Marguerite Delahaye veuve Houssin fait les comptes avec Mathurine Ernie veuve Pillegault, suite à la rescousse de closeries : Saint Aubin du Pavoil 1638

La rescousse ou réméré était le retrait de biens vendus avec condition de grâce. Ici, les 2 femmes font les comptes des revenus de l’année 1633, année de la rescousse.
Et il se trouve que je descends des PILLEGAULT, que je redécouvre ici au hasard de mon étude DELAHAYE.
Le nom de cette épouse PILLEGAULT s’écrit de multiples manières, ici HERNYE mais on a aussi ERNIE, et ERNIS etc… Je me demande comment on doit retenir ce nom. Si vous l’avez déjà rencontré, merci de donner votre avis.

Cette Marguerite Delahaye est la même que celle que je vous mettais hier ici, et qui m’intrigue toujours autant avec sa signature sans son prénom alors que les femmes mettaient leur prénom entier.
Enfin, il y a un Claude Delahaye qui signe avec elle, qui est son frère, sans doute venu la conduire en voiture à cheval à Angers.

Saint Aubin du Pavoil – photo perso des années 1990

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le jeudi 8 avril 1638 après midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers feut présente et personnellement establye honorable femme Marguerite Delahaye veufve de deffunt honorable homme Serene Houssin vivant sieur du Fresne demeurante du Lion d’Angers laquelle a confessé avoir eu et receu contant de honorable femme Mathurine Hernye veufve de deffunt François Pillegault sieur de la Garelière et de ses deniers par les mains des sieurs de la Reserverye ? et de l’Ouvrinière ses fils et gendre la somme de 40 livres à laquelle … pour les fruits du lieu de la Bouverye ? et Geslier ? paroisse de st Aubin du Pavoil de l’année 1633 avant la rescousse faite par ledit deffunt Pillegault desdits lieux par devant Davy notaier de Louvaines le 8 août 1633, outre et par dessus la somme de 60 livres par ladite Delahaye receue du closier du lieu de la Benerie pour le terme de la st Jehan Baptiste en ladite année 1633 (f°2) dont ladite Delahaye demeure quite, desquels fruits de ladite année icelle Delahaye auroit fait réserve par ladite recousse, desquels fruits elle se tient contente et en quite ladite Hernye et promet acquiter vers et contre tous sauf à ladite Hernye à se faire payer des autres fruits desdits lieux ainsi qu’elle verra estre à faire, sauf en cas que si ladite Delahaye avoit tiré aulcune chose du closier dudit lieu du Gislier sur la ferme de ladite année 1633 elle n’en pourra estre recherchée des intérests de la somme de 10 livres si tant elle en a tiré, car ainsi a esté accordé stipulé et accepté par lesdites parties, tellement que à ce tenir obligent etc renonçant etc foy jugement etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire présents Me Pierre Augeard lesné advocat René Delaporte praticien demeurant Angers tesmoings »

Ma santé s’est beaucoup améliorée, et depuis hier, soit 4 semaines après les vaccins BOOSTRIX et PREVENAR, j’ai enfin retrouvé la sensation de froid et chaud, et je vous assure que c’est sublime de sentir le froid et le chaud, au lieu d’être sans réactions du tout en glaçon avec 5 pulls de laine et 21° 

Marguerite Delahaye signe bien mais sans mettre son prénom : Le Lion d’Angers 1639

Elle s’est rendue du Lion-d’Angers à Angers pour emprunter 300 livres, sans doute pour marier un enfant car elle est veuve et doit tout gérer seule, mais autrefois les veuves pouvaient fort bien gérer, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

Mais je constate sa curieuse signature, car sans son prénom, alors que les femmes mettaient toujours leur prénom, et pire, j’avais une signature d’elle avec son prénom, alors, soit elle a modifié sa signature, ce qui était autrefois impensable, soit c’est une autre Marguerite Delahaye et j’ai donc 2 signatures différentes.

J’ai réussi à publier ce billet après avoir encore tenté la nouvelle version de WordPress 5.0 et réussi quelques essais. Enfin,  j’ai compris que cette version nouvelle intégrait en fait un éditeur du nom de Gutenberg, qui est d’une lourdeur pas possible et à côté le dernier Word est du pipi de chat ! J’ai ensuite chercher sur internet comment revenir à plus simple et j’ai trouvé un plugin pour revenir à l’ancien éditeur de texte sous WordPress, et à l’installer. OUF !!! Ah, je vous précise que sous wordpress, qui est anglo-saxon, on ne dit pas « extension » mais « plugin », et je dois depuis belle lurette faire avec. Mais, je dois vous dire que Gutenberg doit se remuer dans sa tombe !!!

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 janvier 1639 après midy, par davant nous Louis Coueffe notaire royal Angers fut présente establye et deument soubzmise honneste femme Marguerite Delahaye veufve Serene Houssin demeurante au Lion d’Angers, laquelle a révoqué et confessé qu’à sa prière requeste et pour luy faire plaisir seulement Claude Delahaye le jeune son frère marchand comme elle a fait aparoir par procuration passée par nous notaire le 3 de ce mois, la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours, et encores Me Pierre Augeard sieur de la Planche advocat au siège présidial de ceste ville, y demeurant paroisse saint Michel du Tertre, lesquels chacuns d’eux esdits noms et en chacun d’iceuls seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre etc ont confessé avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent par hypothèque général et universel, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cours d’arrérages à damoiselle Françoise Leconte espouse de Jehan Davoust escuyer sieur de la Chambre conseiller du roi, séparée de biens d’avecq luy et authorisée par justice à la poursuite de ses droits, demeurante au lieu des Cordanneryes paroisse de Bouchemaine, à ce présente et acceptante, et laquelle a achapté et achapte pour elle ses hoirs la somme de (f°2) 16 livres 13 sols 4 deniers de rente … pour 300 livres de principal … etc

Voici la signature en 1639 de Marguerite Delahaye veuve Houssin, et cette signature m’intrigue car sans son prénom complet comme le font les femmes.

Claude Delahaye prend le bail du prieuré du Lion d’Angers : 1629

En fait il le renouvelle. Et il tient par ailleurs l’hôtellerie de l’Ours au Lion d’Angers, donc, il est aussi un marchand fermier important car ce prieuré n’est pas un petit bail.  Et au moment de vous poster ce billet je m’aperçois que j’ai oublié de retranscrire le montant du bail, donc je vais chercher encore.

Dernières nouvelles, j’ai trouvé le montant : 200 livres par an, ce qui en fait n’est pas énorme comme je le pensais au premier abord. Le prieur du Lion d’Angers ne devait pas posséder de métairie, seulement les quelques vignes.

J’ai été très perturbée pour vous faire ce billet, car le logiciel WORDPRESS que j’utilise, et qui est le plus utilisé au monde, et surtout gratuit, a subi une importante modification qu’il faut que je prenne en main. Ainsi j’ai eu toutes les peines du monde à insérer mon image des signatures. Je vous prie donc de m’excuser dans les jours qui viennent, je fais de mon mieux, et cela n’est pas facile.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 février 1620 après midi par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés Anselme Leblanc sieur de Chaulme demeurant Angers paroisse st Michel du Tertre au nom et comme ayant pouvoir et charge de noble et discret Denis Leblanc son frère chanoine de l’église de Paris et y demeurant, prieur du Lion d’Angers d’une part, et Claude Delahaye marchand demeurant au bourg dudit Lion d’Angers d’aultre part, lesquels deuement establis et soubzmis soubz ladite cour confessent avoir fait entre eulx le bail à ferme conventions et obligations qui s’ensuivent, c’est à savoir que ledit sieur Leblanc auditnom a baillé et par ces présentes baille audit Delahaye qui a prins et accepté audit tiltre de ferme et non aultrement pour le temps terme et espace de 7années et 7 cueillettes entières et consécutives à commencer dès le jour et feste de la Toussaint dernière passée et qui finiront à pareil jour et terme icelles expirées et révolues, scavoir est le temporel fruits et revenus dudit prieuré du Lyon d’Angers appartenances et dépendances profits dixmes fief seigneurie cens rentes ventes et issues debvoirs mestairies closeries terres vignes prés bois taillis garennes pescheries fours bannaux et tous aultresrevenus et esmoluments en dépendant ainsi que le tout (f°2) se poursuit et comporte selon que ledit Delahaye en a par cy devant jouy audit tiltre, qu’il a dit bien scavoir, et prendra ledit preneur les fruits et émoluments dudit prieuré à ses propres cousts et depends sans pouvoir demander ne estre receu à aulcun rabais ni diminution de prix cy après déclaré, à quoi il a renoncé et renonce, et aultrement ledit Leblanc n’eust accepté ne consenty le présent bail, pour parledit preneur en jouir ledit temps durant comme ung bon père de famille sans rien y démolir et à la charge de faire dire et célébrer durant ledit temps le service divin deu et accoustumé esetre fait et célébré pour raison dudit prieuré, faire deux retages ?, payer et acquiter les pensions et droits de visitation qui ont accoustumé estre payés par chacuns ans de quelque matière et condition qu’ellessoient, mesmes les festages de st Aubin deux aux religieux et couvent de laditeabbayé et ce pour la part et portion que ledit prieur y doibt contribuer, payer et acquiter aussy par ledit preneur tous les gros tant par grains que aultrement tout ainsi qu’ils sont deubz et ont accoustumé d’estre payés tant à monsieur l’abbé dudit st Aubin, segretin d’icelle abbayé que au vicaire dudit Lyon d’Angers,faire les aumosnes deues et accoustumés estre faites comme assemblable acquiter les cens rentes et debvoirs et toutes aultres charges ordinaires que doibt et (f°3) et peult debvoir ledit prieuré dont ledit preneur a dit avoir bonne cognoissance et promet en garantir et descharger ledit sieur prieur et luy en fournir les acquits et quittances d’année en année sans aucun rabais ny dimunition de prix de ladite ferme cy après déclaré, fera façonner cultiver chacun les vignes dudit prieuré de la façon ordinaire accoustumée bien et duement, y planter les provaings ès endroits où il sera nécessaire qu’il fumera, entretiendra les haies et fossés qu’il relevera lorsqu’il sera nécessaire,laissera les terres … à la fin de ladite ferme … (je saute 3 pages de clauses) présents honorable homme René Delaporte et Pierre Delahaye marchands bouchers en cette ville paroisse saint Pierre tesmoings »  

            

Depuis le 1er janvier 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI).

J’habite un département fortement équipé en résidences secondaires, et pas des plus pauvres.

Mon appartement de St Sébastien sur Loire vaut en effet le tiers du même sur le remblai de La Baule. 

Donc, dans mon département (et ailleurs) il existe beaucoup d’imposés à l’impôt ISF qui n’a pas disparu, mais a seulement changé de nom, pour s’appeler IFI, car seuls les biens immobiliers sont imposables. 

Donc ce qui a disparu  n’est pas l’ISF mais l’ISF sur les capitaux, pas sur l’immobilier.

Bien entendu ce sont autant de mécontants, toujours imposés, mais supposés exemptés car tous les media ne font que répéter que l’ISF a disparu. 

Et ces mécontents s’additionnent à ceux qui croient que l’ISF a disparu puisque les media le disent !!!

Bref, depuis 3 semaines, je ne comprends rien à ce que j’entends dans les media, car rien n’est compréhensible tant il y a de fausses informations !

 

Claude Delahaye et Louise Davy donnent une closerie à Louis et Claude leurs fils : Angers 1624

Ce Claude Delahaye n’a rien à voir avec mes Claude Delahaye, enfin au point où en sont mes recherches, pourtant importantes. Il semble d’ailleurs qu’il soit plus orienté vers Saint Laurent du Mothay que vers Avrillé et Le Lion d’Angers.

Mais le prénom Claude est-il rare ou fréquent en Anjou ?
A votre avis ?
Car c’est troublant tous ces Claude Delahaye de père en fils.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 août 1624 avant midy devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers fut présent en personne soubmis et obligé honneste homme Claude Delahaye laisné marchand demeurant Angers paroisse de la Trinité, tant pour luy que pour honnorable femme Marie Davy sa femme à laquelle il promet et demeure tenu faire ratistier ces présentes et obliger à l’effet d’icelles toutefois et quantes à peine etc cesdites présentes néanlmoins etc pour faire laquelle ratification par ladite Davy en l’absence dudit Delahaye il l’a dès à présent autorisée et autorise et en chacun desdits noms et qualité seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens etc, lequel a recogneu et confessé avoir donné quitté ceddé et transporté, donne quitte cèdde et transporte dès maintenant etc en advancement de droit successif de luy et de sadite femme à Loys Delahaye … sieur de la Besnardière et Claude Delahaie le jeune leurs enfants le lieu domaine et clozerie appellé Chateaugaillard situé en la paroisse de Saint Laurent du Mothay (f°2) composé de maisons et édifices, jardins, ayreaux rues et issues terres labourables un petit clos de vigne prés et ses appartenances et dépendances, ainsi qu’il se poursuit et comporte et qu’il appartient audit Delahaie père et mère par acquest qu’ils en ont cy devant fait sans rien en réserver, pour par lesdits Louys et Claude Delahaie le jeune en jouir et disposer à l’advenir en leur place perpétuellement à perpétuité ainsi que bon leur semblera, et que de closerie baillée audit tiltre d’advancement d’hoirs, à la charge d’en faire rapport à la future succession desdits donneurs, et en payer et acquiter les rentes et debvoirs pour l’advenir aux seigneurs de fiefs sont lesdites choses sont tenues, desquelles choses données ledit donneur esdits noms s’est désaisi desvestu en en vestu et saisi lesdits Loys et Claude Delahaie le jeune leurs hoirs etc sans qu’il soit besoing en requerir ne avoir (f°3) plus ample vestiture, à quoi tenir et lesdites choses données garantir par ledit donneur esdits noms quoique donneurs ne sont tenus garantir choses par eux données … fait et passé audit Angers à nostre tabler, présents Nicolas Bonvoisin et René Rambault »

René Delahaye et Louise Lefaucheux ont meubles et immeubles saisis : Le Lion d’Angers 1664

Mais que s’est-il donc passé pour qu’ils en arrivent là !!!
Car je trouve dans mes anciennes recherches la trace de cette dette incroyablement élevée, que son frère, Claude Delahaye sieur de l’Ours et Madeleine Lefaucheux, leur fils et un gendre Porcher, vont tenter d’assumer et obtiennent ici la main-levée de cette saisie.

Je présume, au stade de mes travaux pour élucider les problèmes successoraux de Claude Delahaye, que cette aide qu’il apporte à son frère va être pour lui un surendettement, car en 1664, date de cette aide, il a déjà marié plusieurs enfants, aisément, et il en a d’autres non mariés. Il avait donc déjà beaucoup de charges, et ce qui va suivre vous montre qu’il en prend une autre, lourde, mais ceci montre l’immense solidarité qui existait autrefois en famille.

Mais qu’a donc fait René Delahaye pour tomber dans une telle saisie !!!

Quoiqu’il en soit, je comprends un peu mieux que sa situation financière ait pu être difficile à gérer après son décès.

Mais au sujet de son décès, que je n’ai pas, j’ai ces jours-ci refait en vain les recherches, et j’en ai conclu, après avoir trouvé des parrainages de son épouse, non dite veuve, qu’il est décédé après 1671, et j’ai scrupuleusement cette fois noté qu’ensuite entre 1672 et 1675 il n’existe plus de registre de sépultures au Lion, donc il est dans cette lacune.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E9 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 8 janvier 1664 par devant nous Antoine Charlet et Laurent Buscher notaires royaux à Angers furent présents en personne establis et soumis honorable homme Claude Delahaye marchand demeurant au Lion d’Angers, tant en son nom privé que comme soy faisant fort de Magdelaine Lefaucheux sa femme, à laquelle il promet faire ratiffier ces présentes et la faire obliger solidairement à l’effet d’icelles et en fournir en mains de nous notaires ratiffication et obligation vallable dans d’huy en 15 jours prochains à peine etc ces présentes néanmoins etc pour faire laquelle ratiffication ledit Delahaye a dès à présent authorisée ladite Lefaucheux sans que sa présence y soit nécessaire, honorables personnes René Porcher chirurgien, Claude Delahaye marchand tanneur et René Delahaye le jeune aussi marchand tanneur, tous demeurant audit bourg et paroisse du Lion d’Angers, lesquels esdits noms et en chacun d’iceux chacun d’eux seul et pour le tout sans division ny discussion de personnes ny de biens, renonçant au bénéfice de division d’ordre et discussion d’une part, et Jean de Tessé escuier sieur de la Ferrière demeurant en cette ville paroisse ste Croix, ayant les droits cédés de noble homme Baltasard Murard qui les avoir de Me Claude Delahaye le jeune sieur de la Tremblaye par actes passés par nous Antoine Charlet notaire royal à Angers le 12 juillet (f°2) 1662 d’autre part, lesquels sur les poursuites et contraintes que faisoit ledit sieur de Tessé à l’encontre de honorable homme René Delayaye l’aisné et Louise Lefaucheux sa femme demeurant audit bourg du Lion d’Angers faute de payement de la somme de 2 715 livres 8 sols de principal et des intérests d’icelle somme en quoi lesdits René Delahaye et Lefaucheux sa femme sont solidairement obligés par acte passé par Me François Delahaye notaire royal à Angers le lundi 22 mars 1660, sur lequel seroit intervenu jugement au siège présidial de cette ville registré par Chedanne greffier le 21 mai ensuivant pour raison de quoi ledit sieur de Tessé avoit fait exécuter lesdits Delahaye et sa femme en leurs meubles et saisi réellement leurs immeubles dont le bail est poursuivi judiciairement à la requeste de Me Guy Lemanceau contrôleur des saisies réelles, ont iceux Claude Delahaye l’aisné, René Porcher, Claude Delahaye le jeune et René Delahaye esdits noms prié et requis ledit sieur de Tessé sursoir lesdites poursuites et contraintes contre René Delahaye et sa femme, offrant s’obliger en leurs privés noms au payement des sommes à luy deues tant en (f°3) principaux qu’interests et frais en leur donnant quelque delay de ce faire, ce que ledit sieur de Tressé auroit bien voulu et accepté pourveu que le delay demandé par ledit Delahaye leur fust accordé du consentement dudit sieur Musard et dudit sieur de la Tremblaye qui luy auroient cedé ladite debte, et qu’ainsi il ne desrogeast point à la garantie en laquelle lesdits Musard et de la Tremblaye sont tenus vers luy en vertu des actes passés par Charlet, ny aux droits d’hypothèque à luy acquis par iceux et par les autres actes mentionnés dans l’acte passé par lesdits Delahaye et Bonneau cy dessus daté, ce que lesdits Delahaye et Porcher auroient pareillement promis faie, pour ce est il que ledit sieur de Tessé du consentement desdits sieur Musard et sieur de la Tremblay à ce présents establis et duement soubzmis, a consenty, deslivrance et mainlevée tant des meubles exécutés sur ledit Delahaye et sa femme par procès verbal de Mesnard sergent que des héritages saisis réellement sur eux à sa requeste et la descharge tant du gardiateur desdits meubles que du sieur Lemanceau commissaire des saisies réelles en le payant de ses frais et salaires au moyen de ce que lesdits Claude Delahaye lesné esdits noms ledit Porcher (f°4) Claude Delahaye le jeune et ledit René Delahaye le jeune solidairement comme dit est ont promis, demeurent tenus et s’obligent payer et bailler audit sieur de Tessé en sa maison en cettedite ville la somme de 207 livres 10 sols tz restant du passé et qui courait jusqu’audit 27 de ce mois et ladite somme de 2 715 livres 8 sols de principaux dans d’huy en 3 ans prochains et jusques à ce en payer et continuer l’intérest audit sieur de Tessé suivant et conformément audit jugement, sans que la stipulation dudit intérest ne puisse retarder ny empescher l’exécution et paiement desdits principaux audit terme, et au regard des frais faits pas ledit Musard lesdits Delahaye et Porcher ont promis les luy payer suivant la composition qu’ils en feront à l’amiable toutefois et quant et en acquiter ledit sieur de Tessé mesme de ceux faits par ledit Lemanceau à la poursuite de ladite saisie réelle ; ce fait sans desroger aux droits et hypothèques dudit sieur de Tessé à luy acquis par lesdits actes cy dessus datés qu’il se réserve ; car ainsi a esté le tout voulu stipulé consenty et accepté par lesdites parties (f°5) et à ce tenir etc dommages s’obligent ets mesmes lesdits Delahaye et Porcher solidairement eux leurs hoirs etc biens et choses etc renonçant au bénéfice de division d’ordre et discussion etc dont etc fait et passé audit Angers maison de nous Buscher notaire présents lesdits sieur Musard et de la Tremblaye Delahaye, establye rue Beatrix, et René Robin demeurant audit lieu tesmoings »

et voici maintenant ce que cette dette est devenue selon la sentence arbitrale de Verdier en 1681, que je vous mettais hier, dont voici le passage qui concerne cette dette :

et à l’égard de la somme de 2 315 livres 8 sols pareillement à luy donnée en advancement à prendre sur René Delahaye et Louise Lefaucheux et sa femme et dont il auroit fait cession au sieur Musard pour raison de quoi le sieur Tessé comme subrogé en ses droits auroit obtenu sentence par deffault au présidial de cette ville par laquelle iceluy Delahaye auroit esté condamné reprendre ladite cession et aux despends après que lesdits héritiers bénéficiaires ont soustenu que les biens desdits René Delahaye et Lefaucheux sa femme est autres leurs cautions soient discutés avait faire droit sur la demande de payement desdits 2 315 livres, que ledit Claude Delahaye discutera aux périls fortunes et frais desdits héritiers bénéficiaires les biens desdits René Delahaye et Louise Lefaucheux et de leurs cautions desnommées dans l’acte passé par Charlet notaire (blanc) à la diligence dudit Claude Delahaye pour estre après ladite discussion faite faire droit sur sa demande despends dommages et intérests en ce regard réservés, faut à luy se pourvoir contre ladite sentence par default et faire ordonner que lesdits Musard et Tessé feront pareillement ladit discussion ;