Mon blog est chaque jour attaqué par des Russes

Mon blog est sous WordPress et j’ai le plugin Akismet pour me protéger des commentaires indésirables, mais j’en viens à me demander combien de temps Akismet restera efficace contre ces attaques, car il semble qu’il pourrait être impuissant.
Pour le moment, chaque matin, je détruis les commentaires indésirables mis de côté par Akismet, et c’est impressionnant, car je lis le russe niveau bac +2, et j’en suis terriffiée.
Pratiquement, ils sont attirés sur mon blog par le Carnet de guerre d’Edouard Guillouard 1914-1918 et je pense que c’est donc le mot « guerre » qui les attire.
Je vais devoir étudier et mettre en oeuvre ce qu’on appelle un Captcha, et je vous prie tous, chers lecteurs et lectrices de bien vouloir me pardonner si j’en viens au Captcha.
Désolée, mais ainsi en va la vie actuelle
Odile

Noces d’argent de René Fagault et Yvonne Ferrand, Belmont 6 juin 1926

table des actes traitant des Fagault de Guérande et Belmont

   La saga des Fagault de Louplande à la Turballe, ou la petite histoire de la sardineLa saga des Fagault de Louplande (72) à Belmont (La Turballe, 44) ou la petite histoire de la conserve de sardines de la Turballe au Maroc  – Darracq et Cie, Chenard et Walcker, et autres innombrables fabricants de voitures du début du 20ème siècle –  La tour crénelée de la Villa Belmont : La Turballe 1936 –  Les boeufs pour cultiver 1925 Testament de Marie Mélanie Séraphine Dubois veuve Fagault à Guérande 1912Menhirs et calvaire de Belmont, aujourd’hui disparus : La Turballe   –  Pêche sur le mouille-Q, mini catamaran des années 1925 : Belmont, La Turballe – Livre de bord de Belmont, tenu par René Fagault : années 1923-1925années 1926-1927 ; années 1928-1929 finLe canot des évadés de la colonie pénitentiaire de Belle-Ile a échoué à Belmont, 10 août 1921 –  Obsèques du Dr Alcime Rousseau, Herbignac 21 janvier 1923  – Broyage des graines de lin dans les années 1920 dans la presqu’île GuérandaiseLe gardien jardinier et pêcheur, Belmont, contrat de travail 1935  –  Le mât de Belmont avant la seconde guerre mondiale – La saga des FERRAND de Chalinargues (Neussargues-en-Pinatelle, 15 Cantal) à VannesFiliations des familles Dubois et Fagault

introduction

Je retrouve dans les petits papiers dans le livre d’or de Belmont, un menu, un plan de table, et je suppose qu’ils concernent le dimanche 6 juin 1926 :
Aujourd’hui journée mémorable. Monsieur et Madame René célèbrent leurs noces d’argent. 25 ans de ménage et toujours heureux.
Arrivés ici le samedi soir 5 juin. Yves et François après le dîner tirent un superbe feux d’artifice du haut de la tour et terminent par un immense brasero allumé sur le rocher du Grand Père, illuminant toute la baie de Belmont.
Le dimanche à 11 h 30 réception des invités, apéritif, à suivre
et il n’y avait rien dans le livre, donc les petites papiers seraient cette suite. Le menu est tout en humour et en famille, car tous les lieux du menu sont de la famille, d’ailleurs, je suppose qu’il n’y a pas eu de traiteur, mais que les familles ne sont pas venues les mains vides, ainsi les Poupart, qui tiennent à Nantes l’épicerie des Frères Provençaux ont manifestement apporté l’entrée et un dessert etc…

Menu du 6 juin 1926

Ce menu est imprimé sur un carton, et un chef-d’oeuvre d’humour familial, car les noces d’argent sont en famille.
Hors d’oeuvre Provençaux (Yvonne Ferrand, l’épouse de René Fagault, qui fêtent leurs noces d’argent, est cousine des Poupart qui tiennent à Nantes une épicerie très en vogue nommée Les Frères Provençaux.)
Langoustes du Vir (le Vir est le nom du rocher qui barre l’anse de Belmont et que l’on doit éviter en bateau et qu’on ne peut contourner qu’à marée haute pour sortir de l’anse. Il est visible à marée basse)
Filet de boeuf Beauregard (Guérande, certainement demeure d’un des invités)
Dindonneaux truffés de Kervaudoué (aujourd’hui Kervodué, en Piriac, qu’on atteint de Lérat en remontant sa petite route, et c’est manifestement là que René Fagault père de René qui fête ses 25 ans de mariage, était venu de la Sarthe s’installer sur la côte)
Asperges du Loc sauce mousseline (un Loc à la Turballe ?)
Fraises de la Gaillardais à la crème (propriété des Bigaré à Guérande)
Iceberg du Four (phare sur le rocher du Four à la pointe du Croisic, que l’on voit droit devant Belmont et que je voyais chaque nuit quand je passais mes vacances à Belmont – voir ci-dessous la photo)
Corbeilles Belmontaises
Petits Fours du Bon-Pasteur (l’épicerie des Frères Provencaux, que tiennent les Poupart, famille d’Yvonne, est située au Bon-Pasteur à Nantes centre ville)
Porto – Madère
Muscadet en Carafe (le C est en majuscule, et je comprends qu’il s’agit d’un jeu de mots et qu’il est en panne, car ils ont planté du muscadet et ne l’ont pas encore)
Graves – Haut-Sauterne
Château-Margaux 1913 – Pomerol
Pommard – Nuits 1906
Champagne
Café
Rhuys-Quennec 1886 – Liqueurs


le plan de table

2 tables, dans toute la longueur de Belmont, face à la cheminée – sous ce papier est aussi écrit le résultat de la pêche.

Andrée (Ferrand, fille d’Etienne ci-dessous, donc nièce d’Yvonne qui fête ses 25 ans de ménage)
Mimie Baudry (Marie-Eugénie-Léonie Ferrand °Vannes (56) 2.10.1891 épouse de Pierre-Ferdinand Baudry et soeur d’Yvonne)
Pierre Guilloteau – Pierre Baudry (époux de Mimie Ferrand ci-dessus)
Mme Poupart – Mme Ferrand
Mme Rousseau (née Fagault, soeur de René qui fête ses 25 ans de ménage)
René (Fagault, qui fête ses 25 ans de ménage)
Dr Méloche (petit-fils de Marie-Françoise Dubois la sœur de Marie Mélanie Séraphine Dubois qui épouse en 1868 René Fagault père de René Fagault qui fête ses 25 ans de ménage) – Yvonne (Ferrand, épouse de René Fagault)
Mme Quennec
– Etienne (Ferrand, frère d’Yvonne, il a pour épouse x Claude Poupart. Il possédait une épicerie fine « Les Frères Provenceaux » rue du Calvaire)
Anne (Ferrand, soeur d’Yvonne, et veuve d’Emmanuel Fagault)
Georgette (Baudry, 12 ans, nièce d’Yvonne Ferrand)
Paule

Paul Rousseau (27 ans, fils de Marie Mélanie Fagault et Alcime Rousseau, neveu de René et Yvonne qui fêtent leurs 25 ans de ménage)
Mimie Fagault (Fagault 17 ans, fille de René et Yvonne et sœur d’Yves et future épouse Gonichon)
Marguerite Guillou
François (Fagault 14 ans, fils d’Anne Ferrand et Emmanuel Fagault, le médecin décédé en juin 1925)
Louis Rousseau (29 ans, fils de Marie Mélanie Fagault et Alcime Rousseau, neveu de René et Yvonne qui fêtent leurs 25 ans de ménage)
Yves (Fagault 21 ans, fils de René et Yvonne qui fêtent leurs 25 ans de ménage)
Nett (fille d’Emmanuel Fagault et Anne Ferrand, nièce des 2 côtés du couple qui fête ses 25 ans de ménage)
Jean Meloche (fils du docteur présent à l’autre table)

le docteur Méloche

L’Echo de la Loire, 3 juin 1923 (ce feuillet est dans le livre de Bord de Belmont)
Le Docteur Meloche
L’homme le plus connu, et j’ajouterai le plus aimé de Saint-Nazaire, parce que, comme chez ce grand personnage dont parle Bossuet, Dieu mit en lui avant tout la bonté.
Le Dr Meloche est bon, d’une bonté agissante qui se traduit par un entier dévouement à toutes les œuvres dont il s’occupe, à toutes les Sociétés dont il fait partie. Il collectionne les présidences – non les présidences purement honorifiques qui rapportent un jour ou l’autre… un bout de ruban, mais celles où il faut payer de sa personne, s’épuiser en sollicitations et en démarches.
Tout le temps que le Dr Meloche ne consacre pas à sa clientèle, – il la visite généralement à bicyclette, – il l’emploie à faire le bien : on ne dira jamais assez avec quelle délicatesse il sait soulager les misères cachées. Il est une œuvre que le Dr Meloche, à Saint-Nazaire, a fait sienne et pour laquelle il se dépense sans compter : c’est la Ligue antituberculeuse qui, grâce à lui, est tout à fait prospère. Pour elle, le Dr Meloche se fait frère quêteur : que d’enfants lui doivent d’avoir recouvré la santé !
Le Dr Meloche est un grand lettré. Il sait l’ « Enéide » par cœur et lit facilement dans le texte l’ « Iliade » et l’ « Odyssée ». Aussi les citations latines jaillissent-elles de ses lèvres commes les roses des lèvres de je ne sais quelle princesse des contes de Perrault.
Bref, un homme de cœur, un homme de bien, qui mieux que tout autre, était digne d’ouvrir la série de nos silhouettes nazairiennes.

 

Le canot des évadés de la colonie pénitentiaire de Belle-Ile a échoué à Belmont, 10 août 1921

table des actes traitant des Fagault de Guérande et Belmont

   en cours d’élaboration

introduction

Je retrouve dans les archives de Belmont, un papier tapé à la machine en 1921, concernant le canot, volé à Belle-île par 2 prisonniers de la colonie pénitentiaire, pour s’évader, en direction manifestement de Lérat puis le canot vient s’échouer à Belmont où il est retrouvé par Yves Fagault et ses 2 cousins Paul et Louis Rousseau, jeunes gens en vacances à Belmont.
Le garde maritime de la Turballe qui a tapé ce compte-rendu de la recherche du canot qualifie Belmont de château, ce qui était sans doute le qualificatif des Turballais à l’époque, sans doute impressionnés par la construction à Belmont de René Fagault.
Vous avez beaucoup de choses sur Internet sur la colonie pénitentaire de Belle-Ile mais ce lien est vers la page que je trouve la meilleure parce qu’elle émane du département lui-même

11 août 1921 compte-rendu de la trouvaille du canot des évadés de Belle-Ile

La Turballe le 11 août 1921 (compte-rendu textuel du Garde-Maritime déposé chez Mr l’administrateur de la Marine au Croisic – feuille dactylographiée conservée dans le Livre de Bord de Belmont)
Le garde maritime Yves Callec a l’honneur de rendre compte à M. l’Administrateur au Croisic que aussitôt que j’ai eu communication par M. le Syndic dans la soirée que deux évadés de Belle Ile avaient pris un canot et se dirigeaient sur la côte le 10 août 1921, j’ai interrogé plusieurs pècheurs, lesquels m’ont tous répondu qu’ils n’avaient rien vu, à 21 h 45 je me trouvais sur le quai lorsque M. Hébel instituteur à La Turballe venait me remettre un rôle au douanier Chauvel, lequel me l’a remis de suite et je me suis rendu compte que c’était bien le canot M.V.U. armé à Belle-Ile N°125, propriétaire et patron M. Uhel François N°57 Belle Ile : je me suis immédiatement accompagné des douaniers Chauvel et Boulliguan rendu à Belmont ou M. Hébel avait trouvé le rôle sur la grève et où nous avons vu un petit canot pein en vert sur la grève entre deux rochers, nous nous sommes rendus auprès ; à ce moment j’ai aperçu dans le creux du rocher la lueur de deux cigarettes allumées, croyant avoir affaire aux deux évadés et les croyant armés j’ai dit aux douaniers tenez votre révolver à la main et j’ai crié qui est là : 3 hommes se sont levés et se sont présentés à nous en nous disant bonsoir Messieurs ; je les nomme Yves Fagault de Guérande, Paul Rousseau et Louis Rousseau ; intérrogés sur leur présence à cette heure et à cet endroit ils nous ont répondu qu’ils prenaient le frais et avaient amarré le canot et sauveté 3 avirons : ils avaient aperçu au large le canot vers 13 heures dans la direction de Lérat et leur attention se portait sur ce canot qu’ils ne connaissaient pas ; vers 14 heures il avait disparu au large et à 19 heures en revenant de La Turballe ils avaient vu le canot sur la grève abandonné et qu’il s’était échoué vers 15 heures et qu’ils venaient d’amarrer le canot et sauveté 3 avirons et le matériel flottant et qu’ils avaient aucune autre intention que le bon sauvetage ; ils sont ensuite rendu à leur château à Belmont et nous 3 nous avons aporté les avirons lesquels ont été mis en sureté au bureau de la Douane à 23 heures 20. Aujourd’hui le 11 août 1921 je me suis présenté à 5 heures 30 au bureau de M. le Syndic, lequel m’a accompagné sur les lieux du naufrage où nous avons constaté que le canot était rempli d’eau. J’ai ensuite accompagné M. le Syndic au château au retour à La Turballe M. le Syndic m’a dit de chercher deux hommes pour aller chercher le canot, j’ai trouvé Hervel et mon fils ; actuellement le canot se trouve amarré au quoi et le matériel en sureté chez M. le Syndic.

Broyage des graines de lin dans les années 1920 dans la presqu’île Guérandaise

table des actes traitant des Fagault de Guérande et Belmont

   en cours d’élaboration

introduction

Le commentaire de Christine vient de réactiver mon intérêt pour cette famille, et fouillant dans mes papiers j’en trouve encore. Ainsi, je viens de découvrir que dans la presqu’île Guérandaise, entre les deux guerres, dans les années 1920, 1930, les Fagault vendaient un moteur à moudre les graines de lin. Je comprends donc qu’il y avait encore alors du lin dans la presqu’île Guérandaise, et qu’on savait aussi utiliser sa farine dans le pain, car  je pensais qu’autrefois on n’utilisait le lin que pour les draps ! Et, stupéfaite, je découvre sur Internet les broyeurs actuels, électriques bien entendu. 

Carte du commerce de gros Fagault Guérande années 1920 

Épicerie en gros et détail
Maison Dubois, fondée en 1814
Fagault successeurs, Guérande
Mercerie – Brosserie
Droguerie – Graineterie
Engrais
Quincaillerie
Spécialités de conserves alimentaires
de farine de graines de lin et farine de moutarde
moteur à pétrole pour moudre le poivre, concasser l’avoine, broyer la graine de lin et la graine de moutarde
Charbons
Fer et Aciers, Meules
C’est assez varié, et je pense que la presqu’île Guérandaise s’étendait de Saint-Nazaire à Piriac

 

 

Histoire d’une maison face au cimetière Saint Jacques, l’ex n°174 route de Clisson, aujourd’hui boulevard Joliot Curie

table des actes traitant du quartier Nantes St Jacques

    Vous avez sur mon site beaucoup d’actes concernant le quartier : Voir tous les articles sur Nantes Sud Loire Saint Jacques

introduction

Cette page était parue le 23 avril 2020, mais je la remets ici car j’ajoute les recensements de 1926 et 1946, fort intéressants, et maintenant accessibles.
De Bonne Garde à la rue de la Ripossière, on était autrefois rue St Jacques et encore en ville alors que passé la rue de la Ripossière on était route de Clisson et en partie rurale et non plus en ville, mais vous allez voir ci-dessous que certains, y compris les notaires, s’y perdaient un peu, et le notaire ci-dessous a écrit route de Clisson alors qu’on était rue Saint Jacques. Bref, ce pour vous dire que lors des recherches, ce tronçon de Nantes est difficile car beaucoup d’embrouilles sur les noms de rues, sans compter les changements de numéros.

Jusqu’à la Révolution, je vous ai déjà montré que passé Bonne Garde ce n’étaient que jardins maraîchers le long de la route de Clisson.  Devant l’invasion d’immeubles de nos jours sur des km de route de Clisson, un coin tient encore quelques maisons, du côté du cimetière. Voici l’histoire de l’une d’elles, de son puits, et en fin d’article je vous mets aussi de ses innombrables habitants, car autrefois on vivait nombreux par pièce.
Vous allez découvrir ici que les premiers propriétaires étaient parfois peu résidants, comme si parfois ce quartier avait servi de placements immobiliers. Au fonds, un peu comme le font de nos jours ceux qui acquièrent des appartements pour les louer ensuite.
Enfin, outre l’extrême complexité des propriétaires successifs, vous constaterez qu’en cette année 1863 on paie en monnaie exclusivement métallique, et qu’on a une peur bleue du papier pour payer en billets. On est loin de nos paiements numériques !
Le prix de la maison est de 8 000 F de 1863 qui feraient 16 000 € ce qui nous semble si peu qu’on a peine à y croire. En tous cas, l’acheteur paie sur 3 ans, ce qui signifie que son commerce lui dégage chaque année 3 000 F de bénéfices. Il est marchand de grains pour chevaux, alors fort nombreux à Nantes pour tous les transports et travaux.
Et si vous êtes très curieux, je pense que c’est le n°62 actuel Bd Joliot Curie.

 

Retranscription de l’acte avec l’orthographe originale 

Cet acte est aux Archives Départementales de Loire-Atlantique, 2Q9023 – Voici sa retranscription :

« Le 14 juillet 1863[1] par devant maître Joseph Martineau et son collègue, notaires à Nantes, ont comparu : premier Aristide Pottin, propriétaire, demeurant à Nantes rue de Gigant n°8, agissant tant en son nom personnel qu’au nom et comme mandataire de monsieur Michel René Lecrac, rentier, et madame Victorine Louise Adelaïde Pajot sa femme, demeurant ensemble à Paris, rue du Faubourg St Honoré n°180, en vertu de procuration passée devant maître Bertrand Maillefer et son collègue, notaires à Paris, le 21 mars 1863, dont le brevet original duement enregistré et légalisé, demeurera ci-après annexé, après avoir été certifié véritable par le mandataire et revêtu de mentions par les notaires soussignés – second mademoiselle Aglaé Lefèvre, rentière, demeurant à Nantes, rue Santeuil n°5 – tertio Mr Pierre Jean Lefèvre, capitaine au long cours, et madame Alexandrine Louise Cosson, son épouse, qu’il autorise, demeurant à Nantes rue de l’Heronnière n°5 – lesquels ont par ci-après vendu avec garantie solidaire contre tous troubles, évictions, et autres empêchements quelconques, à monsieur Jacques Mounier, marchand de grains, et madame Victoire Alphonsine Fortin, sa femme, qu’il autorise, demeurant ensembe route de Clisson, commune de Nantes, ici présente et acceptante – Designation : une maison située route de Clisson, non loin du cimetière Saint Jacques commune de Nantes, consistant en un rez de chaussée composé de 4 magasins et arrière magasins en tout 8 pièces, d’un premier étage composé de 5 pièces, vastes greniers au dessus couverts d’ardoise, 4 caveaux ou celliers, lieux d’aisance, un terrain à la suite de la maison du côté de monsieur Mounier, donnant sur la route, derrière la maison, un grand jardin entouré de murs garnis d’espaliers et mitoyens avec les voisins, lequel jardin est planté d’arbres fruitiers et d’agrément, et contient un puits, le tout borné au nord par Delaunay, au sud par le même et les acquéreurs, à l’est par la route de Clisson et à l’ouest par Thomarde. Telle au surplus que ladite propriété se poursuit et comporte avec toutes ses appartenances et dépendances sans rien en excepter ni réserver, les acquéreurs le déclarant le connaître parfaitement. Origine de propriété :  mademoiselle Lefèrre, monsieur Lefèrre, monsieur et madame Lecrac sont propriétaires de ladite maison, chacun pour un cinquième pour l’avoir acquise conjointement et indivisement avec madame anne Marie Lefèvre veuve de monsieur Aristide Pottin, libraire demeurant à Nantes rue Santeuil n°5, aujourd’hui décédée et représentée par monsieur Aristide Pottin son fils et seul et unique héritier, et madame Perrine Zoé Lefèvre, rentière, épouse séparée de corps et de biens du sieur Adolphe Letourneux, demeurant à Nantes sur Guetry, propriétaites des deux autres cinquièmes, de mademoiselle Geneviève Lechartier, propriétaire, demeurant route de Clisson, commune de Nantes, aux termes du contrat passé devant maître Boix notaire à Nantes le 24 mai 1851, moyennant une rente viagère de 1 000 francs. Ce contrat a été transcrit au bureau des hypothèques de Nantes le 5 juin 1851 n°412 volume 357 … suivant acte passé devant maître Boix notaire à Nantes le 4 juillet 1856 madame Letourneur susnommée, autorisée par jugement du tribunal civil de Nantes le 26 janvier 1856, a vendu à mademoiselle Lefèvre, monsieur Lefèvre, monsieur Lecrac et monsieur Aristide Pottin, acquéreurs indivisement entre eux et fondés dans l’acquisition chacun pour un quart, le cinquième à elle appartenant par indivis avec les acquéreurs dans ladite maison, depuis mademoiselle Lechartier est décédée à Nantes le 11 janvier 1852, de sorte que ladite rente viagère se trouve aujourd’hui éteinte ainsi que les vendeurs le déclarent et s’obligent justifier, mademoiselle Lechartier était elle-même propriétaier de cette maison pour l’avoir acquise de dame Marie Bugel épouse du sieur Joseph Marie Guillaume, laboureur, secundo Antoine Bugel, laboureur, tertio Jean Bugel laboureur, quarto Julienne Bugel cultivatrice, quinto Isabelle Bugel demeurant tous au village de l’Angle commune de Guenrouët, sexto Jeanne Bugel épouse du sieur Joseph Lelièvre maçon demeurant à Guichin, commune de Redon, septimo Louise Talva veuve de Pierre Nicoleau, sage femme, demeurant à Nantes, octavo sieur Isidore Talva, marin, demeurant à Nantes, nono Charles Talva cuisinier marin demeurant à Nantes, suivant procès verbal d’adjudication dressé le 10 juin 1844 par monsieur Crucy notaire à Nantes commis judiciairement c’est effet moyennant un prix payé, ainsi qu’il est ci-après relaté, les vendeurs de mademoiselle Lechartier avaient recueilli ledit immeuble dans les successions de Jean Bugel et Anne Talva, enfin les époux Bugel avaient fait construire cette maison, au garantie de puis par mademoiselle Lechartier, sur un terrain par eux acquis en diverses parcelles, sur actes authentiques. Une expédition de procès verbal d’adjudication sus énoncée, a été transcrite au bureau des hypothèques à Nantes le 9 juillet 1844, volume 281, n°79, et inscription d’office a été faite le même jour volume 170 n°407, contre ladite demoiselle Lechartier, celle-ci s’est libérée de son prix et adjudication de la manière suivante, en payant aux vendeurs 1 100 F le jour même de l’adjudication ainsi qu’il est constaté par le susdit procès verbal, et l’outre plus après l’accomplissement des formalités de transcription et de purge légale, ainsi qu’il est constaté dans un acte contenant quittance et main levée de l’inscription d’office susrelatée passé devant ledit maître Crucy et un de ses collègues le 24 février 1845, et par suite duquel cette inscription a été radiée sans réserve le 3 mai suivant. Entrée en jouissance : les acquéreurs entreront en jouissance de la propriété rétroactivement à partir du 24 décembre dernier. Charges, conditions : la présente vente est faite aux charges clauses et conditions suivantes que les acquéreurs s’obligent solidairement entre eux de fidèlement exécuter : primo, ils prendront ladite propriété dans son état actuel sans pouvoir prétendre aucune indemnité pour cause de réparations ou dégradations, et ils supporteront les servitudes passives sauf à profiter d’icelles actives, s’il en existe, le tout à leurs risques et périls – tertio, ils paieront les contributions à compter du 1er janvier dernier – quarto, ils entretiendront les baux verbaux qui pourront exister de manière à ce que les vendeurs ne soient pas inquiétés ni recherchés – quinto, ils entretiendront les polices des assurances et paieront les primes à partir du 1er janvier dernier –  cinto, ils acquitteront les frais, droits et honoraires auxqueles les présentes donneront ouverture. Prix : et en outre la présente vente est faite moyennant la somme de 8 000 F, que les acquéreurs s’obligent solidairement entre eux de payer de la manière suivante, 3 000 F le 24 décembre prochain, pareille somme de 3 000 F le 24 décembre 1864, et les 2 000 F restant le 24 décembre 1865, jusqu’à parfait remboursement paieront les intérêts 5% par an à partir du 24 décembre dernier, payables annuellement. Les paiements tant du principal que des intérêts auront lieu à Nantes, quittes de frais en l’étude de maître Martineau notaire soussigné, et ne seront valablement fait qu’en espèces métalliques d’or ou d’argent ayant cours actuel, sans billets, papier monnaie ou autre valeurs fictives, monsieur et madame Mounier renonçant à se prévaloir du bénéfice de tous décrets ou lois pouvant en autoriser l’émission ou la circulation, monsieur et madame Mounier pourront anticiper les époques de remboursement ci-dessus en prévenant un mois à l’avance, les paiements particuliers ne pourront être inférieurs au tiers de la somme due. Transcription : les acquéreurs feront transcrire une expédition des présentes au bureau des hypothèques de Nantes et rempliront si bon leur semble les formalités nécessaires pour purger leur acquisition des hypothèques légales qui peuvent le grever, et si pendant l’accomplissement de ces formalités il y a des inscriptions du chef des vendeurs ou de leurs auteurs, ledits vendeurs seront tenus d’en porter main levée ou certificat de radiation dans le mois de la dénonciation qui leur en sera faite au domicile ci-après élu ; Etat civil :  Déclarent monsieur Pottin et les vendeurs que monsieur et madame Lecrac sont mariés sous le régime de la communauté légale à défaut de contrat qui ait précédé leur mariage à la mairie de la Garnache (Vendée) le 29 novembre 1848, que monsieur et madame Lefèvre sont mariés sous le régime e la communauté légale à défaut de contrat de mariage, que monsieur Pottin et madamoiselle Lefèvre sont célibataires, qu’aucun desdits vendeurs n’a été tuteur de mineurs interdits, que l’immeuble présentement vendu est libre de toutes hypothèques légales … »

[1] AD44-2Q9023

Analyse des recensements

Le recensement ne donnait que 4 ménages, dont le couple âgé des propriétaires, Jacques Mounier et son épouse Victorine Fortin. Ceux-ci occupaient manifestement plusieurs pièces puisque l’acte de vente ci-dessus dénombre pas moins de 8 pièces. Or, Jacques Mounier décède le 7 mai 1905 et sa veuve se retire dans une autre maison de la rue St Jacques. Donc, toutes les pièces sont louées, et en 1926 le recensement dénombre pas moins de 12 familles au n°174, et  il faut supposer qu’il y avait alors 12 pièces  ! En 1946, il y encore 10 familles, dont plusieurs étaient déjà présentes en 1926.

Y vivent en 1901 (recensement, par ménage, soit 4 ménages) :

Jules Bernard, 27 ans, chef, peintre
Berthe Martin, 21 ans, sa femme

Marc Vrignaud, 56 ans, chef, épicier

Jacques Mounier, 78 ans, chef
Victorine Mounier, 78 ans sa femme

Eugène Rojouan, 32 ans, chef, mécanicien
Beccavin Constance, 31 ans, sa femme
Madeleine Rojouan 6 ans leur fille
Martin Rojouan 5 ans leur fils
Yvonne Rojouan 3 ans leur fille

Y vivent en 1926 et 1946 (recensement, par ménage, archives municipales) :

1926 Cocard Emile °Hirillac 1894 chef, débitant, patron
Sebileau Eugénie °Hirillac 1894 épouse
Cocard Simone °Nantes 1924 fille
Gicquel Cécile °Pérel 1905 domestique
1926 Texier Julien °St Jean 1889 chef, manœuvre
Roux Bernadete °Béganne 1891 épouse
Texier Juliette °Béganne 1918 fille
Texier Simone °Nantes 1922 fille
Texier Paulette °St Sébastien 1924 fille
1926 Armange Marcel °Verier en Charnie 1897 chef, livreur
Herrouin Hélène °Derval 1898 épouse
Armange Marcelle °Carquefou 1920 fille
Armange Marie °Carquefou 1921 fille
1926 Macé Louis °St Ganton 1871 chef, ajusteur
Morvan Anne °Ederme 1874 épouse
1926 Charpentier Jean °Loroux-Bottereau 1865 chef, savonnier
Guérin Léontine °Vallet 1863 épouse
Charpentier Léontine °Chapelle Heulin 1894 fille, ouvrière
Charpentier Jeanne °Aigrefeuille 1904 fille, couturière
1926 Bouyer Georges °Nantes 1899 chef, charpentier
Briand Elisa °Dol de Bretagne 1903 épouse
Bouyer Georgette °Nantes 1624 fille
1926 Perrot François °Nantes 1899 chef, manœuvre
Séguin Jeanne °Nantes 1897 épouse
Perrot François °Nantes 1919 fils
Perrot Marcel °Nantes 1922 fils
Perrot René °Nantes 1924 fils
Perrot Yvonne °Nantes 1925
1926 Peignon Louis °Nantes 1879 chef, manœuvre
Subineau Marie °Nantes 1879 épouse
1926 Barron Edouard °Nantes 1896 chef, ajusteur
Faugeras Yvonne °Rezé 1898 épouse
1926 Rousseau Charles °Bouguenais 1901 chef, charpentier
Connan Marie °Kerpirt 1897 épouse
1926 Sorin Gabriel °Nantes 1888 chef, manœuvre
Barreau Antoinette °Fabris 1887 épouse
Sorin Gabriel °Nantes 1921 fils
Chauvin Berthe °Nantes 1893 domestique
1926 Leborgne Pierre °Fremeac 1887 chef, chauffeur
Joly Marie °Vertou 1891 épouse
Tendron Gabriel °Nantes 1924 fils
1946 Sorin Valentine °1881 chef
Sorin Gabriel °1920 enfant
1946 Rousseau Charles °1901 chef, plombier
Rousseau Célestine °1897 épouse
Rousseau Charles °1932 enfant
Rousseau Michel °1935 enfant
1946 Guimard Lucien °1900 chef, charpentier
Guimard Marguerite °1898 manutentionnaire
1946 Perrot François °1892 chef, manœuvre
Perrot Jeanne °1889 épouse
Perrot Yvonne °1922 enfant, employée de bureau
1946 Armange Marcel °1897 chef, commis épicier
Armange Hélène °1893 épouse
Armange Marcelle °1920 enfant, couturière
Armange Marie °1921 enfant, couturière
1946 Mercier Léontine °1894 chef, employée de quincaillerie
Charpentier Jeanne °1904 sœur, chemisière
1946 Peignon Louis °1879 chef, manœuvre
1946 Chemier Jeanne °1897 chef, manutentionnaire
1946 Morandeau Pierre °1912 chef, chauffeur
Morandeau Renée °1917 épouse, mécanicienne
1946 Leborgne Pierre °1887 chef, mécanicien
Leborgne Marie °1891 épouse, employée