Succession de Jean Cevillé et Anne Legauffre : Craon et Châtelais 1620, 1er des 3 lots

Vous savez que j’ai fait beaucoup de travaux et trouvailles sur la famille Cevillé, dont Jean, qui avait rajouté à son nom une particule, mais je précise bien que ce n’était qu’un ajout par paraître.
Il laisse 3 enfants sur les 11 naissances que j’avais trouvées, et chacun a un lot considérable, qui fait plusieurs closeries, soit environ 6 à 8 000 livres chaque lot selon mon évaluation.
Je descends de son frère François et dans la fratrie ils étaient alors 5 héritiers, mais le mien, François, était décrit assez négativement et n’a pas si bien fait profiter son patrimoine que Jean.
Enfin, pour mémoire, je vous rappelle que dans cette famille, entre autres, il y avait des biens hommagés tombés en tierce foi et non partagés, et que j’ai souvent parlé de ce type de partage, qui ressemble (de loin seulement) à une partage noble car le bien hommagé n’est pas partagé.

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E1-457 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 29 mai 1620 Sont 3 lots et partaiges des choses héritaulx demeurés de la succession de deffunctz honnorables personnes Jehan de Ceville et Anne Legauffre sa compaigne et espouse vivans sieur et dame de Cevillé paroisse de Chastellays y demeurant, que noble homme Claude Chevalier controleur pour le roy au grenier à sel de Craon et dame Marie Leseure sa compaigne et espouse sieur et dame de la Rougerye, ladite Leseure fille et héritière de deffuncts honnorables personnes Marc Leseure et de Renée de Cevillé … et honorables personnes Me François Besnard lejeune et Marguerite Després sa compaigne et espouse sieur et dame du Moullin neuf, ladite Després fille de Me Catherin Després et de ladite de Cevillé en secondes nopces héritiers pour une tierce partie desdits deffunts Jehan de Cevillé et de ladite Legauffre par représentation deladite Renée de Cevillé, font et présentent à chacuns de honorable homme Me René de Cevillé sieur de la Gueritière et à honorable femme Anne de Cevillé veuve de deffunct honnorable homme Jehan Moreau vivant sieur de la Chauvetière, lesdits Me René et Anne de Cevillé aussy héritiers chacun pour une tierce partye desdits deffunts pour estre par eulx procédé à la choisie d’iceulx en leur rang et ordre suivant la coustume aux chages cy après
1er lot : la maison neufve ou décédèrent lesdits deffunts tant fons que superficie (f°2) avec les cours et four joignant – Item les trios quartes parties du verger où est la loge et moullin à tan, icelle loge et moullin à tan comprins tant fons que superficie – Item une grange faite de cherpente de terrasse et couverte d’arfoise sise au davant de ladite maison cy dessus – Item l’aire yssye et verger de devant ladite maison à prendre depuis le melieu de la venelle estant entre ladite grange cy dessus et la grange qui sera du second lot et tendant au droit fil au travers du verger à la haye de la pièce de lostel avec le droit de ruaige estant au chemin comme l’on va vers la Daudinière et tout le ruaige en chemin jusques à la barrière de la Ruette à la charge de porter chemin pour aller aux vignes et ailleurs – Item 13 cordes de terre en jardrin ou environ sises au jardin proche ladite maison – Item ung appentiz de maison servant de cellier estant au costé vers midy du logis du vieil pressouer qui fut aulx Fauveaulx avec ce qu’il peut appartenir auxdits partaigeans (f°3) de la nature des présents partaiges en l’autre appentiz estant au bout d’iceluy la tout couvert d’ardoise – Item 2 portions de jardrin au jardrin proche le moullin de Cevillé les deulx proches vers ledit moullin contenant ensemble 11 cordes trois quarts ou environ – Item la moitié du grand jardrin qui abutte la pièce de Lostel estant au droit de la chesnaye, le chemin entre eux, contenant ladite moitié 16 cordes et demye ou environ, fandeues au travers le bout proche ladite pièce de Lostel – Item la moitié du grand cloteau de la grande chesnaye fandeue au long le costé vers le pré court Pivert et ladite moitié tient 2 cordes ou environ – Item une portion de chastaigneraye des Frands Courtis estant entre la chastaigneraye appartenant audit Me René de Cevillé et celle du tiers lot des hommaigés contenant 10 cordes et demye ou environ – Item une autre portion de chastaigneraye en ladite chastaigneraie à prendre depuis une portion vers soullail couschant qui appartient audit Cevillé qu’il a acquise contenant 51 cordes de terre ou environ icelle portion prenant au travers jusques à la portion du 2ème lot cy après – (f°4) Item 2 autres portions de chastaigneraie en la chastaigneraye des Landes au bout proche le moullin de Cevillé une portion de chastaigneraie appartenant audit Me René de Ceville entre deulx contenant lesdites 2 portions 10 cordes deux tiers ou environ – Item une pièce de terre appellée la pièce de Lostel contenant 6 boisselées de terre ou environ – Item une pièce de terre appellée la haulte Tournure contenant 2 journaulx 10 cordes joignant la grand pièce du dessus les Landes – Item une pièce de terre du Croix chemin appellée Bresac dont y appartient en jardrin qui est à présent exploité du lieu de la Chesnaye où demeure Maillot contenant 5 boissellées ou environ – Item une pièce de terre appellée la Perrière contenant 6 boissellées de terre ou environ à la charge de porter chemin pour exploiter à bœufs et chartes avec les terres tant des grandes que petites Croisettes des Manceaulx par le hault de ladite pièce – (f°5) Item une portion de terre contenant 5 boisselées à estre prinse et levée en la portion de la pièce de terre des grandes Croisettes au bout vers le soullail levant proche le chemin tendant de Chérancé à Marsillé – Item une portion de terre vers soullail couchant en la pièce des petites Croisettes joignant d’ung costé les pièces des Tourneux contenant 33 cordes ou environ – Item 2 portions de pré au pré du Chesne l’une contenant 5 cordes ou environ située environ le melieu, entre les portions de pré appartenant audit Me René d Cevillé et le pré du tiers lot des hommaigés et l’autre en l’orée vers midi contenant 48 cordes ou environ – Item ung pré clos à part sis près et joignant la prée de Laubrière appartenant au sieur du Buron contenant 60 cordes ou envison – Item une portion de chesnaye située en la chesnaye dudit lieu contenant 17 cordes deux tiers à estre prinse ceste portion au bout du hault aboutant le chemin et au long de la terre dudit Me René de Cevillé d’autre costé la portion de chesnaye du 2ème lot cy après, charté ceste portion et la portion du 2ème (f°6) lot de porter chemin pour exploiter le surplus de ladite chesnaye et autres terres qui ont accoustumé de s’exploiter par icelle – Item le clotteau de la Pasture d’Hierre comme il est clos à part contenant 30 cordes ou environ – Item ce qu’il y a de vigne et terre tant en vigne que garanne au hault du clos de vigne de Lestromsart qui dépend de ces présents partaiges contenant 28 cordes et demye ou environ – Item les deux planches longues de Vieilles Plantes de sur les pièces du pressouer contenant ensemble 30 cordes de terre ou environ sises au clos de vigne de Cevillé – Item une autre planche de vigne estant entre lesdites deux planches abuttant d’ung bout à la vigne de Mathurin Colleau d’autre bout à la vigne de René Guillet contenant 4 cordes et demye ou environ qui fut acquise de Coignart – Item une autre planche de vigne contenant 26 cordes qui fut acquise de Boury avec une planche en hache y joignant et ung petit gobin au (f°7) dessus abuttant la plante de la Daudinière contenant ensemble 3 cordes trois quarts joignant des 2 costés la vigne de René Guillet en partie et abuttant du bout du bas la grand pièce du pressouer sise audit clos – Item une grande planche de vigne contenant 24 cordes ou environ qui fut acquise de François Cevillé sise sur les Sorinières joignant d’un cousté la vigne dudit Me René de Ceville d’autre costé en partie la vigne de Jehan Lamy sise audit clos – Item une autre planche de vigne appellée la planche de la Bourne avec une planche qui fut acquise des Guillets y joignant contenant ensemble 10 cordes trois quarts ou environ sise audit clos – Item une planche de vigne acquise de René Lemanceau estant joignant ladite grand raize sur main gauche en descendant contenant 5 cordes et demye sise audit clos – Item une autre planche de vigne qui fut acquise de Hamon contenant 2 cordes et demye joignant d’un costé la vigne de Claude Genet d’autre costé la planche des Grimaults estant du lot du tiers des hommaigées sise audit clos – (f°8) Item une planche de vigne contenant 7 cordes ou environ joignant d’un costé la vigne dudit René Guillet d’autre costé la vigne de Guillaume Eveillard abutté d’un bout la pièce de la Daudinière comprise au 2ème lot sise audit clos – Item deux rangs de vigne contenant une corde et demye et demy quart estant au costé vers soullail couschant d’une planche de vigne qui appartient aulx Eveillard et abutté d’un bout la planche cy dessus – Item 2 planches de vigne en ung tenant contenant ensemble 5 cordes qui furent acquise des Guillers joignant d’un costé la planche de la Rigolloterie cy après spécifiée au présent lot et d’autre costé la vigne de Blaise Peslier – Item une planche de vigne appellée la Rigolleterie contenant 8 cordes et demie demi quart joignant d’un coté en partie la planche cy dessus d’autre costé la planche de la Soutifièrye abutté d’un bout la pièce du Pressous – (f°9) Item 2 planches de vigne appellée les terres rouges contenant ensemble 12 cordes joignant d’un costé la terre de Pierre Gadebil – Item une planche de vigne estant en harpe contenant 8 cordes trois quarts – Item une planche de vigne acquise de Pierre Jegu qui abutté au chemin dessus ledit clos contenant 3 cordes deux tiers – Item 2 planches de vigne sises audit clos abuttant l’une l’autre joignant la vigne de deffunt René Bazon dont l’une abutte la grand raize qui fut acquis des Guillers contenant 4 cordes ung tiers, acquise des Fauveaulx contenant 3 cordes sise audit clos – Item le lieu et closerie de Gueritier paroisse de Contigné comme se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances tant maisons loges granges estables pressouer rues et issues vergers prés pastures vignes terres labourables et non labourables sans aulcune réservation en faire et ainsi que le closier audit lieu le tient (f°10) et exploite à titre de moitié chargé des charges cens rentes et debvoirs et obéissances féodales telles qu’elles sont dues – Item les lieux et closeryes des Mollières qui sont exploités par Ren Roussilon et Julien Rousseau closiers auxdits lieux en la paroisse de Chastellais tout ainsi qu’ils se poursuivent et comportent tant en maisons granges estables pressouer rues yssues vergers chastaigneraye prés pastures terres labourables et non labourables lices landes et comme lesdits deux lieux se poursuivent et comportent leurs appartenances et dépendances est mesmes deschargées des rentes amortyes par lesdits deffuncts qui estoient dues sur lesdits lieulx et néanlmoins demeure tenu de payer celles qui sont encores à présent deues et qui n’ont esté amorties – Item le lieu et closerie de la Fillonaye en ladite paroisse exploitée par ledit Rousillon comme il se poursuite et comporte tant en maisons et autres logements chargé des charges cens rentes et debvoirs deux pour raison dudit lieu – (f°11) Item le lieu et closerie de la Chesnaye Hiret allias du Challonge où demeurent Estienne Lemanceau composé de maisons pressouer avecles caves cavereaulx rondelles et autres ustanciles du pressouer, rues yssues vergers jardin vignes prés pastures terres labourables et non labourables et tout ainsi que ledit lieu se poursuit et comporte sans en faire aulcune réservation chargé des charges cens rentes et debvoirs deubs pour raison dudit lieu – Item une pièce de terre appellée le Pressouer sise près le lieu de Girone paroisse de Saint Clément de Craon contenant 10 cordes ou environ joignant d’un costé la terre du lieu de Gironde d’autre costé la terre de la veuve Me Jehan Lainer avec ung aplacement de tannerye et jardrin estant au pignon de la maison du moulin de Craon, au davant des bechets desdits moullins, chargées lesdits choses des charges cens rentes et debvoirs tant par bled que argent – Item la tierce partye des rentes de bled seigle qui se trouveront estre deues sur les terres du village de Cevillé achaptées par lesdits deffunts de messieurs les chanoines et chapelains de st (f°12) Nycollas de Craon suivant l’abournement qui en sera cy après fait entre les partaigeants – Chargé ce présent lot outre les autres charges cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir chacun desdits lieux de la somme de 100 sols pour ayder à payer la somme de 21 livres que lesdits deffunts auroyent donnée et léguée par leur testament au curé et chappelains de st Pierre de Chastellais pour le service par eulx ordonné au désir dudit testament passé par deffunt Me François Thibault notaire le 25 août 1611 payable par chacun an du terme de Toussaint entre les mains dudit curé ou autre ayant charge de lui.

Jacques Dubois a en fait vendu une maison aux Leroy : Craon 1626

et voici la procuration qui l’explique et que je vous promettai hier. Elle est jointe à la création d’obligation vue ici hier. Les procurations ainsi gardées en pièce jointe de l’acte de création, sont en fait des copies, et elles ne sont donc pas signées des parties. Par contre les obligations sont parfois très parlantes, et c’est le cas ici, puisque je découvre, assez ahurie, le rôle de chacun dans ces nombreux personnages mêlés à cette constitution.
Donc, les Leroy, qui donnent procuration à Jacques Dubois, sont en fait les acquéreurs d’une maison de Jacques Dubois, mais n’avaient sans doute pas le premier denier pour le payer, donc la somme est empruntée ensemble et sur Angers, et il y a bien tout de même des cautions :

vénérable et discret Me Mathurin Duboys prêtre curé de la paroisse de St Saturnin sur Loire, Me Mathurin Fourmentier prêtre sacristain en l’église et paroisse st Pierre de ceste ville y demeurant, et Me René Hoyau sieur de la Paistière advocat Angers y demeurant paroisse de la Trinité,

Comme vous le constatez cela fait 3 cautions, qui se rajoutent à tout ce petit monde que font les Leroy et Jacques Dubois. Avouez que c’est une obligation assez particulière pour son montage !!!

Mais si je vous mets ici l’intégralité de l’acte c’est que je suis heureuse de vous mettre un acte émis par un notaire de la baronnie de Craon, qui porte un patronyme qui m’est cher CHERRUAU mais hélas je ne suis pas parvenue à ce jour à lier ce notaire de Craon aux miens, si ce n’est que le patronyme n’est pas très, très fréquent.

Donc, ce notaire écrit bien son nom CHERRUAU, et il donne bien cette copie de procuration portant son nom, à Jacques Dubois pour aller à Angers emprunter les 600 livres, muni de cette procuration. Donc, Maître SEREZIN, le notaire royal d’Angers, qui nest pas un petit notaire, reçoit cette copie sur laquelle il est bien écrit CHERRUAU.
Or, chose ahurissante, il mentionne dans l’acte qu’il rédige le nom du notaire de Craon, mais il écrit CHARRUAU.
J’ai coutume de vous redire ici souvent qu’autrefois l’orthographe des patronymes n’était pas fixée, et que notaire (ou curé dans les actes d’état civil) écrivaient en fonction de ce qu’ils avaient compris oralement et aussi de leur culture personnelle. Eh bien, ici, maître Serezin est pris en défaut de copie ! Il a bien sous les yeux le nom du notaire de Craon CHERRUAU, et il écrit dans son acte CHARRUAU;
Surprenant n’est-ce pas !

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :




Du jeudy devant midy 2 avril 1626, devant nous Jehan Cherruau notaire de Cron et y demeurant furent présents en leurs personnes establiz et soubzmis Marguerite Guyon veufve de deffunct François Dubois demeurante près ceste ville, Me Jacques Dubois son fils et dudit deffunct receveur des Traites à Craon, et Estiennette Varanne sa femme, demeurans faubourg sainct Pierre de ceste ville, Louys Leroy et Jehanne Robin sa femme, François Leroy et Jehanne Eschallier sa femme, lesdites femmes de leurs maris authorisées quant à l’effet des présentes demeurans à Craon, qui ung chacun d’eux seul et pour le tout sans division de biens ny de partie avecq renonciation et qui ont renoncé et renoncent au bénéfice de division discussion et d’ordre de priorité et postériorité, ont faict nommé créé et constitué ledit maistre Jacques Duboys leur procureur général et spécial, o pouvoir express qu’ils luy donnent de se transporter en la ville d’Angers et prendre de telle ou telles personnes qu’il verra jusques à la somme de 600 livres, du receu s’en tenir contant et pour icelle en (f°2) constituer rente au denier seze, promectre la garentie, fournir et faire valoir franchement et quictement et au lieu et terme qu’il sera promis l’asseoir et assigner généralement sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles rentes et revenus quelconques présens et futurs avecq pouvoir et puissance à l’aquéreur ou aquéreurs d’en faire plus particulière assiette en assiette de rente et au vendeur de l’amortir toutteffois et quantes, et sans que le général et spécial hypotheque se puissent faire préjudice ains confirmant et aprouvant l’ung l’aultre, en consentir estre passé contract ou contracts au cas nécessaires et par iceulx à la constitution payement et continuaiton de ladicte rente obliger lesdits constituans avecq ledict procureur en privé nom et aultres si besoign est seul et pour le tout sans division comme dessus et soubz les mesmes submissions (f°3) obligations et renonciations bailler à celuy ou ceulx qui interviendront esdits contracts contre lettre d’indamnité et de les en tirer et mettre hors dans le temps qu’ils le désireront, ayans lesdits constituans dès à présant pour agréable tenir ferme et table [sans doute pour « stable »] tout ce que par leurdit procureur sera faict géré procuré et négocié sans les révoquer ne y contrevenir, et laquelle somme de 600 livres tz estant receue par ledit Dubois procureur il la poura emploier à son profit, de laquelle somme lesdits Leroys et femmes seront quictes d’autant et pareille somme qu’ils luy doibvent pour la vendition de la maison où sont demeurans lesdits François Leroy et sa femme que lesdits Dubois et sa femme leur auroient faicte par devant Eveillard notaire de ceste cour, lequel à ce moien poura faisant lesdits contract (f°4) ou contractz de constitution pour la susdite somme de 600 livres subrogé lesdits acquéreurs en leur droit d’hipothèques pour raison de la vente de ladite maison et sans que lesdits contract ou contracts de constitution de rente pour raison de ladite somme de 600 livres tz puissent faire novation au datte et hypotheque dudict contract de vente faict de ladicte maison et choses contenues audict contract et généralement etc prometans y obligent lesdits constituans ung chacun d’eux seul et pour le tout sans division comme dessus tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présens et futurs dont nous à leur requeste et de leur consentement les avons jugés et condampnés par le jugement et condamnation de ladicte cour ; faict à Craon à nostre tablier présents Me (f°4) René Guyon sieur de Chauvigné y demeurant paroisse de Denazé, François Eschallier clerc praticien demeurant audict Craon tesmoings, lesquels Guyon, lesdits Eschallier et Robin ont dit ne scavoir signer

Jacques Dubois et tous ses proches empruntent 600 livres : Craon et Angers 1626

Incroyable acte !
Ils sont tellement nombreux à emprunter et/ou être cautions de Jacques Dubois que c’est vraiement incroyable, d’autant que Jacques Dubois est un notable dont on n’a pas à douter de la solvabilité !
J’ai aussi la procuration et je vous la retranscrit ce jour, car j’ai le sentiment qu’elle parlera sans doute sur les raisons de cet emprunt obligataire et probablement les liens entre tout ce monde, car selon moi, il existe manifestement un lien entre eux.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mardi 7 avril 1626 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably Me Jacques Duboys recepveur des traites à Craon, tant en son nom privé que au nom et comme procureur d’Estiennette Varanne sa femme, de luy authorisée, Marguerite Guion leur mère, veufve de deffunt François Duboys, Louys Leroy Jeanne Robin sa femme, François Leroy et Jehanne Chevalier sa femme, icelles femme de leur mari authorisées quant à ce, demeurant audit Craon, comme il a fait aparoir par leur procurations passée audit Craon par devant Jehan Charuau notaire le 2 de ce mois, la copie de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours quand besoin sera, vénérable et discret Me Mathurin Duboys prêtre curé de la paroisse de St Saturnin sur Loire, Me Mathurin Fourmentier prêtre sacristain en l’église et paroisse st Pierre de ceste ville y demeurant, et Me René Hoyau sieur de la Paistière advocat Angers y demeurant paroisse de la Trinité, lesquels soubzmis esdits noms et qualités et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc ont recogneu et confessé avoir ce jourd’hui vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent (f°2) et constituent à René Guiet Me paticier Angers y demeurant paroisse st Pierre à ce présent et acceptant lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs etc la somme de 37 livres 10 sols tz d’annuelle et perpétuelle rente rendable et payable esdits noms et de chacun d’iceux seul et pour le tout audit acquéreur en ceste ville en sa maison franche et quite par chacun an au 7 avril, premier paiement commenczant d’huy en ung an prochainement venant et à continuer de terme en terme, laquelle rente de 37 livres 10 sols lesdits vendeurs ont assise et assignée et par ces présentes assignent et assient sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir et de chacun d’eux solidairement et sur chacune pièce seule spécialement sans que la généralité et la spécialité puissent desroger ne préjudicier l’une à l’autre en aulcune sorte et manière que ce soit, avecq puissance audit acquéreur d’en demander et faire faire particulière et spéciale assiette en tel lieu qu’il luy plaira toutefois et quantes que bon luy semblera suivant la coustume, promettant lesdits vendeurs solidairement garantir de tous troubles lesdites choses sur lesquelles ladite assiette sera faite et les descharger de tous autres hypothèques et empeschements quelconques ; la présente vendition de ladite rente faite pour le prix et somme de 600 livres tz payée et baillée manuellement comptant par ledit acquéreur auxdits vendeurs qui icelle somme ont eue prise et receue en présence et au vue de nous en espèces de pièces de 16 sols et autre monnaye au poids et prix de l’ordonnance, dont ils se sont tenus à comptant et en ont quité et quitent ledit acquéreur ; à laquelle vendition et création de ladite rente tenir faire et accomplir sans y contrevenir despens dommages et intérests en cas de deffault obligent lesdits vendeurs esdits noms et qualités et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc renonçant et par especial au bénéfice de division discution et d’ordre foy jugement condemnation ; fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Jehan Granger et François Chauvet praticiens à Angers tesmoings ; et pour l’effet et exécution de ce ledit Me Jacques Duboys esdits noms a esleu domicile en ceste ville maison de Me Richard Leroy advocat Angers pour y recepvoir tous exploits de jusmtice qu’il consent valloir et estre de tels effet force et vertu comme si faits et baillés estoient à sa propre personne ou domicile naturel …

Jean Auvinet, joueur de luth à Chinon, venu à Angers pour le 1er de l’an 1602

Sans doute est-il venu par voie d’eau, car il a rencontré Charles de La Barre durant ce trajet de 80 km, soit 2 jours à cheval, et je ne sais combien par voie d’eau Il va lui servir de témoin dans l’acte ci-dessous.
Si je suppose qu’ils sont venus par voie d’eau c’est que la Marquise de Sévigné nous y a habitués, relisez-là. C’est aussi par ce que je suis certaine que ce musicien s’est déplacé avec son instrument, et que je ne suis pas certaine que ce soit facile à cheval sans charette à cheval.


Par Hans Holbein le Jeune — The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei. DVD-ROM, 2002. ISBN 3936122202. Distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH., Domaine public,

Je vous ai mis le passage qui signale ce joueur de luth, et j’ai souligné en rouge le terme sur la vue originale ci-dessous;

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 2 janvier 1602 après midy par davant nous Jehan Bauldry notaire royal à Angers fut présent deument establiz en sa personne Charles de Labarre escuier conseiller du roy et lieutenant criminel à Chinon et y demeurant lequel a déclaré qu’il avoir et a pour agréable le paiement de la somme de 200 escuz cy davant et dès le mois de juing en l’an 1600 fait à noble et discret me Jehan de Labarre chanoine en l’église d’Angers son frère à ce présent stipulant et acceptant, en vertu de sentence et jugement donné en l’élection de Château-Gontier audit temps procédant icelle somme des deniers que ledit Charles de Labarre avoit fait saisir et arrester entre les mains des habitans de Craon ou leur procureur fabriciers sur Pierre Bocage, veult et consent iceluy Charles de Labarre qu’au moyen du susdit paiement ledit Bocage demeure quite et deschargé vers luy de pareille somme de 200 escuz à desduire sur les intérests de la somme de 200 escuz en quoy ledit Bocage est tenu et obligé vers iceluy Charles de Labarre au nom et comme atant les droits de deffunter damoiselle Marye Eveillard vivante sa femme si tant est deu desdits intérests, sinon et jusques à la concurrence de ce qui en sera deu et le surplus de la susdite somme si aucun est après lesdits intérests paiés sur et en déduction du principal de son deu, le tout sans préjudice des frais de procédures faictes par ledit Charles de Labarre contre ledit Bocage pour (f°2) sondit deu et sauf à s’en pourvoir par ledit Bocage contre et ainsi qu’il verra estre à faire ; fait audit Angers en la citté en la maison de vénérable et discret Me François Cupif chanoine de ladite église d’Angers présent ledit sieur Cupif et Jehan Auvinet Me joueur de lut demeurant audit Chinon tesmoins à ce requis et appelés

Contrat d’apprentissage de chirurgien à Laval chez Lechauve : 1697

L’apprenti, René Lebarbier, vient de Craon avec son parrain. Si l’apprenti est fils du défunt notaire de Craon, son parrain est curieusement un noble, autrement dit un noble sert de procureur à un roturier.
Il faut tout de même modérer ces liens par les alliances précédentes des Dutertre de Mée à Craon, dans la bourgeoisie, en particulier les Lanier. Les liens sont donc étroits.
Pour payer l’apprentissage René Dutertre, le parrain noble, cède une obligation due par Nicolas Beaucousin et Marguerite Meslier.
J’ai cherché sur Internet à vous illuster le Tertre de Mée, et dévinez où je trouve :

Voir ma page sur Mée

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E30 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 3 janvier 1697 avant midy devant nous François Lebreton notaire du comté pairie de Laval y résidant ont esté présents en leur personne, establis et submis, missire René Dutertre seigneur de Mée y demeurant au nom et comme procureur de maistre Pierre Viel sieur de la Motte conseiller du roi, grenetier au grenier à sel de Craon d’une part, et François Lechauve Me chirurgien royal demeurant paroisse ste Trinité dudit Laval d’autre part, et encore René Lebarbier, âgé de 14 ans ou environ, issu du mariage de deffuncts Me Estienne Lebarbier notaire à Craon et Catherine Rigault demeurant ordinairement audit Craon d’autre, lesquelles parties ont fait entre elles ce qui suit, à scavoir que ledit sieur Dutertre de Mée audit nom de procureur dudit sieur Viel et suivant sa procuration du 2 du présent mois attestée de Me René Gendry notaire audit Craon demeurée attachée à ces présentes, après avoir esté paraphée dudit seigneur de Mée, pour y avoir recours, a par ces présentes donnée en apprentissage ledit Lebarbier audit sieur Lechauve qui l’a pris et accepté en qualité d’apprentis chirurgien, promis et s’est obligé lui montrer et enseigner à son possible et pouvoir l’art et profession de chirurgie autant que son esprit le pourra comprendre, le nourrir, coucher et chauffer en sa maison, et ce pendant le temps de 2 années entières et consécutives qui commenceront ce jourd’huy et finiront à pareil jour ledit temps révolu ; au cours duquel temps ledit sieur Lechauve le fera travailler audit art de chirurgie et en tout ce qui le concerne audit Lebarbier, et lui donnera traitement humain et raisonnable tout ainsi qu’un maistre doibt faire à son apprenty ; à la charge par ledit Barbier et à quoi il s’oblige de travailler et de son mieux et à son possible à tout ce que ledit sieur Lechauve luy ordonnera concernant ledit art, sans pouvoir s’absenter de sa maison sans cause légitime et en cas d’absence rendra le temps perdu et obéira à son maistre tout ainsi que doibt faire un apprenty, lequel s’entretiendra de tous habits et linge ; la présente convention faite moyennant la somme de 150 livres, sur laquelle dit seigneur de Mée s’oblige en son privé nom de payer audit sieur Lechauve par gratiffication en faveur dudit Lebarbier apprenty son filleul, celle de 90 livres dans le jour et feste de Pentecoste prochain venant, et pour payement du surplus montant 60 livres ledit seigneur de Mée et ledit René Lebarbier en vertu du pouvoir porté par ladite procuration ont par ces présentes vendu, cédé et transporté, promis et sont obligés ledit seigneur de Mée audit nom garantir, fournir, faire procéder et valoir tant en principal que cours d’arrérages audit sieur Lechauve acceptant et achetant pour luy ses hoirs et ayant cause la rente hypothécaier de 6 livres vendue et constituée par Nicolas Beaucousin et Marguerite Meslier sa femme au profit de ladite defunte Catherine Rigault mère dudit Lebarbier par contat du 29 mars 1690 devant ledit Gendrynotaire, grosse duquel ils ont présentement deslivrée audit sieur Lechauve, pour par luy en faire et disposer comme de ses autres biens, à commencer de ce dit jour e d’en recevoir la rente à l’advenir mesme l’admortissemnt au cas qu’il soit fait, à l’effet de quoi il demeure subrogé aux droits dudit Lebarbier, et d’autant que le principa de ladite rente est de 120 livres et que le restant du présent apprentissage n’est que de 60 livres, le surplus montant pareille somme viendra à valoir sur la somme de 100 livres qui reste deue audit sieur Lechauve de l’apprentissage d’Estienne Laurend Lebarbier, frère dudit René, qui est en la maison dudit sieur Lechauve pour apprendre la mesme profession ; quant au surplus de ladite somme de 100 livres, montant 40 livres ledit sieur Lechauve s’en fera payer sur les arrérages de la susdite rente tant escheuz que sur l’année courante qui eschera au 29 mars prochain, à la déduction de ce qui luy en appartiendra à compter de ce dit jour comme propriétaire de ladite rente, et si les arrérages ne suffisent pour payer ladite somme de 40 livres, ledit sieur Lechauve se fera payer sur les revenus et fermes des autres biens desdits Lebarbier ; et ont esté aussi à ce présents ledit Estienne Laurend Lebarbier demeurant dite paroisse de la Trinité de ceste ville, et Estienne Joseph Lebarbier cellier demeurant audit Craon estant de présent en ceste ville, lesquels ont eu le présent acte pour agréable, consenty et consentent qu’elles sortent leur plein et entier effet et que ledit sieur Lechauve demeure propriétaire de ladite rente et soit subrogé dans leurs droits, mesme pour se faire payer du surplus de son deub ; est en outre convenu que si après les premiers trois mois expirés, ledit René Lebarbier ne se trouvoit pas capable d’apprendre ledit art de chirurgie, ledit sieur Lechauve en avertira ledit seigneur Dutertre et renvoira ledit apprenty, au moyen de quoi les trois mois luy seront payés à proportion de ladite somme de 150 livres et a ledit seigneur Dutertre protesté que quoiqu’il ayt promis par gratiffication ladite somme de 90 livres néantmoins que là où ledit René Lebarbier s’esloigneroit de son debvoir et qu’il cesseroit par desbauches ou mauvais comportement de mériter son affection de se faire payer et rembourser sur ses biens de ladite somme, ce que lesdites parties ont ainsi voulu et accordé et promis exécuter à peine etc dont à leur requête les avons jugées ; fait et passé audit Laval en présence de François Simon marchand tissier et Michele Fournière clerc praticien demeurant audit Laval tesmoins

Vente de la métairie de la Prouverie par Pierre Le Cornu du Plessis et de Cosme : Pommerieux (53) 1587

J’ai relevés plusieurs actes concernant la famille Le Cornu, dont cette vente de la Prouverie en Pommerieux. Par contre, Pierre Le Cornu n’est pas le seul vendeur, et je n’ai aucune idée de ses liens avec les 2 autres vendeurs, en particulier j’ignore s’ils sont liés et si oui comment.

Cet acte notarié est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7.

Voici la retranscription de l’acte : Le 24 octobre 1587 après midy, Dvt Grudé Nre royal Angers, en la court du roy notre sire à Angers endroit personnellement establiz

Pierre Le Cornu escuyer Sr du Plessis et de Cosme et de la Rongère demeurant audit lieu du Plessis paroisse dudit Cosme,
honorable homme René Rousseau Sr de la Tementière demeurant au lieu de la Rousselière paroisse dudit Cosme,
et Me Jullien de St Denys advocat à Angers et y demeurant paroisse St Pierre
soubzmettant eulx et chacun d’eulx seul et pur le tout sans division de personne ni de biens etc confessent etc avoir aujourd’hui vendu quité ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quitte cède délaisse et transporte perpétuellement par héritage et promys garantir de tous troubles empeschement
à noble homme David de la Marqueraye Sr de la Primetière conseiller du roy en sa court de parlement de Bretaigne à ce présent stippulant et acceptant et lequel a achaité et achaité pour luy ses hoirs
le lieu domaine mestayrie appartenantes et deppendances de la Prouverie

(l’abbé Angot donne Courbeveille, Laubrières et Pommerieux, et pour celle de Courbeveille il donne seigneur en 1590 Jean Le Cornu du Plessis de Cosmes)

sis et situé en la paroisse de St Clément de Craon composé de maisons granges estbales ayreaux rues yssues jardins vergers de 60 journaux de terre labourable ou environ et autres appartenances et dépendances, et tout ainsi que ledit lieu et mestairie de la Prouverye se poursuit et comporte avecques toutes et chacunes ses appartenances et dépendances sans aucune chose en excepter retenir ne réserver
tenu ledit lieu du fief et seigneurie du Breil Berard aux cens rentes et debvoyrs seigneuriaux et féodaux anciens et acoustumez que les partyes advertyes de l’édit royal ont vériffié ne pouvoyr déclarer franche et quite des arrérages du passé transportz etc (l’abbé Angot donne le Breil Bérard sous l’article du Breil (le Haut-), tout en citant le nom du Breil Bérard qu’il avait rencontré en 1343, puis 1648 et 1693. En est seigneur en 1538 Jean Le Cornu du Plessis de Cosmes, maintenu en possession contre Guy de Scépeaux. Ce fief était situé sur Pommerieux à la limite Nord et joignant Denazé. Donc le notaire a fait une légère erreur en donnant le lieu situé à Craon, car il s’agit bien de Pommerieux)
et est faicte la présente vendition pour le prix et somme de 400 escuz sol en allant à (soit) la somme de 1 200 livres tournois payée et baillée comptée et nombrée manuellement contant par ledit achaiteur auxdits vendeurs quelle somme lesdits vendeurs ont prinse et receue en pièces et au veu de nous en seze escus quart d’escu le tout au poix pris et court de l’édit royal dont ils se sont tenys à contant et en ont quité et quitent ledit achaiteur…
fait et passé audit Angers maison de noble homme Me Hervé de la Marqueraye Sr de Villegontier advocat audit siège.

  • Commentaires
  • 1. Le samedi 2 août 2008 à 17:14, par Du Périgord

    Quel est cet ouvrage de l’abbé ANGOT auquel vous vous référez ?

    2. Le samedi 2 août 2008 à 17:22, par Odile

    le Dictionnaire Historique Topographique et Biographique de la Mayenne, en 4 volumes (épaix), de l’Abbé A. Angot, qui a été réédité en 1982 et toujours disponible aux Editions Joseph Floch à Mayenne en Mayenne.

    3. Le samedi 2 août 2008 à 18:22, par Stanislas

    Pierre Le Cornu est le fameux capitaine ligueur de Craon, les généaogies ne donnent pas de liens avec ses co-vendeurs.

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos