lacunaires du fait des Guerres de Vendée. J’ai tenté d’en tirer tout le possible.

Il y avait beaucoup de paroisses à Clisson, celle de Saint Gilles était très petite, et l’église n’existe plus. Le cimetière de Saint Gilles servait en outre de cimetière à la paroisse bourgeoise voisine de Notre Dame de Clisson, que je vous livre bientôt.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

La femme de l’écrivain ne sait pas signer : Clisson Notre Dame 1679

La paroisse Notre Dame à Clisson est celle du château, et elle est habitée de bourgeois dont l’immense majorité sait signer, y compris les dames et demoiselles.

Mais une femme ne sait pas signer : la femme de l’écrivain.

Son époux est inhumé à Clisson Notre Dame le 15 février 1679

« inhumé en le cimetière de saint Gilles près Clisson Jacques Chauvin Me escrivin à Clisson, 48 ans environ, présents Renée Aubrion son épouse (ns), Jan Audureau »

Je me suis demandée pourquoi un écrivain à Clisson, puisque cette paroisse est habitée de tant de notables éduqués. Je suppose que comme d’ailleurs encore de nos jours, Clisson était une capitable régionale avec ses foires hebdomataires importantes, attirant sur plusieurs dizaines de km toute la campagne environnante.

D’ailleurs, il y avait aussi 2 docteurs en médecine, 2 apothicaires, notaire royal et notaires de la juridiction de Clisson etc …. et le château était habité.

Par contre, cette paroisse Notre Dame avait une grande particularité : elle n’avait pas de cimetière.

Et comme tout le monde n’avait pas assez d’argent pour payer l’inhumation dans l’église, manifestement payante, une partie des habitants de la paroisse Notre Dame était inhumée au cimetière de la paroisse Saint Gilles près Clisson, car tel est le nom de la paroisse voisine, pourtant de Clisson, mais dite « près Clisson », et ce cimetière, qui sera par la suite agrandi, est celui qui existe toujours.

Et, puisque je viens de vous expliquer qu’il y avait des habitants de Notre Dame inhumés à Saint Gilles pour cause de manque de moyens financiers pour l’être dans l’église de Notre Dame, vous venez donc de découvrir que l’écrivain n’avait pas les moyens d’être inhumé dans l’église.
Et cette information est tout aussi étonnante que le fait qu’il n’ait pas pris soin d’apprendre à son épouse à signer !!!

et voyez mon site sur Clisson, riche d’infos, et mes relevés etc…

Relévé exhaustif du registre paroissial de la Madeleine du Temple de Clisson : 1668-1710

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…

… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.

J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!

Mais cette paroisse m’a apporté un tel plaisir que j’en suis toute abasourdie. Songez, je vous faisais part ces jours-ci de l’immense solidarité des habitants de la paroisse de la Madeleine du Temple : Clisson
En fait, je suis bouleversée par ce que j’ai lu dans ce registre, car j’avais le sentiment que Gaborit, le recteur, était un templier, tant il avait d’égards pour les pauvres.

Et pour tout dire, je pense que les paroisses qui sont établies sur des sites de Templiers pourraient sans doute observer des comportements semblables dans les registres ou autres documents postérieurs aux templiers, mais qui attestent qu’ils avaient laissé des marques profondes dans la mentalité des paroissiens.

Voici donc ce jour, je vous livre le dépouillement exhaustif des plus anciennes années de la paroisse de la Madeleine du Temple à Clisson, années très abimées et lacunaires du fait des Guerres de Vendée. J’ai tenté d’en tirer tout le possible, et j’ai mêle été au-delà car ce registre respire l’esprit des templiers.

Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.

J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!

Voir mes relevés gratuits, qui concernent l’Orne, la Mayenne, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, et même les Côtes d’Armor.

 

L’immense solidarité des habitants de la paroisse de la Madeleine du Temple : Clisson

Hier, je vous signalais un acte bien singulier, dans lequel le noble de la paroisse prenait des passants pour parrainer sa fille.

Voici encore un acte surprenant. En effet, tout le monde est inhumé au cimetière à la Madeleine du Temple, à l’exception de 4 inhumations en l’église de 1668 à 1710.
Même le notaire a droit au cimetière.
Mais Me Gaborit, le recteur de la Madeleine, poussera la charité encore plus loin que tout car le 24 octobre 1677 il inhumé dans l’église une pauvre :

Le 24 octobre 1677 « inhumé en l’église Janne Rocquet pauvre femme présent Mathieu Lerat son fils et Marguerite Guichet sa femme » vue 7

  • J’avoue que lorsque j’ai lu cet acte je n’en croyais pas mes yeux, et j’ai dû m’arrêter, aller et venir à autre chose, pour m’installer confortablement et relire l’acte.
    Car dans les paroisses, l’inhumation dans l’église est soit :
  • réservée aux fondateurs de la paroisse, et leurs descendants
  • monayée par les plus aisés
  • tout le monde sans exception
  • inexistante, ce qui est d’ailleurs le cas le plus fréquent

Donc à la Madeleine du Temple, on avait des pratiques bien solidaires.

Et relisant sur mon site, l’ouvrage de Paul de Berthou, Clisson et ses monuments, page 123

« Les anciens habitants de la Madeleine ou de la Commanderie, se distinguaient par une touchante simplicité de mœurs Ils étaient pauvres, mais aucun ne mendiait. Ils n’avaient pas droit à être admis dans l’hôpital de Clisson, et cela les rendait forcément économes et les portait à s’aider mutuellement avec une grande charité. Lorsque l’un d’eux avait préparé un bon plat, avant d’y toucher, il courait en faire part à ses voisins les plus malheureux. Nul ne se croyait étranger aux autres, et les quelques personnes un peu aisées qui se trouvaient dans la paroisse, entretenaient avec tous les plus affectueuses relations. Quand un pauvre mourait, ceux qui pouvaient vivre sans travailler allaient au lutrin et lui chantaient tout l’office des morts, comme pour les services funèbres les plus complets. »

Cet ouvrage a été écrit en 1910, manifestement après avoir recueilli beaucoup de témoignages.
Je dois cependant ajouter que tous n’y étaient pas pauvres, puisqu’il y avait notaire, général d’armes, Me boucher, cordonnier et meunier. Plusieurs signaient.
Mais pour ce qui est de l’attitude sociale de tous elle était certainement telle que Paul de Berthou l’a écrit, car le travail de relevé exhaustif que je viens d’y réaliser l’atteste.

Un templier est un chevalier d’un ordre militaire et religieux appelé « les soldats pauvres du Christ et du temple de Salomon ». Ils avaient à l’origine pour tâche de protéger des pèlerins, des marchands et des voyageurs se rendant à Jérusalem, des raids et des bandits. Ils étaient connus pour leur humble vœu de pauvreté qui était unique pour un homme de la classe supérieure

Ainsi, les paroissiens de la Madeleine du Temple à Clisson avaient gardé l’esprit de pauvreté des Templiers !!!