Succession de Thibaut Lemasson sieur de Beauchesne et Catherine Delaunay son épouse, Angers 1527

Je descends de plusieurs Lemasson, dans le Segréen, et je m’interesse donc à tous les actes anciens concernant ce patronyme, afin de pouvoir distinguer les diverses familles ayant porté le patronyme LEMACZON, LEMASSON

    Voir mes familles Lemasson

Je ne pense pas me relier à ceux qui suivent, et que voici :

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici ma retranscription : Le 23 décembre 1527, (Couturier notaire royal Angers) sachent ous que enla court du roy à Angers personnellement establiz noble et discret Jacques Lemaczon prêtre curé de Gené et chanoine de Saint Jehan Baptiste d’Angers d’une part
et noble homme maistre Michel Lemaczon sieur de Launay et procureur fiscal d’Anjou d’autre
soubzmectans etc confessent avoir fait les partages et divisions ds biens immeubles choses héritaulx demourées de la succession de feuz nobles personnes maistre Thibault Lemaczon et Katherine de Launay vivant sieur et dame de Beauchesne leurs père et mère, lesdites choses à eulx délaissées et baillées
tant par les lots et partages faits par les ? que par eulx …

    Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir. Je mets ces lignes pour montrer les difficultés, car l’acte comporte beaucoup de ratures et d’interlignes en patte de mouche, et ici, je n’ai pas capté littéralement tout l’interligne, si ce n’est que je crois comprendre qu’il y a eu un premier partage avec le frère aîné René, représenté par sa fille unique car il était décédé. Rien ne permet de conclure que ce premier partage fut noble et je le pense roturier, et donc la nièce à eu la part de son père soit un tiers du tout, puis Jacques et Michel s’entendent pour se partager les deux tiers restant, ce qui fait l’objet de cet acte.

damoiselle Jehanne Lemaczon leur niepce fille et unicque héritière de feu noble homme maistre René Lemaczon en son vivant frère aisné desdits maistres Jacques et Michel les Maczon, lesdites choses héritaulx baillées o modiffication que ledit maistre Jacques en auroit jusques à la valeur de 1 700 livres tournois dont iceluy maistre Jacques demoure propriétaire de la moitié desdits choses ou valeur d’icelles et de l’autre moitié usufruitier seulement, et ledit maistre Michel propriétaire de l’outre plus, lesdites choses ont esté prisées et laissées et partaigées selon et en la forme et manière qui s’ensuit
c’est à savoir que audit maistre Jacques Lemaczon est demouré par propriété et usufruit pour luy ses hoirs et ayans cause les maisons terres jardrins de Longchamps

Longchamps : commune de Saint-Silvin … – Le domaine, relevant de Sarrigné, formait un fief important, uni au XVIe siècle à la terre de Sancé et appartenant à Philippe de Châteaubriant, qui les vendit les 22 décembre 1564 à Julien Goupilleau, maire d’Angers, de qui avait hérité Pierre Goupilleau, grenetier d’Angers, assassiné le 27 juin 1569 par le sieurde la Hune – Urbain Tillon en opéra le retrait lignager et sa veuve, Catherine de Hauteville, revendit la « terre fief et seigneurie de Longchamps composées de 2 métairies et 2 closeries » le 9m ai 1592 à Jeanne du Cimetière, veuve Etienne Terrier … (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876). On observera que C. Port donne en fait 3 lieux Longchamps, mais 2 d’entre eux sont éloignés de Saint-Silvin et compte-tenu de ce qui suit, j’ai pensé qu’il s’agit d’une closerie à Saint-Silvin, probablement détachée du fief ci-dessus, mais en portant le nom.

ainsi que le closier y demourant les a exploictées avec l’augment de terre sorty de Beusanvau et la pièce des Perdullières pour la somme de 500 livres tournois et la moitié du fief d’Escharbot

Echarbot : château commune de Saint-Silvin … Ancien fief et seigneurie relevant du château d’Angers et qui devait « la bouche et les mains pour toutes charges » – Jusqu’au XIIIe siècle, elle donnait son nom à une famille de chevalierie et avait passé avant 1320 à la famille Gastevin, qui lui a laissé son surnom le plus populaire, quoiqu’elle l’ai possédée peu d’année. En est sieur noble homme Robert d’Anjou, chevalier, en 1390, 1405, Jean Levonnier, 1411, Thibault d’Etriché, 1434, Jean d’Etriché, 1470, Thibault Lemaczon, procureur d’Anjou, 1528, le maire Pierre Poyet par acquit de 1541 etc… (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876). On observera que si Thibault Lemaczon est bien cité par C. Port, la date de 1528 ne semble pas convenir puisque ses fils font partages de ses biens en décembre 1527.

pour la somme de 100 livres tournois faisant ensemble la somme de 800 livres tournois
et pour son bienfait ou usufruit sont et demeurent audit Me Jacques Lemaczon les terres et choses héritaulx qui s’ensuivent, c’est à savoir les maisons qui ont acoustumé estre louées sises en la paroisse de St Michel du Tertre près les grands maisons et estables où soulloit demourer ledit sieur de Beauchesne leur père pour la somme de 600 livres tournois, la moitié des boys de Beusenvau pour la somme de 150 livres tournois et les vignes de Marqueret pour la somme de 100 livres tournois faisant avec semblable et pareille somme de 850 livres tournois pour lesdites choses tenues par ledit maistre Jacques en bienfait et usufruit seulement et à la charge de payer les devoirs anciens et acoustumés seulement
et audit maistre Michel Lemaczon sont et demeurent par ce présent partaige les maisons court jardrins avec le corps de maison où sont les estables esquelles maison ledit feu maistre Thybault Lemaczon et ladite Delaunay leurs père et mère faisoient leur demeure au temps qu’ils vivoient, ensemble les maisons et jardrins aquis par ledit défunt leur père de Yvonne Chabot ainsi qu’ils se poursuivent et comportent, la moitié du clos de Lonchamps, la moitié des vignes, la moitié du fief d’Escharbot, la mestairye de Beusenvau et l’autre moitié des boys de Beusenvau

Beuzanvaux, ferme commune de Saint-Sylvin – Bienzanvau 1539 (C105) – Beauzenvau (Rect.) – Faisait partie du domaine d’Echarbot (extrait de C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876).

et pour ce que lesdits choses demourées par ce présent partaige audit maistre Michel sont de plus grande valeur que ne sont les choses demourées par partaige audit maistre Jacques, ledit Me Michel est et demeure tenu chargé de payer par chacun an la somme de 100 sols tournois de rente aux abbesse et couvent de Notre Dame du Perray et 4 livres tournois de rente à ladite Yvonne Chabot et 60 sols tournois de rente par une part et 45 sols tz de rente deuz pour la fondation des matines qui sont dictes en l’église monsieur saint Michel du Tertre aux festes de Notre Dame sur ladite maison et en ce non comprins les censifs ou debvoirs deuz pour raison desdites choses que ledit Me Michel demeure tenu payer et continuer par chacun an à religieuse dame Jehanne sa sœur durant la vie d’icelle religieuse selon et en vertu de l’ordonnance testamentaire dudit feu sieur de Beauchesne
Beauchesne : il existe 28 lieux de ce nom en Maine-et-Loire, et je n’ai pu identifier à ce jour lequel est concerné ici
auxquels partaiges et divisions et tout ce que dessus tenir etc
fait et passé audit Angers en présence de vénérable et discret Me Guillevin curé de Pellouaille et Jehan Ganguery tesmoins

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Rapport de dot par Guyon à la succession des parents Jallet, Angers 1609

Normalement la dot, aliàs avancement d’hoir, était rapporté dans la succession pour égaliser ce que chacun avait touché. Ici, les 2 frères Jallet demandent donc à leur beau-frère Guyon de rapporter ce qu’il a touché, et pourtant il fait d’abord une curieuse répondre, prétendant que la coutume l’autorise a tout garder. Je suppose qu’il a confondu avec redonner, car en fait on gardait bel et bien ce qu’on avait reçu, mais on en tenait compte dans les partages pour faire des parts égales.
Ici, j’ai été très surprise de voir la petite somme de 600 livres en argent et un trousseau de 80 livres, car je croyais la famille Jallet plus aisée !

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le 4 juin 1609 avant midy, devant nous Jullien Deille notaire royal Angers fut présent François Jallet sieur de la Plante demeurant Angers paroisse de St Maurille, Jehan Jallet et Laurent Guyon mari de Renée Jallet demeurant en la paroisse de La Chapelle sur Oudon lesdits les Jallet héritiers de défunts François Jallet et Marie de Crespy leurs père et mère
lesquels confessent avoir sur la demande faite par lesdits François et Jehan les Jallets audit Guyon audit nom du raport des advancements successifs par luy receus en faveur de mariage pour n’avoir rien receu
et défenses au contraire dudit Guyon audit nom qui disait vouloir jouir des termes de la coustume et ce faisant ne raporter néanmoins consentir que sesdits frères fussent égalés sur les biens desdites successions de chacun la somme de 600 livres par luy receu en argent outre que le trousseau et habits ne pouvoit valoir plus de 80 livres
ont convenu et accordé ce qui s’ensuit c’est à scavoir qur pour égaler lesdits François et Jehan les Jalletz en advancement successif à l’advancement dudit Guyon esdits noms de son consentement leur demeure le lieu et closerie de Champichard situé au bourg et paroisse de Sainte Jame sur Loire comme il se poursuit et comporte tant en maisons jardins terres vignes que autres droits et appartenances et dépendances sans rien en réserver
à la charge d’en payer à l’advenir les cens rentes et debvoirs et d’en jouir et disposer par moitié sauf à le subdiviser ou autrement en disposer ainsi qu’ils aviseront sans préjudice de leurs autres droits respectivement
et au moyen de ce ledit Guyon demeure quite et déchargé dudit raport et outre a quité et quite ledits le Jehan Jallet de ce qu’il pouroit lui demander pour nourriture pension et hardes qu’il luy a baillés jusqu’à huy et dont il luy eust peu faire demande
car ainsi les parties l’ont voulu consenti stipulé et accepté et à ce tenir etc obligent respectivement etc
fait et passé audit Angers à notre tabler présents Me Noël Berruyer et Pierre Portran demeurant audit Angers tesmoins ledit Guyon a dit ne signer

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Contrat de mariage de Louise d’Andigné et Jacques Legouz sieur du Cleray, Le Louroux-Béconnais 1620

Guy d’Andigné, dans ce contrat de mariage de sa fille Louise, la nomme sa fille puinée. Ce qui signifierait qu’elle n’est pas l’héritière principale. Or, dans les clauses il semble lui donner beaucoup de biens, et je n’ai donc pas compris ces clauses. J’ai donc reconstitué les enfants issus de Guy d’Andigné, et je ne vois pas pourquoi Louise serait dite puinée !
Si vous avez des lumières, merci de faire signe ci-dessous.

Par ailleurs, bien que je descende pas des Legouz, je suis alliée de ceux de la Salle, et j’ai donc tenté à ce titre autrefois de les connaître, et ils sont sur mon site depuis lontemps.

Guy René d’Andigné, seigneur de Vendor (Saint-Georges-des-Sept-Voies, 49) de 1592 à 1622, et de la Prévosterie (Le Louroux-Béconnais, 49) de 1596 à 1627 épouse le 16 janvier 1594 Marguerite de Champaigne décédée au Louroux-Béconnais le 4 juin 1605 et inhumée le 6 juin à Aviré. Devenu veuf en 1605, il se remarie à Epiré le 23 octobre 1628 avec Françoise Pichon, et décède au Louroux-Béconnais le 6 janvier 1627.
1-Anceau d’Andigné °Angrie 12 juillet 1593 † Le Louroux-Béconnais 20 juin 1598
2-Anne d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 16 février 1595 « Le seiziesme jour de febvrier mil cinq cents quatre vingts quinze fut baptizée damoyselle Anne fille de noble homme Guy d’Andigné sieur de Vendor et damoyselle Marguerite de Champaygné sa femme parrain noble homme (blanc) sieur de la Benardaye marraine damoyselle Anne d’Andigné fille du sieur de la Picoulaye par moy Gasnier
3-Louise d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 18 janvier 1596 « Le dix huictiesme de janvier mil cinq cents quatre vingts seize fut baptizée Louyse d’Andigné fille de noble homme Guy d’Andigné sieur de Vendor et de la Prevosterye et de damoyselle Marguerite Champaigné sa femme fut parrain Damian d’Andigné sieur de la Picoulaye et marraine damoyselle Louyse (blanc) sœur de mademoyselle d’Angrye et pour tesmoigne mademoyselle de Beauregard par moy Gasnier »
4-Jacques d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 22 mars 1597 « Le vingt et deulxiesme jour du moys de mars l’an mil cinq cens quatre vingt dix sept fut baptizé Jacques d’Andigné filz de noble homme Guy d’Andigné sieur de Vandor et demoyselle Marguerite Champagné son épouse parrains Me Mathurin Bigot prêtre et Jacques Ducelier filz deffunt (blanc) Ducellier la marraine Marie Gareau veuve de deffunt Me Jullien Besnard » † Le Louroux-Béconnais 22 mars 1597
5-Adrien d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 2 février 1599 « Le deuxiesme jour de fevrier mil cinq cens quatre vingt dix neuf fut baptizé Adrian d’Andigné fils de noble homme Guy d’Andigné et Marguerite Champigny et fut parrain noble homme Adrian de Champigny sieur de (blanc) marraine damoyselle (blanc) Champigny fut tesmoin noble homme Anthoine d’Andigné sieur de la Picoulaye par moy soubzsigné Gasnier »
6-Marie d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 21 décembre 1599 « Le vingt et ungiesme jour de décembre l’an mil (il a oublié « cinq ») cens quatre vingt dix neuf fut baptizée Marie Dandigné fille de noble Guy Dandigné sieur de Vandor et de damoyselle Margueritte Champaigné son épouze parrain vénérable et discret missire Jehan Richard prêtre marraines damoyselle Marie Amiot veuve de deffunt noble homme (blanc) Du Chatelet sieur de la Chifollière et damoyselle Charlotte Mondragon de la Bonnesalle baptizée par moy Dubreil » † Le Louroux-Béconnais 29 décembre 1599
7-Marthe d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 1er mai 1601 « Le premier jour du moys de may l’an mil six cents un fut baptizée Marthe d’Andigné fille de noble homme Guy d’Andigné sieur de Vendor et de la Pregosterie et damoyselle Margueritte Champigny et fut parrain noble homme Louys de Champaigné sieur de Saincte Barbe et marraine damoyselle Marthe Piedouault par moy Richard »
8-Françoise d’Andigné °Le Louroux-Béconnais 9 février 1603 « Le neufiesme jour du moys de febvrier l’an mil six cens troys fut baptizée Fransoyze fille de noble homme Guy d’Andigné escuyer sieur de Vandor et de damoyselle Margueritte Champigné son épouze parrain noble homme François Simon escuier sieur de la Lucière fils du sieur de la Besnardays marraine damoiselle Fransoyse Simon sa sœur baptizé paroisse rmoy » † Le Louroux-Béconnais 22 janvier 1622

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le jeudi 24 septembre 1620 après midy, par devant nous Julien Deille notaire royal à Angers furent présents establis et deuement soubzmis noble homme Jacques Legouz sieur de la Gohardière encien advocat en la sénéchaussée et siège présidial d’Anjou Angers et noble Me Jacques Legouz sieur du Cleray conseiller du roy esleu en l’élection dudit Angers, fils dudit sieur de la Gohardière et de défunte damoiselle Françoise de l’Espinière vivant son espouse, demeurant en cette ville paroisse de St Denis d’une part
et Guy d’Andigné escuyer sieur de Vandor et de la Provosterye et damoiselle Louyse d’Andigné fille dudit sieur de Vandor et de défunte damoiselle Marguerite de Champaigné vivant son espouse demeurant en la maison seigneuriale de la Provosterye paroisse du Louroulx Besconnays d’autre part
lesquels traitant du mariage futur d’entre ledit sieur du Cleray et ladite damoiselle Louise d’Andigné ont esté d’accord ce ce qui ensuit c’est à scavoir que ledit sieur du Cleray et Louise d’Andigné de l’advis et consentement de leurs pères, messire René d’Andigné chevalier de l’ordre du roy seigneur d’Angrie Rouez les Ventes proche parent de ladite damoiselle,

    Il est né le 19 avril 1555, fils de Jean d’Andigné, frère âiné de Yvon d’Andigné, père de Guy-René. Maréchal de camp d’ans l’armée du Maréchal de Bois-Dauphin, puis dans celle de Mercoeur. Il décède le 29 juin 1624. Il est donc cousin germain de Guy-René d’Andigné.

et autres leurs proches parents et amis soubzsignés se sont promis et promettent mariage et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine toutefois et quantes que l’un en sera requis par l’autre,
en faveur duquel mariage comme pour ce que très bien a pleu et plaist audit sieur de Vandor il a donné et donne à ladite d’Andigné sa fille puisnée la somme de 5 000 livres tz en deniers qu’il promet et s’oblige bailler et payer ès mains dudit sieur du Cleray futur espoux en présence de son dit père le jour de la bénédiction nuptiale avecq habits convenables à la qualité de sadite fille
et outre luy donne tout ses meubles morts et vifs tant de ses propres acquests et conquests immeubles qu’il a et aura lors de son décès pour les avoir et prendre après son dit décès par sadite fille ses hoirs et ayant cause, en jouir et disposer en propriété et à perpétuiré franchement et quitement oultre que ce soit plus que advenant à ladite d’Andigné des successions à elle escheues et à eschoir de celle de son dit père lequel audit effet s’est desdites choses données desaisi et devestu et par la tradition en a saisi et vestu sadite fille avecq promesse par elle après le décès de sondit père accepter ledit don d’immeubles
prendre sa légitime des successions à ses hoirs
laquelle somme de 5 000 livres et meubles entreront en la communauté desdits futurs espoux
par ce que ainsi du bien et droits dudit sieur du Cleray future espoux y en entrera pareille somme de 5 000 livres comme du jour de ladite communauté acquise pareillement mobilisée
et quant audit sieur du Cleray futur espoulx ledit sieur de la Gohardière son père le marie avec tous ses droits maternels et outre de ce se départ en faveur de sondit fils de tout usufruit à luy acquit sur les propres de ladite défunte de l’Espinière et acquests de leur communauté et de deux enfants décédés depuis ladite de l’Espinière, sauf et réservé l’usufruit sur la moitié du lieu de l’Echelles de laquelle moitié entre mesme la part que y a sondit fils il jouira sa vie durant en considération de sadite renonciation et que de ce qu’il a payé pour sondit fils à cause dudit office ou autrement mesme de ce que par l’évenement du compte qu’il rendra à sondit fils de la gestion de sa tutelle maternelle dont n’en pourra estre demandé aucune chose audit futur espoulx du vivant de son dit père
pourra ladite future espouze rénoncer à ladite communaulté et audit cas de renonciations aura et reprendra franchement et quitement ses habits bagues et joyaulx avec la somme de 5 000 livres sur les biens de ladite communauté s’ils sont suffisants sinon sur les propres dudit futur espoulx qui y demeurent dès à présent ledit cas advenant assignés et obligés mesmes en cas d’aliénation des propres de ladite future espouse, elle en aura récompense sur les biens de ladite communauté pareillement s’ils sont suffisants sinon sur les propres dudit futur espoux
et ara ladite damoiselle douaire cas d’iceluy advenant suivant la coustume
car ainsi les parties ont le tout voulu consenti stipulé et accepté tellement que auxdites conventions matrimoniales promesses obligations et ce que dit est tenir etc dommages etc obligent etc renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers maison du sieur Gatien Auger marchand en présence de messire François de Cherité chevalier sieur de Voysin et de Chelmant, Laurent Pichon escuyer sieur de la Pasqueraye, noble homme Claude Colleau sieur de la Coutye conseiller du roy au siège de la prévosté d’Angers, François Gaillard sieur de la Coutantière, René de la Bigottière sieur de Prechambault, Estienne Lanier sieur des Estres, Me René de la Marche sieur de la Rivraye demeurant à Candé, et ledit Auger bourgeois d’Angers

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Testament de Marie Legouz épouse Delhommeau, hôtesse de l’hôtellerie de la Côte de Baleine, Angers 1620

J’aime beaucoup cette hôtellerie. La première fois qu’un acte notarié l’a livrée, écrite presque phonétiquement, il a fallu quelques minutes avant de croire à ce joli nom ! Et pourtant il existait bel et bien au 16e siècle à Angers une hôtellerie de la Côte de Baleine.

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le mercredi 3 juin 1620 après midy, par devant nous Julien Deille notaire royal à Angers fut présente establie et deuement soubzmise honneste femme Marie Legouz, épouse de honorable homme André Delomeau sieur de la Tousche demeurant à la Coste de Balaine forsbourg de Brecigné paroisse de St Martin détenue au lit malade et néanmoings par la grâce de Dieu saine d’esprit et entendement considérant qu’il n’est rien si certain que la mort et l’heure d’icelle incertaine y désirant prévoir a fait et ordonné son testament en la forme cy après
premier ayant randu grâce à Dieu de sa naissance et biens temporels qu’il luy a pleu donner en ce monde recommande son âme à la divinité à la vierge Marie et à tous les saints et saintes du paradis les suppliant par leurs prières intercéder pour elle à ce qu’elle puisse obtenir pleine et entière rémission des péchés et affaires qu’elle pourroit avoir faits et commis
a ordonné que incontinent après la séparation de son âme d’avecq son corps iceluy son corps soit porté à la sépulture qu’elle elit en l’église dudit saint Martin à l’endroit de la sépulture de ses défunts père et mère si faire se peult sinon le plus près que faire se pourra
et que à ladite sépulture assistent messieurs du corps de ladite église leurs chapelains et des mendiants de cest ville en la forme accoustumée avecq le nombre de torches et cierges et estre fait honoraires à tous prêtre venant s’en remetant pour le surplus des pompes funêbres tant du jour dudit enterrement que de celuy du service à la discression de sondit mary lequel elle prie faire son debvoir mesmes faire dire la litanie et autres services acoustumés aulx enterrements de catholiques le jour dudit enterrement
et faire dire et continuer par son dit mary pendant sa vie durant et après son décès à perpétuité en l’église dudit saint Martin par le curé et chapelains de la paroisse ung service solemnel de trois grandes messes à diacre et soubz diacre avecq vigiles et aultres oraisons acoustumées chacun an à pareil jour de son décès
Item elle donne à Renée sa servante la somme de 30 livres par an pendant sa vie à commencer ledit payement ung an après ledit décès et à continuer la vie durant à ladite Renée outre que ses services luy sont payés en tant qu’il luy en pourra estre deub lors du décès de ladite testatrice et ce pour les services qu’elle luy a rendus et demeurer en sa mémoire et prières pour ce que très bien lui plaist
et outre donne à ladite Renée ung charlit une couette et demye douzaine de draps de toile et à la volonté dudit sieur de la Tousche

    je suppose que la servante n’est plus très jeune et qu’il s’agit de longues années de service, en quelque sorte sa maîtresse lui fait une retraite !

et sa filleule Anne Sermau estant à Chateauneuf la somme de 60 livres lorsqu’elle sera mariée et non plus tôt
Item elle donne pareillement à l’hospital St Jehan l’évangéliste de ceste ville la somme de 100 livres tournois qui sera payée ung mois après son décès ès mains de messieurs les administrateurs dudit hospital pour employer aux affaires et nécessités d’iceluy et demeure des pauves dudit hospital
Item pour l’affection et amitié qu’elle porte audit Delomeau son mary bons et agréables traitements qu’elle a receu de luy et pour ce que très bien luy a pleu et plaist elle luy a donné par le présent son testament tous et chacuns ses biens meubles debtes noms raisons actions et choses censées et réputées pour meubles en propriété et à perpétuité avec ses acquestz et ses propres la vie durant dudit Delomeau son mary à la charge d’en payer les cens rentes et debvoirs, accomplir son dit testament et payer ses debtes et audit effet s’en est dès à présent dévestue et désaisie et par la tradition des présentes en a vestu et saisy sondit mary,

    j’aime beaucoup la phrase que j’ai surgraissée ! Je ne sais si de nos jours on s’exprimerait ainsi !

lequel et Me Jacques Legouz sieur de la Gohardière son frère elle nomme exécuteurs de ces présentes son testament les priant en prendre et faire la charge leur affectant et obligeant tous ses biens renonçant à toutes choses à cest effet contraires
et après en avoir leu et releu sondit testament et qu’elle a dict estre son intention l’avons à l’entretien et accomplissement de son consentement et à sa requeste jugée et condemnée par le jugement et condamnation de ladite court
fait et passé en la dite maison desdits sieur et dame de la Tousche forsbourgs de Brecigné en présence dudit Legouz, Christophle Chardonnet Pierre Couillard et Jehan Ganne marchand demeurant esdits forsbourgs tesmoins ladite testatrice à dit ne scavoir signer
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Contrat de mariage de Pierre de Champagné et Françoise du Bouchet, Méral 1618

Voici un mariage d’un proche cousin de nos Pelaud. La demoiselle est bien nantie, et pourtant elle a un frère aîné !

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici ma retranscription : Le 7 juillet 1618 après midi, par devant nous Julien Deille notaire royal à Angers furent présents establis et deuement soubsmis messire Pierre de Champaigné chevalier sieur de la Mothe Ferchault la Lizière et la Perrine gouverneur pour le roi en la ville de Château-Gontier fils aîné et principal héritier de défunt messire Louis de Champaigné vivant chevalier de l’ordre du roi seigneur desdites places et gouverneur de ladite place, et dame Perrine Du Buat demeurant en leur maison seigneuriale de la Mothe Ferchault paroisse du Lyon d’Angers d’une part
et messire René Du Bouchet chevalier de l’ordre du roi seigneur de la Haye de Tiercé, Méral et Pingenet, et dame Anne Chenu son espouse séparée de bien d’avecq lui et autorisée par justice à la poursuite de ses droits et damoiselle Françoise Du Bouchet leur fille demeurant en leur maison dudit Pingenet paroisse dudit Méral d’autre part
lesquels traitant du mariage futur entre ledit de la Mothe Ferchault et ladite Du Bouchet ont eté d’accord de ce qui s’ensuit c’est à scavoir que ledit sieur de la Mothe Ferchault du vouloir et consentement de sadite mère et ladite du Bouchet desdits sieur et dame de la Haye ses père et mère et autres leurs proches parents et amis soussignés se sont promis et promettent mariage et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine toutefois et quantes que l’un en sera requis par l’autre
demeurera du jour de la bénédiction nuptiale communauté acquise entre eux nonobstant toute disposition de coutume à ce contraire à laquelle ils dérogent en ce retard
en faveur duquel mariage outre ses droits successifs, ladite dame Chenu a donné et donne à sadite fille la somme de 36 000 livres tz qu’elle promet et s’oblige payer en mains dudit de la Mothe Ferchault futur espoux dedans le jour de la bénédiction nuptiale en deniers cédules et contrats appartenant à ladite dame, de laquelle somme demeure la somme de 9 000 livres en don de nopves audit sieur de la Mothe Ferchault et le surplus montant la somme de 27 000 livres tz de propre et de nature immeuble maternel de ladite future en ses estocs et lignées que lesdits sieur et dame de la Mothe Ferchault promettent convertir en acquets d’héritages au nom de ladite future espouse censés de nature de son propre maternel sans que ladite somme immobilisée acquets en provenant ne l’action pour l’avoir et demander puissent tomber en ladite communauté et dès à présent en ont vendu à ladite Du Bouchet future espouse rente au denier vingt qu’ils seront tenu rachepter et amortir dedans un an après la dissolution dudit mariage avec les arrérages jusqu’au jour du rachapt
outre donne ladite dame à sa dite fille la propriété et tous droits à elle appartenant sur lesdites terres de Méral et Pingenet en retenant néanmoins pour elle et sondit mari et au survivant d’eulx l’usufruit conformément à leur contrat de mariage passé par Provost notaire royal en ceste ville le (blanc) … qui demeure comme dessus de nature de propre maternel à ladite future espouse… à la charge de payer à ladite dame sa vie durant la somme de 1 000 livres par an premier paiement commençant au jour et feste de st Jehan Baptiste prochain et à continuer durant la vie de ladite dame
plus ladite dame donne à sa dite fille des habits nuptiaux convenables à sa qualité et outre lesdits dons et advantages ladite future espouse pourra retenir si bon lui semble à la succession future de sadite mère sans qu’elle soit tenus raporter aucune chose …
quant au futur espous, sadite mère déclare le marier comme son fils aîné et principal héritier
convenu que ladite damoiselle future espouse pourra renoncer à ladite communaulté et audit cas elle aura et reprendra ses habits bagues joyault carosse et chevaux déchargés de toutes debtes mesme en cas d’aliénation de leurs propres respectivement en auront récompense nonobstant qu’ils ne l’eussent stipulé par les contrats desdites aliénations
et advenant prédécès de ladite damoiselle future espouse ledit sieur de la Mothe Ferchault aura et reprendra ses habits armes chevaulx et équipages et aura ladite damoiselle le cas advenant douaire suivant la coutume sans que toutefois du vivant de ladite dame de la Mothe Ferchault elle puisse demander ne prétendre aucun douaire
fait en présence de Claude des Humeaulx escuyer seigneur de la Pervenchère et de la Remaudière frère aîné maternel de ladite Du Bouchet future espouse demeurant en sa maison de la Remaudière paroisse de la Poitevinière, lequel aussi étably et soubzmis après avoir vu le contenu en ces présentes a renoncé et renonce à jamais y contrevenir ne faire question demandes ni rachapt desdits dons que dessus …

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir, et admirez les magnifiques signatures de nobles, toutes sans floritures mais en grosse écriture bien large.
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Succession Delahaye Lefaucheux, Le Lion-d’Angers 1658

En fait, il s’agit d’un jugement, car le couple, dont je descends, a eu beaucoup d’enfants, mais manifestement avait donné dès le premier mariage une dot conséquente, et rendu au dernier ils se sont certainement endettés.
Il y a donc eu des créanciers qui ont fait des poursuites, d’où des saisies, et des héritiers se querellant.
Cet acte est fort long, et je dois le couper en deux billets pour que WordPress l’accepte. Désolée !

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E9 – Voici ma retranscription : Le 4 septembre 1681 vu par nous Jean Verdier seigneur de la Perrière conseiller du roy en la sénéchaussée et siège présidial d’angers docteur régent de droit français en l’université dudit lieu le compromis fait devant Godillon notaire royal résidant au Lion d’Angers le 11 janvier dernier entre Me Laurent Buscher notaire royal Angers tant en son nom que comme mari de Marguerite Delahaye, Mathurin Mestayer marchand et Magdeleine Delahaye sa femme, Charlotte Delahaye, noble homme Joseph Etourny sieur de Vilcours et Marie Delahaye sa femme non commune en biens avec lui, et François Delahaye tous en leurs noms que comme se faisant fort de Me Claude Delahaye sieur de la Tremblaye leur frère, tous lesdits Delahaye enfants de défunts Claude Delahaye et Magdeleine Lefaucheux, lesdits Buscher, Mestaier et leurs femmes prenantes qualité ayant renoncé à la succession dudit défunt Claude Delahaye et accepté soubs bénéfice d’inventaire celle de ladite Lefaucheux et lesdits Charlotte, Marie et François Delayaya acceptants icelles successions soubs bénéfice d’inventaire
par lequel lesdites parties auraient convenu de nous pour juge arbitre de leurs procès et différents, iceluy compromis accepté par nous le 10 février aussi dernier, acte de ratiffication dudit compromis consenti par ledit Claude Delahaye sieur de la Tremblaie, et ladite Marguerite Delahaye devant Caternault notaire royal audit Angers le 27 mars aussi dernier, prolongation dudit compromis en date des 30 mars, 30 avril, 30 juin, 5 juillet, le contrat de mariage dudit Claude Delahaye sieur de la Tremblaye avec Anne Bommyer sa femme passé devant Charlet notaire audit Angers le 3 mai 1659, autres actes passés par ledit Charlet entre ledit Claude Delahaye et Me Baltazar Mulard les 19 et 27 avril 1662, acte de cession fait par Me Edouard Boitet à Claude David devant les notaires du Chatelet à Paris le 25 mai 1667, quittance passée par les mesmes notaires et reconnaissance dudit David au profit audit sieur de la Tremblaie les mesme jour et an, actes passés par Portin notaire de cette cour les 7 octobre et 1er décembre 1667 ensuite desquels sont procurations consenties par ledit sieur de la Tremblaie, par ledit Claude Delahaye père et ladite Lefaucheux les 24 septembre et 6 octobre de la même année, acte passé par Martineau notaire de cette cour le 3 novembre 1669, autre acte passé par Martin Gaudicher aussi notaire de cette cour le 18mai 1677, contrat de constitution consenti au profit des demoiselles de Boussac devant ledit Martineau le 3 mars 1664, autre contrat de constitution consenti au profit de demoiselle Louise Piolin le 11 mars 1666, quittance signée Portin montant 550 livres en date du 8 mai dernier, autre quittance signée Babin montant 550 livres du 29 octobre 1660 et autre pièce contenue dans son inventaire de production en forme de requeste le dit inventaire par lequel ledit sieur de la Tremblaie prend qualité d’ayant renoncé aux successions dudit Claude Delahaye et de ladite Lefaucheux ses père et mère au pied duquel sont les communications qui ont esté faites aux parties ou à leurs advocats
inventaire de production desdits Charlotte et François Delahaye aussi communiqué aux advocats des parties testament de ladite défunte Lefaucheux passé par ledit Godillon notaire le 6 août 1680, procès verbal de vente des meubles par Salmond huissier du 13 juin 1680, et par Hallopé du 29 août audit an, autres actes passés par ledit Godillon les 21 et 25 juin audit an, autres pièces raportées au susdit inventaire
demandes de production de ladite Marie Delahaye contre lesdits Métaier et femme communiquées à leur advocat, mesmes demandes de ladite Marie Delahaye contre Charlotte et François Delahaye aussi communiquée à leur advocat
inventaire de production desdits Métaier et Magdelaine Delahaye sa femme communiqué aux advocats des parties, sentence des juges consul de ceste ville en date du 13 juin 1673, autre sentence desdits consuls du 18 juillet 1679, contre lettre d’indemnité au profit dudit Métaier passée devant Cireul notaire de cette cour le 26 juin 1670, acte passé par ledit Gaudicher le 15 mars 1678, contrat de mariage desdits Métaier et Delahaye sa femme devant ledit Charlet notaire le 6 août 1668, acte expédié en la sénéchaussée dudit Angers par lequel ledit Métaier déclare tant pour lui que ladite Delahaye qu’il renonce à la succession dudit défunt Delahaye en date du 29 juillet 1675, bail à ferme de l’hostellerie de l’Ours, maison de la Croix Blanche et prés en dépendant fait audit Métaier pour la somme de 240 livres devant Horeau notaire du Lion d’Angers le 7 octobre dernier et autres pièces mentionnées en ladite production
demandes et inventaire de production desdits Buschet et Marguerite Delahaye sa femme aussi communiqué aux advocats des parties, leur contrat de mariage passé par Delahaye et Bommyer notaires de cette cour le 29 juillet 1659, acte expédié au greffe du présidial de cette ville le 15 septembre 1674 par lequel ledit Buscher comme mari de ladite Delahaye a renoncé à la succession dudit Claude Delahaye, autre acte passé devant ledit Caternault notaire le (blanc) dernier par lequel ledit Buscher et Marguerite Delahaye sa femme ont sans préjudice de leurs droits renoncé à la succession de ladite Lefaucheux, contre-lettres d’indemnité consentie au profit desdits Buscher et femme par lesdits défunts Delahaye et Lefaucheux devant ledit Portin le 24 juin 1670, ledit Cireul le 26 juin audit an, ledit Martineau le 3 novembre 1669, autre acte passé par ledit Portin le 24 juin 1670, jugement au profit fe Marguerite Pouriats veuve de Louis Guetron contre ledit Claude Delahaye père et ledit Buscher portant condemnation à 2 000 livres de principal du 11 janvier 1663, acte passé en conséquence devant ledit Charlet le 15 février 1669, extrait d’autre jugement rendu au sujet de ladite debte contre lesdites Charlotte et Marie Delahaye héritières bénéficiaires dudit Claude Delahaye leur père au profit dudit Buscher au siège de la prévosté de cette ville de 29 mars 1675, acquits des paiements faits par ledit Buscher sur le contenu audit jugement du 11 janvier 1663 au sujet des rentes deues au sieur de la Ferronnière Lefebvre sur la métairie de la Faverie, quittances dudit sieur de la Ferronnière des 12 mars 1668 et 9 décembre 1671, compte fait entre ledit défunt Delahaye et ledit Buscher le 18 mai 1665, lettres missives et quittances du sieur Chauveau de Paris, sentence exécutoire rendue au profit des sieurs Amy et Guiloteau contre ledit Buscher les 18 janvier 1669, 21 juillet et 6 décembre 1674, autre sentence au profit dudit Buscher contre ledit Métaier et sa femme et Claude Delahaye sieur de la Tremblaye comme héritiers bénéficiaires dudit défunt Delahaye rendue au siège présidial de cette ville par laquelle ils sont condemnés acquiter ledit Buscher vers lesdits Amy et Guilloteau, quittances et paiements à eux faites par ledit Buscher les 21 juillet 1673, 7 février et 31 juillet 1675, quittance du sieur Robert en date du 17 mars 1666 et de Charpentier huissier du 22 desdits mois et an, autres quittances de la damoiselle Gontard, de Bellanger huissier, des Ursulines d’Angers, du sieur Andrault, de Pierre Marioche, de n. h. François Pelletier, de Me René Lezineau et dudit Robert en date des 8 avril, 11 août, 2 septembre, 14 novembre 1666, 9 et 13 juin, 27 août, et 15 septembre 1667, autre quittance de la veuve Tribouée du 12 mars 1667, autres quittances du commissaire des saisies réelles, et de Granger huissier des 20 juin 1666, 15 octobre 1668, et 18 décembre 1669, concernant les biens acquis de René Delahaye, acte passé par ledit Cireul notaire les 23 novembre 1668 et 23 mars 1669, quittances de damoiselle Françoise Andrault passée par René Raffray notaire de cette cour le 30 avril 1669, et 12 mars 1671, autres quittances soubs son seing privé cy attachées, autres quittances des sieurs Renou et Apvril des 2 juin 1671 et 2 janvier 1672, quittance de Philippes Bouldé du 23 mars 1680 passée par ledit Caternault, pièces de procédures contre Louis Horeau et quittance de luy en date des 20 octobre 1678, 11 janvier 1680, lettres missives de Desbonner procureur au parlement portant quittances et grosse d’une sentence rendu contre ledit Horeau audit parlement en date du 23 janvier 1679 par lequel le contrat de diversion des créanciers desdites successions a esté homologué contre luy, contrat d’acquit des biens dudit René Delahaye passé devant ledit Charlet le 13 février 1666 au pied duquel est la déclaration faite par ledit défunt Claude Delahaye acquéreur au profit dudit Buscher de certains héritages situés au bourg de Montreuil sur Maine moyennant la somme de 400 livres payée comptant suivant autre acte passé devant ledit Charlet le 29 juin 1669, acte en forme de rapports passé devant ledit Gaudicher le 18 mai 1677, contrat des biens de Claude Delahaye tanneur et Louise Verdon sa femme passé devant Thibaudeau notaire royal Angers le 25 août 1674, autre acte fait en conséquence devant ledit Thibaudeau le 14 février 1675, jugement rendu au siège présidial dudit Angers au profit dudit Buscher contre ladite Lefaucheux le 28 août 1676, quittance de vente d’une maison située sur les treilles payées à l’hostel Dieu de cette ville du 10 décembre 1671, contrat de divertion des créanciers desdites successions passé devant ledit Gaudicher le 29 mai 1667, senetnce d’homologation rendue audit siège présidial les 21 décembre 1678, et 6 mai 1679, actes faits par ladite Lefaucheux devant ledit Thibaudeau les 16 mars et 7 juillet 1674 par lesquels elle auroit déclaré qu’elle renonçait à la communauté dudit défunt Delahaye son mari sans préjudice de se droits, acte passé devant ledit Raffray le 31 décembre 1665, quittances et mémoires de réparations faites par ledit Buscher sur les lieux à lui donnés en advancement en date des 4 octobre 1659, 4 mars 1661, 20 octobre 1666, 14 mai 1667, 29 novembre audit an, quittances des héritiers Allard des 28 mars et 27 novembre 1671, autres quittances de rente féodale due sur les héritages, pièces de procédures contre les héritiers Bretonnerye Lefaucheux, acquit signé Marin du 21 août 1669, copie de compte fait entre ledit défunt Delahaye les sieur Bugy et marquis de Vezins, procès verbaux de liquidation des debtes de la paroisse du Lyon d’Angers fait devant le sieur Lerehin commissaire subdélégué de monsieur l’intendant des 3 décembre 1669 et 22 août 1671 et autres pièces concernant lesdites debtes, pièces de procédures concernant l’instance d’entre ledit défunt Delahaye et lesdits paroissiens jugée à notre raport, autres pièces et procédures de l’instance d’entre ledit Delahaye les créanciers de René Delahaye le sieur Malnault le nommé Rollan, et autres promesses consenties audit Buscher par ledit sieur de la Tremblaye en date du 16 décembre 1665 par devers nous

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