Les Cady de France sont-ils issus d’un Écossais ?

Le patronyme CADY ne figure pas dans le dictionnaire étymologique des noms de famille de Marie-Thérèse Morlet.
Le nom en France semble surtout issu du Maine-et-Loire.
Et dans le Maine-et-Loire, les Cady semblent issus d’une ou plusieurs branches sur les bords de Loire, du côté de Savennières

Or, quand on cherche chez les Anglo-Saxons, on trouve le patronyme, et même il semble issu de l’Écosse.
Le site HOUSE OF NAMES le donne comme tel, et très ancien avec armoiries magnifiques.

Les sites américains ne sont pas en reste, et nombreux, car plusieurs CADY ont émigré. Ils sont nombreux aussi je ne vous les mets pas tous ici, il vous suffit de tapper CADY NAME IN USA et vous aurez pléthore de sites.

J’avoue que cette origine étrangère me semble probable, et je viens en discuter volontier avec vous, si vous avez un avis, d’avance merci
Odile

Où sont les registres de Béhuard consultés par Mr Sarrazin ?

Mr Sarrazin avait fait en son temps la généalogie des CADY, enfin une autre branche que la mienne, et voici ce que les copistes de Mr Sarrazin ont mis dans leurs bases, manifestement sans vérifier, car les registres de Béhuard n’existent pas ou plus.

René CADY °ca 1511 x Etiennette voir ci-dessous la solution qui a été trouvée, car en fait le registre de 1600 était après celui de 1749 et donc je ne l’avais pas vu
1-Guillaume René CADY x Sébastienne
11-Jean CADY †Rochefort-sur-Loire 31 décembre 1644 « Jean Cady notaire a été enterré » x Anne GOÏER
111-Jean CADY °ca 1601 x Béhuard 5 mai 1626 (acte disparu) Jacquine MARAIS
1111-Jacques CADY °Béhuard 25 mars 1627 (acte disparu) †Béhuard 16 janvier 1692
x Béhuard 10 mai 1656 (acte disparu) Julienne PERRIGAULT dont Jean, Mathieu et Marin
12-René CADY

Béhuard est situé en face d’Epiré, lieu où j’ai mes CADY.
Les CADY de Béhuard sont contemporains des miens.
Il serait donc probable que compte-tenu de l’extrême rareté du patronyme en France, la souche soit unique et commune un peu auparavant, mais quelles ont été les sources de Mr Sararin ?

Par ailleurs, sachant qu’il travaillait aux Archives et avait accès à toutes les Archives dont les notaires et les chartriers, qu’a-t-il dépouillé et retenu, et pourquoi ne cite-t-il pas les miens qui ont laissé plusieurs actes dans les archvies notariales.
Odile

Voici la solution, qui n’était qu’un registre mal placé. Vous allez voir qu’un des baptêmes est même administré par le curé de Savennières, autrement dit Béhuard et Savennières étaient très proches.

René CADY °ca 1511 x Etiennette
1-Guillaume René CADY x Sébastienne
11-Jean CADY †Rochefort-sur-Loire 31 décembre 1644 « Jean Cady notaire a été enterré » x Anne GOÏER
111-Jean CADY °ca 1601 x Béhuard 5 mai 1626 Jacquine MARAIS « le mardi 5 mai 1626 Jehan Cady fils de Me Jehan Cady notaire et de Anne Goïer demeurant en l’Isle Embardière paroisse de Rochefort, espousa Jacquine Marrais fille de Marin Marrain et Magdelaine Debroust… par moi vicaire oncle maternel de ladite Marrais … fait signer ledit Cady notaire  »
1111-Jacques CADY °Béhuard 25 mars 1627 « fut baptisé par Me Jehan Mesnard prêtre demeurant à Sapvonnièrez Gabriel fils de Jehan Cady et de Jacquine Marrais sa femme parrain missire Jacques Debroust prêtre vicaire de Behuard et marraine Anne Goiet femme de Me Jehan Cady notaire » †Béhuard 16 janvier 1692 x Béhuard 10 mai 1656 Julienne PERRIGAULT « le 10 mai 1656 ont receu la bénédiction nuptiale chacuns de Jacques Cady fils de defunt Jan Cady et de Jacquine Marais ses père et mère de la paroisse de Rochefort, et Julienne Perigault fille de Thomas Perigault et de Mathurine Gauvain ses père et mère, de cette paroisse, en présence de ladite Marais mère, Jean Cady frère, Jacques Marais oncle, Jacques Gauvain aussi oncle de l’époux, dudit Thomas père, René Perigault frère, Jacques et Gabriel les Gauvains cousins germains, Pierre Richard »
dont Jean, Mathieu et Marin
12-René CADY

Dur, dur de payer ses dettes autrefois, quand le créancier était au loin : Rouen et Angers 1547

les frais pour payer peuvent monter presque plus haut que la somme à payer, lisez plutôt ce qui suit, car pour une petite rente, il a déjà fallu remuer des procurations, un notaire etc… en vain

Acte des Archives Départementales du Maine-et-Loire 5E2 – Retranscription, voir ci-contre propriété intellectuelle) :
(devant Marc Toublanc notaire royal à Angers) A tous ceulx qui ces présentes verront, la garde du scel estably aux contrats royaulx d’Angers, savoir faisons que aujourd’huy 18 avril 1547, à la matinée dudit jour, noble homme Me Michel Rohard soy disant porteur … de Michel Rohard marchand, escolier estudiant en l’université d’Angers et demeurant en la ville dudit lieu, s’est transporté de ladite ville jusques au logis et maison de la secretairie du moustier et abbaye de saint Nicolas lès ladite ville, et illecques ès présence de nous Marc Toublanc notaire desdits contrats, de nobles personnes Jacques Letessier, Guillaume Lebomyer estudiants en ladite université, demeurans pareillement en ladite ville et natifs savoir ledit Letessier de la ville de Rouan paroisse de Saint Martin Sur Revelle et ledit Lebomyer de la ville d’Alenczon paroisse de Notre Dame, ainsi qu’il disent et qu’ils nous ont rapporté après les avoir de ce enquis, et de Pierre Meron ? marchand drappier demeurant pareillement en ceste dite ville tesmoings à ce requis et appelés, auquel lieu il a trouvé noble homme frère Berthelemy de Crespy secrétaire de ladite secretairerie acompagné d’un autre religieux de ladite abbaye, auquel de Crespy ledit Rohard au nom comme soy disant avoir charge porteur présence et stipulant pour noble homme maistre Jehan de Fourville seigneur de la Martelière demeurant en la paroisse de la Leu diocèse de Scées, s’est enquis s’il avoir charge de recepvoir la somme de 10 livres tournois pour le seigneur de la Gisnière en pays de Bretagne en laquelle somme ledit de Fourville estoit redevable par chacun an au jour de Casimodo vers ledit seigneur de la Gisnière pour retour de certains partages escheuz et fait entre eux …, et s’est derechef enquis ledit Rohard tant audit de Crespy que aultres is’il y auroit personne capable en ladite maison pour recepvoir ladite somme pour ledit seigneur de la Gisnière, laquelle au cas dessus dit il offroit, comme il a dit avoir fait le jour d’hier, payer et bailler pour ledit de Fourville en luy en baillant acquit et descharge valable pour ledit sieur de la Gysnière, ensemble a dit qu’il paieroit et offroit payer audit nom certaine autre somme de deniers pour aucuns restes de paiements de ladite somme de 10 livres tournois escheuz du passé en luy baillant pareillement acquit et quittance, et est ce fait à ce que ledit sieur la Guysnière ne prétende aucune réparation et qu’il ne prétende aucuns intérests à l’encontre dudit de Fourville pour lequel ledit Rohard audit nom a protesté et proteste de tous depens pertes dommages et intérests à l’encontre dudit sieur de la Guysnière
et a esté respondu audit Rohard audit nom n’avoir aucune charge pour ledit sieur de la Gysnière de recepvoir lesdites sommes et n’avoir veu personne en ladite maison qui eussent charge de les recepvoir, et a dit que en l’année dernière passée ledit sieur de la Gysnière avoit donné charge et luy avoir envoyé et baillé procuration spéciale de recepvoir ladite somme de 10 livres tournois en ladite année dernière passée pour ledit terme de Casimodo, mais pour le présent pour ceste année il n’auroit aucune charge et ains le déclaroit et le déclare à ce que ledit Rohard se pourvoit ainsi qu’il verra à faire ; et davantage a dit et déclaré ledit de Crespy et pareillement maistre Jehan de Fonvielle demeurant en ladite abbaye de saint Nicolas ainsi qu’il a dit que ledit Rochard audit nom que dessus s’estoit pareillement transporté le jour d’hier 17 du présent mois en ladite maison et là seroit adressé par devers et à la personne dudit de Crespy trouvé en ladite maison qui lui avoit pareillement répondu qu’il n’y avoir rien qui eust puissance de ce faire ; dont et de tout ce que dessus ledit Rohard audit nom a requis et demandé acte qui luy a esté octroyé pour luy servir et valoir en temps et lieu ainsi que de raison, nous la garde du scel estably auxdits contrats avons apposé le scel

Les Archives de Loire-Atlantique ont perdu la langue de Molière


Cette impression d’écran date du 10 avril dernier, mais compte-tenu des élections en cours, je me suis alors abstenue de crier mon indignation. (cliquez ma vue pour l’agrandir et voir de près l’insoutenable)

Et ce n’est pas tout, sur ce même site des Archives Départementales de Loire-Atlantique vous pouver consulter la presse numérisée, mais surtout ne cherchez pas « Guérande », on vous répondra que cela n’existe pas.
Car il faut tapper « Guerande » pour avoir la réponse.
Pourtant les moteurs de recherche américains font plus astucieux, on leur tappe « Guérande » et ils savent alors chercher Guerande.

Madame Françoise Nyssen, vous êtes est ministre de la Culture depuis le 17 mai 2017.
Merci de faire quelque chose pour que les fonctionnaires chargés de la conservation de la culture française utilisent la langue de Molière, pilier de notre culture française ! Merci de sauver la langue française.

Et pendant que vous y êtes, merci de centraliser tous les services informatiques des départements afin que chacun ne réinvente pas dans son coin le fil à couper le beurre, comme ils le font allègrement depuis des années, coutant ainsi aux contribuables de France 101 fois ce qui devrait ne couter qu’une seule et unique fois.

Veuillez agréer Madame l’expression de mes respectueuses considérations.

Odile HALBERT

101 fois pour 101 départements, nombre de départements de la France en 2017

Contrat de mariage d’Ambroise Beaucère et Madeleine Melay : Bonchamp-lès-Laval 1679

Ici nous sommes dans les milieu des tissiers, et le fils est même compagnon tissier sans pécule, et devra attendre le décès de sa grand mère pour avoir 60 livres seulement, rien avant. Et bien sûr, ils ne savent pas signer.

Le patronyme est rare et très variant quant à l’orthographe : Beaucère, Beauchere, Baucaire etc…
Or, je recherche en vain depuis 3 semaines sur les registres alentour cette Madeleine Beaucère dont je descends :

Jean GUITIER °Argentré 15 février 1611 †Argentré 15 juin 1677 x1 Jeanne DENAIS x2 avant 1645 Madeleine BEAUCERRE alIàs BEAUCHERE, BEAUSERE veuve de ? †Argentré 8 mai 1669

Et le patronyme est plus que discret il est absent. Et l’acte notarié qui suit est cependant une trace de son existence.

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E1/206 – Ma retranscription (propriété intellectuelle) :

Le samedi 25 novembre 1679 après midy, par devant nous René Menier notaire royal demeurant au bourg de Bonchamp furent présents en leur personne et duement submis Robert Bausaire marchand tissier et Ambroise Roullier sa femme, de luy suffisamment autorisée quant à ce, et Ambroise Bausaire leur fils tissier en toile, demeurants au village des Vignes paroisse de Bonchamp d’une part, et Magdeleine Meslay fille majeure de 25 ans, demeurante au lieu de la Grigonnière, assistée de Christophle Meslay son frère, demeurant au lieu de Noisernant, et de François Croissant laboureur et Marie Meslay sa femme beau frère et sœur de ladite Magdalaine Meslay, demeurants audit lieu de la Grignonnière, le tout dite paroisse de Bonchamp d’autre part, entre lesquelles parties après submission à ce requises, a esté fait le contrat de mariage d’entre ledit Ambroise Bausaire fils et ladite Magdalaine Meslay fille comme ensuit, c’est à savoir que lesdits Bausaire fils et Meslay fille procédant de l’autorité advis et consentement scavoir ledit Bausaire de sesdits père et mère et ladite Meslay dudit Christophle Meslay son frère et desdits Croissant et femme se sont fait respectivement promesse de mariage, et se sont obligés l’un l’autre se prendre audit mariage fiancer et espouser en face de notre mère la ste église catholique apostolique et romaine lors que l’un en sera par l’autre requis s’il ne se trouve empeschement légitime qui puisse empescher la consommation dudit mariage soubz les conditions ci après exposées qui sont que lesdits Robert Bausaire et femme ont promis et se sont obligés solidairement l’un pour l’autre et un chacun d’eux seul et pour le tout sans division de biens ni de personnes, renonçant etc soubs l’hypothèque de tous et chacuns leurs biens meubles présents et futurs, de donner et délivrer audit Ambroise Bausaire leur fils futur espoux par advancement de droit successif et faveur dudit mariage la somme de 60 livres tournois en deniers lors du décès de Jacquine Bastard veuve de defunt Robert Bausaire père et mère dudit Robert Bausaire, et non plustot, sans aucun intérest jusques audit temps ; et outre s’obligent lesdits Bausaire et femme en faveur des présentes conventions matrimoniales de fournir lesdits futurs espoux de vollié ? et autres choses comme l’on fait à un compagnon tissier estant à louage jusques à la feste de Toussaint prochaine venante ;
et à l’égard de ladite Magdalaine Meslay future espouse se marie avec ledit Bausaire fils futur espoux avecq tous et chacuns ses biens droits noms raisons et actions paternels et maternels qui luy peuvent compéter et appartenir des successions des defunts Christophle Meslay et Marie Bourdon ses père et mère sans réservation, q’uelle a dit consister jusques à concurrence de la somme de 60 livres en principal, outre les intérests d’icelle qui ont couru et courent depuis 15 ans ença, le tout deub à ladite future espouse ainsi qu’elle a déclaré par Guillaume Bodaire marchand demeurant en la paroisse de Bazouges absent devant notaire, en qualité de curateur comme chargé des biens appartenant à ladite future espouse ; entreront lesdits futurs conjoinrs en communauté de biens ensemble du jour de leur bénédiction nuptiale quoi que la coutume du Maine requiert an et jour, à laquelle pour ce regard les dites parties ont renoncé et dérogé ; sera ladite future espouse douairée du douaire coustumier le cas advenant sur les biens du futur espoux subjet à douaire, les fruits duquel courront du jour qu’il aura lieu sans qu’il soit besoin d’aucune sommation ni demande judiciaire quoi que ce soit requis par la coustume, à laquelle a esté dérogé ; ce que lesdites parties ont ainsi voulu et accepté entretenir l’exécution des présentes ; dont avons jugé les parties de leur consentement par jugement etc fait et passé audit Bonchamp maison de Raoul Brault hoste lui présent, et René Loyaud marchand meunier demeurant au bourg paroisse dudit Bonchamp tesmoins

Jean Guitier avait épousé en premières noces Jeanne Denais : Argentré 1678

Cet acte m’apprend que ma Renée Guitier veuve Denais, que je savais sœur de Nicolas et Claude, et dont je savais Nicolas fils de Jean et de Madeleine Beaucère,a une sœur Perrine épouse de René Collet
a eu un demi frère d’un premier lit aussi prénomé Jean Guitier comme son père
que ces 2 Jean Guitier père et fils sont décédés, mais le fils est décédé avant le père
qu’ils tenaient tous deux le bail de Langellerie à Argentré
que le fils Jean Guitier laisse sa veuve Marie Cosson et une fille unique Renée Guitier

et je suis bien aise de tous ces points dans ces paroisses où les registres paroissiaux sont assez discrets en âge, liens, lieux, métiers, et j’ai beau les faire depuis 3 semaines en vain, j’ai ici des précisions.

Et pour votre édification personnelle, et la mienne, regardez bien ce qui est écrit en toutes lettres dès le début de l’acte « dimanche ». Je n’ai jamais observé en effet de WE autrefois, mais le dimanche était normalement jour sans travail dans la religion catholique !

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E1/206 – Ma retranscription (propriété intellectuelle) :

Le dimanche 20 mars 1678 après midy, par devant nous notaire royal du Maine estably au bourg de Bouchamp (René Menier notaire) furent présents en leur personne et duement submis chacuns de Nicolas Guitier marchand tissier en toile, demeurant au village de Barbé paroisse dudit Bouchamp, Claude Guytier aussi marchand tissier son frère demeurant au bour Craulier d’Argentré, Renée Guytier leur sœur, veuve de defunt René Denais, demeurante au lieu de la Place dite paroisse d’Argentré, René Collet marchand fouleur de draps mari de Perrine Guittier sa femme à laquelle il a promis et s’est obligé faire ratiffier et avoir ces présentes pour agréable et d’elle en fournir acte de ratiffication vallable dans toutefois et quantes à peine de tous intérests et despends demeurant néanmoins ces présentes en leur force et vertu, à laquelle il l’a dès à présent autorisée, demeurant au moulin de la Roche dite paroisse d’Argentré tous d’une part, et Marie Cosson veuve de defunt Jean Guytier son mari, frère aisné desdits les Guytiers, fils de defunt Jean Guytier et de defunte Jeanne Denais ses père et mère, ladite Cosson tant en privé nom que comme mère et tutrice de Renée Guitier fille mineure unicque issue de son mariage avec ledit defunt Guytier, demeurante au moulin de la Place dite paroisse d’Argentré d’autre part, entre lesquelles parties après submission à ce requises, a été fait ce qui en suit, c’est à savoir que comme ainsi soit que ledit défunt Jean Guytier l’aisné père desdits les Guytiers, estant débiteur en qualité de curateur de ladite Renée Guittier fille mineure issue dudit defunt Guitier son fils et ladite Cosson ses père et mère, de la somme de 165 livres pour reste du contenu de l’inventaire deue audit defunt Jean Guytier mari de ladite Cosson fait des biens meubles dudit defunt Guytier et defunte Jeanne Denais sa femme en première mariage, receu devant defunt maistre Guy Heaulme notaire audit Bonchamps à laquelle somme cy dessus lesdites parties ont ce jourd’huy fait compte entre eux pour le reliquat dudit inventaire, iceux Nicolas, Claude et Renée les Guytiers, et ledit Collet tant en privé nom que comme faisant pour ledite Perrine Guitier sa femme, de laquelle il se fait fort comme dit est, tous aux noms et qualités qu’ils procèdent ont ce jourd’huy quité cédé et transporté et par ces présentes quittent cèdent délaissent et transportent avecq promesses de garantie de tous troubles hypothèques et aultres empeschements généralement quelconques à peine de tous intérests et despends, à ladite Marie Cosson au nom et comme tutrice de ladite Renée Guytier sa fille mineure et dudit defunt son mari, prenante et acceptante, savoir est l’entière et pleine propriété d’une maison par bas ayant cheminée, grenier dessus, une petite chambre à costé d’icelle, fonds et superficie, les issues au davant de ladite maison en ce qui en dépend, 2 petites portions de jardins à esgrenez, l’une close à murailles joignant ladite maison et l’autre close de haies joignant les jardins des nommés Vauselle, du sieur Jousselininière et de Louis Veot comme le tout cy dessus exprimé se poursuit et comporte et est de présent tenu et exploité par Hierosme Leroy, comme à la charge par ladite Cosson de tenir ledit bail pendant le reste d’iceluy et la pièce qui demeure réservée, le tout sis et situé au bourg et paroisse d’Argentré et comme lesdites parties ont déclaré y estre fondés par droit successif dudit deffunt Guytier leur père qui les avoit acquis de defunt Marin et Perrine les Beauchesnes et aultres, sans réservation en faire, promettant et s’obligeant iceux les Guyties et Collet auxdits noms mettre en main de ladite Cosson l’exhibition du tiltre dudit acquest concernant la propriété desdites choses et ce dans toutefois et quantes, à peine etc, relevant lesdites choses cy dessus cédées et transportées comme dit est du fief et seigneurie d’Auterive de nature censive, à la charge par ladite Cosson de payer à l’advenir les cens rentes et charges et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses si aulcuns son deus ; la présente cession et transport faite entre les parties pour et moyennant la somme de 120 livres tournois qui est à valoir et déduire sur le reliqua dudit inventaire, montant ladite somme de 160 livres cy dessus exprimée, et dont iceux les Guytiers et Collet demeurent dès à présent quites ver ladite Cosson de ladite somme de 120 livres prix dudit transport, et à ce moyen ladite Cosson disposera à son profit desdites choses cy dessus à elle cédées et transportées, ou quoi que ce soit sa dite mineure, comme de son propre fond, et en prendre possession et saisine réelle et actuelle quand bon luy semblera, et entrera en la jouissance et propriété desdites choses au jour et feste de Toussaint prochaine venante, dont lesdits les Guittiers et Collet auxdits noms s’en sont désaisis et dévêtus et en ont transmis et transferré tous droits de propriété à ladite Cosson et à sa mineure ; est accordé entre les parties qu’en cas que ladite mineure vint à décéder avant sa majorité, que ladite Cosson sa mère disposera à son profit et ses ayans cause de la propriété desdites choses, sans que iceux les Guittiers et Collet puissent jamais rentrer en la propriété d’icelles par quelque temps que ce soit, à laquelle propriété ils ont dès à présent renoncé, autrement icelle Cosson n’eust consenti ni accordé ces présentes, et sur le restant de ladite somme de 160 livres montant 40 livres, a été présentement compté sur icelle de quelques sommes de deniers receues par ledit Nicolas Guittier du sieur prieur et prêtre d’Argentré, du sieur Davazé apothicaire et de Ceseaux et Hiougien, ensemble des intérêts de ladite somme de 160 livres, qui ont couru jusques à ce jour et que ladite Cosson pourroit prétendre et demander depuis quelques années, comme aussi du prix des meubles morts et d’une gore acheptés par ladite Cosson à la vente dudit defunt Guytier leur père devant nous notaire, ce jour compté et compensé entre eux, et sur la somme de 40 livres icelle Cosson s’est trouvée redevable auxdits Guytiers et Collet de la somme de 10 livres tournois qu’elle a promis et s’est obligée de bailler et payer auxdits les Guitiers et Collet dans la feste de Toussaint prochaine venante,

j’ai eu quelque difficulté à comprendre, mais je suppose qu’elle devait plus qu’ils ne devaient, donc c’est elle qui est débitrice de 10 livres

au moyen de quoi ladite Cosson audit nom demeure remplie de ladite somme de 160 livres pour le reste et reliqua dudit inventaire au moyen du transport et cession cy dessus à elle fait ; et a esté présentement creusée (sic !!!) sur ladite vente du prix desdits meubles, dont elle en demeure quite, prometant et s’obligeant par ces présentes iceux les Guittiers et Collet acquiter libérer et indemniser ladite Cosson et ledit deffunt son may de toutes formes d’arrérages deus à cause du lieu de Langellerie situé en ladite paroisse d’Argentré au sieur Deuvernay propriétaire dudit lieu, qui ont couru jusques à la feste de Toussaint dernière passée, en quoi lesdits defunts les Guitiers estoient obligés solidairement, en sorte que ladite Cosson audit nom n’en sera aucunement inquiétée ni recherchée vers ledit sieur Deucernay etc à peine etc sans préjudice de la prisée des bestiaux dudit lieu montant la somme de 50 livres et de la continuation du bail dudit lieu de l’Angellerie qui demeure réservé à icelle mineure de la succession dudit defunt Jean Guitier laisné dernier décédé