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- L'arquebuse, la plus ancienne arme à feu, apparaît
au début du 16e siècle. L'arquebusier, soldat armé d'une arquebuse,
ou bourgeois de la compagnie formée pour l'exercice du tir de l'arquebuse,
est aussi celui qui fabrique l'arquebuse. Ce dernier, au fil des nouveautés,
devient fabriquant d'armes à feu, encore appellé "armurier".
Puis la fabrication des armes est regroupée dans des manufactures royales,
et il devient alors simple marchand d'armes.
- Je recherche l'origine des arquebusiers Audineau
de Chemillé et Poyet de Segré. Et
je cherche un répertoire historique et biographique international des
arquebusiers de 1400 à 1900 a été réalisé par le Danois Johan Støckel
en 1943 et un projet de mise à jour (3 volumes) aurait été entrepris
vers 1972 sans que je retrouve de nouvelles.
arquebusiers
en Anjou
«Le 14.4.1628 Pierre Morice natif d’Alençon
étant harquebusier de profession, demeurant en la paroisse de la Magdelaine
de Segré, auparavant de la prétendue religion réformée, a suivant le
mandement à nous décerné de nosseigneurs de l’église d’Angers le siège épiscopal,
abjuré son hérésie publiquement avec toutes solennités en tel cas requises et
fait profession de la foy catholique apostolique et romaine par devant nous
curé dudit lieu de la Magdelaine soussigné en présence des tesmoings cy-après
dénommés et reçu de nous curé susdit les cérémonies du saint Sacrement de baptême,
fut parrain h.h. Maurice Girardière et marraine h. femme Catherine Bodard femme
de h.h. François Revers chirurgien, le tout en présence de Pierre Gasert curé
de StAubin du Pavoil, Denys Suyter curé de SteGemmes, Jean Levenier chapelain
de SteGemmes, Mathurin Poirier notre vicaire, Françoys Dubiez curé de StSauveur
de Segray, Me André Constantin sieur de la Percaudière, Me Louys Regnard, Me
Françoys Gerbé et plusieurs autres » ( in registre paroissial de Segré)
Audineau à Chemillé
(512 Ko) Poyet
à Segré (247 Ko)
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1 arquebusier
fabricant Brulon (72) vers 1660 |
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Turpin Jean, armurier au
bourg, Cossé-le-Vivien +21.8.1656 |
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Rocher Jean
x Jeanne Belhault, Craon (53) (A. t3) |
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1 arquebusier
homme d'armes, SteSuzanne 1538-1600 |
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Duval Ferdinand
armurier, Lion-d'Angers (49) 1883 |
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Dupuy Jehan |
Ponts-de-Cé 1619
(acte coll. pr.) signature |
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Claude II de Réméon dit
"Mocquet" capitaine d'arquebusier |
Chappedasne paroisse de
Saint-Firmin 1601 (notes StVenant p302) |
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René II de Malherbe Sgr
de Huchigny nommé gouverneur de Vendôme commandant 50 arquebusier
à cheval |
Coulomniers 1562 (Notes
StVenant p215) |
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Guy Dufeu °Livré(53) 12.3.1666
x Rennes 28.5.1695 Guillemette Boursin |
+ Rennes 23.1.1735 |
- Beasse François, arquebusier, Villaines-la-Juhel
(A.t1)
- Benard Jean, arquebusier, Laval, 1609 (A.t1)
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décès
par les armes, assassinats, duels
- †1478 septembre, Tours : rémission
pour Jehan Hunault, chevaucheur de l'écurie du roi (courrier du roi),
demeurant en la baronnie de Craon, en Anjou, qui avait tué
au lieu de l'Aujugerays à Bouère, d'un ou deux
coups de la pique de Flandre qu'il
tenait en sa main, Pierre Le Roy, qui l'avait provoqué, avait maltraité
sa servante et fait mille excès. Le Roy mourut 3 ou 4 jours après lorsqu'il
regagnait son domicile "en une charrette à boeufs". Conduit
en prison à Pouancé, Jehan Hunault s'était évadé et "mis en franchise
en la chappelle de Saint Pierre en ladite ville de Pouancé" de
laquelle il fut extrait et mis hors par les gens de justice et, derechef,
constitué prisonnier et mené en la cartre (prison) de la vielle d'Angers,
et après renu nôtre ame et féal conseiller, l'évêque d'Angers (Jehan
Balue), comme clerc, et constitué prisonnier es prisons de nôtre dit
conseiller, desquelles prisons il fut délivré et remis en remis en ladite
chappelle et franchise, de laquelle il s'est échappé et rendu fugitif,
doutant rigueur de justice... (Arch. Nat. JJ205 f°89 V° n°166)
- †1581
César de Chantebergai Sgr de la Chevalinière, tué
par son fils d'un coup d'arquebuse. Pour ce fait
son fils fut rompu vif sur la roue (Notes St Venant p343)
†1590 3 septembre StJean de Linières (49) « requête de
Sébastien Macé au provost de l’armée pour le Roy en Bretaigne, pour estre
autorisé à enterrer son père, tué la veille de plusieurs
coups d’épée près sa maison de StJean de Linières, où le corps
est gisant, mort et serait incontinent putréfié, attendu la chaleur, dans
un champ, sur le grand chemin, pour éviter la férocité des bêtes sauvages
»
†1591 26 juin Vitré(35) Lucas de Vaufleury, tué
d'un coup d'arquebuse
†La Bigottière(53) 31.8.1597 Gilles Héricot,
tué d'un coup d'arquebuse (A.t1)
†1606 6 juin Le Pertre (35) René Bouvet tué
d’un coup d’arquebuse les assassinats au Pertre
sont ordinairement commis par les archers de la gabelle
†1616 en mai Le Pertre (35) Jean Sanguin tué
d’un coup d’arme à feu
†1611 22 février le sieur d'Alleray fut tué
d'un coup d'arquebuse. Ce fait est connu sous
le nom de "drame d'Alleray" (Notes StVenant p468)
†1619 3 janvier Le Pertre (35)
Macé Legeleux d’un coup d’arquebuse
†1619 24 mars Le Pertre (35) Pierre Blenlu
†1626 5 février Jehan Laurent, de la paroisse
de Pouancé, lacquais de M. du Plessis de Gesté, a été condamné, par
jugement en dernier ressort au siège présidial d’Angers, à être pendu
& étranglé pour avoir tué
un métayer d’un coup d’arquebuze,
auquel après lui avoir en la forme accoustumée prononcé sa sentence,
& icelui baillé entre les mains du bourreau, lequel l’a mené au
supplice en la place des halles pour le pendre & être exécuté, a
été recoux & osté d’entre les mains de l’exécuteur de la haute justice
par des lacquais qui l’ont mené en Boisnet, & mis en un bateau,
& l’ont mené au village de Recullée, & icelui sauvé, au moyen
de laquelle évasion ledit bourreau & été mis en prison en une basse
fosse. (Journal de Louvet - Récit véritable de tout ce qui
est advenu digne de mémoire tant en la ville d’Angers, pays d’Anjou
& autres lieux depuis l’an 1560 jusqu’à l’an 1634.)
†1626 19 juillet Le Pertre (35)
Jean Trugeot par les archers du prévôt de Laval
le 3.9.1630 le sieur Gault, tavernier rue Saint-Michel à
Angers, reçoit un coup d’épée de Charles
Pichon sergent venu le contraindre à payer les maltoustiers (impôt).
Le peuple ému veut le lyncher, & pour y échapper il se constitue
prisonnier. Il est condamné à être pendu & être étranglé. (Journal
de Louvet)
†1634 5 juin Le Pertre (35) Michel d’Avennières
d’un coup d’épée
†1638 19 octobre Le Pertre (35) Nicolas Desvallées d’un
coup d’arme à feu
†1641 3 avril Le Pertre (35) Robert Graveron, sonneur de
violon
†1642 2 mars Le Pertre (35) Olivier Yvon
d’un coup d’épée
†1645 le 16 juin, Brain
sur les Marches (53) Nicolas Beaudon, d'un
coup d'arquebuse
†1649 1er février Le Pertre (35) h.h. Jean Couldray greffier
à Brielles d’un coup de fusil
†1652 8 avril Le Pertre (35) Jean Lemeix d’un
coup d’épée
†1656 4 août Le Pertre (35) Nicolas dit « Balazé » saulnier,
d’un coup de fusil
†1656 25 août Le Pertre (35) Louis Benard
†1660 23 avril Le Pertre (35) un gabeleux
†1661 14 août Le Pertre (35) Pierre Rubin d’un
coup de fusil
†1661 27 septembre Pouancé la
Magdeleine, a été ensépulturé près la croix de la chapelle le corps
de Charles Marchandi peraieur de la rue Painte à Angers la Trinité,
lequel avoit esté frappé d’une sienne baionnette
& sept jours après est décédé » Nota : la baïonnette est aparue
en 1642 seulement, les Hollandais l’adoptent en 1647 & aurait été
introduite en 1669 dans l’armée Française (in La Grande Encyclopédie,
Lamirault Paris)
†13.12.1674 sur la grée
des Hommeaux à Pouancé, l'abbé Lefort, prêtre de Chazé-Henri, est assassiné
à coups d'épée par un chirurgien
de Chazé
†1682 14 juin La Ferrière-de-Flée «
a été inhumé un homme inconnu âgé d'environ 30 ans, qui
fut tué dans le grand chemin de Craon à Angers
le jour précédent »
†1712 31 mai, lors d'une collecte
de la taille, Julien Letourneau, meunier aux Soucis, est tué
†1779 un nommé Rousseau, de StCyr le Gravelais, employé
dans les gabelles, tué d'un coup de fusil
Le 25.1.1691 Hubert Minoche, couvreur d’ardoise demeurant à St Clément
les Nantes, dénonce à Mr le procureur du roi du siège présidial et sénéchaussée
et comté de Nantes qu’il a vu et qu’il est de notoriété publique que Me Raymond
Isnard reveceur des traites à Candé en Anjou, lequel faisant un
grand négoce d’ardoises en cette ville en partit le 23.12. dernier, qu’il logea
le même jour de son départ à la barre de Mauves en l’hôtellerie du sieur Davy,
que le lendemain ou le jour subsequent le cheval dudit Isnard a été trouvé
tout équipé attaché dans un pré joignant le grand chemin à une lieue de Mauves,
les pistolets à l’arson de la selle, les bougettes ouvertes, les bottes, le
brandebourg et quelques autres hardes du sieur Isnard sur son cheval, sans qu’on
ait trouvé ni vu son corps depuis tout ce temps, en sorte qu’on ne doute
nullement que ledit sieur Isnard ait été assassiné ou volé et comme le public
crie vengeance d’un crime aussi horrible, que celui-là d’ailleurs que ledit
Minoche qui travaillait souvent pour ledit sieur Isnard au courte des marchandises
qu'il faisait venir sur les portes de la ville par la considération et le ressouvenir
qu’il doit à sa mémoire ne peut suffir l’impunité de ce crime, il se trouve
obligé d’en faire comme il fait présentement, la dénonciation à mondit sieur
le procureur du roi, à ce qu’il ait à se mouvoir de son office pour poursuivre
la punition du vol et assassinat qui doit avoir été commis il y a déjà près
de 15 jours en la personne du sieur Isnard, déclarant ledit Minoche n’entendre
ni ne vouloir aucunement être partie directe ni poursuivante de tout quoi il
nous a requis lui raporter le présent acte pour valoir et servir ainsi que de
raison (AD44-4E2/642 Delalande Nre royal à Nantes).
Le 10 fructidor an X (1801) Mathurin Baron °La Rouxière 19 ans laboureur
est condamné pour homicide à 20 ans de fer (=le bagne) après avoir été attaché
à un poteau placé sur un échafaud et exposé aux regards du peuple pendant 6
heures, un écriteau au dessus de sa tête. Il était à une partie de danse au
village de Lerbrais avec Jacques Bouin, lorsque se leva entre eux une dispute
sur la manière dont devaient se régler les tours de danse. Echauffé par le vin
et la danse, il frappa Jacques Bouin sur la tête d'un coup de baton de la grosseur
du poignet. Celui-ci fut renversé, puis transporté sans connaissance noyé dans
son sang chez son père où il mourut le lendemain. (AD44)
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