Les boeufs pour mettre à l’eau le bateau : Le Pouliguen 1910

C’est Noël, et nous sommes nombreux à avoir chanté :

Entre le boeuf et l’âne gris, dors, dors, dors l’enfant Jésus …

Alors, en ce jour où le boeuf tient sa place dans toutes vos crèches, voici le plus inattendu des attelages de boeufs. Nous sommes dans les années 1910. Les boeufs sont sur la place du Pouliguen, au bas de la jetée et de son phare, à l’entrée du port du Pouliguen. Les curieux, estivants bien habillés, pour ne pas dire habillés mondainement, car à cette époque le Pouliguen n’est pas socialement accessible à tous, sont là, pour assister à la mise à l’eau du bateau du passeur, ce bateau qui assure la navette entre La Baule et le Pouliguen, pour les piétons un peu pressés, et surtout trop fatigués pour faire à pied le long détour par le pont si loin !!!

Cette carte postale figure dans l’excellent ouvrage « Le Pouliguen d’antan, à travers la carte postale ancienne » d’Yves Moreau, ouvrage qui m’a été offert par Mme Lucas, elle-même du Pouliguen.

Ici, les boeufs travaillent dans les années 1930 à la Turballe. Ce grand jardin bord de mer, venté, était peu propice à la culture et mon oncle (ici conduisant le boeuf) s’efforçait d’entretenir cette terre inculte en ces W.E., car dans la semaine il avait son commerce d’épicerie quincaillerie en gros FAGAULT rue Saint Michel à Guérande, et descendait en voiture à Belmont à la Turballe le W.E. Cette photo est donc un témoignage du travail des boeufs à la Turballe, dans les années 1930, et j’ignore tout après la guerre… Si vous savez si après la guerre on les utilisait encore, merci de faire signe.

Alors, je dédie ce Noël à ce boeuf de l’enfant Jésus, et à tous les boeufs qui oeuvrent toujours en France. Allez-voir le site sur tous ces boeufs actuels, il vaut la peine tant il est riche de données.

Et surtout chantez :

Entre le boeuf et l’âne gris, dors, dors, dors l’enfant Jésus

Joyeux Noël à tous

Odile

 

 

9 réponses sur “Les boeufs pour mettre à l’eau le bateau : Le Pouliguen 1910

    1. Bonjour chère madame
      C’est le livre que vous m’avez offert, et lorsque je l’avais reçu je vous prie de croire que les boeufs m’avaient sauté aux yeux.
      Bien à vous
      Odile

  1. Bonjour Madame Halbert.
    bien vu je n’avait pas fait attention à ce détail .A les pauvres betes!
    Amicalement
    n de la Hardouinais.

  2. Heureuse année et santé à vous , à vos lecteurs et longue vie à votre blog si enrichissant !

    Pour en revenir à un sujet plus terre à terre, sur lequel vous faites appel, je veux parler des boeufs : A ma connaissance, dans le sud-ouest du M &L (Mauges), dans les très grandes fermes (> 100 ha), entre les 2 guerres, on trouvait tracteur à chenilles et chevaux. Dans les fermes de bonne superficie (25 ha/30ha), on a utilisé les boeufs juqu’à la fin de la guerre. Sur un exemple précis : j’ai une photo de 1943 d’un attelage composé de 6 boeufs (dont 2 en formation, si l’on peut dire) guidés par 2 chevaux. L’ exploitant de cette ferme a acheté son premier tracteur (Mac Cormick, 36 CV, à pneus) au début de l’année 48. Il était l’un des premiers ou le premier de la commune. Et je pense qu’en une décennie, s’est déroulée une vraie révolution dans notre contrée mais il y a eu sans doute des décalages selon les régions de France. J’ai vu, pour la première fois quant à moi, des boeufs au travail, au pays basque, début des années 70.
    Bien cordialement.

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