MODES de VIE aux 16,17e siècles à travers les archives d'Anjou et Normandie, par Odile HALBERT

22 mars 2017

Contrat de mariage de Symphorien Decorse et Renée Lecerf : Angers 1543

Filed under: Contrats de mariage — Étiquettes : , — OH @ 6:19

Les contrats de mariage sont nombreux sur mon site, vous y accédez soit par les catégories à droite (ils sont vers le bas du menu déroulant)
soit par ma page HTML qui les recense.

Par ailleurs, j’ai mis une page MESURES ANCIENNES en cours de construction, et vous la trouvez colonne de droite rubrique PAGES.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 22 février 1542 (avant Pâques, donc le 22 février 1543 n.s.) comme ainsi soit ( Théart notaire royal Angers) que en traitant et accordant le mariage estre fait consommé et accomply entre honneste personne Symphorien Decorse maistre pintier en ceste ville d’Angers, fils de Jehan Decorse et de defunte Jacques Delanoe d’une part, et Renée Lecerf fille de deffunt maistre Jaspart Lecerf et Ysabeau Lebigot à présent femme et espouse de sire Olivier Beloteau marchand apothicaire tous demeurant Angers d’autre part, et auparavant aulcune bénédiction nuptiale ne solemnité devant notre mère sainte église ont esté fait dit et accoré les accords pactions conventions qui s’ensuivent, pour ce est-il que en la cour royale d’Angers endroit par devant nous personnellement establiz lesdits Decorse et René Lecerf d’une part, et lesdits Beloteau et Lebigot sa femme de luy suffisamment auctorisée par devant nous quant ad ce que s’ensuit d’autre part, soubzmectant etc confessent etc c’est à savoir lesdits Siphorien Descorse et Renée Lecerf avoir promis et par ces présentes promettent eulx prendre l’un l’autre en mariage pourveu que Dieu et sainte église s’y accordent ; en faveur duquel mariage et lequel aultrement n’est esté fait consommé ne accomply lesdits Beloteau et sadite femme ont promis payer et bailler auxdits futurs espoux la somme de 100 livres tz dedans le jour des espousailles et auparavant aulcune bénédiction nuptiale estre faite, c’est à savoir la somme de 50 livres en advancement de droit successif et pareille somme de 50 livres tz pour demeurer quites lesdits Beloteau et sadite femme de tous et chacuns les fruits profits revenus et esmoluements qu’ils ont prins et perceuz peu prendre et percevoir es héritages et appartenances à ladite Renée à cause de la succession de son dit defunt père, desquels fruits profits revenus et esmoluments lesdits Beloteau et sadite femme demeurent quites moyennant ces présentes vers lesdits futurs espoux, lesquels les en ont quité et quitent par devant nous sans ce que pour raison d’iceulx fruits lesdits Beloteau et sa femme leurs hoirs etc soient tenus rendre aulcun compte auxdits futurs espoux leurs hoirs etc moyennant et non aultrement que lesdits futurs espoux soient et demeurent quites vers lesdits Beloteau et sadite femme dès pensions nourritures et aliments vestements et entretenements de ladite Renée, dont ils pourroient faire question et demande auxdits futurs espoux leurs hoirs etc, et dont lesdits Beloteau sa femme les ont quité et quitent par devant nous moyennant ces présentes ; et oultre ont lesdits Beloteau et sadite femme promis et promettent par ces présentes soubz hypothèque et obligation de tous et chacuns leurs biens faire bailler et délivrer auxdits futurs espoux la somme de 50 livres tz estant entre les mains de ung nommé Estienne Giffard appartenant à ladite Renée et Symon Lecerf son frère à cause de la succession dudit defunt Jaspart Lecerf leur père dedans le jour des espousailles et auparavant aulcune bénédiction nuptiale n’est esté faite ; aussi ont promis lesdits Beloteau et sa femme et demeurent tenus par ces présentes bailler et délivrer auxdits futurs espoux dedans ledit temps tous et chacuns les ustensiles et meubles à ladite Renée appartenant à cause de la succession du dit defunt son père, autres que ladite somme de 50 livres tz ; et oultre sont et demeurent tenus lesdits Beloteau et sadite femme quiter moyennant ces présentes vers lesdits futurs espoux de toutes les sommes de deniers debtes personnes qu’ils pourroient avoir eues et receues depuis le décès dudit Jaspart Lecerf appartenant à ladite Renée moyennant autrement que lesdits futurs espouw demeuroient quites vers lesdits Beloteau et sadite femme de toutes et chacunes les debtes obsèques et funérailles qu’ils pourroient avoir payées pour et en l’acquit de ladite Renée, et dont lesdites parties sont demourées à ung et d’accord, auxquels accords pactions quittances promesses et tout ce que dessus est dit tenir etc et sur ce etc obligent lesdites parties elles leurs hoirs etc les biens desdits Beloteau et sa femme à prendre vendre etc renonàans etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de vénérable et discret maistre Macé Georget prêtre l’un des curés de la Trinité d’Aners, Thomas Boerseu licencié ès loix sieur de la Millière et Thomas Ligner marchand apothicaire demourant audit Angers tesmoings

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21 mars 2017

Inventaire des titres de défunte Catherine Meslet : Angers 1572 (fin)

Filed under: Inventaire après décès — Étiquettes : , , — OH @ 5:57

Nouvelles informatiques de la migration obligatoire de mon site.
Vous pouvez me faire savoir ce qui ne va pas, en précisant bien quel navigateur et/ou tablette vous utilisez(chez moi le meilleur résultat est obtenu avec Firefox Mozilla).

Merci de me faire savoir si tout est lisible (je vais aussi apprendre à mettre la largeur adaptée au navigateur, si j’y parviens)

Enfin, soyez patients, car il va y avoir sur encore plus de 5 semaines d’importants travaux informatiques sur mon site.

Il y a 3 jours, nous avons vu la première partie de cet inventaire, en voici la fin. Hélas, je n’y ai pas trouvé de contrats de mariage, successions ou autres plus intéressants, et uniquement des acquets et baux, et quitances.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

/f°20 et bail à ferme fait desdites choses par ladite Meslet audit Bohic ledit jour par devant ledit Poulain notaire … Copie d’un contrat d’acquest contenant que Jehan Beauvillain a vendu certaines choses o gâce devant Legauffre notaire le 3 juin 1567 … /f°21 Copie de contrat d’acquest fait par ladite defunte Meslet de René Morineau et Estienne Bohic d’un quartier de terre labourable pour 25 livres avecques grâce, ledit contrat du 8 mai 1568 … Copie d’un contrat d’acquest fait par ladite defunte Meslet de Ollivier Marchant avecques grâce passé soubé la cour royale d’Angers par Gouyn notaire le 13 mai 1568 – Copie de bail à louage fait par ladite Meslet à Marin Aujubault de 2 chambres haultes et autres choses pour 35 livres tz passé par Gouyn notaire le 9 janvier 1568 – Bail à closerie fait par ladite Meslet à Pierre Galopin du lieu de la Boysnerye passé soubz la /f°23 cour royale d’Angers par devant Gouyn le 25 novembre 1569 – Accord et compte fait entre ladite defunte Meslet et Pierre Chevalier Me cordonnier Angers au nom et comme curateur ordonné par justice aux enfants mineurs d’ans de deffunt Estienne Chevalier passé soubz la cour royale d’Angers par J. Huot notaire le 20 février 1568 – /f°24 Bail à ferme fait pas ladite defunte Meslet à René Regnault de l’herbe tonture pasturage d’un pré clos appellé le pré de la Bouesnerie pour 37 livres tz passé soubz la cour royale d’Angers par Gouyn le 26 février 1569 – Accord fait par ladite defunte Meslet avecques chacuns de Jehan Maunoir Michel Lemoulnyer et Robert Busson touchant la perrière /f°25 de la closerie de la Bouenerie pour la pierre d’icelle passé soubz la cour royale d’Angers par devant Callyer notaire le 12 novembre 1566 – Un autre accord fait par entre ladite defunte Meslet et Charles Doysseau et Renée Meslet sa femme pour raison d’une viene (sic mais pas compris) estant dans la cour et maison dudit Doysseau et autres choses … passé soubz la cour royale d’Angers par devant Callyer notaire le 15 juillet 1566 – /f°26 Ung contrat d’acquest fait par ladite Meslet de Pierre Deroucheau de Me Samson Legauffre et Jehan Bafet du lieu et appartenances de la Motouaye pour le prix de 700 livres tz avecques condition de grâce passé en la cour royale d’Angers par devant Eluard notaire le 16 septembre 1567 signée Lepelletier – Ung contrat de vendition fait par André Delafuye à René Regnault d’une estable et superficie dessus d’icelle pour 30 livres tz passé soubz la cour royale d’Angers par devant Lemesle le 29 /f°27 avril 1560 signé Lemesle et Millard pour tabellion, au dos duquel contrat est une quittance … pour la recousse et réméré … – Une quittance en papier du 31 décembre 1565 signée M. Belyer contenant que ledit Belyer confesse avoir /f°28 receu de ladite Meslet 10 livres tz pour la pension de son fils Nicolas – Une minute d’obligation passée soubz la cour royale d’Angers le 18 octobre 1570 contenant que François Dumont et sa femme doibvent à cause de prest 81 livres 4 sols 6 deniers signée Lory – Une quittance du 14 août 1566 signée M. Joubert /f°29 contenant que Michel Joubert le jeune à confessé avoir receu de ladite Meslet 113 livres 12 sols restant de la somme de 313 livres 12 sols – 3 quittances de frère Gilles Symon religieux de st Cierge … pour paiements de certains debvoirs deuz à cause d’une chapelle de Levesche – Une autre quittance du 4 /f°30 mars 1561 contenant que Georges Mouschet maczon a receu de Thyefaine Lemoyne 4 livres tz pour un foyer fait à neuf – Une sentence donnée par devant les juges et consuls d’Angers au profit de ladite Meslet à l’encontre de Mathurin Lebarbier contenant condemnation de la somme de 32 livres 10 sols tz en dabte du 13 décembre 1565 – Une quittance de Jehan Morier commis du fermier et recepveur /f°31 de la secretairie de l’abbaye de st Aulbin contenant paiement de 7 sols 6 deniers tz du 22 septembre 1568 – Un paquet de 21 lettres de Nicolas Chevalier adressantes à ladite Meslet sa mère – Un obligation passée soubz la cour du chastelet de Paris le 19 mars 1570 contenant que Jacques Boullay au nom et soy faisant fort de ladite defunte /f°32 Meslet à Me Nicolas Chevalier en apprentissage en la maison de honneste femme Françoise Guerrif – Une obligation passée soubz la cour royale d’Angers par Legauffre notaire le 22 février 1571 contenant que ledit Boullay auroit mis ledit Nicolas Chevalier en la maison de Guillaume Regnault marchand demeurant à Paris – Une lettre missive adressante à sire Jacques Boullay pour faire tenir à la veufve André Delafuye en date du /f°33 22 septembre 1569 soubscripte Nicolas Guy – Ung escript non signé … « pour madame Delafuye donné à Lézin Debonnaire » … « 9 livres 7 sols » – Quittances portant acquit de 410 livres tz par le célérier du moustier et abbaye de st Cierge pour la ferme du lieu et mestairie du Pin dépendant de la cellerie de ladite abbaye passées soubz la cour royale /f°34 d’Angers le 18 mars 1555 signée Lemesle – Une quittance de 100 livres tz de André Delafuye et de ladite Meslet faisant le reste et parfait paiement de 600 livres tz à laquelle defunte Françoise Meslet estoit tenue et redevable vers lesdits Delafuye et ladite defunte Catherine Meslet passée soubz la cour royale d’Angers par devant Vincent Millard notaire le 23 novembre 1558 – Accord faite entre André Delafuye et ladite defunte Meslet d’une part, et Pierre Chevalier d’autre /f°35 conenant que ledit Chevalier estoit tenu payer à Jehanne Duval pour les causes contenues par ledit accord 349 livres tz et en bailler acquit audit Delafuye et ladite defunte Meslet, passé soubz la cour royale d’Angers par devant Poustelier notaire le 20 avril 1553 après Pasques – Quittance de Pierre Belot du 3 octobre 1563 contenant que ledit Belot avoit receu 70 livres de ladite defunte Meslet – Une autre quittance de Guillaume Ducerne du 20 mai 1559 /f°36 signée G. Ducerne contenant quittance de 19 livres 11 sols – Une quittance de Michel Bellemotte du 7 avril 1553 contenant que ledit Bellemotte a receu de André Delafuye 74 livres tz – Une liasse de quittances de plusieurs acquits et paiements faits par ledit defunt Delafuye et ladite Meslet … – /f°37 Une contre-lettre et assurance de Pierre Belot du 20 décembre 1560 contenant reconnaissance faite par ledit Belot que la somme de 250 livres tz à luy prestée et audit defunt Delafuye a du tout tourné au profit dudit Belot … – Une provision de curatelle faite en la sénéchaussée d’Anjou devant Me François Chalopin lieutenant particulier par laquelle Guillaume Potier fut pouveu curateur aux enfants mineurs de defunt Estienne Chevalier daté du 19 septembre 1544 – /f°38 Ung sac de toile sur lequel y a étiqueté « sac où sont les pièces du lieu de la Bouesnerye : contrat d’acquest fait par ledit André Delafuy et ladite Catherine Meslet sa femme de Pierre Regnault et Janne Poutevyn sa femme du lieu et closerie de la Boysnerye pour 475 livres passé soubz la cour royale d’Angers par devant Lemesle notaire le 31 janvier 1555 … /f°39 … au dos dudit contrat est l’acte d’insinuation d’iceluy … – Quittance des ventes dudit contrat de Jehan Bellemote et Jehan Charpentier fermier de la celerye de st Sierge du 18 mars /f°40 1555 – Quittance des ventes du secretain de st Aulbin d’Angers du 12 juin 1556 – Ung contrat d’acquest passé soubz la cour royale d’Angers par Lemesle le 9 mai 1556 contenant que ledit defunt Delafuye et ladite defunte Meslet ont acquis certaines choses de René Richard et Oportine Regnault sa femme /f°41 au dos duquel contrat est l’acte de prinse de possession … Au dos dudit contrat est la quittance des ventes

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20 mars 2017

Généafolie : la plus belle méthode de filiation que j’ai vue

Filed under: Erreurs,Recherches — OH @ 5:21

Hier, nous avons vue la plus grosse bourde que j’ai jamais rencontrée en généalogie. Mais ce jour, je vous livre exactement le contraire : la plus fiable des méthodes généalogiques et un magnifique exemple.

Une émission de télévision nous a relaté longuement la découverte récente du squelette de Richard III, dernier roi d’Angleterre de la lignée Plantagenêt, mort au combat le 22 août 1485.
Les Plantagenêts étaient issus d’Anjou et Maine, et à ce titre ils ont leur place sur ce blog.
Cette fabuleuse dévouverte est également bien narrée sur Wikipedia.

Aussitôt après cette mort violente, Richard III est inhumé sur place dans une église. Mais l’église disparaît peu après et l’endroit tombe dans l’oubli.

Une association, la Richard III Society, finance en 2012 des fouilles sur un parking, supposé couvrir l’emplacement de l’ancienne église.
Le parking est grand, temps et argent compté, aussi seules quelques tranchées peuvent être faites, pas la totalité du parking.
Par chance, à 1 m près, leur tranchée trouve un squelette.
Commence une longue identification passionnante, à l’aide de tous les outils actuellement imaginables. Et ils parlent un à un, mais c’est bien l’ADN qui assure finalement la fiabilité à quasiement 100 %

Mais à quel ADN peut-on se fier ?

Parallèlement aux fouilles la Richard III Society avait entrepris des années auparavant la recherche de porteurs de l’ADN de Richard III
Passionnante recherche, d’autant que sur les squelettes de l’époque l’ADN n’est pas toujours exploitable.
Bref, ils doivent entreprendre une lignée descendante du frère et de la sœur de Richard, ce qui implique d’importantes recherches car :

UNIQUEMENT PAS LES FEMMES : 19 générations

Encore avec un peu de chance, ils parviennent à une unique piste : une Anglaise émigrée au Canada après la seconde guerre mondiale, mais décédée en 2008 peu avant la découverte du squelette de Richard III
Après elle la lignée féminine est éteinte à jamais.
Par chance, elle laisse 3 enfants, et un des fils possède donc l’ADN recherché.
Il était temps, car après eux aucune lignée par les femmes ! Elle est éteinte.

Ceci rejoint ma philosophie de la généalogie et depuis 20 ans mon site a une page

SEULES LES FEMMES SAVENT

Vous y découvrez ma filiation sure et certaine car par les femmes ! et mes réflexions sur l’ineptie du patronyme, car seul le matronyme a un sens.

Odile

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19 mars 2017

Généafolie : la plus grosse bêtise que j’ai rencontrée

Filed under: paléographie,Recherches — OH @ 5:50

Depuis plus de 25 ans, mon site comporte un portail GENEAFOLIE
Oui, vous avez bien lu -FOLIE et non -LOGIE

J’y avais mis toutes mes observations relatives aux sources d’erreurs, et il y en avait beaucoup.
Entre temps la folie n’a fait qu’augmenter, surtout sous l’impulsion des bases de données, qui ne se soucient guère de la fiabilité des données.

Mais, je n’ai jamais parlé de ce que je considère comme le record de la bétise, la voici :

Donc, il y a 24 ans, licencié et m’apprêtant à vivre des années financièrement réduites, j’arrête tous mes abonnements que ce soit revues ou cercles associations etc… Bref, je me mets en profil bas.
Mais, disposant tout de même d’un peu de courage, je me présente à une assemblée générale d’une association généalogique, et je propose mes services :

je peux retranscrire bénévolement des textes anciens

immédiatement fuse la réponse du président

mais madame cela n’est pas nécessaire, l’ordinateur le fait

Il n’y a pas un jour depuis 24 ans sans que je pense en tappant mes retranscriptions à ce (en 3 lettres avec un N un C et un O) et j’en ris toujours et toujours.

Il faut vous dire que l’association en question a pour seule règle de prendre tout à son profit, et bien sûr le droit de propriété intellectuelle lui est totalement étrangé, comme d’ailleurs à beaucoup qui depuis 24 ans, copient abondamment mon blog et mon site, même beaucoup d’étudiants. Au début, quelques étudiants avaient eu le courage de me remercier et je dois en totaliser environ 6, mais par la suite, même les remerciements ont disparu, car cela ne se fait plus.

Demain, je vous mets ici exactement l’inverse : le plus fiable de tout ce que j’ai pu voir

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18 mars 2017

Inventaire des titres de défunte Catherine Meslet : Angers 1572

Filed under: Inventaire après décès — Étiquettes : , , , , — OH @ 5:56

Je pensais avoir déjà fait cet inventaire, et je ne le retrouve pas sur mon site et blog. L’aviez vous vu ? car il est long et je vais le refaire. En voici déjà la moitié :

Les liens sont probables avec les Bohic, avec lesquels Catherine Meslet était souvent en affaire.
Au début, les dépenses pour ses 2 fils étudiants sont très prècises, car on a encore le prix d’un manteau etc…
Catherine Meslet avait épousé en premières noces Chevalier et ici on a quelques enfants, et j’ai vu que Nicolas Chevalier, l’un de ses fils, était en 1571 chanoine à Paris. C’est un point important car depuis longtemps je suis à la recherche de toute piste Chevalier vers Paris, puisque mon ancêtre André Chevalier était valet de chambre du roi, et que cet office ne lui était pas venu tout seul depuis sont village de Champigné ! Donc, selon moi, il avait très probablement un proche à Paris. Enfin, à suivre.
Autre point, que j’ai surligné, sa fille Perrine a épouse un Michel Leconte, sans doute est-ce en premières noces car j’ai vu qu’on lui connaissait un autre époux.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 mars 1572 (Grudé notaire royal à Angers), inventaire des lettres titres et enseignements demeurés du décès et communauté de défunts honnestes personnes André de la Fuye vivant Me boucher Angers et Catherine Meslet en son vivant veuve dudit défunt de la Fuye, naguères décédée fait par moy Mathurin Grudé notaire royal Angers, appelé avec moy pour adjoint Guy Planchenault praticien en cour laye demeurant Angers pour la partie présence et requeste de honnestes personnes Me René Chevalier curateur ordonné par justice pour provision à la personne et choses de Joseph André et Marie les de la Fuye enfants mineurs d’ans desdits defunts Delafuye et de ladite Meslet, Pierre Chevalier Me cordonnier Angers curateur de Nicolas Chevalier, Pierre Decouzeau Me chirurgien Angers et Perrine Chevalier sa femme, Jehan Delafuye Pierre Legaigneux et Perrine Delafuye sa femme, tous proches parents desdits mineurs, pour lequel invenaire faire et parfaire avons vacqué comme s’ensuit, sans préjudice des appellations que ledit René Chevalier dit avoir interjetées de la provision de ladite curatelle et des protestations par luy faites de non desroger auxdites appellations

En la maison où est décédé ladite Meslet située rue du Val de Maine dudit Angers avons trouvé
Ung papier relié et couvert de parchemin enquel y a 6 feuillets dudit papier escripts et au 1er feuillet dudit papier sont escripts les mots « papier pour Nicolas Chevalier de l’argent qu’il a receu d’Angers et de la mise qu’il a faite » après lesdits feuillets suivant « facture de la marchandise damyans ? de Anthoine Pingeret et Guillaume Pingeret le 25 janvier 1571 » et après sont écrits « calendre noir » et au dernier feillet « sommes toute 1 427 livres dont j’ai fait cédule auxdits Pingerets à payer à 4 mois, ladite cédule du 19 janvier 1571 » et de l’autre costé dudit papier … « j’ai acheté une paire de chausses » et finist ledit premier feillet par ces mots « plus que mon cousin Léonard Belot me doit 10 livres 15 sols » et le second feillet « mémoire de l’argent que j’ai reçu d’Angers de ma nièce scavoir est » et finist par ces mots « ung escu sol deux livres 16 sols » … sur le parchemin dont il est couvert « papier pour Nicolas Chevalier le 4 octobre 1570 »
Item ung autre papier relié et couvert de parchemin contenant 21 feuilles de papier escripts … « Catherine Meslet confesse /f°4 avoir eu et receu » … « mémoire de l’argent que ma mère a baillé à mon frère Nicolas Chevalier 1571 » … « 4 escuz le 1er septembre » … « une quittance de Lezin Debonnaire de 70 livres restant de 170 livres pour l’apprentissage de Nicolas Chevalier le 21 juillet 1568 » … « mémoire des mises que ma mère a baillé à monsieur Moyns » … « je lui ai remis 4 escuz sol » /f°5 … « baillé pour ledit Nicolas Chevalier » tous lesquels feillets à la requeste dudit Legaigneux et de ladite Anthoynette Delafuye et pareillement dudit curateur a esté cy après inséré de mot à mot ou pour inventaire comme s’ensuit
« mémoire des mises que ma mère a baillé à monsieur mon maistre pour mes pensions de l’an 1564 et premier ma mère a baillé à monsieur mon maistre 10 livres » et en marge « 16 sols de mars 1564 » … « baillé audit Me 18 livres » … « plus ma mère a baillé à Me Lezin Debonnaire pour ma pension de 3 ans 65 livres » … /f°6 « ma mère a baillé pour moy pour faire ung manteau sur quoi il y a 2 aulnes et ung tiers de drap à 4 livres 10 sols l’aulne » … « pour me faire une paire de chausses d’estamet bleu 12 livres » … « en 1560 le 19 juillet ma mère a baillé à mon frère Nicolas ung angelot la somme de 55 sols pour des hardes qu’il a prins chez son maistre »… « ma mère a baillé à ses frais pour une paire de chausses à Riollan le drapier ma mère a baillé 50 sols pour la couverture de sa maison et 20 sols pour l’escoucherye (sic !!! mais ???) Plus ma mère a payé pour mon frère pour les rentes d’un jardin 25 sols pour le terme de 5 ans qui est par chacun an 5 sols /f°7 – ma mère a baillé audit frère du petit François qui demeure chez Riollan la somme de 4 pistolets pour luy porter au château du Loyr – Je lui ai remis pour l’apothicaire ung pistolet et 2 escuz sol et pour luy avoir des hardes – J’ai remis à mon fils par Pierre Denays 2 pistolets – J’ai remys ung double ducat vallant 6 livres par le messager – Je luy ai baillé 2 angelots pour son maistre – Je luy ai remis par le messager 2 pistolets – Je luy ai remis ung double ducat vallant 12 livres 10 sols /f°8 – Je luy ai remis 4 escuz sol par le messager » … « Je luy ai remis 20 escuz sol – J’ai baille au sieur Bruneau pour les affaires qu’il avait avecques son fils 27 livres 10 sols – J’ai baillé 20 livres pour ce qu’il avoit prins chez son maistre – 80 sols pour ung foyer de sa maison de la rue … » … « Je Guillaume Duchemin » … /f°9 – … portant paiement de certains debvoirs par elle payés au chantre de l’abbaye de st Cierge pour raison du lieu de la Bouesnerye … et 11 livres pour 2 toises de muraille par elle fait faire audit lieu de la Boysnerye – 4 lettres dudit Nicolas Chevalier scavoir est 2 d’icelles escriptes au dessus « à ma mère Catherine Meslet veufve de feu André Delafuye » et la 3ème en laquelle n’y a superscription « à ma très chère mère » en date du 28 juin 1571 finissant … /f°10 « ce n’est pas faulte de bonne volonté » … « à ma sœur Catherine » … 2 copies de lettres à Me Pierre Ledevays huissier de monsieur le premier président à Paris « votre mère Catherine Meslet » … « à Nicollas Chevalier chanoine /f°11 en la rue St Denis à Paris … « Nicolas j’ai receu.. » … « Dieu vous veult estre homme de bien » … quittance de Michel Leconte du 17 janvier 1560 contenant que ledit Leconte a receu 100 livres de Catherine Meslet en advancement de droit successif en faveur de mariage dudit Leconte et de Perrine Chevalier fille de ladite Catherine Meslet » … 6 lettres missives 5 d’icelles à Nicolas Chevalier l’une du /f°12 1er novembre 1570 … Une minute d’obligation du 10 octobre 1570 passée soubz la cour du palais d’Angers par Lory contenant que André Morineau doibt à Catherine Meslet 4 livres tz à cause de prest /f°13 Une copie de contrat d’acquest passé soubz la cour royale d’Angers le 23 novembre 1565 par Legauffre notaire contenant que André Morineau et Estienne Bohic ont vendu certaines choses à Renée Meslet tant pour elle que pour Charles Doysseau son mary – Une copie de contrat de vendition d’un demi quartier de terre fait par Macé Bohic et Estienne Bohic à Catherine Meslet pour le prix de 12 livres 10 sols avec grâce /f°14 passé soubz la cour royale d’Angers par Callyer notaire le 15 février 1567 … Une copie de bail à ferme fait à ladite Meslet dudit demi quartier de terre auxdits Macé et Estienne Bohic … Une copie de contrat d’aquest passé soubz lz cour royale d’Angers /f°15 le 27 mai 1566 contenant que Jehanne la Boujette veufve de defunt Jehan Chartier a vendu certaines choses à ladite defunte Catherine Meslet … Une copie de contrat d’acquest fait par ladite Meslet de Estienne Bohic de 2 quartiers de terre labourable pour le prix de 13 livres 10 sols avecques condition de grâce passé soubz la cour des pallais /f°16 d’Angers par devant Lory notaire le 5 novembre 1566 avecques une copie de bail à ferme desdites choses par ladite Meslet audit Bohic … Une copie de bail à ferme contenant que ladite defunte Meslet bailla les choses … à René Morineau Estienne Bohic … ledit bail passé soubz la cour /f°17 royale d’Angers par Gouyn notaire le 8 mai 1568 – Une minute d’obligation de 100 sols tz donnée à ladite Meslet par Estienne Bohic à cause de preset passé soubz la cour royale d’Angers par ledit Gouyn notaire … Une copie de contrat de vendition d’un demi quartier de vigne fait par Estienne /f°18 Perronnelle à ladite Meslet pour 13 livres tz avecques grâce passé par Gouyn le 8 mai 1568 avec la copie du bail à ferme … – Une copie de contrat d’acquest passé soubz la cour des palais d’Angers par Lory notaire le 21 /f°19 septembre 1566 contenant que Estienne Bohic a vendu certaines choses … – Une copie de contrat d’acquest fait par ladite Meslet de René Bohic et Jehan Beauvillain de demi quartier de terre pour 12 livres 10 sols avecques condition de grâce par devant Poulain notaire royal Angers le 8 janvier 1568 /f°20
à suivre ces jours ci car je suis rendue à la moitié de l’acte et je pense qu’il pourrait donner des infos intéressantes

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17 mars 2017

Transaction entre Jacques Gauvain et Michelle Laize, et, Pierre Piccot fils du premier lit de Michelle Laize : La Rouaudière et Senonnes 1544

Filed under: Poursuites et transaction,succession — Étiquettes : , , , , — OH @ 6:27

J’observe au 16ème siècle dans le pays Pouancée, le patronyme PICCOT.
Or, ensuite on a le patronyme PECCOT et on peut se demander s’il existe un lien quelconcque entre ces 2 formes de patronyme. Je ne peux à ce jour établir de lien, mais je me pose la question et vous la pose.

Ici, Michelle Laize, dont le nom est venu du Pouancéen, a dû être veuve de Jean Piccot très jeune et leur fils Pierre a dû être sous la curatelle de son beau père, Jacques Gauvain, de longues années.
Ils sont en désaccord sur les successions, et sur le douaire de Michel Laize, et ici ils terminent leurs procès. Je suis comme vous, cela est toujours assez troublant de voir des procès entre mère et fils.

Notez que le beau-père n’est autre que le Jacques Gauvain que nous avons vu ici hier, et qui est hôtelier de la Harpe à Angers. J’ignore si cette hôtellerie, ou du moins les bâtiments, existent toujours à la Trinité d’Angers, car le quartier a été splendidement conservé et restauré de nos jours.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 25 novembre 1544 (devant Michel Théart notaire Angers) Comme plusieurs procès et débatz fussent mus et pendant tant en la cour de la sénéchaussée d’Anjou à Angers qu’ailleurs entre honnestes personnes Jacques Gauvain seigneur de l’houstellerie ou pend pour enseigne la Harpe en cette ville d’Angers mari de Michelle Laize auparavant femme de feu Jehan Piccot en son vivant marchant demeurant à Cenonne demandeur d’une part, et Pierre Piccot fils dudit Jehan Piccot et de ladite Laize défendeur d’autre, pour raison de ce que ledit demandeur disait demander que pour la somme de 300 livres tz baillée audit defunt Piccot pour la dot de ladite Michelle icelui defunt Piccot aurait vendu et constitué à ladite Michelle sa future épouse 15 livres de rente annuelle hypothécaire assignée sur tous les biens d’icelui défunt a défaut qu’il feroit de convertir ladite somme de 300 livres en acquet d’héritages ou constitution réputés le propre d’icelle Michelle, et pour ce que ledit defunt Piccot n’aurait employé ladite somme de 300 livres esdits acquets au profit de ladite Michelle, à ceste cause demandait ledit Gauvain audit nom assiette de ladite rente de 15 livres sur les biens d’icelui Pierre Piccot, ensemble les arriérages /f°2 échus d’icelle rente depuis le décès d’iceluy défunt Piccot, qui se montoient et montent 21 ans ou environ, et pour l’autre et seconde de ses demandes demandait ledit Gauvain audit nom que ledit Pierre Piccot eust à bailler à ladite Michelle sa mère la tierce partie des biens immeubles en quoi était fondé ledit Pierre Piccot à cause des successions tant dudit defunt Jehan Piccot son père que de feue Perrine Lyard son ayeule paternelle du consentement de laquelle ledit Jehan Jehan Piccot aurait été marié avec ladite Michelle ; pour de ladite tierce partie desdits biens immeubles jouir par ladite Michelle par douaire et par usufruit la vie durant d’elle ; et demandait ledit Gauvain les fruits échus dudit douaire depuis le décès tant dudit defunt Jehan Piccot que de ladite defunte Lyard, laquelle décéda 11 ou 12 ans ou environ ; et pour l’autre et tierce demande disait ledit Gauvain que par la cloture de certain compte rendu par lui et sadite femme audit Pierre Piccot en ladite cour de la sénéchaussée d’Anjou à Angers touchant l’administration qu’aurait fait ledit Gauvain et sa femme et chacun d’eux respectivement de la personne et bien d’icelui Pierre Piccot /f°3 ledit Pierre Piccot aurait recouvrer vers eux pour avoir par eux plus que dû en la somme de 252 livres tournois, de laquelle il demandait paiement ; et pour l’autre 4ème demande demandait ledit Gauvain rente grandie (sic) de 4 bœufs, 1 thoreau et 1 génisse que ledit Pierre Piccot aurait pris sur le lieu et métairie de la Goupillaye appartenant en partie audit Gauvain et sa femme en dépopulant ledit lieu et métairie et demandoyt les intérests qu’il et sadite femme auroient euz à raison de ladite dépopulation ; et pour l’autre 5ème demande disait ledit Gauvain que ledit Pierre Piccot et autres ses complices et alliés auraient couppé et abatu grand nombre de chênes et bois marmentaux sur ledit lieu de la Goupillaye en son grand préjudice et intérest, dont il demandait réparation
contre lesquelles demandes et chacunes d’elles respectivement était défendu par ledit Pierre Piccot par tant faits et moyens qu’il alléguait
sur quoi les parties estoient en grande involution de procès, pour lesquels obvier et paix et /f°4 amour nourrir entre elles les dites parties, avec le conseil de leurs parents et amis, ont bien voulu transiger pacifier et appointer ; et à cette fin se sont assemblées à huy ; pour ce ests il que en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous personnellement établis ledit Jacques Gauvain et ladite Michelle Laize sa femme demeurant en la paroisse de la Trinité de cette ville, icelle Michelle duement authorisée de sondit mari par devant nous quant à ce qui s’ensuit d’une part, et ledit Pierre Piccot à présent demeurant en la paroisse de la Rouaudière d’autre part ; soubzmectant etc confessent les choses dessus dites être vrraies et sur icelles avoir du jourd’hui transigé pacifié et accordé et par ces présentes transigent pacifient et accordent comme s’en suit : c’est à savoir que pour demeurer quite ledit Pierre Piccot de ladite somme de 252 livres tournois contenue en la cloture dudit compte et de l’assiette de la moitié /f°5 de 15 livres tournois de rente ou telle autre rente qui pourrait être due à ladite Michelle Laize pour sa part dotale et pour payement d’icelles choses, pour ledit Pierre Peccot en demeurer quite, icelui Pierre Peccot a du jourd’huy baillé cédé et transporté, baille quite cède et transposrte dès maintenant etc audit Gauvain et sa femme qui ont prins et accepté prennent et acceptent pour eux leurs hoirs etc tous et chacuns les droits noms raisons et actions qui audit Pierre Peccot pourraient compéter et appartenir compèrent et appartiennent à cause de la succession d’iceluy defunt Jehan Piccot son père et acquets faits par ledit defunt et ladite Laize ou l’un d’eux constant leur mariage de la moitié par indivis du lieu métairie et appartenances de la Goupillaye par une part et par /f°6 autre part de la moitié aussi par indivis du lieu et métairie et appartenance de Saint Lézin sis en la paroisse de Congrier et es environs, lesquels droits desdits acquets font la quarte partie d’iceux, à la charge desdits Gauvain et sa femme de payer et acquiter à l’avenir pour le regard de ladite quarte partie les cens devoirs charges et rentes dues pour raison desdits lieux transportés, laquelle baillée cession et transport a été fait pour lesdites causes et au regard de ladite demande faite par ledit Gauvain et pour en demeurer quite ledit Pierre Piccot, icelui Pierre Piccot cèdde et à ladite Michelle Laize sa mère ce stipulant et acceptant avec l’autorisation dudit Gauvain on mari l’usufruit d’une moitié par indivis d’icelui lieu de la Goupillaye et ses appartenances, laquelle moitié est du propre d’icelui defunt Jehan Piccot son père pour /f°7 de ladite moitié en jouir par ladite Michelle par douaire et par usufruit la vie durant d’elle selon la coutume de ce pays et duché d’Anjou ; et ce faisant et moyennant sont demeurés et demeurent quites lesdits Gauvain et sa femme des fruits qu’ils ont pris tant par eux que par leurs métayers ou autres tans desdites choses cy-dessus cédées et transportées que autre choses qui ont pu appartenir et appartiennent audit Pierre Piccot, et demeurent auxdits Gauvain et sa femme les fruits desdites choses cy-dessus céddées de l’année prsente ; et aussi ce faisant et moyennant ce ledit Pierre Piccot demeure quite vers lesdits Gauvain et sa femme desdits fruits du passé jusques à huy et moitié de la rente de 15 livres constituée par ledit defunt Jehan Piccot pour la part dotale de ladite Laize /f°8 le tout sans préjudice de l’autre moitié tant en principal que arriérages de ladite rente de 15 livres pour raison de laquelle ladite moitié due audit Gauvain et sa femme contre les autres héritiers d’icelui defunt Jehan Piccot sans ce que ledit Gauvain et sa femme s’en puissent toutefois addresser contre ledit Pierre Piccot ; et pareillement ce faisant et moyennant demeure quite ledit Pierre Piccot des intérêts qu’il pourrait être tenu vers lesdits Gauvain et sa femme tant pour raison dudit abat de chênes que pour raison de ladite prise dudit bétail par ledit Pierre Piccot sur ledit lieu de la Goupillaye sans ce que lesdits Gauvain et sa femme en puissent jamais faire question audit Pierre Piccot ne à ceulx et chacun pour de par luy auroient fait ladite prinse de bestial et couppe desdits chesnes ; aussi au moyen de ce que dessus ladite Michelle Laize a promis payer et avancer chacun an de sondit usufruit et douaire audit Pierre Piccot et ses hoirs /f°9 la somme de 10 livres par an payable à la Toussaint le premier payement commencant au jour et fête de Toussaint de l’an 1545 ; et pareillement ledit Gauvain et sa femme ont promis et demeurent tenus bailler au métayer du lieu de la Goupillaye dedans Noël prochain venant la somme de 6 écus d’or sol pour aider à achacter du bétail sur ledit lieu de la Goupillaye au profit d’iceluy Pierre Piccot ; et outre moyennant cesdites présentes lesdits Gauvain et sa femme ont voulu et consenti que ledit Pierre Piccot prenne une moitié des meubles étant au bourg de Senonnes demeurés de la succession de ladite defunte Lyard au profit de la veuve et héritiers d’icelui defunt Piccot sans que ledit Gauvain et sa femme en puisse jamais rien demander /f°10 desdits meubles ; et pareillement moyennant ces présentes demeure audit Gauvain et sa femme le droit qui audit Pierre Piccot compète et appartient du bétail étant sur ledit lieu de Saint Lézin sans que ledit Pierre Piccot y puisse jamais rien demander ; et a esté ce fait et accordé après que ledit Pierre Piccot a dit assuré et affirmé soy estre auparavant ce jour deument désisté délaissé et départie de l’appel qu’il auroit interjeté de la cloture dudit compte, et dont lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord ; auxquels accord transaction cessions transports et tout ce que dessus est dit tenir etc et lesdites choses ainsi cédées garantir etc et sur ce s’entre garantir etc obligent les dites parties respectivement eulx leurs hoirs etc renonçant etc et par especial ladite Laize au droit velleyen etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de honnestes hommes et saiges maistres Estienne Guygnard licencié es loix Sr du Boyspillé, Guillaume Lepelletier /f°11 aussi licencié es loix sieur des Nouyers et Maurice Gohier chapelain en l’église d’Angers témoins

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