Liste des sergents à cheval et sergents à verge à Provins en 1560

Introduction

Voici une précieuse liste qui vous illustre l’importance du baillage de Provins, car elle donne ceux que nous appelons de nos jours des huissiers, et comme  pour se déplacer dans le baillage il fallait un cheval, certains sont à cheval. Il faut oublier l’image d’un gendarme quelconque sur son cheval, et voici ce que disait Littré :
Anciennement, officier de justice chargé des poursuites judiciaires ; on dit aujourd’hui huissier.
Sergents à verge, ceux qui avaient le droit d’être jurés priseurs et vendeurs de biens.
Sergents à cheval, ceux qui allaient exploiter à la campagne.
Sergents royaux, ceux qui appartenaient à une juridiction royale.
Sergents fieffés, ceux qui faisaient les exploits pour les droits des seigneurs.

sergents à Provins en 1560

Cette liste de donne certes pas les sergents royaux mais elle illustre la place de certaines familles, dont les Privé.

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.07.30 vue 39 – furent présents en leurs personnes Simon Prive, Guillaume Prive, Noel Privé, Claude Lefandeur, Meuse ? Lucquin, Nicolas Lepied, Jehan Garnier, Jehan Prieur, Jhierosme Dupas, Estienne Dargent, Me Pierre Petit, Jehan Prive fils de Noel Prive sergens à cheval ès baillage et prévosté de Provins et Pierre Bernard Jehan Ymbert Denis Gennay et Grégoire Boucher sergens à verges en la chastellenye et bailliage de Provins, lesquels pour eulx et en leurs noms tant conjoinctement que divisement, ont fait et constitué leurs procureurs généraulx et certains messagers especiaulx honorable homme Simon Delorme sergent à cheval à Provins pour plaider appeler etc reconcer etc et eslire domicile … obligeant etc présents ad ce Jehan Conulier Pierre Lemael Anthoine Georse sergents

Foy et hommage au roi devant l’entrée de la Grosse Tour, dite Tour de César, pour une petite prairie, Provins 1560

Introduction

Michel Lavireloys, bourgeois demeurant en la ville de Noyen-sur-Seine, vient d’acquérir 5 arpents de prairie soit environ 1,6 hectare (l’arpent varie beaucoup et je prends le Dictionnaire du Monde Rural, M. Lachiver, 1997). Il avait certainement besoin de cette prairie pour son cheval, autrefois le moyen de locomotion des bourgeois ne fonctionnant pas encore à l’essence encore moins à l’électricité ! Cette prairie est une portion de plus grande prairie relevant du roi à foi et hommage. Elle se situe dans le Provinois, donc il doit aller rendre la foi et hommage devant la Tour Cesar à Provins.
La photo ci-contre ne donne certainement pas l’entrée de 1560 et je l’ai mise uniquement pour que vous puissiez vous remettre en mémoire l’imposant donjon qui dominait toute la région de Provins. J’ignore où était l’entrée.

foi et hommage au seigneur

Mon blog vous donne plusieurs exemples de cette démarche obligatoire autrefois en cas de bien foncier sujet et foi et hommage. Notez cependant que tous les biens fonciers n’y étaient pas soumis, loin de là, mais quand je me souviens qu’il y a 2 ans tous les Français on dû refaire leur déclaration de bien foncier, je mesure la différence entre nos jours et le passé, car je ne me vois pas me mettre à genoux devant la porte du château ! Et le château n’était pas souvent proche autrefois, car les seigneurs qui possédaient souvent beaucoup de terres dispersées à travers la France ! Ainsi, à Provins, le roi ne reside pas !
Foy et hommage de Jeanne de Mathan veuve de Jean Du Plessis à l’abbaye de Saint Aubin d’Angers, 1522
Foy et hommage rendus par Jean d’Acigné, baron de Montjean, au roi, au château d’Angers, 1540
Pierre Boucault, mari de Thibaude de Blavou, tente de rendre foy et hommage au seigneur de Grez, 1552
Françoise Haton soeur et unique héritière de Pierre Haton, envoit son fils Guy d’Aulnières offrir foy et hommage au seigneur de la Bigeotière, Le Bourg d’Iré 1575
Foy et hommage rendu par Jean de Montalais à la seigneurie de la Fessardière en Cherré, 1525
Esther Guérif, veuve de la Vezouzière, donne procuration pour faire la foy et hommage à tous les seigneurs dont Soudon relève, et ils sont nombreux ! Cheffes 1591Pierre de Sapincourt seigneur de la Bertauche en Boidron rend foy et hommage au seigneur de Champcenest (77), 1504

foi et hommage devant la Tour de César, Provins 1560

Cet acte comporte pas moins de 4 pages et  je ne mets que le début, sachant que je n’ai pas identifié le nom de l’entrée de la grosse tour et j’ai souligné sur la vue ci-dessous en rouge le nom de l’entrée, si vous la connaissez, merci de me préciser.

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.08.28 vue 29 – L’an 1560 le 28 août cy et en présence de moy notaire soubsigné et des tesmoings cy après nommés, honorable homme Michel Lavireloys bourgeoys demourant en la ville de Noyant sur Seyne s’est transporté devant … par lequel on entre en la grosse tour du chastel de Provins ou iceluy estant il a dit et déclaré qu’à luy compétoient et appartenoyent la quantité de 5 arpents de preye à prendre par indivis en une pièce contenant 14 arpents assise en la preye de la Vouzie ? au lieudict le Grand Pont tenant d’une part à Jehan Truchon et d’un bout la rivière au baillage dudit Provins par acquisition qu’il en avoit faite de Jehan Dubeilliers et Denis Delabrosse et que en ledit lieu il s’estoit transporté pour faire et prester les foye et hommaige service et payer les droits et debvoirs deubz à cause de la vendition et delivrance desdits 5 arpents de preye tenus en plein fief du roy nostre syre à cause de son chastel et grosse tour dudit Provins, demandant par ledit Levireloys par troys foys à haulte voix sy ledit seigneur roy monseigneur le duc de Guyse estoyent (f°2) présents ou aultres pour eulx ayant pouvoir de recepvoyr les foy hommages et serment de fidélité et leur payer et satisffayre de sesdits droits que tenu estoyt luy faire pour raison des venditions à luy faites desdits cinq arpens de preye et pour y satisffaire a offert et exibé mains … et a discourt 30 ecus sol et 20 anges offrant  entre les mains dudit recepveur ordinaire dudit Provins ou d’autre … Auquel lieu ne se sont aparues aulcunes personnes ayant pouvoir de faire telle reception que la susdite, au moyen de quoy ledit Levireloys a genoulx et nue teste a faict les foy hommage et serment de fidélité pour raison desdits cinq arpents de preye en l’abscence dudit seigneur

Contrat de mariage de Jeannette veuve Brouillard avec Denis Prinset, Saint-Brice (77) 1504

Introduction

Les contrats de mariage sont réputés pour donner des éléments filiatifs mais manifestement il n’en ait rien sur ceux que je trouve chez le notaire Louis Dechoisy à Provins en 1504. Par contre, les innombrables ventes qu’il traite donnent toutes les origines des biens, le plus souvent par successions… et tous ces actes abondent de filiations. D’autant qu’autrefois, on préférait revendre à l’un sa part d’indivis d’une maison ou d’une pièce de terre… donc on vend souvent aussi entre proches parents, tous nommés… Bref, une mine d’or de filiations dans le fonds de Louis Dechoisy et comme je viens de terminer la retranscription de ce fons, je vais tous vous mettre en ligne bientôt.

remariage de Jeannette veuve Brouillard

Pour les veuves, à cette époque, on ne donne pas le nom de famille, seulement le nom du défunt mari. L’acte est curieux car il dit qu’elle possède moins que lui, mais c’est elle qui fait donation après sa mort. Certes, le douaire coutumier était manifestement toujours appliqué donc on ne le précise pas.

AD77-1056E586 Louis Dechoisy notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1504.05.07 vue 3655 – Fut présente en sa personne Jehannette veufve de feu Brissot Bouillard demourant à Lugrant en la paroisse de Sainct Bris lez Provins laquelle recognut et confessa comme il ait esté pourparlé du mariage qui au plaisir de Dieu sera fait et solempnisé en face de saincte église entre ladite veufve et Denis Prinset laboureur demourant à Droust, en faveur duquel mariage pour la bonne amour que ladite Jehannette a et se dit avoir audit Prinset son mary futur ad ce présent considérant qu’il a des biens plus qu’elle et autres causes ad ce mouvantes, sur ce bien advisée et conseillée comme elle disoit a voulu veult consent et accorde par ces présentes au cas que ledit mariage soit comsommé que après le trespas de ladite Jehannette si elle décéde avant ledit Denis Prinset que icelluy Prinset jouisse et possède pendant et durant sa vie tant sesulement de tous et chacuns les héritages à ladite Jehannette appartenant assis audit Lugrant et es finages d’environ et autres lieux quelque part que ce soit en paiant et acquictant par ledit Prinset son mary les cens et charges que doibvent lesdits héritages et à la charge de les soustenir bien et suffisamment par icelluy Prinset durant sadite vie après le trespas duquel Denis Prinset lesdits héritages seront et retourneront aux héritiers d’icelle Jehannette recognaissant etc … dont etc… obligeant etc … renonçant etc … présents ad ce Thibault Charpentier et Adam Fennelet.

Antoine Gilbert, torcheur à Provins, prend le bail à moisson d’une maison rue de la Pierre Ronde, Provins 1504

Introduction

Eh oui, vous avez bien lu le titre et le métier d’Antoine Gilbert est bien torcheur. J’ai été aussi surprise que vous devant ce terme, et toute vérification faite sur le site du Dictionnaire du Moyen Français d’ATLIF il s’agit bien de l’Ouvrier qui fait des torchis, mais aussi de Celui qui essuie, qui frotte. Et le même dictionnaire vous dit que le torchis est un mortier constitué de terre grasse et de paille hachée,  mais aussi Torche, flambeau.
Donc, j’ai découvert sur cet acte de 1504 que le terme de torcher que je me souviens avoir entendu signifiait bien « essuyer » en 1504, même si moi je l’avais entendu pour une expression plus vulgaire « torcher le cul ».
Mais oublions essuyer car je suppose qu’Antoine Gilbert travaillait le torchis, donc dans le bâtiment d’autrefois et nous lui devons ces maisons si admirées à Provins de nous jours, plus de 5 siècles plus tard…
Il prend un bail à moisson pour une maison proche de Zacharie Thomé, et quand on sait que Jules Verne a des Thomé dans ses ascendants, je pense qu’il conviendra que je vous mette bientôt ici tous les Thomé que je rencontre à Provins dans cette période ancienne.
Quant au bail à moisson, il est la très jolie expression pour ce que nous appelons de nos jours un loyer, car la moisson pour une maison rend l’expression amusante à nos yeux…

Antoine Gilbert, torcheur, prend le bail à moisson

 

AD77-1056E586 Louis Dechoisy notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1504.03.17 n.s. (1503) vue 3609 – Anthoine Gilbert torcheur demourant à Provins recognut avoir prins et retenu des vénérables doyen et chapitre de Notre Dame du Vil de Provins bailleurs pour et au profit de la communaulté desdits chappelains de ladite église une maison couverte de tuile court jardin lieu comme il se comporte assise audit Provins en la rue de la Pierre Ronde tenant d’un costé par devant à ladite rue, d’autre costé par derrière à l’autre rue devers les Jacobins d’un bout à Zacarie Thomé et d’autre bout à l’éritage des compagons de Sainct Quiriace pour de ce que dit est jouir user et posséder par ledit preneur ses hoirs etc des maintenant jusques à 99 ans entresuivans et accomplis moiennant la somme de 20 sols tz de rente ou moisson annuelle que pour ce ledit preneur et ses hoirs seront tenuz paier par chacun an auxdits bailleurs au profit desdits chappelains …

Pierre de Sapincourt seigneur de la Bertauche en Boidron rend foy et hommage au seigneur de Champcenest (77), 1504

Introduction

Je n’ai pas vu d’aveux dans les nombreux actes notariés de Louis de Choisy en 1503-1504 à Provins, et l’acte qui suit est le seul. Normalement on rendait foy et hommage au domicile du seigneur et en sa présence, pas chez le notaire.
Je ne suis pas parvenue à déchiffrer le nom des droits seigneuriaux autres que la censive… J’ai consulté le site du Cercle Généalogique de la Brie, en vain… Ils donnent beaucoup de noms d’impôts seigneuriaux mais aucun ne ressemble à ce que je lis sur ce document.

Pierre de Sapincourt seigneur de la Bertauche 

La Bertauche est devenue la Bertêche et il n’existe plus de bâtiments, ou trace de ce fief. Victor Carrière 1872-1946 a publié le « Rôle et taxes des fiefs de l’arrière-ban du baillage de Provins en 1587 » Il y donne : Le fief de La Bretauche-du-Boidon, à André de Sapincourt, escuyer, estimé XL livres, taxé VI livres 13 sols un deniers. Et il cite : La Brelèche, chat., com. de Boisdon, cant. de Nangis. — Louis de Sapincourt, seigneur de Boisdon, mourut le dernier jour d’octobre 1574 (Bibl. nat.. Coll. ClairambauU, vol. 275. fol. 4446).
Donc, le document ci-dessous, daté de mars 1504 donne Pierre de Sapincourt, certainement ascendant de Louis et André ci-dessus.

La Berteche, carte de Cassini sur Geoportail

La Breteche de nos jours sur Geoportail

Foy et hommage au seigneur de Champcenest, 1504

AD77-1056E586 Louis Dechoisy notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1504.03.08 n.s. (1503) vue 3597 – Fut présent en sa personne noble homme Pierre de Sapincourt escuyer seigneur de la Bertauche en la paroisse de Boisdon lequel de sa bonne voulonté sans force ou contraincte recognut et confessa avoir advoué et advoue à tenir à une seule foy hommage de noble homme Eustache Lulge seigneur de Chamsenais et de Courtacon à cause sadite seigneurie de Courtacon ce qui s’ensuit, c’est à savoir le fief et appartenances de la Bertauche qui consiste en une maison couverte de tuille grange court et pourpris tout enclos de fossés contenant environ 3 arpents tenant d’un costé au grant chemin venant de ladite Bertauche audit Courtacon d’autre costé aux terres cy après déclarées aboutissant sur les prés – Item une pièce de terre contenant 30 arpents ou environ tant en labour que en friche assise attenant desdits fossés et aboutissant sur les prés des hoirs feu Guillaume Thierry dit Chossot et d’autre bout audit Sapincourt – Item une autre pièce de terre contenant environ 20 arpents assise illec .. tenant d’un costé à l’eritage des Célestins de Paris d’autre costé auxdits hoirs Guillaume Thierry aboutissant d’un bout aux prés de la Magdeleyne et d’autre à Colin Belosse – Item environ 6 sols tz de menuz cens sur plusieurs héritages assis au finage de ladite Bertauche que tiennent plusieurs personnes à septiers datages et censives et autres droits y a audit fief de la Bretauche audit fief de la Bertauche y a ung petit fief appelé la Tubaurde qui déppend de la Bertauche contenant en maisons et terres 20 arpents environ plus en advoue à tenir ledit Sapincourt et a protesté de les bailler par déclaration si mestier est en temps et lieu comme etc… promettant etc obligeant etc renonçant etc présents ad ce Symon Verjus escuyer Colin Mailler et autres

Pierre et Ambroise Bodard ratiffient l’engagement de la Philipperie passée par Jacques Adam leur beau-frère, 1607

Introduction

J’avais publié cet article il y a quelques années et je le remets ici, car j’ai un commentaire dans ma page de blog :

Voici je pense le document où a été mentionné la Philipperie « Pierre et Ambroise Bodard ratiffient l’engagement de la Philipperie passée par Jacques Adam leur beau-frère, 1607 » Mais nous ne trouvons pas les coordonnées de la Philipperie. Merci de votre aide. 

En réponse, je tiens à signaler à tous que les noms de lieux ont varié au fil des siècles et beaucoup même ont disparu. Il est donc vain de faire une recherche avec nos outils contemporains. Lorsqu’on est devant un nom de lieu de 1607 en Anjou, il convient d’abord de lire le dictionnaire de Célestin Port, qui est même désormais en ligne sur le site des Archives du Maine-et-Loire. Et quand on cherche dans ce dictionnaire, on regarde partout dans toutes les orthographes phonétiques ou non que le temps ou les oreilles du passé auraient pu déformer. Ainsi quant un lieu commence par PH on regarde au moins aussi à F etc…. Et on sait que par le passé Phelippe est même chose que Philippe etc… Bref, la Phelipperie est bien dans le Dictionnaire de Célestin Port.

les Bodard

Les BODARD sont très nombreux, et je ne descends pas de ceux-ci, mais j’ai tellement dépouillé d’actes autant d’état-civil que d’actes notariés, que j’ai une bonne connaissance des Bodard en Anjou.

Ceux qui suivent savent signer, enfin uniquement les hommes car vous allez voir qu’Ambroise Bodard ne sait pas signer. Cette branche fait les BODARD DE LA JACOPIERE et vous allez voir que Pierre Bodard a une magnifique signature avec de très belles fioritures.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E7 – Voici ma retranscription rapide mais efficace  :

Le 8 décembre 1607 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers endroit par davant nous (Chuppé notaire) personnellement establys Me Pierre Bodart notaire et Ambroyse Bodart sa sœur demeurants au bourg du Louroulx Besconnais, héritiers, confessent, après avoir eu lecture du contrat de vendition o grâce fait par Jacques Adam et Estiennette Bodart sa femme tant en leur nom que comme procureurs et se faisant fort desdits establis des biens de la Phelipperie et Gasthelière pour la somme de 800 livres à Me Pierre Desara sieur de la Butte advocat Angers et du bail à ferme pris par lesdits Adam et sa femme dudit Desara pour la somme de 50 livres tz par chacuns ans le tout suivant l’estimation, lesquels contrat et bail à ferme ont esté passés par nous Chuppé notaire royal Angers le 27 octobre (f°2) dernier, lesdits establis les ont eu pour agréables et dit bien entendre et les ont ratiffiés … laquelle Ambroise Bodart a déclaré ne savoir signer » (suivent les actes en question que je m’épargne)