Claude d’Aribert unique héritière noble, Valpuiseaux (91) 1634

Introduction

L’acte qui suit appelle quelques remarques :
1-Clément Gault son défunt mari est dit écuyer, mais il n’était pas noble. Issu des Gault de Pouancé, qui sont roturiers mais savent gérer, il était monté gérer les affaires de grands nobles et c’est à vivre à leur côté qu’il a fréquenté la noblesse et s’est allié à une noble.
2-le nom de la mère de Claude Daribert est bien Philippe Lecointe. Je suppose que c’est un acte en latin dans lequel elle apparaît comme Philippa, mais je pense qu’il faut oublier le latin et écrire Philippe. Ce prénom était à l’époque aussi bien féminin que masculin, et je trouve à la même époque beaucoup de femmes portant ce prénom Philippe à Provins que j’étudie. Par ailleurs, le nom de famille est bien Lecointe, parfois écrit Lecointte.
3-Claude Daribert est dite première et principalle créantière de leur succession mais elle avait frères et soeurs et n’était pas l’aînée du tout. Donc, si elle est principale héritière c’est que tous ne sont plus vivants et que les plus âgés qu’elle n’ont pas laissé d’héritiers.
4-Gilbert, Salomon et Gilbert ont été auparavant décapités place de Grève à Paris.
5-Suzanne, que nous avons déjà vue sur mon blog, est décédée avant puisqu’elle était bien plus âgée que Claude, donc il faut la donner décédée entre 1619 et 1634
5-Genevrier, qui était absent, est manifestement décédé
5-Perrone pose un problème, car à ce jour, on la donne fille aînée d’Emery et née vers 1556 soit 25 ans avant Claude. Comme elle a au moins un descendant encore vivant en 1634, il est très possible que Perrone soit soeur d’Emery et son sa fille. Sinon, il est impossible que Claude soit la principale héritière en dénommée en 1634.

demande au bailly, 1634

AD91-B1882  « Monsieur le bailly de la … ou monsieur son lieutenant. Supplye humblement damoiselle Claude Daribert veufve feu Clément de Gault vivant escuyer sieur de la Grange, héritière soubz bénéfice d’inventaire de deffuncte damoiselle Phillippes Lecointe douairière de feu Esmery Daribert vivant escuyer seigneur de la Grange Santerre le Val de Puyseaux et aultres lieux ses père et mère, première et principalle créantière de leur succession, dame de ladite Grange Santerre le Val de Puyseaux Chantambre Mesières les fiefs de Conches et Nerville, Chastres et Danonnille et aultres lieux, disant que depuis qu’elle en a esté remise en la possession et jouissance de ladite Grange Santerre et aultres lieux cy dessus despendant de la succession de sesdits père et mère elle auroit trouvé et recognu que plusieurs subjectz redevables et déptempteurs des terres et héritages subjetes et rellevant desdites seigneuries se seroient émancippés tant de nier à ladite damoiselle les cens rentes et aultres droits seigneuriaux qui luy peuvent estre eubz depuis le décès de sesdits père et mère, que mesme se seroient approprié et mis en possession et jouissance de plusieurs terres appartenant à ladite succession, c’est pourquoi ayant obtenu lettres de sa majesté à vous adressantes affin de faire assigner et convaincre lesdits subjects détempteurs et redevables desdites seigneuries tant à luy passer tiltres nouveaux et déclarations des terres et héritages qu’ils tiennent et possèdent rellevant de ses (f°2) seigneuries que de luy paier les cens rentes et aultres droicts seigneurieux qui luy sont deubs elle desireroit icelles mettre à exécution selon leur forme et teneur, à ces causes en enthérinant icelles qu’ils vous plaise luy décerner vos lettres de commission et commandement pour faire faire les affiches et commandements y contenus, affin de faire procéder par nottaires royaux à la confection … déclarations et recognoissances nouvelles de sesdits subjets desdites terres et héritages qu’ils possèdent dedans sesdites seigneuries … présentant à cest effet la personne de Me Nicollas Courts nottaire royal à Maisse, ordonnont suyvant et confirmément auxdites lettres commandement estre fait auxdits subjets et détempteurs desdits héritages subjets desdites seigneuries qu’ils ayent à comparoir par devant ledit (blanc) pour faire et passer tiltres nouveaux et déclarations des maisons masures terres et héritages qu’ils tiennent et possèdent rellevant et appartenant à sesdites seigneuries … » Note de bas de page : obtenu le 7 mai 1635

 

 

Autrefois le baptême était obligatoire dans les 3 jours, sauf pour les nobles qui pouvaient attendre des mois

Introduction

Autrefois le baptême suivait de quelques heures la naissance, car l’église catholique avait une règle très stricte qui stipulait qu’au délà de 3 jours il ne devait plus être fait, sauf dérogation spéciale de l’évêque.

les nobles dérogeaient à cette règle

J’ai déjà rencontré beaucoup de baptêmes de nobles plusieurs mois après la naissance, alors que chez les roturiers j’avais trouvé quelques baptêmes refusés lorsque l’enfant avait plus de 3 jours, et il avait alors fallu demander à l’évêché une autorisation spéciale.

Claude Daribert avait 6 mois à son baptême

Claude Daribert, fille d’Emery et Philippe Lecointe, nobles à Valpuiseaux (92, Essonne) est l’épouse de Clément Gault de la Grange dont je vous parlais hier.  Elle est née le 3 juin 1581, et compte-tenu des guerres de l’époque, il est probable que son père était absent et on a attendu son retour, 6 mois plus tard.

« Val de Puiseaux le 3 décembre 1581 fut baptisée Claude fille de noble homme escuyer Emery Darribert et noble damoyselle Philippes Lecointte sa femme son parrin noble homme escuyer Claude Despine conte de Vultabe ses marraines noble damoyselle Marye de Quyeroy et noble damoyselle Anthoynette de la Chastres et fut née ladite Claude le troisième jour du moys de juing précédant ledit baptesme au mesme an que dessus »

 

Les femmes de Provins géraient pour leur mari lorsqu’il s’absentait pour affaires ou guerre, 1585

Introduction

Je vous ai déjà parlé de l’éducation exceptionnelle des femmes à Provins. Elles secondaient aussi leur époux en affaires, car si Provins est connu pour avoir été une place importante dans le commerce, les marchands étaient aussi souvent en déplacement pour affaires, et leurs épouses traitaient alors devant notaires des actes importants. Pour mémoire, je vous rappelle que les femmes n’avaient aucun droit de traiter devant les notaires et que cette délaguation était exceptionnelle, ainsi j’ai vu à Angers les épouses de conseillers au parlement de Bretagne etc.. mais ceci est fort rare.

les Philippe à Provins

J’ai étudié les ancêtres de Jules Verne et il se trouve descendre d’une famille PHILIPPE de Provins.
Claude PHILIPPE †/octobre 1632 (selon le baptême du 31 octobre 1632 de Claude Prevost) sergent au baillage de Provins x ca 1605 Denise DESOUBZMARMONT
1-Claude PHILIPPE parrain à Provins St Quiriace le samedi lendemain de St Paul 1613 de Gabriel Philippe fils de Daniel Philippe et Anne Lelorgne – Parrain Provins St Quiriace le 31 octobre 1632 de Claude Prevost fils de Jean et Anne Philippe et dit « Me Claude Philppe fils de feu Claude »
2-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace
3-Perrette aliàs Petronille PHILIPPE °Provins St Quiriace janvier 1607 « en latin, Petronilla Claudii Philippe et Denisia Marmont patrinus Carolus Georget matrina Petronilla de Romilly (s) – vue 14 5Mi6277 »
4-Anne PHILIPPE °Provins St Quiriace 27 juillet 1609 « baptisé Anne fille de Claude Philippe marchand demeurant au chastel de Provins et Denise Desoubzmarmont parrain honneste personne … praticien demeurant audit lieu et marraine Jehanne Chanterie femme de Jehan Desoubzmarmont huissier audiencier au bailly du Palais à Paris et Marye Triollet (ns) fille de noble homme Jehan Triollet
5-Marguerite PHILIPPE °Provins St Quiriace 15 janvier 1612 « baptisé Marguerite fille d’honneste personne Claude Philippe sergent royal à Provins et Denise Marmont parrain François Briantes (s) fils d’honorable homme Me Jehan Briantes Me chirurgien à Provins marraines honneste femme Marguerite Petit (s) femme d’honorable homme Me Edmé Fleury notaire royal à Provins, et Anne Marchand fille d’honorable homme Me André Marchant bourgeois à Provins » x (contrat de mariage 14 novembre 1636 AD77-260E8 père vivant huissier élection de Provins) Nicolas MICHAL
6-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace 1er août 1614 « baptisé Pierre fils d’honorable homme Claude Philippe sergent au baillage de Provins et Denise Doubzmarmont parrain honneste personne Pierre Legrand marchand demeurant au chastel de Provins, et Claude Philippe fils de feu Pasquier demeurant audit chastel, marraine Loyse Desoubzmarmont fille d’honneste personne Nicolas Desoubzmarmont marchand demeurant audit Provins »
7-Marie PHILIPPE °Provins St Quiriace 17 janvier 1617 « baptisé Marie fille d’honorable homme Claude Philippes sergent à Provins de de Denise Soubzmarmont parrain Abraham Briantes (s) fils d’honneste personne Me Jehan Briantes chirurgien audit Provins marraines Marie Colombeau fille d’honneste personne Pierre Colombeau marchand audit Provins et Anne Benard (s) fille d’honneste personne Jacques Benard aussi marchant audit Provins »
Cette famille n’est pas étudiée sur les bases de données, et elle est manifestement rare donc ceux qui sont du même milieu bourgeois de Provins sont très probablement liés. Ainsi, je vous mets ce jour Catherine Philippe, bourgeoise de Provins, qui constitue une rente pour la somme principale de 132 écus, somme importante en 1585.

le patronyme Philippe en abrégé

Eh oui ! les patronymes subissaient aussi les abréviations paléographiques, aussi je vous ai entouré de rouge le patronyme Philippe abrégé par le notaire car c’est ainsi qu’il est le plus souvent écrit, mais rassurez-vous la signature de Catherine Philippe n’est pas en abrégée !

constition de rente par Catherine Philippe

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.01.02 vue 220 – Comparut personnellement Jacques Girard laboureur demeurant à Marival paroisse de Villegruys lequel de son bon gré sans force recogneu avoir vendu ceddé quicté transporté constitué assis assigné et par ces présentes vend constitué assiet et assigne promis et promet garentir fournir faire valloir par chacun an à ses propres sousts et despens à honorable homme Jehan Robinot marchant et bourgeois de Provins absent stipulé et accepté par honneste femme Katherine Philippe à ce présente achepteresse pour eulx leurs hoirs etc c’est à savoir sa femme la somme de 11 escuz d’or sol de rente annuelle … ceste constitution ainsi faicte moyennant le prix et somme de six vingts douze (132) escuz d’or sol argent fournis audit vendeur constituant a eu et receu dudit Robynot par les mains de ladite Philippe sa femme et à luy délivrés comptés et nombrés présent le notaire et tesmoins

 

Suzanne d’Aribert nomme Clément Gault son procureur, Valpuiseaux 1614

Introduction

Depuis 3 ans Association Valpuiseaux histoirE m’envoie aimablement ce qui concerne Clément Gault car il est issu de mes Gault d’Armaillé et était parti faire carrière chez des seigneurs puis avait fini par épousé en 1614 la fille d’un petit noble de Valpuiseaux, Claude d’Aribert. Voici ce que j’avais déjà sur mon blog :
Pouvoir de Françoise Gault pour recevoir de Maurice Barré 7 000 livres : Valpuiseaux (91), Bunou 1650
Il y avait 2 René Gault de la Grange dans les années 1640 signant à Pouancé : voici la preuve par les signatures
La maison appelée « la Grange » hostellerie en 1538 au bourg d’Armaillé, appartenant à René Gault
Contrat de mariage de Clément Gault de la Grange avec Claude d’Arribert, Paris 1614
Clément Gault de la Grange emprunte 2 400 livres à Angers, Paris saint Eustache 1613
Clément Gault de la Grange reçoit 623 livres de la duchesse de Mercoeur en 1612
Clément Gault de la Grange avait 2 signatures : l’une de bourgeois Angevin, l’autre imitant la noblesse à Paris
Clément Gault de la Grange 1587-1640 de La Prévière (49) à Valpuiseaux (91), de la bourgeoisie à la noblesse
Clément Gault de la Grange est décédé à Valpuiseaux sans meubles, seulement un cheval

Suzanne d’Aribert

Plus âgée que sa soeur Claude, elle vit à Paris, sans doute dans une famille noble plus aisée pour s’occuper des enfants, mais reviendra à Valpuiseaux sans doute pour s’occuper des enfants de sa soeur Claude. Elles sont d’une fratrie de 7 enfants, dont la soeur aînée, Perrone, est mariée. Mais 3 frères ont été décapités en place de grève pour volerie, car dans la famille d’Aribert, c’est leur occupation depuis plusieurs générations. Seules Claude et Perrone ont postérité, et leur génération voit l’extinction de la lignée masculine.

leur mère n’était sans doute pas noble

L’acte qui suit est une procuration de Suzanne d’Aribert, vivant à Paris, à son beau-frère Clément Gault, pour s’occuper des biens dont elle a hérité de sa mère. Or, elle a hérité d’un septième ce qui est un partage non noble. En outre ce partage égalitaire a donné lieu à un arrêt du parlement du 23 décembre 1611, or, à cette date les 3 frères étaient décapités depuis plusieurs années, et je pensais qu’en 1611 un partage égalitaire devrait ne prendre en compte que les vivants. Bref, l’acte qui suit m’a beaucoup intriguée !!!

Procuration de Suzanne d’Aribert

AN-MC/ET/LXII/50 « Le 29 juillet 1614 par devant les notaires et gardenotes du roy en son chastelet de Paris soubsignés fut présente en sa personne damoiselle Suzanne Daribert majeure usant et jouissant de ses droits, fille de deffunts Emery Daribert vivant escuyer sieur de la Grange sans terre et de damoiselle Philippe Lecoincte jadis sa femme, laquelle a fait et constitué son procureur général et spécial noble homme Clément Gauld sieur de la Grange auquel ladite damoiselle constituante donne pouvoir et puissance de pour elle et en son nom vendre cedder transporter et aultrement alliéner avec toute puissance de garantye à telles personnes pour tel prix et somme de deniers changes et conditions que ledit sieur … la septiesme partye en la moitié de la terre et seigneurye de la Grange Santerre et aultres fiefs terres et seigneuryes à elle adjugées pour son droit de douaire sur les biens dudit deffunt Emery Daribert son père et encore la septiesme partye des terres et seigneuries de Megueres et … de la Gallannelle à elle aussy adjugées pour sa part et portion en qualité d’héritière par (f°2) bénéfice d’inventaire des biens de ladite deffunte damoiselle Philippe Lecointe sa mère le tout par arrest de la cour de parlement du 23 décembre 1611, recevoir les deniers qui proviendront de ladite vente … fait et passé à Paris jeudy 8 juillet dernier  … le 29 juillet 1614 »

 

 

Louis Fauchon cousin de Simone Guerin, mais probablement seulement cousin issu de germain

Introduction

Dans les actes notariés on trouve un peu de liens de famille, dont souvent le lien « proche parent » qui est bien vague, et on pourrait parfois se réjouir quand on rencontre « cousin ». Hélas, le terme cousin englobe souvent aussi les cousins issus de germain etc… bref, c’est un terme souvent très vague comme je le trouve encore avec Louis Fauchon.

Louis Fauchon

Je viens de passer encore 2 mois sur les registres paroissiaux de Provins à la rcherche des Guerin pour tenter de trouver ce cousinage entre Louis Fauchon et Simone Guerin (voir ci-dessous), en vain ! Donc, manifestement Louis Fauchon est probablement seulement cousin issu de germain. Si je tiens tellement à positionner Louis Fauchon dans mon étude c’est qu’il est proche parent des miens et probablement tout bonnement frère du mien, mais je ne parviens pas à le démontrer à ce jour. En effet, je suppose que mon ultime Fauchon qui est apothicaire à Provins, est l’unique Fauchon ayant habité Provins et venu d’ailleurs après ses études à Paris, s’installer apothicaire à Provins à la porte de l’Hötel Dieu de Provins.
Mon étude FAUCHON contient donc déjà 75 pages     –    Toutes les fiches des familles que j’ai étudiées sont en ordre alpha sur mon site

mariage Nicolas Caillot et Simone Guerin

A leur contrat de mariage à Provins le 27 août 1584 devant  Delanoe notaire AD77-1057E414 Louis Fauchon est présent et dit cousin de Simone Guerin. J’ai toujours observé que les parents présents sont mentionnés par ordre décroissant de lien de famille. Il n’est pas le dernier cité, et suit le frère de la mariée mais il est avant la tante. Ce qui laisserait supposer un lien assez proche, mais je ne suis pas parvenue à retrouver quel lien. Sur la vue qui suit, j’ai encore entouré de rouge Provins, et vous remarquerez que le notaire écrit de plusieurs façons Provins à l’intérieur d’un même acte, parfois avec l’abréviation pour PRO parfois non, et ses P sont assez caractéristiques de l’époque et non de la nôtre !

 

1584.08.27 vue 147 – Compareurent personnellement Me Nicolas Caillot procureur au bailliage et siège présidial de Provins assisté d’honnorable homme et saige Me Jehan Truffe licencié es loix lieutenant en la prévosté de Provins, Anthoine Caillot procureur son frère, Jehan Pavy aussy procureur audit Provins son oncle, dame Marye Farel veuve de feu Me Denis Lesaud en son vivant advocat du roy audit Provins d’une part, et Symone Guerin fille de Jehan Guerin sergent royal audit Provins et Jehanne Thomassin procédant de leur l’auctorité en la présence et du consentement de Nicolas Guerin marchand à Provins son grand père, Denis Guerin son frère, Me Loys Faulchon son cousin Guillemette Thomassin veufve de feu Jehan Lange sa tante d’autre part lesquels Nicolas Caillot et Simonne Guerin ont promis et promettent par ces présentes prendre l’un d’eux l’autre par foy et loy de mariage si Dieu et notre mère saincte église se consentent et accordent le plusstost que faise se pourra et sera

L’hôtellerie du Boeuf Couronné de Provins en 1584

Introduction

Il existe encore quelques enseignes au Boeuf Couronné en France. Cette enseigne était déjà citée par François Villon selon le dictionnaire de l’Ancien Français en ligne :
[Comme enseigne] : Le Beuf couronné… (VILLON, Lais R.H., c.1456-1457, 21).
Mais celle de Provins semble ne plus exister, la voici donc en 1584

don entre vifs

Nos députés sont occupés à tout imposer et nous interdire d’épargner, donner etc… Mais autrefois on avait le droit de donner, et je rencontre un nombre importants de donations immobilières, le plus souvent bien entendu entre parents et enfants.

l’hôtellerie du Boeuf Couronné

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1584.08.29 vue 145 – Comparut personnellement honorable homme Olivier Bidault marchand demourant à présent à Provins lequel de son bon gré sans force ne contraincte recogneut avoir donné céddé quicté transporté et délaissé en pur don irrévocable fait entre vifs sans espérance de révocquer, et par ces présentes cèdde quicte transporte et délaisse à Jehan Bidault son fils aussi marchand demeurant audit Provins à ce présent et acceptant pour luy ses hoirs c’est à savoir tout tel droit part portion nom raison action fonds treffonds propriété possession et tous autres que ledit donataire a et peult avoir tant par acquisition que autrement en quelque sorte et manière que ce soit en une maison et hostellerie assise en ceste ville de Provins en la vieille rue ou pend pour enseigne le beuf couronné consistant en ung grand corps de logis sur le devant, ung autre corps de logis sur le derrière estables courts jardins et aireaux, les lieux comme ils se tiennent et comportent sans rien en réserver ne retenir