Certificat de matrone délivré par le curé de Loiré : 1617

De nos jours les études de sage-femme durent 5 ans ! J’ai une de mes petites nièces désormais sage-femme. Vous avez bien lu « petite nièce », car je suis âgée.

Voici en 1611 l’unique formalité pour devenir matrone accoucheuse dans une paroisse : le certificat de bonne religion devant monsieur le curé, car à cette époque d’ignorance sanitaire et médicale, la matrone devait baptiser immédiatement à la maison le nouveau-né en cas de problèmes.
Rappelons que pour les nouveaux-nés le baptême était obigatoire dans les 48 h et passé ce délais, il fallait aller demander à l’évêque une dispense.

Je vous ai déjà mis beaucoup sur le baptême, que vous trouverez en cliquant sous cet article sur le mot clef baptême. Vous y verrez mon plus précieux acte de baptême lors de cette césarienne (mortelle) par un chirurgien au nom prédestiné. etc…

Voici à Loiré quelques réceptions de matrones par le curé, et ceci est noté dans son registre paroissial.

Thieurine ou Thienerine : prénom ancien, vers 1580 à Loiré (49)

J’ai terminé la retranscription exhaustive des baptêmes de Loiré 1576-1589, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575. Je vous livre demain le fruit de mon travail intensif sur Loiré.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai ainsi pu recontituer ces jours-ci quelques familles AVEC CERTITUDE et non approximativement en diagonale (comme je constate que d’autres se le permettent).
Les prénoms sont anciens et parfois même nous déroutent.
J’avais autrefois, dans mon ascendance CEVILLE une Thieurine, ce qui m’avait bien déroutée.
Mais cette fois je découvre une Thiennerine Bernier épouse de Jean Fouet. Et là, il n’est pas possible de lire Thieurine, et je vous livre donc les vues de ce prénom curieux, en vous demandant non seulement de le relire mais aussi de me dire si vous avez des pistes pour ce prénom ailleurs en Anjou.

Le prénom Thienotte est beaucoup plus fréquent à Loiré, et vous le voyez ici sur le même acte, donc Thiennerine est différent de Thienotte, d’ailleurs, j’ai relevé plusieurs actes sur ces Thiennerine et elles ne sont jamais écrites Thienotte.

Qu’en pensez-vous ?
Bonne journée, fraîche
Odile

Le 31 mai 1588 la grêle perdit une grande partie de la paroisse de Loiré

« Le 31 mai 1588 la gresle perdit une grande partie de la paroisse de Loiré »
C’est l’unique mention d’évènnement météorologique que j’ai trouvé dans le registre paroissial des baptêmes de Loiré de avant 1589.

J’ai mis à jour la page que j’ai depuis très longtemps sur mon site sur ces mentions, enfin celles que j’avais autrefois rencontrées.

Lorsque j’avais fait autrefois cette page, un correspondant, se disant chercheur météorologiste, m’avait demandé beaucoup de choses que je lui avais volontiers données, au lieu de compléter moi-même mon site.J’avais alors cru comprendre qu’il établissait un relevé de tous les évennements climatiques de France (au moins) et que cela était officiel.
Or, ce jour j’ai en vain tenté de trouver un site qui donne ces informations en France, et j’ai seulement vu la page Histoire du climat avant 1850

Je ne comprends pas pourquoi je ne retrouve pas cette base de ce chercheur, car il semblait pourtant avoir fait un travail important, et j’avais volontiers contribué, croyant naïvement que cela serait publié.

Mais je retrouve seulement mon ancien article, vieux de 10 ans tout juste, qui donne le même sentiment vis à vis du site de Météofrance.

Héritier de la Rivière d’Orvaulx : Loiré 1587

Je suis encore en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé ma retranscription 1576-1589, et je note soigneusement, en les surgraissant en rose, toutes les maigres informations de métier et/ou lieu, quans elles veulent bien apparaître, car elles sont rares, et vous l’avez bien compris, je suis à la recherche minutieuse d’une telle information pour l’un de mes ascendants, et à ce jour je suis bredouille.
Mais hier, j’ai été particulièrement amusée par celle qui suit, même si elle ne me concerne pas du tout, aussi je vous la livre :

Eh oui ! Le premier parrain est qualifié :

« héritier de la Rivière d’Orvaulx »

Avouez que c’est un métier formidable !

Mais après avoir bien ri, je me suis souvenue avoir souvent entendu dans un milieu non noble du tout, l’expression :

« elle attend un héritier »

pour parler d’une femme qui attend un enfant. Donc, le terme « héritier » est encore utilisé de nos jours pour désigner « fils », mais je pense que dans le cas du registre paroissial de 1587 de Loiré on peut en conclure tout de même que ce fils allait vraiement hériter d’un bien important !!!

Ceci dit, je ne connais pas bien les familles nobles de Loiré car le registre paroissial ne les désigne pas « écuyer », mais « monsieur du Gué » etc… et on s’y perd beaucoup dans ce registre, compte-tenu de l’existence de plusieurs terres seigneuriales ainsi toujours dénommées.

J’ai bientôt terminé, et je vous livrerai une étude très complète.

Bon dimanche

Odile

Meunier ou menuisier : les difficultés de lecture

Je suis encore en train de retranscrire exhaustivement, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, le registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé ma retranscription 1576-1589, mais en tentant de relire attentivement mon travail je constate qu’un même personnage est MENUISIER et MEUNIER sur un autre acte et je vous livre les 2 actes, car même en les relisant je ne comprends plus, et même pire, j’ai des doutes sur les MENUISIERS que j’ai pu rencontré ailleurs, n’étaient-ils pas meuniers mal écrits par le prêtre ?

C’est très troublant n’est-ce pas :
Qu’en pensez vous ?
Bon WE
Odile

Les décès autrefois à l’accouchement sans mains lavées !

Je viens de vivre plusieurs heures sans eau, mais tout s’est bien passé. J’avais prévu des bassines d’eau et un flacon de produit pour les mains.
Mais, tappant le registre de baptêmes de Loiré, années 1576 et suivantes, je constate encore une fois, les surprenantes suites de décès à la naissance, donc manifestement des enfants nés sans de réelles conditions d’hygiène.

J’ai donc aussitôt relu attentivement l’ouvrage de François Lebrun : les hommes et la mort en Anjou aux XVII et XVIIIe siècles, Flammarion, 1975

Puis j’ai lu sur Internet Jacqueline Vons, « La parole d’une sage-femme : Louise Bourgeois (1563-1636) », dans V. Boudon-Millot, V. Dasen et B. Maire (éd.), Femmes en médecine, Actes de la journée internationale d’études organisée à l’université René-Descartes-Paris V, le 17 mars 2006, en l’honneur de Danielle Gourevitch, Paris, BIUM-De Boccard, Collection Medic@, 2008, p. 223-238. Article réédité sur Cour de France.fr le 1er mai 2013 dans le cadre du projet « La médecine à la cour de France » (http://cour-de-france.fr/article2762.html).

C’est édifiant, lu avec nos yeux, mais j’avoue que vivre seulement quelques heures sans eau me déroutait tellement que je ne pouvais que tenter d’imaginer la vie de nos ayeules !