Obsèques du Dr Alcime Rousseau, Herbignac 21 janvier 1923

Il se déplaçait encore à cheval, mais quelques médecins de campagne avaient déjà une automobile. Les accouchements relevaient encore des médecins de campagne. Certes, auparavant pour les accouchements il n’y avait que les matrones désignées… 

« Les obsèques de M. le Dr Rousseau ont eu lieu dimanche 21 janvier 1923[1], en présence d’une foule considérable, venue de tous les alentours, à 20 km à la ronde.

Sur la tombe, le Dr Amédée Monnier, professeur à l’école de Médecine de Nantes, et ami personnel du défunt, prononça un magnifique discours que nous avons tenu à reproduite ici intégralement :

C’est avec une indicible émotion et une douloureuse surprise que j’ai appris la mort du Dr Alcime Rousseau. Avec une grande émotion, car il était mon ami depuis la jeunesse, et aussi l’ami des vieux jours, ami sûr, ami fidèle. Avec surprise, car rien ne faisait prévoir que sa fin fût si proche. Son activité était restée la même. Le jeudi 18 janvier, il avait continué ses habitudes professionnelles. Dans la soirée survient un cas d’obstétrique urgent, particulièrement pressant. Prévoyant que des complications sont susceptibles de se produire, et jugeant que de sa résolution dépend le sort de 2 êtres, que dès lors sa présence est indispensable, bien que déjà en pareille occurrence il avait ressenti une fatigue réelle, sans hésiter et malgré des conseils opposés, il part, il se précipite au grand galop de son cheval. Le cas est sérieux en effet : l’intervention sera laborieuse. Qu’importe ? Il déploiera tout son art, il y mettra s’il le faut, toute sa force. La manœuvre est habilement exécutée ; elle s’achève heureusement. La mère et l’enfant sont sauvées. Le tâche accomplie, il accuse un malaise, il s’assied et tombe foudroyé comme tombe sur son champ de bataille après un dur combat le soldat victorieux mais épuisé et à bout de souffle.

Ainsi « ce bel ouvrier est mort l’outil à la main » et son dernier geste aura été un geste de générosité héroïque au service d’une malade en péril. Pouvait-on demander plus au médecin, qui depuis 35 ans, dans des conditions qu’il est inutile de préciser ici, se dépensait pour les autres sans compter ? N’est-ce par là le couronnement le plus magnifique d’une vie, qui se résume dans les mots : Intelligence, Travail, Dévouement, Probité, Modestie. Des médecins de cette trempe méritent d’être signalés. Inclinons-nous respectueusement. Comme elle est pour ceux qui ont vécu dans son intimité, cette brusque mort est pour la contrée une perte cruelle. Sans nul doute elle laissera un vide dont bientôt on appréciera l’importance, car on peut l’affirmer, sans porter préjudice à qui que ce soit, le poste que le Dr Alcime Rousseau remplissait d’une façon admirable, personne ne le remplira comme lui.

Les débuts de sa vie ont été difficiles et rudes. De très bonne heure orphelin, il ne perdit point courage. Il n’avait point de fortune, mais il avait mieux déjà : un cerveau et une volonté. Il sut, par des procédés multiples, qui pour d’autres auraient pu paraître humiliants, mais qui ne faisaient qu’ennoblir une âme comme la sienne, donner du premier coup à sa vie l’orientation la meilleure et la plus sûre. Il avait en outre hérité des sentiments et des principes excellents d’une famille aussi modeste que naturellement distinguée. Et il garda une fidélité invariable aux exemples reçus de ses premiers maîtres, aux principes et aux idées qu’il en avait reçus et qu’il savait justes.

Sa réputation était celle d’un laborieux, d’un laborieux obstiné et fervent de la méthode. Au Collège, à l’Ecole de Médecine, à l’Hôpital il a tenu le premier rang parmi les élèves. Il a vécu à cette époque surtout dans le monde « des livres ». Durant sa vie d’étudiant ou d’interne, on était sûr de le rencontrer dans sa chambre, au travail, et aussi d’être reçu avec le plus parfait accueil ; Il n’en sortait d’ailleurs que pour aller prendre ses repas ou donner des répétitions, – son gagne-pain, – ou visiter sa sœur, la seule survivante de sa famille, dont il avait un peu la charge. Quant aux réunion ou fêtes publiques il les fuyait pour la raison qu’elles sont la plupart du temps d’un profit douteur et qu’elles auraient pu diminuer son entraînement au travail.

A sa sortie du Collège, le Dr Rousseau possédait déjà un bagage bien assorti de connaissances non seulement des auteurs français mais aussi des auteurs grecs et latins à l’instar de beaucoup de jeunes gens de l’époque, sous l’influence bienfaisante de programmes bien établis. Il garda jalousement le goût de telles études et dans la suite, malgré les soucis et les multiples occupations d’une clientèle étendue et dense, il aimait à se tenir au courant de certaines publications de choix, les goûtait sûrement et s’en délectait entre deux courses, comme on se délecte d’un délicieux aliment. Ainsi, sous des apparences simples, peu communicatives, quelque peu froides ou même timides, il cachait un esprit brillant, d’une finesse originale, un caractère à la fois plein de douceur et d’énergie, un cœur très bon. Ses causeries étaient aimables, spirituelles, agrémentées d’une érudition parfaite, dont il ne cherchait certes pas à se prévaloir. D’ailleurs aux mérites incontestables de son esprit s’ajoutait, comme complément, une saine modestie. Et je ne suis pas certain que cette modestie ne lui ait porté parfois préjudice. Ceux qui l’ont connu ne l’ont point connu ambitieux. Il vivait loin du bruit, en dehors du monde, en dehors des « clans ». Il regardait comme préférable de laisser à d’autres, qui n’avaient pas sa valeur, le soin de ravir les places, de « décrocher » les honneurs, de « violenter » la renommée.

C’est avec de telles qualités d’esprit et de cœur qu’il se présenta dans le canton d’Herbignac, pour y exercer la médecine. Ses connaissances étaient à point. Pour les acquérir et les parfaire il n’avait rien négligé. Il avait plutôt entamé sa santé qu’il n’avait gaspillé son temps. Ses maîtres, ses camarades, tant de l’hôpital que de l’Ecole de Médecine, savaient reconnaître et apprécier unanimement sa grande valeur. Tous s’attendaient à le voir poursuivre plus loin ses actives et complètes études, et à porter ses vues vers de plus hautes sphères. Mais lui était la simplicité même comme il était le désintéressement en personne. Un oncle qui fut un protecteur et un ami, et qui avait été toujours pour lui un sage conseiller l’engagea, vu son influence dans le pays, à venir à ses côtés. Par déférence plus que par goût peut-être, le Dr Rousseau écouta cette voix, qui retentissait comme un doux écho du foyer familial, dont de si bonne heure il avait été privé. La décision fut prise en ce sens. Voilà pourquoi la petite ville d’Herbignac fut dotée en l’année 1888, d’un médecin de haute valeur, d’un clinicien avisé, d’un praticien aussi modeste que distingué, doublé d’un homme charmant et plein d’esprit. Et pendant 35 années, il y a vécu d’une vie qu’un biographe aurait à décrire. Et il y a vécu, durant ce long intervalle de temps, sans presque en sortir, attaché qu’il était à sa besogne de médecin de campagne. A 60 ans et plus, on l’a vu aussi ardent au travail qu’il l’était à 10 et surtout à 20 ans. Que dis-je ? Avant-hier encore il s’attelait à une tâche qu’il n’aurait pas dû faire et qui lui a été si fatale. Aussi bien a-t-il jamais refusé à quelqu’un ses services, ses conseils, son appui ? Prenait-il même le temps de reposer son corps fatigué, un peu usé même ? « Prendre du repos » est un terme bien vague et une impossibilité quand il s’applique au médecin qui comme le Dr Rousseau était sans cesse sur la brèche, c’est-à-dire au service de ceux qui souffrent, peinant le jour et combien de fois la nuit, ayant pour principal souci de faire son devoir en soulageant, heureux et fier de porter très haut et très droit le drapeau médical, dont il était un si signe représentant.

Il était en effet de ceux qui se font gloire d’être médecins et qui mettent la science médical au-dessus de tout ; à coup sûr, il la prisait plus que le prestige mesquin d’une richesse sèche et stérile ou d’un blason improductif et sans mérite. Enfin il pensait justement que c’est le médecin qui fait sa situation et non la situation qui fait le médecin. Cela se sentait dans son attitude. Fût-on prince, fût-on paysan, il semblait avoir, quand on l’abordait, un air quasi grave avec un langage peu familier. Unique effet, marque évidente de cet esprit de distinction, dont il était fortement imprégné et dont il ne s’est jamais départi. Ce n’était chez lui ni parade ni pédantisme. Personne ne s’y trompait. Tout le monde l’estimait. Il était surtout aimé de deux à qui il livrait sans compter les trésors de sa science, de sa bienveillance et de son dévouement absolu. Il y aurait beaucoup à dire sur cette vie de labeur et d’effacement. Les limites d’une esquisse aussi rapide l’interdisent. Mais si l’on en juge par l’affluence énorme et recueillie qui s’est empressée autour de sa tombe, on en déduit aisément que le Dr Rousseau a été compris, que chacun lui est reconnaissant d’avoir accompli sa rude tâche avec une conscience, une fidélité et un zèle qui sont allés jusqu’au sacrifice de sa vie.

Déjà cette certitude doit réconforter ceux qui le pleurent si amèrement. Mais ce réconfort s’accroît encore du fait que ce médecin de grand cœur et d’esprit élevé était un chrétien dans toute l’acception du terme. Et sa foi n’était pas une foi de surface. Elle s’appuyait sur des convictions solides, puisées dans une étude approfondie des récits historiques anciens. Il avait étudié avec réflexion, attachant une grande importance aux traductions authentiques et aux faits rapportés par les témoins d’une époque. Il ne rejetait jamais de parti pris un texte, sous prétexte que la clarté n’apparaissant pas à son intelligence, qui malgré tout avait des bornes, comme toute intelligence.

De tous points de vue donc, on ressent un réel chagrin de voir disparaître une aussi noble figure, de voir s’en aller l’un des meilleurs et l’un des plus parfaits ouvriers de la médecine. Et n’avais-je pas raison au début de ce discours de proclamer qu’une mort aussi subite est pour tous une perte cruelle. Et si maintenant je reporte ma pensée au foyer que cette belle âme a quitté, à cette femme éplorée qu’un tel drame accable, à ces fils, à cette famille dont il était le soutien, la force, la lumière, la fierté, le bonheur enfin, mon émotion grandit, ma voix devient de plus en plus hésitante. Je n’ai plus qu’à garder le silence et à verser des larmes avec eux, aucune parole n’était capable de consoler ou d’adoucir une semblable douleur.

Mon cher Alcime

En toi j’ai perdu un excellent ami. Ma tristesse sera éternelle. Ne m’en veux pas d’avoir pris la parole sur ta tombe. Notre amitié était si vieille et si forte – vieille et forte – nous nous le répétions souvent – de plus de 50 ans, que j’ai regardé comme une obligation de jeter un peu de lumière sur les beautés de ton caractère d’homme et de médecin, sur « les inconnues » de ton âme résignée. Cette âme, se réflétait entière dans ta franche, douce et réconfortante amitié. Cette âme, ta compagne si signe, si dévouée, si pieuse, si sincère, l’a reconnue dans l’affection dont tu n’as cessé de l’entourer. Tes fils l’ont certainement comprise. Ils t’imiteront, eux qui se sont distingués sur les champs de bataille de la Grande Guerre, eux qui savent que l’honneur n’est pas un vain mot. Aussi bien ils tiendront à conserver intact l’héritage fameux que tu viens de leur transmettre. Ainsi ils perpétueront ton souvenir et par eux nous en vivrons.

Mon cher Alcime, ta vie a été celle d’un sage et d’un chrétien. Ta mort a été glorieuse. Repose maintenant dans la Paix et que Dieu te donne dans le Ciel promis aux élus la place qu’il t’a destinée.

Ami, au revoir.

En cette douloureuse circonstance, nous renouvelons nos très vives condoléances aux familles Rousseau et Fagault.

 

[1] AD44/Presse : Le Guérandais

Testament de Marie Mélanie Séraphine Dubois veuve Fagault : Guérande 1912

Chez mon oncle Yves Fagault, j’ai souvent entendu dire : « C’est avec du bois qu’on fait des fagots ». Aussi, lorsque j’ai étudiée la famille Fagault, ceci m’est revenu en mémoire, et je vous livre bien volontiers ce souvenir. Car c’est bien une DUBOIS qui avait épousé un FAGAULT, et qui sont à l’origine des Fagault à Guérande.

Comme promis, je vais vous mettre ici, les documents que j’ai. Je les mets sur mon blog car vous êtes plusieurs descendants, et ainsi tous les autres auront accès aux documents.

De vôtre côté, merci de relire attentivement ces documents, et de participer à la correction et commentaires que vous ne manquerez pas de faire. Vous accédez aux commentaire en cliquant sur le titre de ce billet. Merci d’avance de votre participation.

La saga des Fagault de Louplande à la Turballe, ou la petite histoire de la sardine

Voici la plus ancienne photo que j’ai des FAGAULT. Faute de légende et date, je ne peux faire que des hypothèses. Je suppose donc que René Fagault père est au milieu, et à vous de me dire qui sont à ses côtés.

Ils consultent un album photo de famille, et des livres de bord. Je ne possède rien de tout cela, même si j’ai des documents plus récents, en particulier le livre de bord de Belmont depuis 1907.

Après-demain, je vous mets le testament de Mélanie Dubois en 1912, et je vous demande de le relire attentivement pour me signaler d’éventuelles erreurs sur ma retranscription qui figure dans l’histoire de la famille FAGAULT que j’ai mise en ligne.

La saga des Fagault de Louplande (72) à Belmont (La Turballe, 44) ou la petite histoire de la conserve de sardines de la Turballe au Maroc

J’ai vécu souvent à Belmont à la Turballe chez mon oncle Yves Fagault. Je dédie ces lignes à Yolande Fagault Rivalland, qui descend des Fagault et vient de prendre contact sur mon blog. Voici ce que je sais des Fagault, et cela n’est pas rien, c’est la fabuleuse histoire de la sardine à la Turballe.

Car les Pellier avaient usine au Mans et à la Turballe, et ont attiré les Fagault du Mans à la Turballe !

J’ai déjà mis sur mon blog plusieurs informations concernant Belmont :

Voici en ligne, la saga de la famille FAGAULT ainsi que je la connais et que je la dédie à leur descendante. Moi, je suis une nièce « par alliance » comme on dit, mais j’ai tellement passé de vacances à Belmont que cette villa faisait partie de moi. Je suis l’aînée d’une famille nombreuse, et ma maman, débordée, envoyait les aînés chez sa soeur, qui elle, n’avait pas d’enfants, c’est ainsi que Belmont fait partie de ma vie. D’ailleurs me voici en 1938 dans la véranda de Belmont.

 

Puis, ce fut la guerre, et les Allemands, surveillant les côtes françaises, ne manquèrent pas d’occuper cette mini-tour crénelée et d’y installer un de leurs observatoires de la côte.

 

Yolande, après-demain, je vous mets la plus ancienne photo que j’ai des FAGAULT car je suis persuadée que votre grand père y est. Je l’ai supposée environ 1895, et vous allez pouvoir en juger.

 

Quand les boeufs tiraient le canon : Angers 1609

Mes habitués savent que ce blog contient plus de 300 baux de métairie et/ou closerie, surtout dans le Haut-Anjou. Les animaux y sont assez souvent énumérés. Et dans la race chevaline, lorqu’il y en a dans une métairie, c’est une jument, et encore elle n’est que chez les métayers, plus à l’aise que les closiers.

Donc il y avait bien quelques chevaux en Anjou, mais il y avait surtout des boeufs.

Par ailleurs les baux contiennent parfois, même si ce n’est pas toujours, une clause portant que le preneur devra faire 2 (voire 4) journées de charroi l’an, et pire, quand le bailleur le commandera. Donc ces charrois sont à boeufs.
Donc, les chemins, en particulier ceux qui menaient à Angers ou autre ville, étaient fréquentés par des charettes tirées par des boeufs, apportant en ville les marchandises de bois etc… qui ne venaient pas par eau ; l’eau étant le transport favori.

J’ai tenté de trouver quelle distance parcourait un attelage de boeufs par jour, sachant que le cheval fait 32 à 40 km par jour. Et voici de que je trouve grâce à Internet et cherchant longuement :

Il est établi que la charge ordinaire d’une charrette attelée d’une paire de bœufs est de 583 kg. Une paire de bœufs peut parcourir 24 km par jour. (Annales de l’agriculture françoise, rédigé par Tessier, 1822)

Donc les boeufs vont un peu moins vite que les chevaux mais toute de même 24 km par jour.

J’avais compris à travers tous mes travaux de dépouillement d’actes notariés, dont les baux, que le cheval était rare, et surtout réservé aux marchands, pour leurs déplacements, et non pour le trait. Or, cette semaine, lisant les délibérations du corps de ville d’Angers, je viens de lire STUPEFAITE, que pour envoyer le canon de la ville faire 72 km, on prenait des boeufs.

En effet, tout le monde pense, et même internet que j’ai visité de long en large, que les canons se déplaçaient avec des chevaux, et j’ai trouvé des tas de sites pour dire que l’attelage était à cheval.
Rien quant aux boeuf.

Eh bien, je viens vous certifier, et je vous mettrai cette semaine le texte entier et même la preuve originale, que le canon de la ville d’Angers était tiré par des boeufs quand il fallait le sortir de la ville pour l’utiliser au vert.

Mais au fait, quand le Haut-Anjou a-t-il remplacé le labour par boeufs par le labour par chevaux ? et même l’a t’il remplacé avant la mécanisation ?
Je sais, par mes recherches personnelles que le cheval eut une grande importance au 19ème siècle, par l’importation de races anglaises de courses, et ce pour les courses en Anjou. Les haras du Lion d’Angers étaient parmi les pionniers sinon les pionniers, et il en reste quelque chose de nos jours.

Mais quelle fut donc la place du boeuf ? et pendant combien de temps ?
Car j’ai été stupéfaire de ma lecture, et je vous dit à bientôt pour lire totalement cet affaire de boeufs tirant le canon.

Mais au fait, j’aime bien vous mettre de temps à autre quelques illustration personnelles, et il se trouve qu’un de mes oncles a posé devant ses boeufs en 1636. Eh oui, ces boeufs et cette charue sont de 1636 !!! [oups ! erreur de frape, pour « 1936 ». Merci Luc de voir mes erreurs de frape] et la photo est « de famille ».

Darracq et Cie, Chenard et Walcker, et autres innombrables fabricants de voitures du début du 20ème siècle

Ils sont aussi bien installées à Paris, Angers ou Nantes. La majorité de ces fabricants a disparu rapidement mais Internet de nos jours en conserve la mémoire, les Archives Départementales aussi, avec les Immatriculations du début du 20ème siècle.
Oh, peu nombreuses : surtout acquises par les industriels qu’il soit dans le métal ou dans l’alimentation, quelques chatelains, et des médecins, surtout de campagne.

  • la Darracq RR de René Fagault à la Turballe et Guérande
  • Le 31 mars 1909 René Fagault acquiert une voiture Darracq RR 14 ch n° de série 17263 pour remplacer la voiture à cheval avec laquelle il venait chaque dimanche de Guérande à La Turballe où il fait construire une maison, qui rappelle le Maroc, où il vient de contribuer à l’implantation des conserveries de sardines. D’ailleurs, il est revenu avec Ali, qui sera son chauffeur.

      René Fagault devant Belmont en construction, La Turballe 1909
      Cliquez l’image pour l’agrandir

    La Darracq est logeable : jugez en !

  • La Chenard et Walcker de Louis Guillouard
  • Adrien et Louis Guillouard, plus connus sous le sigle « ALG », montent un atelier de ferblanterie au 51 de la rue des Ollivettes en 1911. Quelques années plus tard, Louis acquiert le 19 juin 1916 une Chenard et Walcker TT numéro de série 10571

      Louis et Adrien Guillouard sur leur Chenard et Walcker

    Elle m’étonne, car je ne vois qu’un phare dans le milieu, et je vois la batterie, et malgré tous mes efforts sur Internet je n’ai vu que des 2 phares et pas de batterie aussi visible, pourtant l’immatriculation ne donne pas une reprise de voiture et a priori elle est neuve.

    Et quand je vous disais qu’il y avait peu d’immatriculations, cette voiture est la 3539 ème depuis 1897, début du registre !

    Alors si vous avez vous aussi la chance d’avoir des photos, donc des voitures à identifier, c’est possible série 1902S305 puis 306 aux AD44

    Et surtout voyez les magnifiques voitures sur Internet en mettant le nom d’un de ces fabricants dans le moteur de recherche !

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. em