saints Mamers, Pancrace, Servais, les saints de glace

Voici les 3 saints de glace, selon l’encyclopédie Migne :

Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace.

saint Mamert, Mamertus, évêque de Vienne en Dauphiné. Son savoir, ses vertus et le don des miracles dont Dieu le favorisé rendirent son nom illustre. Mais ce qui a le plus contribué à l’immortaliser dans l’Eglise, c’est l’institution des Rogations. Des éruptions volcaniques, des tremblements de terre et d’autres fléaux effrayaient alors les populations. Mamert, voyant dans ces calamnités une marque de la colère de Dieu contre les crimes des hommes, établit dans son diocèse, pendant les trois jours qui précèdent l’Ascension, des supplications publiques, connues sous le nom de Grandes Litanies. Cette sainte institution fut bientôt adoptée dans les diocèses voisins et devint ensuite une pratique universelle en Occident. Saint Mamert ordonna prêtre Claudien Mamert, son frère, qui au rapport de saint Sidoine Apollinaire, était le plus beau génie et l’homme le plus savant de son siècle. Sa piété égalait sa science, et il rendit d’importants services à Mamert dans le gouvernement de son Eglise. Le saint évêque de Vienne arrêta par ses prières deux incendies qui menaçaient de détruire sa ville épiscopale. Il mourut trois ans après son frère, c’est-à-dire, en 477. Fêté le 11 mai

saint Pancrace, neveu du martyr saint Denis, fut martarysé lui-même à Rome, sous le règne de Dioclétien, en 304, à l’âge de 14 ans. Il fut enterré dans le cimetière de saint Calépode, qui prit ensuite son nom. On bâtit sous son invocation une église qui fut réparée dans le Ve siècle, par le pape Symmaque, et dans les VIIe par Honorius 1er. Saint Grégoire de Tours l’appelle le vengeur des parjures, et dit que Dieu, par un miracle continuel, punit visiblement les faux serments qui ont été faits en présence de ses reliques. Une partie de ces précieuses reliques fut envoyée, en 655, à Oswi, roi d’Angleterre, par le pape Vitalien. Il y a dans ce royaume, ainsi qu’en France, en Italie, en Espagne, un grand nombre d’églises qui portent le nom de saint Pancrace – Fêté le 12 mai.

Avant Saint-Servais, point d’été, après Saint-Servais, plus de gelée.

saint Servais, Servatius, évêque de Tongres, occupait déjà ce siége lorsqùe saint Athanase, patriarche d’Alexandrie, fut exilé à Trèves par Constantin, en 336. Il reçut avec de grands honneurs cet illustre confesseur de la foi, dont il partageait les sentiments, comme il le prouva au concile de Sardique, en 347. Dans le concile de Rimini, tenu en 359, il s’opposa fortement aux manoeuvres des ariens avec saint Phébade d’Agen, et si ces deux saints évêques se laissèrent tromper par les hérétiques en souscrivant une profession de foi rédigée en termes captieux, ils réparèrent cette faute, qui n’était qu’une surprise faite à leur bonne foi, en travaillant de tout leur pouvoir à dévoiler la fourberie de ces hérétiques. Saint Servais prédit l’invasion des Gaules par les Huns, et la vue des malheurs que ces barbares devaient causer à sa patrie lui fit essayer de fléchir la colère divine par ses prières, ses larmes et ses austérités. Il entreprit même, en 382, le pèlerinage de Rome, pour intéresser en faveur de son pays les apôtres saint Pierre et saint Paul ; mais Dieu lui révéla qu’il avait résolu de punir les péchés des Gaulois par le fléau de l’invasion, dont il ne devait pas être témoin ; car il mourut peu après son retour à Tongres, vers l’an 384. On éleva sur son tombeau, qui avait été illustré par plusieurs miracles, une église en son honneur. La plus grande partie de ses reliques fut portée à Maestricht, lors de la translation du siége épiscopal de Tongres dans cette ville. — 13 mai.

Jean Gallichon l’aîné, marchand à Poitiers, 1547

Nous avons vu il y a quelques jours un Jean Gallichon parti à Poitiers.
Sur l’acte qui suit :

    • il est qualifié l’aîné, ce qui signifie qu »l y a un autre Jean Gallichon vivant à cette même date, et plus jeune, sans qu’on puisse dire s’ils sont père et fils

    • il a de la proche famille à La Chapelle-Saint-Laud, située au peu au N.N.E. de Seiches. Ceci est intéressant à souligner dans la mesure où tous les porteurs du patronyme Gallichon que j’ai rencontrés à ce jour semblent avoir des biens dans cette région.

    • il a une signature magnifique, si belle qu’elle est franchement hors du commun. Dans tous les cas on y voit la marque d’un être cultivé. Il est vrai qu’il était dit apothicaire sur l’acte précédent.

Les Archives de la Vienne sont en ligne et les baptêmes et sépultures existent à Poitiers pour cette période, donc il serait possible de retrouver trace à Poitiers de Jean Gallichon. C’est une piste pour ceux qui descendent des Gallichon.

Poitiers, collection particulière, reproduction interdite
Poitiers, collection particulière, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici la retranscription de l’acte : Le 5 mai 1547 en la court royal d’Angers endroit par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite court, personnellement estably honneste homme Jehan Galliczon lesné marchant demeurant à Poitiers soubzmettant etc confesse avoir aujourd’huy ceddé quitté délaissé et transporté et encores cèdde délaisse et transporte à Jehan Bouet et Perrine Galliczon sa femme demeurant en la paroisse de la Chapelle saint Lau à ce présents et acceptants tant pour eulx que leurs hoirs la somme de 10 livres tournois en laquelle somme Helaine Gette veufve de feu Jehan Lepaige est redevable envers ledit Galliczon ainsi qu’il appert et pour le contenu en une ceddule du 7 avril 1546 avant Pasques (ce qui fait 7 avril 1547 n.s.) signée Lepaige et Gette et Crespin à la requeste de ladite Halaine Gette laquelle cédule est demeurée es mains desdits Joué et sadite femme de la somme de 10 livres tournois que ladite Helaine Gette et s’en faire telle poursuite qu’ils verront estre à faire à laquelle cession délais et transport et tout ce que dessus est dit tenir etc obligent ledit Galliczon ses hoirs etc renonczant etc foy jugement condemnation etc fait et passé en ceste ville d’Angers ès présence de Pierre Guerin et René Lesourt marchands demeurants en ceste ville

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