Suzanne d’Aribert nomme Clément Gault son procureur, Valpuiseaux 1614

Introduction

Depuis 3 ans Association Valpuiseaux histoirE m’envoie aimablement ce qui concerne Clément Gault car il est issu de mes Gault d’Armaillé et était parti faire carrière chez des seigneurs puis avait fini par épousé en 1614 la fille d’un petit noble de Valpuiseaux, Claude d’Aribert. Voici ce que j’avais déjà sur mon blog :
Pouvoir de Françoise Gault pour recevoir de Maurice Barré 7 000 livres : Valpuiseaux (91), Bunou 1650
Il y avait 2 René Gault de la Grange dans les années 1640 signant à Pouancé : voici la preuve par les signatures
La maison appelée « la Grange » hostellerie en 1538 au bourg d’Armaillé, appartenant à René Gault
Contrat de mariage de Clément Gault de la Grange avec Claude d’Arribert, Paris 1614
Clément Gault de la Grange emprunte 2 400 livres à Angers, Paris saint Eustache 1613
Clément Gault de la Grange reçoit 623 livres de la duchesse de Mercoeur en 1612
Clément Gault de la Grange avait 2 signatures : l’une de bourgeois Angevin, l’autre imitant la noblesse à Paris
Clément Gault de la Grange 1587-1640 de La Prévière (49) à Valpuiseaux (91), de la bourgeoisie à la noblesse
Clément Gault de la Grange est décédé à Valpuiseaux sans meubles, seulement un cheval

Suzanne d’Aribert

Plus âgée que sa soeur Claude, elle vit à Paris, sans doute dans une famille noble plus aisée pour s’occuper des enfants, mais reviendra à Valpuiseaux sans doute pour s’occuper des enfants de sa soeur Claude. Elles sont d’une fratrie de 7 enfants, dont la soeur aînée, Perrone, est mariée. Mais 3 frères ont été décapités en place de grève pour volerie, car dans la famille d’Aribert, c’est leur occupation depuis plusieurs générations. Seules Claude et Perrone ont postérité, et leur génération voit l’extinction de la lignée masculine.

leur mère n’était sans doute pas noble

L’acte qui suit est une procuration de Suzanne d’Aribert, vivant à Paris, à son beau-frère Clément Gault, pour s’occuper des biens dont elle a hérité de sa mère. Or, elle a hérité d’un septième ce qui est un partage non noble. En outre ce partage égalitaire a donné lieu à un arrêt du parlement du 23 décembre 1611, or, à cette date les 3 frères étaient décapités depuis plusieurs années, et je pensais qu’en 1611 un partage égalitaire devrait ne prendre en compte que les vivants. Bref, l’acte qui suit m’a beaucoup intriguée !!!

Procuration de Suzanne d’Aribert

AN-MC/ET/LXII/50 « Le 29 juillet 1614 par devant les notaires et gardenotes du roy en son chastelet de Paris soubsignés fut présente en sa personne damoiselle Suzanne Daribert majeure usant et jouissant de ses droits, fille de deffunts Emery Daribert vivant escuyer sieur de la Grange sans terre et de damoiselle Phlaurence Lecoincte jadis sa femme, laquelle a fait et constitué son procureur général et spécial noble homme Clément Gauld sieur de la Grange auquel ladite damoiselle constituante donne pouvoir et puissance de pour elle et en son nom vendre cedder transporter et aultrement alliéner avec toute puissance de garantye à telles personnes pour tel prix et somme de deniers changes et conditions que ledit sieur … la septiesme partye en la moitié de la terre et seigneurye de la Grange Santerre et aultres fiefs terres et seigneuryes à elle adjugées pour son droit de douaire sur les biens dudit deffunt Emery Daribert son père et encore la septiesme partye des terres et seigneuries de Megueres et … de la Gallannelle à elle aussy adjugées pour sa part et portion en qualité d’héritière par (f°2) bénéfice d’inventaire des biens de ladite deffunte damoiselle Phlaurence Lecointe sa mère le tout par arrest de la cour de parlement du 23 décembre 1611, recevoir les deniers qui proviendront de ladite vente … fait et passé à Paris jeudy 8 juillet dernier  … le 29 juillet 1614 »

 

 

La disparition d’un proche est un drame : les 2 disparitions dans ma famille maternelle

Introduction

Bonne année 2026 à tous, et surtout à tous ceux qui vivent des moments douloureux, soit guerre, soit drame dans la famille ou absence d’informations familliales. Je prie pour eux.

la disparition

Souvent volontaire, elle est fréquente de nos jours et la France comptait 5000 disparus en 2024, vivants mais ayant rompu tout contact, laissant leurs proches dans tous les doutes et douleurs.

le poids de l’absence d’informations

La première disparition dans ma famille remonte à 1846, la seconde à 1924. Elles ont touché mon arrière grand mère Aimée Guillot, qui a ainsi perdu son père à 18 mois, et un fils mais après son décès donc touchant ma grand mère maternelle dont il était frère.
Lorsque j’ai entrepris des recherches fin des années 1970, ma maman qu’un divorce difficile avait profondément abimée psychologiquement, s’opposa à mes recherches sur la famille. Elle croyait que j’allais découvrir des horreurs et il fallait surtout ne pas les remuer.
J’ai beaucoup travaillé sur ce 2 disparus, et j’avais trouvé le père d’Aimée Guillot après une année de recherches intensives, mais il me restait son fils, que je n’ai découvert qu’en 2024. Pour le premier j’ai un dossier si volumineux qu’il faudrait un livre pour le publier.

Alfred Audineau, disparu en 1924

Lorsque j’ai commencé mes recherches sur ma famille, c’était fin des années 70, je n’ai eu aucune archive familiale, même pas le mariage de mes parents. Et à l’époque la numérisation et mise en ligne d’archives n’existait pas encore, et même beaucoup était non communiquable.
J’ai cependant alors découvert que ma grand mère, qui n’avait jamais parlé de ses frères, en avait eu 2. Le silence de ma grand mère, encore plus que celui de ma mère, m’a alors profondément émue.
Voici l’un des 2 frères, le disparu. Je vous ai mis mon fichier .pdf, et en cliquant dessus vous allez pouvoir le dérouler car il comporte 13 pages, et comme toujours dans mes documents, vous avez au début le plan.

Audineau-Alfred