Masame Ursula von des Leyen : les coupables sont ceux qui ne vous ont pas écoutée

Sur LCI à l’instant (11 h mercredi 28 octobre 2020) les personnes âgées ne perdent rien économiquement, ont peu d’espérance de vie de toute façon, et il aurait fallu limiter leurs contacts. ILS ONT RAISON

Je, âgée de 82 ans, suis personnellement restée confinée, volontairement, depuis le 9 mars, car je vous ai comprise Madame Ursula von der Leyen. Mais vous n’avez pas idée des voies qui se sont élevées contre vous, Madame Ursula von des Leyen, pour avoir osé alors conseiller aux personnes âgées de rester confinées au moins jusqu’à Noël.

Je suis pour le confinement des personnes à risque, pas pour le confinement de ceux qui ont la vie devant eux, par pour oblitérer leur avenir, et leur avenir économique.

J’ai honte pour toutes les personnes âgées qui osent réclamer (c’est du moins ce que j’entends hélas sur la télé chaque jour depuis des mois) encore une vie alors qu’ils ont eu le temps de vivre. Je souhaite que les jeunes aient le droit de vivre et de réussir leur vie sur tous les plans. Je ne souhaite pas qu’ils soient confinés.

J’ai ma vie derrière moi et je n’ai pas à me plaindre, et je n’ai pas compris qu’on ne nous ait pas confinés d’office, nous les personnes âgées.

 

Bon courage à tous et toutes : les pâtes alimentaires ne vont pas manquer, Nantes 1890

Eh oui : voici en 1890 l’usine de pâtes alimentaires à Nantes, quartier St Jacques, à la Piaudière, avant la Persagotière, sur les bords de la Sèvre (Almanach général des cents mille adresses de la Loire Inférieure, 1890 – sur le site des Archives Départementales de La Loire Atlantique, numérisé espace Presse)

Et plus près de nous, pour en revenir en 2020, mon journal a dit hier que Panzani a anticipé le reconfinement et que nous ne manquerons pas de pâtes, car il semble bien que ce soit le premier aliment en reconfirnement.

Bon courage à tous et toutes

Odile

covid-19 : chronique de ma vie durant la pandémie

Voici comment le ministère de la santé classe en zone de circulation active COVID (23 octobre 2020)

Je suis comme vous, comme tous les Français, totalement perdue dans les infos et désinfos. Donc, en particulier, beaucoup ont eu du mal à comprendre la nouvelle carte des départements en couvre-feu. Comme j’ai eu ce matin beaucoup de mal à trouver sur quels indices ce classement était basé, car il est multifactoriel. Voici ce  que j’ai enfin trouvé, et qui est l’information officielle sur le site officiel du gouvernement :

Depuis le 28 mai 2020, la carte est construite sur la base des 4 indicateurs suivants et est complétée par une analyse de risques :

  • l’activité épidémique : taux d’incidence : nombre de tests virologiques positifs pour 100 000 habitants par semaine ;
  • le taux de positivité des tests virologiques ;
  • l’évolution du R0 : nombre de personnes contaminées par chaque malade ;
  • la tension hospitalière sur la capacité en réanimation : le taux d’occupation des lits en réanimation par des patients COVID par rapport à la capacité initiale en réanimation.

 

Salut à toi Covid, le plus intelligent des virus ! (14 septembre 2020)

Enfin, ce sont les membres du conseil Syndical de mon immeuble qui te disent intelligent. Ils te croient si intelligent que tu sais faire la disctinction entre ascenceur et couloirs d’une HLM et ceux de notre copropriété privée. Tu sais, toujours selon eux, t’abstenir de fréquenter l’ascenceur et les couloirs qui sont près de la porte d’entrée de mon appartement ! Alors, ils sont contre le port du masque dans la tour, et ayant tenté 3 descentes ces derniers jours, j’ai eu le droit à :
5 personnes en rond à la porte de l’ascenceur (1 m x 1,5 m seulement) te criant « bonjour » sans masque, pour mieux te crachouiller leurs postillons
une personne collée à la porte de l’ascenceur, toujours aussi ridiculement polie, et pire refusant de se reculer
et bien sûr les conseillers syndicaux, non masqués
Ils prétendent que nos parties communes ne sont pas espace public, car ils ont entendu tant de conneries sur les certaines de télévision, et certains, qu’il est important quand Macron prend une interdiction de la contourner, qu’ils oublient totalement ce que « parties communes » dans une copropriété signifie. Ces parties communes sont l’héritage du droit de passage depuis des siècles, et tout ce qui est passage est public. D’ailleurs, on dit aussi « transports en commun » et pour moi l’ascenceur est le premier des transports en commun, qu’il soit installé en copro ou en HLM. Pourtant on peut trouver la définition claire de l’espace public, et les parties communes d’une copropriété en font clairement partie.
Tu vois COVID, je lis chaque jour un journal allemand, et là-bas, dès le 9 mars Frau Merkel a mis en demeure les fabricants d’ascenceur de trouver des solutions pour lutter contre toi. En France, l’ascenceur est l’OMERTA. Non seulement le gouvernement ignore qu’il existe, mais les journalistes, soucieux de buzz, font parler n’importe qui pour dire n’importe quoi, et plusieurs chaînes ont été jusqu’à distinguer HLM et copropriété en t’appliquant, à toi COVID, les règles de la propriété privée.

Moi, je suis persuadée qui tu ne sais pas faire cette différence en HLM et copropriété, et surtout que ton existence ne relève pas du droit, mais de notre environnement biologique. Certes, tu es très doué, tu squattes les cellules humaines et tu les attends même parfois de longues heures, patiemment, sur beaucoup de surfaces. Mais notre gouvernement a bien dit de se laver les mains mais il a oublié de dire quant, alors il y en a qui se lavent les mains en sortant de chez moi pas en entrant après avoir tripoté les boutons de l’ascenceur où, soit dit en passant, aucun affichage de règles d’hygiène ne parle de toi. Cela me rappelle mon bon vieux temps, celui où je travaillais au service de recherches d’un grand laboratoire pharmaceutique comme traductrice à cause de ma biculture (scientifique et linguistique). Un jour, aux toilettes dames, j’avais vu 2 dames de la ligne de fabrication, se lavant abondamment les mains en arrivant aux toilettes et en sortant sans se les laver.
L’amie d’une de mes jeunes soeurs qui dirige un grand entrepôt, a imposé bien avant la loi sur les entreprises, le port du masque, et constate que sortis du travail, tous enlèvent le masque pour s’enfourner à 4 en covoiturage pour renter à la maison. Les commentateurs télé ont bien en effet commenté que le masque n’est pas obligatoire en voiture, sans se rendre compte le moins du monde de l’irresponsabilité d’une telle phrase.
Tu peux te réjouir COVID, les commentateurs aussi irresponsables n’ont pas fini de commenter etc… Tu est vraiement astucieux car tu as développé en France un niveau très élévé de conneries à la télé et sur les réseaux sociaux que tu as la vie belle. Et surtout ils sont impunis.
Cela te fait marrer que dans mon immeuble le port du masque est dehors pas dedans. Tu peux rire, tu ne m’auras pas, car si je ne peux pas ma déconfiné, je suis heureuse, dans un appartement à la vue si belle, et où les pièces alignées en longueur me permettent toutes les demies-heures de faire 12 m plusieurs fois, avec une terrasse de 12 m de long que j’arpente souvent. Mais je suis triste car bien des personnes âgées et autres doivent comme moi rester cloîtrées, mais n’ont pas ma chance.
Pourquoi COVID as-tu ainsi développé un tel niveau de connerie chez beaucoup, bloquant les autres, en particulier âgés ? Pourquoi aucune formation intelligente nulle part sur l’hygiène et les messages désolants car mal compris et détournés dont on nous bombarde.
Réjouis toi COVID tu as encore de beaux jours en France.
Mais, moi, je t’emmerde.
Salut
Odile HALBERT

Marie- Laure Lorimer En réponse à OH.C’est merveilleux d’avoir écrit vos Mémoires de guerre et que vos petits neveux aient été mis au courant d’ une autre époque encore moins réjouissante mais qui a été survécue , donc il y a de l’espoir pour nous tous .
Le plus dur à supporter avec covid = ne pas pouvoir voir et embrasser nos enfants et petits enfants , vu le confinement national et à présent régional …( affectant un de mes fils ) .
Heureusement qu’il y a la compensation des communications audio- visuelles pour nous aider à garder le contact . Que Dieu vous protège chère Odile et bonne continuation de vos travaux si importants .
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Taudin-Gallard Merci Odile d’avoir envoyé le commentaire de D. Côté qui, vous le savez sans doute, a eu une greffe cardiaque et dont le gendre est médecin… Généalogiste remarquable que j’ai eu la joie et l’honneur de rencontrer plusieurs fois à Nantes Atlantique comme au Québec ! Les confinements de part et d’autre, tout ce qui concerne le Coronavirus impactent nos modes de vie. Bravo Odile de protester, moi je râle beaucoup ici mon Ehpad doit correspondre en moins pire aux CLSC québécois…. Mais vive quand même notre passion commune la généalogie

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OH En réponse à elisabethm.Bonjour Elisabeth
Merci de vous souvenir ainsi de moi.
Odile

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elisabethm Bonjour Odile

Vous avez raison de souligner l’absurdité de la situation!
Lu dans le « Time » le 25/08/20 une excellente comparaison : « il est utile d’utiliser la fumée de cigarette ou de vapotage (qui est également un aérosol) comme analogue. Imaginez partager une maison avec un fumeur: si vous vous teniez près du fumeur tout en parlant, vous inhaleriez beaucoup de fumée. Remplacez la fumée par des aérosols contenant des virus, qui se comportent de manière très similaire, et l’impact est similaire: plus vous êtes proche de quelqu’un qui libère des aérosols porteurs de virus, plus vous êtes susceptible de respirer de plus grandes quantités de virus »
donc imaginons prendre l’ascenseur avec un fumeur .. difficilement supportable…

Je vous souhaite de bien préserver votre santé.
Amicalement. Elisabeth

 

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D. Côté Coucou Marie-Thérèse ! Moi aussi je porte mon masque … au Québec. J’espère que vous allez bien. Je vais vous écrire bientôt. Je pense à vous souvent. Mes amis.es généalogistes québécois vous disent bonjour aussi. Merci Odile pour vos billets. On discute sur facebook du titre d’écuyer officiel ou officieux au Canada en 1885 !
Danielle xx|
Symphorien Bravo Odile !
Nous vivons dans un monde de fous, plus aucun bon sens nulle part

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Taudin-Gallard Merci Odile de votre texte, c’est tellement vrai que personne ne fait la différence… espace public ou espace fermé… Nous sommes 4 en salle à manger sur une table de 82 cm sur 132 cm… je suis restée volontairement 55 jours dans mes 23 m2 sans descendre dans cette salle pendant le confinement obligatoire…. Deux fils médecins plus une amie médecin de la santé publique québecoise soutenaient ma position. Déconfinés partiellement fin juin, l’un d’eux a dû « négocier » pour une sortie en plein air en Ille-et-Vilaine à seulement 9 personnes de la famille pour fêter les 15 ans de mon petit-fils mais masques obligatoires et fête ultra simple souhaitée par ce jeune homme… d’où pique-nique. J’ai eu juste une bise sur mes cheveux de la part de cet adolescent qui, d’ailleurs, s’est fabriqué un masque à la machine de sa maman ou celle de son papa. Alors si certains de son âge sont raisonnables… espérons Odile que d’autres et même des adultes le soient un peu plus. Mes grands petits-enfants – 18 et 15 ans donc – sont au courant aussi de mon vécu durant la guerre ( privations, bombardement Angers, « émigration », libération etc…). Protégez-vous aussi Odile et continuez à vous porter le mieux possible, avec la chaleur et en attendant ici une prochaine épidémie de grippe hivernale ou une gastr

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OH En réponse à Marie- Laure Lorimer.Bonjour Marie-Laure
Bon courage à vous aussi en GB
Merci aussi de me lire encore et de m’être fidèle, cela me touche beaucoup
Hier soir, par SKYPE, j’ai appris j’avais transmis mes mémoire : des petits neveux (9 et 12 ans) ont lu hier avec leurs parents mes mémoires de guerre, et ainsi ont découvert ce que les enfants vivaient en 1943.
Je n’avais pourtant pas recommandé ces jours ci de se souvenir de ce qui se passait alors pour que les enfants relativisent leurs peurs actuelles, mais en tout cas les parents ont eu une bonne idée.
J’avais écrit mes mémoires il y a longtemps et je ne m’attendais pas à ce qu’elles servent, surtout de mon vivant. Je me suis endormie comme une bienheureuse, tant j’étais contente d’avoir transmis.
J’attends mercredi (son jour moins chargé) pour féliciter ma nièce de sa bonne idée.
Odile

 

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Marie- Laure Lorimer C’est effarant le manque de logique des mesures pour se protéger de ce maudit virus ( j’inclus ce qui se passe en GB )… Bon courage pour une bonne survie sans  » perdre la boule  » , si j’ose m’exprimer ainsi …

Pandémie : pourquoi les nouvelles sont-elles différentes lues en France et lues en Allemagne (18 avril 2020)

J’ai l’immense chance de parler plusieurs langues, donc je lis chaque jour le FRANKFURTER ALLGEMEINE et ce journal a chaque jour un article récapitulant tous les chiffres de la pandémie.

Bestätigte Covid-19 Fälle
deutschlandweit‎
Fälle pro 100.000 Einwohner 165,33
Infektionen 137.439
Todesfälle 4.110

Or, vu de France, on nous dit qu’il y a à peine 30 décès en Allemagne, alors qu’il y en a 4 110.

Bon, certes, nous avons dans le même temps dépassé 19 000

Il y a tant d’informations à ne pas comprendre et surtout ne pas chercher à comprendre ces temps-ci  !!!

Bon, c’est beaucoup moins qu’en France, mais tout de même ce n’est pas nul.

Bail à ferme des Aunais en Challain la Potherie, 1615

Je vous avais mis ce bail en 2010, mais je le remets car cette seigneurie, qui fait partie de la mission de sauvegarde du patrimoine de Stéphane Bern, semble en danger selon Ouest-France.

La famille Leclerc de Juigné, de Sautré, des Aulnais, possède alors les Aulnais en Challain. Cette terre des Aulnais est longuement étudiée dans l’histoire de Challain publiée par Mr de l’Esperonnière dans son ouvrage sur la Baronnie de Candé, que j’ai numérisée sur ce site. Voyez la page 41 et suivantes de mon document .PFD

LE CLERC de Juigné, de Sautré, des Aulnais, etc. : D’argent, à la croix engrêlée de gueules, cantonnée de quatre aigles de sable becquées et onglées de gueules.
LE CLERC de Juigné, de Sautré, des Aulnais, etc. : D’argent, à la croix engrêlée de gueules, cantonnée de quatre aigles de sable becquées et onglées de gueules.

Voir un brève histoire de la famille Leclerc
Voir ma page sur Challain-la-Potherie
Voir l’histoire de Challain selon Mr de l’Esperonnière in La Baronnie de Candé

J’ai trouvé l’acte qui suit aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le samedi après midy 13 décembre 1615 par devant nous Jullien Deille notaire royal à Angers furent présents establys et deument soubzmis René Leclerc écuyer sieur des Roches et des Aulnays demenrant en ceste ville paroisse de Saint Maurille d’une part
et François Forest marchand demeurant à Candé d’autre part
lesquels confessent avoir ce jourd’huy fait et font entre eulx bail à tiltre de ferme conventions et obligations qui s’ensuivant c’est à scavoir que ledit sieur des Roches a baillé et baille par ces présentes audit Forest ce acceptant audit tiltre de ferme et nom autrement pour le temps terme et espace de 7 années et cueillettes entières et parfaites à commencer au jour et feste de Toussaint prochaine et qui finiront à pareil jour icelles révolues scavoir est la terre et seigneurie des Aulnaiz en Challain et closerie de la Levraie y annexée comme elle se poursuit et comporte sans rien en réserver
fors et excepté les logis granges escuries et greniers et enclose de ladite terre jardrin estant au de ladite enclose avec le grand pré proche estant au-dedans dudit enclos et les fiefs cens rentes et debvoirs droit de melletonage les chasses garennes fuye estang d’aulx et pescheries et l’usage en la boulangerie et pressouer pour desdites choses réservées disposer par ledit sieur bailleur à sa volonté
et du surplus le preneur en jouira comme ung bon père de famille sans rien démolir
tenir entretenir et rendre les logements de ladite terre en réparation de couverture terrasse et careau ainsi qu’il lui sera baillé et audit effet faire exécuter et accomplir à Gratien Chevallier couvreur d’ardoise la convention faire avec luy pour ladite couverture auqiel il paiera les cousts par an portés par ladite convention
et les cens rentes et deniers deus pour raison de ladite terre et en acquitera ledit sieur bailleur
et entretiendra outre ledit preneur les baulx à ferme dudit lieu de la Levraye et de la Vairie ensemble mes marchés de moitié pour ce qui reste d’iceulx et fera complir les charges des baulx et marchés et laissera lesdit lieux garnis et rendre lesdites mestairies en bon estat de réparation saut audit preneur à s’en pourvoir
n’abattra ni fera abattre aucuns bois fructuaulx ne marmentaulx fors les esmondables et en saison convenables mesmes le bois taillis et plesses une fois seulement d’autant que ledit bailleur les fera couper dans ung an et s’en réserve ladite couppe
prendra ledit preneur dans ladite feste de Toussaint prochain les bestiaux appartenant audit bailleur par prisaige et les rendra
ensemble les tenir ensepmancés de sepmances de pareille quantité de semances qu’il les trouvera
dont et du tout sera fait procès verbal aulx frais du preneur en présence dudit sieur bailleur ou autre de sa part ayant procure
ledit bail en outre fait pour en paye rde ferme par ledit preneur audit bailleur en sa maison audit Angers par chacune desdites années au terme de Toussaint la somme de 900 livres tz premier paiement commenczant à la Toussaint que l’on contera 1618 et à continuer
et aura le preneur la couppe des bois et touches esmondables qui sont autour de ladite prée
comme ainsi les parties l’ont voulu consenti stipulé et accepté auquel bail obligations et conventions et ce que dict est tenir et garantir etc dommages etc obligent etc biens et choses dudit preneur à prendre vendre etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers maison dudit sieur bailleur présents à ce honorables hommes Me Jacques Demariant sieur de Bellanger Me Samson Delespine advocats au siège présidial dudit Angers tesmoins

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Nantes comptait 538 épiceries de détail en 1890, mais seulement 12 passé le pont de Pirmil

pour 122 750 habitants, ce qui donne 4,3 épiceries pour 1 000 Nantais (Almanach général des cents mille adresses de la Loire Inférieure, 1890 – sur le site des Archives Départementales de La Loire Atlantique, numérisé espace Presse)

Mais, passé le pont de Pirmil, le quartier de Nantes Sud, dit quartier St Jacques, ne comptait que 12 épiceries, dont 11 rue St Jacques et une seule passé le cimetière St Jacques. Il faut dire que passé le cimetière, on était en ZONE RURALE comme le définissaient les recensements d’alors, c’est à dire uniquement des jardineries de maraîchage, et encore peu d’habitants. Voici ces épiceries de 1890 passé Pirmil (les numéros supérieurs sont à Bonne Garde, car la numérotation part de Pirmil jusqu’au cimetière) :

Cassin Charles (veuve), rue Dos-d’Ane, 30
Ertaud Victor, rue St-Jacques, 26
Fonteneau Jean, rue St-Jacques, 150
Grelet Mathurin, rue St-Jacques, 80
Grésillon Michel, route de Clisson
Houssais Julien (Mlle), rue St-Jacques, 43
Jeannin Alfred, rue St-Jacques, 23
Lebris Jean (Vve), rue St-Jacques, 102
Maraud, rue St-Jacques, 27
Mary Félicité, rue St-Jacques, 168
Naux Charles, rue St-Jacques, 6
Pergeline Jean-Baptiste, rue St-Jacques, 9

Vous pouvez remarquer au passage qu’avant d’être coiffeur, les Mary tenaient épicerie.

Ce mode de vie autrefois, avant Leclerc qui l’a détruit

Née en 1938, là où vous avez encore la Croix des Herses, j’ai connu les courses quotidiennes car pas de frigidaire, et c’est ainsi que maman a élevé ses 6 enfants. J’étais l’aînée, donc c’est à moi qu’incombait chaque matin de me lever 1/2 heures avant les autres, prendre le bidon, aller à l’épicerie, et revenir avec 5 litres de lait et 2 pains de 4 livres.

Ainsi, le reste de la tribu avait chaque matin un bol de lait, et le reste du lait était utilisé à faire du riz au lait ou autre dessert, ou même bouillie, et j’en ai tellement brassé, brassé, et rebrassé, à en user la cuiller de bois.

Je n’aimais pas ce lait, et chaque matin commençait donc par un haut le coeur devant la crême ! Beurk !!! et l’odeur !!!! Beurk !!!! rien à voir avec notre lait pasteurisé conditionné etc…

Les immenses tartines, beurrées et confiturées, constituaient une bonne partie de l’alimentation.

C’était tout de même plus facile de faire des courses alimentaires autrefois qu’avec les grandes surfaces ! Pas besoin de voiture, c’était écologique…

Les habits de bougran de ceux qui soignent les pestiférés : Nantes 1583

Il fallait attendre 40 jours après guérison pour réapparaître. Et j’ajoute, « si toutefois on ne mourait pas ».

L’habit de bougran semble bien désigner un tissu de récupération, et comme nous sommes à Nantes un port avec voiliers, et fabriques de voiles, je suppose que ce tissu est fait de vieilles voiles. Voici la longue définition de ce tissu, qui semble avoit beaucoup varié au fil des siècles :

BOUGRAN[1] (Bougrain, Bucherame) n.m. Son nom viendrait de la ville de Boukhara, située en Ouzbékistan, à moins que ce ne soit de Bulgarie, dont les habitants sont les « Bougres », ou encore de « gabnar », en latin « validus fruit », allusionà l’enduit fortement fommé, que pourraient aussi signifier les mots bas latin « bucharanum, buchiaranum ». De très nombreuses formes de ce mot sont connues dès le XIIIè siècle : bougueren, boucheran, bouqueram, bouscq et, en Provence, Bocaran. Au Moyen âge, c’est une sorte de mousseline très légère, précieuse et chère, parfois utilisée en doublure, parfois imprimée ou peinte quand elle est portée par-dessus ou employée dans l’ameublement. On la rencontre surtout dans le domaine liturgique et dans le monde oriental. Elle est fabriquée en Arménie (Erzinghiam), au Kurdistan (Mouch et Mardin), en Perse (Ispahan), dans le district de Telingana et en Inde, pays de Malabar, au Tannay (Cambaye), au pays d’Habech en Afrique et enfin à Chypre. Le Bougran est importé en Occident dans les ports de Saint-Jean-d’Acre, de Constantinoble, de Satalia et de Famagouste.Au XIVème siècle, l’étoffe est mentionnée dans les « Comptes de l’Argenterie », à propos de Clémence de Hongrie (1328), qui possède une chambre de « bouqueran » blanc. Au XVème siècle, c’est un tissu de lin, utilisé en ameublement, en sellerie et pour les étendards de l’aristocratie. Entre les XVIIème et XXème siècles, le bougran reste une grosse toile forte et gommée, fabriquée en chanvre et coton (armure taffetas), de diverses couleurs, qui sert de garniture et de soutien à l’intérieur de rideaux et de vêtements civils et liturgiques. Au XIXème siècle, disparu des tissus précieux, le bougran est réservé aux vêtements de dessous. C’est souvent un tissu de récupération : vieux draps de lit, morceaux de voiles de vaisseau sont apprêtés et vendus comme bougrans, sans largeurs précisément définies, longs de 4,72 m. Fabriqué en particulier à Alençon, Caen, Paris, Rouen, en Angleterre, en Saxe, en Bavière et en Autriche.

[1] HARDOUIN-FUGIER Elisabeth et Coll., Les Étoffes, dictionnaire historique, Editions de l’Amateur, 2005