L’incroyable succession de Louise et Michel Maugars : Angers 1712 (1ère partie)

Incroyable sur beaucoup de points :

Ils décèdent tous deux âgés et sans postérité

Mais avec beaucoup de frères et soeurs ayant postérité
Donc on a 7 lots qui remontent 2 générations plus haut car les naissances de toute cette fratrie remontent un siècle plus tôt à Cuillé, et nous sommes à Angers devant notaire !!!
Donc toujours incroyable de trouver une succession de Cuillé à Angers, car pour mémoire Cuillé est loin, très loin, à l’extrême point N.O. de l’Anjou !!!

Et encore plus incroyable je descends de ces MAUGARS !!!! que j’avais bien remontés autrefois avec contrats de mariages etc… mais je n’avais pas encore toutes les alliances de la fratrie du début 17ème siècle, alors que là, dans ce qui suit, j’ai trouvé une mine de collatéraux !!!

Mieux, cette incroyable succession se complique car des biens sont hommagés et tombés en tierce foi. Vous savez bien, si vous suivez tant soit peu ce blog, que ce type de biens ne se partage pas égalitairement, mais que l’aîné, quoique non noble, prend les 2/3 (comme pour les partages nobles) et tous les autres le 1/3 restant (comme pour les nobles). Donc, cette incroyable succession va procéder en 2 temps, d’abord les biens hommagés tombés en tierce foi, puis les biens censifs… Bref, c’est vous dire que cela est un très gros morceau, à suivre, et tout d’abord je vous mets ce qui concerne uniquement les héritiers et leurs liens.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E1966 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le (sans date, mais dans le texte j’ai trouvé « la présente année 1712 ») partages des héritages tant hommagés que censifs, rentes foncières aussi tant hommagées que censives, rentes hypothéquaires, arrérages et rentes, semances et bestiaux et autres effets demeurés des successions de defunte damoiselle Louise Maugars et de defunt Me Michel Maugars prêtre sieur de la Bellangerie habitué en l’église de Cuillé que maistre François Jarry sieur du Bordage advocat au siège présidial d’Angers, noble homme Jacques Jean Jarry sieur du Plessis, bourgeois de Paris, enfants et héritiers de Me Jacques Jarry vivant advocat audit siège et de damoiselle Elisabeth Maugars leur père et mère, damoiselle Julienne Maugars veufve de defunt messire Julien Boisineux vivant docteur en la faculté de médecine dudit Angers, tant en son nom que comme procuratrice générale et spéciale de damoiselle Jeanne Maugars veufve de noble homme Estienne Martinet vivant sieur des Hayes suivant sa procuration passée devant François Meignan notaire royal à Château-Gontier le 23 juin 1710 et encore procuratrice spéciale et générale de damoiselle Anne Maugars veufve de noble homme Anselme Quantin vivant sieur de la Roche, suivant sa procuration sous seing privé du 15 janvier dernier …, tous héritiers soubs bénéfice d’inventaire desdits defunts sieur et damoiselle Maugars et aisnés en leur succession par la représentation de defunt François Maugars vivant sieur de la Grandinière, aussy advocat audit siège présidial dudit Angers, ayeul desdits sieurs Jarry et père desdites damoiselle Elisabeth, Julienne, Anne et Jeanne Maugars, fournissent et présentent en exécution des jugements rendus au siège présidial dudit Angers les 18 février, 11 mars et 8 aout 1710, de l’acte de présentation de serment fait par Me Estienne Henryet sieur du Founau et Lezard Fagotin sieur du Verger devant Mr le lieutenant général particulier dudit siège présidial (f°2) du 15 mai audit an, et des autres actes de présentation de serment faits par Me François Besnard marchand troisième expert devant le sieur curé de Cuillé le 1er septembre audit an 1710, nommé pour faire l’appréciation desdits héritages, des procès verbaux d’appréciation faits par lesdits sieurs Henryet Fagotin et Besnard en date du 1er avril et 4 septembre 1710, des actes de vérification desdits procès verbaux faits devant le sieur lieutenant particulier dudit Angers les 9 mai et 18 septembre ensuivant de ladite année 1710, lesquelles sentences présentations de serments procès verbaux vérification etc… sont demeurés attachés….,
à noble homme René Hunault sieur de la Resnière, noble homme René Hunault sieur de la Suardière, tant pour eux que pour leurs autres cohéritiers, héritiers de defunte Perrine Maugars leur mère et bisayeule vivante espouse de defunt Me Pierre Hunault vivant sieur de la Malinière et en cette qualité tous héritiers sous bénéfice d’inventaire desdits defunts sieur et damoiselle Maugars pour une septième testée,
à Me René Melin sieur du Plessis prêtre chanoine de l’église Notre Dame de La Guerche, fils et héritier de defunt noble homme Me Pierre Melin sieur du Plessis vivant procureur fiscal en la ville de la Guerche, et de damoiselle Renée Houget et damoiselle Estiennette Houget fille majeure tant pour elles que pour leurs autres cohéritiers, héritiers pour une septième partie soubs bénéfice d’inventaire desdits defunts sieur et damoiselle Maugars par représentation de damoiselle Renée Maugars, vivante femme de defunt noble homme Jacques Houget sieur et dame de Lespine leur père et mère,
et damoiselle Marguerite Piel veufve de noble homme Jacques Maugars vivant sieur du Rocher au nom et comme mère et tutrice de (f°3) ses enfants et dudit defunt sieur Maugars, et à François Maugars sieur de Mondable aussy héritiers pour chascun un tiers d’un septième desdits successions soubz bénéfice d’inventaire par représentation de defunt Me Vincent Maugars leur père, frère desdits defunts sieur et damoiselle Maugars, et l’autre tiers de ladite septieme partie desdites successions est demeurée à Me René Maugars advocat au parlement de Bretagne ainsy qu’il sera expliqué,
à damoiselle Anne Duchemin veufve de noble homme Vincent Leclerc vivant sieur de la Chevrottinière au nom et comme mère et tutrice de Joseph François Leclerc son fils et dudit defunt, à noble homme Joseph de Gennes sieur de la Mothe et à dame Marie Leclerc son espouse, et en cette qualité héritiers soubs bénéfice d’inventaire pour une septiesme partie desdits defunts sieur de damoiselle Michel et Louise Maugars, par représentation de damoiselle Andrée Maugars vivante femme de noble homme Estienne Leclerc vivant sieur du Lattay, leurs ayeulx,
à damoiselle Gilette Maugars veufve de noble homme Jacques Lefaucheux vivant sieur de la Dorserie, héritière de son chef soubz bénéfice d’inventaire pour une septième partie en lesdites successions,
à maistre Louis Maugars conseiller du roy au grenier à sel de St Rémy, Me François Maugars prêtre curé de Bierné, noble homme Jean Maugars marchand ancien consul de la ville d’Angers, Me Jacques Maugars prêtre curé de st Clément de la Place, noble homme Antoine Maugars sieur de la Gancherye, et à noble homme René Maugars marchand ancien consul et eschevin dudit Angers tous héritiers de defunt noble homme Louis Maugars vivant sieur de la Gancherye, frère desdits deffunts sieur et damoiselle Michel et Louise Maugars et en cette qualité aussy héritiers soubz bénéfice d’inventaire pour une septième partie en lesdites successions
lesquels partages lesdits sieurs Jarry et damoiselle Julienne Maugars esdits noms font savoir pour les biens nobles tombés en tierce foy en 2 lots et le surplus de tous les autes biens et effets en 7 lots, pour estre procédé à la choisie desdits partages par lesdits héritiers chacun en son (f°4) degré suivant la coustume de ce pays et duché d’Anjou, à commencer par les biens et effets qui ne sont tombés en tierce foy par le plus jeune ou leurs représentations de chacune testée suivant ladite coustume, dans lesquels sont employés les héritages cy après, les rentes foncières et hypothéquaires, les arrérages des dites rentes et fermes desdits héritages, les bestiaux et semances et autres effets demeurés desdites successions qui sont à présent en existence.
à suivre

Les fils de feux Louis Maugars et Renée Charnacé vendent leurs héritages à Bierné, 1724

Je n’ai pas identifiée la closerie de la Hardouinière, car je ne vois sur la carte IGN qu’une Hadouillère.
Le prix de la vente est assez élevé, mais payé moitié 5 ans plus tard sans intérêts. Ce type de vente avec paiement à crédit était fréquent autrefois, mais contrairement à ce qui se passe de nos jours, c’était le vendeur qui supportait le retard de paiement. Enfin, c’était convenu entre vendeur et acquéreur lors de la fixation du prix de vente.

Je descends des MAUGARS et mon étude a déjà été utilisé par des bases de données.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E1966 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 9 décembre 1724 après midy, par devant les notaires royaux à Angers furent présents maistres Louis, Jean Antoine et René Maugars de la Gancherye, frères, demeurants, scavoir ledit Louis paroisse de Gresillé, lesdits Jean et Antoine paroisse de la Trinité de cette ville et ledit René paroisse de st Evroul dudit lieu, lesquels ont reconnu et confessé avoir ce jourd’huy vendu quitté délaissé et transporté et par ces présentes vendent quittent délaissent et transportent promettent et s’obligent solidairement l’un pour l’autre un seul et pour le tout sans division discussion renonçant au bénéfice desdits droits garantir de tous troubles et autres empeschements quelconques envers et contre tous à peine etc au sieur Louis Lomaillet marchand fermier général de la chatelenie de Huillé y demeurant paroisse dudit lieu, à ce présent stipulant et acceptant, tant pour luy que pour damoiselle Magdelaine Chevalier son espouse, à laquelle il promet et demeure tenu et obligé faire ratiffier ces présentes et la faire obliger solidairement avec luy sous les renonciations requises et d’en fournir acte vallable auxdits sieurs Maugars dans un mois prochain à peine etc et en chacun desdits noms solidairement sans division discussion ni fidejussion [cautionnement] renonçant au bénéfice desdits droits, scavoir sont tous et chacuns les héritages qui sont et appartiennent auxdits sieurs vendeurs tant des successions des sieur et damoiselle leur père et mère que du feu sieur François Maugars leur frère, prêtre, curé de la paroisse de Bierné, et dont ledit sieur curé de Bierné a jouy pendant son vivant le tout au bourg et paroisse de Ruillé consistant en maisons granges estables cours jardins rues et issues vignes terre labourable et non labourable prés et pastures et la closerie exploitée par le nommé Chevalier y compris les meubles meublants qui sont dans la maison du bourg de Huillé, semences et bestiaux qui sont sur ladite closerie qui s’appelle la Hardouinière en ce qui en appartient auxdits sieurs vendeurs ainsi que le tout se poursuit et comporte sans aucune réserve en faire et sans autrement les spécifier ni confronter, parce que ledit sieur Lomaillet a dit les bien scavoir et connoistre s’en contente, pour par ledit sieur acquéreur esdits noms jouir faire et disposer des dites choses dès le jour de Toussaint dernière ainsy et comme bon luy semblera et comme de choses à luy appartenantes au moyen des présentes entretenir audit Chevalier le bail qu’il tient dudit lieu de la Hardouinière pour le temps qui reste à en expirer si mieux il n’aime le faire résilier à ses risques périls et fortunes ; tenir et relever lesdits héritages des seigneurs dont ils peuvent estre mouvants, aux cens rentes charges et devoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés que les parties adverties de l’ordonnance n’ont peu exprmier à l’exception néantmoins de 6 livres 6 sols deues au prieuré de Huillé à cause d’un pré faisant partie des dites choses vendues en fresche de 14 livres quelques sols, et lesquels cens rentes et devoirs ledit sieur acquéreur esdits noms payera et acquittera pour l’advenir franc et quitte du passé jusqu’audit jour de Toussaint dernière ; transportent lesdits sieurs vendeurs audit sieur acquéreur tous droits de propriété et seigneurie desdites choses avec les recindant et recisoires qui en despendent, même contre ledit Chevalier pour luy faire exécuter les closes de son bail, sans néantmoins aucune garantie au regard desdits droits ; cette vente cession delais et transport ainsy fait pour et moyennant le prix et somme de 9 000 livres, scavoir 8 000 livres pour le prix desdits héritages et 1 000 livres pour lesdits meubles meublans bestiaux et semences, sur laquelle dernière somme de 1 000 livres lesdits sieurs vendeurs ont reconnu avoir reçu contant dudit sieurs Lomaillet esdits noms la somme de 400 livres dont ils se contentent, l’en quitte, et le surplus de ladite somme totale de 9 000 livres montant à 8 600 livres ledit sieur Lomaille esdits noms solidairement comme dit est promet et s’oblige le payer auxdits sieurs vendeurs et à chacun d’eux pour une quatrième partie en cette ville d’Angers, scavoir 4 600 livres dans le jour et feste de Pasques prochain sans intérest jusqu’audit jour, et les 4 000 livres restant dans 5 années prochaines aussi sans intérest jusqu’audit jour de Pasques, au moyen de ce que passé ledit temps, il payera 430 livres pour intérest sans que cette stipulation puisse empescher l’exécution du principal, lequel intérest diminuera à proportion des payements sur ledit principal qui ne pourront estre au dessous de 1 000 livres chacun ; au payement de tout quoy sont et demeurent lesdites choses vendues spécialement et par privilège affectées et hypothéquées outre les autres biens dudit sieur Lomaillet esdits noms meubles et immeubles rentes et revenus quelconques et chacune pièce d’iceux seule et pour le tout sans que l’hyothèque spécial déroge au général ny au contraire, promettant, obligeant chacun en droit soy ses hoirs … Insinué audit Angers par Hallou qui a receu pour insinuation 54 livres 12 sols »

Antoine Maugars, séparé de biens d’avec Claude Maumussard sa femme, reçoit d’elle 1 500 livres devant notaire, 1711

Ils sont bien devant notaire pour savoir de façon tout à fait officielle de qui provient la somme ! Je suppose qu’aujourd’hui les comptes bancaires suffisent ? mais je n’en suis pas certaine.

Je descends des MAUGARS et mon étude a déjà été utilisé par des bases de données.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E1966 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 septembre 1711 avant midy, par devant les notaires royaux à Angers fut présent et estably le sieur Antoine Maugars marchand demeurant audit Angers paroisse de la Trinité, héritier en partie de feue honorable femme Renée Charnacé veuve du sieur Louis Maugars marchand ancien consul Angers sa mère, laquelle au jour de son décès estoit unique héritière de noble et discret Me Jacques Charnacé prêtre son frère, lequel sieur Maugars a reconnu et confessé avoir receu de damoiselle Claude Maumussard sa femme, séparée de biens d’avec luy, et authorizée par justice à la poursuite de ses droits, et encore dudit sieur son mary authorisée devant nous pour l’effet des présentes, demeurante avec ledit son mary à ce présente et acceptante, la somme de 1 500 livres à elles deues, qui luy ont été cédées par acte passé par nous Daburon l’un des notaires le 27 novembre 1702, pour le remplois et autrement, et qu’il a receues de ceux qui devoient lesdites sommes, jusqu’à concurence de ladite somme de 1 500 livres mesme en plus avant, laquelle dite somme de 1 500 livres receue comme dit est par ledit sieur Maugard est pour l’amortissement de la rente hypothécaire de 75 livres dont ladite damoiselle Maumussard son épouse estoit obligée faire l’amortissement en l’acquit et descharge dudit sieur Maugars son mary et de ses créanciers audit sieur de Charnacé, suivant et pour les causes dudit acte passé par nous Daburon notaire cy dessus daté, laquelle rente de 75 livres restoit à amortir de celle de 150 livres constituée pour le principal de 3 000 livres par lesdits sieur et damoiselle Maugars et autres par contrat passé devant Me Louis Benoist notaire audit Angers le 10 décembre 1697 au profit de damoiselle Jeanne Esnault veuve de n. h. Pierre Mauvif sieur de la Plante, qiu avoit donné le contrat à noble h. Anthoine Beguyer le jeune et damoiselle Claude Mauvif sa femme, par leur contrat de mariage ; laquelle somme de 1 500 livres de principal restant à amortir dudit contrat auroit esté remboursée audit sieur Beguyer et Mauvif sa femme par ledit sieur de Charnacé par acte passé par ledit Benoist notaire le 23 mars 1700, estant ensuite dudit contrat de constitution, et laquelle dite somme de 1 500 livres est escheue audit sieur Maugard de la Gancherie de la succession de sadite mère, à laquelle elle seroit escheue du sieur de Charnacé son frère, de laquelle dite somme de 1 500 livres de principal ledit sieur de la Gancherie Maugars se contente et en quitte ladite damoiselle Maumussard son espouse, de laquelle il reconnoist en outre avoir esté payé des arrérages ou intérests desdite 1 500 livres de principal jusqu’à présent, dont il se contente. »

Les 4 frères Maugars s’entendent pour partager : Angers 1715

et quelle magnifique entente !
c’est beau à voir !
Ils ont même fait l’économie du notaire, car l’acte est sous seing privé. Pourtant ils sont aisés, et il y a beaucoup à se partager.

Enfin, chaque fois que je rencontre autant de sommes à se partager, je reste en admiration devant notre système décimal et je me demande toujours comment pratiquement ils comptaient avec 3 monnaies différentes non décimales (livre, sol, denier) et surtout aucune calculette ou ordinateur. J’ai bien 2 bouliers chez moi, mais ils sont pour un calcul décimal, du temps où l’URSS était encore aux bouliers, dans les années 1970, mais je ne pense pas que nos ancêtres avaient de bouliers.

Vous pouvez également aller voir mon étude de la famille MAUGARS, dont je descends, mais pas par cette branche.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E1966 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 19 mars 1715 nous soussignés Louis Jean René et Antoine les Maugars avons fait entre nous la division et partage tant des effets à nous restés de la succession de feu nostre oncle Michel Maugars sieur de la Belangerie que de la maison de la Calandre et argent par nous perceu suivant l’état cy dessous savoir : La maison de la Calandre arentée à Mr du Rateau 100 livres par an fait en principal celle de 2 000 livres – Pour la vente courue jusque au 1er mars 1713 75 livres – Pour restant de deu par Mr de la Suardière Hunault 600 livres attendu que nos frères curés en ont pris pour 1 000 livres, 600 livres – Pour les intérests courant jusque audit jour 1er mars 48 livres 18 sols – 2 contrats de 50 livres chacune l’un au profit du sieur Pierre Romain et l’autre de damoiselle Jeanne Romain sur nostre frère Louis et retiré des deniers de la succession pa rnostre frère René 1 000 livres – Pour les intérests courus jusque audit 1er mars 239 livres 16 16 sols 5 deniers – Reste du par Mr de Lantivy de ladite succession 150 livres – De la somme de 598 livres un sol 3 deniers pour restant des deniers que nostre frère Jean auroit receu – De la somme de 164 livres que nostre frère Antoine avoit aussy receue – De la somme de 262 livres 17 sols 8 deniers aussi pour restant que nostre frère René a receu – Faisant en tout la somme de 5 138 livres 13 sols 7 deniers – Laquelle somme de 5 138 livres 13 sols 7 deniers avons partagée entre nous quatre suivant les lots mentionnés cy après au moyen desquels nous demeurons respectivement quittes les uns vers les autres tant desdits deniers que nous avons receus que de nos mise et débours jusque à ce jour 19 mars 1715 – 1er lot écheu à moy Louis Maugars les 2 contrats au profit de monsieur et mademoiselle Romain tant en principal qu’intérest montant 1 239 livres 16 sols 8 deniers, et recevoir 44 livres 16 sols 11 deniers sur les 150 livres deux par Mr de Lantivy, revenant ensemble 1 284 livres 13 sols 7 deniers – 2ème lot escheu à moy Jean Maugars pour le restant de deu par Mr Hunault de la Suardière la somme de 600 livres de principal et 48 livres 18 sols d’intérests, plus la somme de 598 livres un sol 3 deniers, plus 37 livres 14 sols un denier à prendre sur les 150 livres dues pes Mr de Lantivy, revenant ensemble à 1 284 livres 13 sols 4 deniers – 3ème lot escheu à moy Antoine Maugars 1 000 livres pour moitié de la vente due sur la maison de la Calandre, et pour les intérests escheus 37 livres 10 sols, plus 164 livres pour restant des deniers que j’avais receu 164 livres, plus 83 livres 3 sols 4 deniers que mon frère René m’a compté sur les deniers qu’il avait receus, revenant ensemble à 1 284 livres 13 sols 4 deniers – 4ème lot escheu à moy René Maugars 1 000 livres pour l’autre moitié de la vente deue sur la maison de la Calandre, et pour les intérests escheus 37 livres 10 sols, plus 179 livres 14 sols 4 deniers pour restant des deniers que j’ai receus, plus 67 livres 9 sols pour le restant des 150 livres deues par Mr de Lantivy, revenant ensemble à 1 284 livres 13 sols 4 deniers – Nous soussignés avons arresté les présents partages … »

Je baisse, nous baissons, vous baissez …

avant le 13 novembre 2018

Je ne peux plus depuis ce terrible 13 novembre 2018, date à laquelle j’ai été terrassée par une immense crise de goutte et de réactions immunitaires qui m’ont laissés 2 mois sans la sensation chaud-froid de mon corps etc…
Si la sensation chaud-froid est revenue, je ne peux plus tricoter.

Mais il me reste cela :

mes 10 doigts et mes neurones pour retranscrire et mes yeux

C’est tout de même encore beaucoup…. Encore beaucoup de joies ensemble !!!

A demain !
Odile

Contrat de mariage de Pierre Bory et Perrine Eturmy : Angers 1705

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E1966 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 22 juin 1705 après midy, par devant nous Michel Maugrain et Pierre Bory notaires royaux Angers furent présents establis et soubmis noble homme Simphorien Bory ancien juge consul de la juridiction consulaire de cette ville, damoiselle Claude Momussard son épouse de luy auctorisée devant nous quant à ce, et maistre Pierre Bory leur fils unique, demeurant en cette ville paroisse de St Maurice d’une part, damoiselle Perrine Coustard veuve de noble homme Jean Eturmy vivant sieur de Bausséjour et damoiselle Perrine Eturmy sa fille et dudit defunt, demeurants à Saumur paroisse de st Lambert des Levées d’autre part, lesquels sont demeurés d’accord de ce que s’ensuit, c’est à savoir que ledit sieur Bory fils, de l’advis et consentement de sesdits père et mère, et ladite damoiselle Eturmy, de celuy de ladite damoiselle sa mère, et autres leurs parents et amis soussignés, se sont promis mariage et de le solemniser toutefois et quantes que l’un en sera requis par l’autre tous empeschements légitimes cessant ; en faveur duquel mariage lesdits sieur Bory et demoiselle sa femme ont donné en advancement de droit successif audit sieur leur fils sur leurs successions futures, premièrement sur ce qui luy appartiendra dans la succession du premier décédé d’eux solidairement et s’obligent chacun d’eux un seul et pour le tout dans division de personnes ny de biens renonçant au bénéfice etc garantir de tous troubles et empeschements audit sieur leur fils la métayerie de Segrée située paroisse de St Pierre de Chemillé comme elle se poursuit et comporte et qu’en jouit à tiltre de ferme le nommé Veau, et les autres terres rentes foncières et prés qu’ils ont tant dans ladite paroisse de st Pierre de Chemillé qu’en celle de St Gilles dudit lieu, sans en rien réserver, avec les fermes et revenus desdits biens de la présente année et la somme de 4 000 livres en contrats de constitution bien et duement garantis, et outre habiller leur dit fils d’habits nuptiaux selon sa condition, lesquels biens situés es dites paroisses de st Pierre et de St Gilles de Chemillé ils assurent valoire au moins la somme de 300 livres de rente et promettent les faire valoir ladite somme audit sieur leur fils en sorte que si les futurs espoux en désirent abandonner la jouissance audit sieur Bory et femme lesdits et damoiselle Bory leur payeront tous les ans ladite somme de 300 livres ; et à l’égard de ladite damoiselle future espouse ladite damoiselle Coustard sa mère luy a aussy donné et donne en advancement de ses droits successifs paternels et maternels premièrement sur le paternel escheu promet et s’iblige de luy garantir de tous troubles et empeshements le lieu de Baussejour composé d’une grande maison jardins terres prés et vignes situés en la paroisse d’Alonne près Saumur comme ledit lieu se poursuit et comporte et qu’en jouit à tiltre de ferme le sieur Marc Dhahuillé marchand à raison de 300 livres par chacun an par un bail de 5 années commencées à la Toussaint dernière avec la ferme de l’année courante sans du tout en rien réserver, promettant ladite damoiselle Coustard de faire valoir ledit lieu ladite somme de 300 livres par chacun an, et de la payer elle-même aux futurs espoux s’ils luy en veulent délaisser la jouissance, et outre de donner à ladite damoiselle sa fille comme dessus la somme de 4 000 livres en contrats de constitution ou effets bien et duements garantis et en outre l’habiller d’habits nuptiaux selon sa condition, de luy donner un trousseau honneste, lesquels héritages cy dessus donnés aux futurs espoux par leurs dits père et mère il relèveront des fiefs et seigneuries dont ils sont mouvants, et payeront les rentes charges et devoirs dont ils sont chargés francs et quites des arrérages du passé jusqu’à la Toussaint dernière, desquels biens et droits cy dessus donnés aux futurs espoux il en entrera en leur communauté qui s’acquérera du jour de leur bénédiction nuptiale la somme de 800 livres de chacun costé et le surplus avec qui leur pourra cy après eschoir et advenir de successions directes collatérales donnations et autrement tant en meubles qu’immeubles leur demeurera et demeure respectivement et du costé que lesdites choses adviendront nature de propres immeubles et aux leurs en leurs estocs et lignées à tous effects même de succession et donation et ayant ledit sieur futur espoux receu les biens et droits cy dessus stipulés propres à ladite future espouze il promet et s’oblige de les employer et convertir en acquets d’héritages en cette province d’Anjou de la même valeur pour tenir à ladite demoiselle future espouse et aux siens en sesdits estocs et lignes à tous effets ladite nature de propres immeubles et faute dudit employ il luy en a dès à présent constitué rente au denier vingt sur tous ses biens qu’il y oblige, laquelle dite rente il sera tenu de rachepter et admortir 2 ans après la dissolution dudit mariage ou communauté et jusques à en payer les arrérages sans que les biens et droits cy dessus stipulés propres aux futurs espoux, les acquets en provevant ny l’action pour les avoir et demander puisse entrer en ladite communauté pour quelque cause que ce soit, au contraire l’action leur en sera toujours immobilière en leurs dits estocs et lignes à tous effets comme dit est ; seront les debtes passives des futurs espoux et aures dont chacun d’eux pourra estre teni si aucuns sont payées et acquitées par celuy ou celle du chef duquel elles seront deues sans qu’elles puissent entrer en ladite communauté en cas de vente et aliénation de leurs propres ils en seront respectivement payés et récompensés sur les biens de leur communauté, ladite future espouze par préférence, s’ils sont suffisants, sinon en ce qui en deffaudra sur les propres dudit futur espoux qu’il y oblige quoique ladite future espouze fust venderesse ou consente esdites venditions et aliénations, lequel réemploy tiendra pareille nature de propre que lesdits propres aliénés ; pourront ladite future espouze ses hoirs et ayant cause renoncer toutes fois et quantes à ladite communauté, quoi faisant elle et ses enfants seulement auront et reprendront franchement et quittement ses hardes habits bagues perles joyaux et choses servant à son usage, ladite somme de 800 livres cy-dessus mobilisée et généralement tout ce qu’elle y aura apporté même une chambre garnie de la valeur de la somme de 600 livres ou ladite somme en argent à son choix sans qu’elle ses dits hoirs ayant cause soient tenus d’aucunes debtes de ladite communauté, dont ils seront acquitté par ledit futur espoux et sur les biens qu’il y oblige pareillement, quoique ladite future espouse eust parlé esdites debtes et y fust personnellement obligée et condamnée ; à laquelle future espouze sondit futur espoux a assigné et constitué douaire sur tous ses biens même sur ceux cydessus stipulés son propre cas advenant suivant la coustume, sans que ledit douaire puisse estre diminué par le remploy des deniers dottaux de ladite future espouse aqcuittement des debtes ou elle pourra parler ni pour le surplus de l’exécution de ses conventions au contraire, il sera pris à l’entier sur tous lesdits biens présents et advenir, sans qu’elle puisse néantmoins prétendre aucun mi-douaire sur les biens des père et mère dudit futur espoux ; et au moyen des donts et advantages cy dessus faits par lesdits sieur Bory et femme à leurdit fils le survivant d’eux jouira pendant sa vie du surplus qui appartiendra à leurdit fils dans la succession du prédécédé sans estre tenu de luy en rendre compte ni faire aucun rapport comme aussy ladite demoiselle Coustard jouira pendant sa vie du surplus si aucun est du bien de ladite demoiselle sa fille en la succesion de sondit père sans estre tenu de luy en rendre compte ni faire aucun rapport ; et quant aux jouissances du passé elles demeurent compensées avec ses nourritures et entretiens et en cas de décès des futurs espoux et de leurs enfants sans enfants avant leurs dits père et mère, iceux leursdits père et mère se réservent par droit de réversion tout ce qu’il leur ont cy dessus donné pour en jouir en propriété ou autrement ainsi qu’ils adviseront sans que ladite réserve puisse empescher lesdits futurs espoux de disposer de leursdits biens et droits par vendition donnation ou autrement au désir de la coustume ni empescher l’effet des successions mobilières et usufruitières le cas y advenant aussi suivant la coustume, toutes lesquelles clauses apposées dans le présent contrat de mariage seront exécutées par hypotheque de ce jour, car les parties l’ont ainsy reconnu voulu consenty stipulé et accepté promettant etc obligeant etc renonçant etc dont etc faite et passé audit Angers »