Journal d’Etienne Toysonnier, Angers 1683-1714 (1684 début)

1684 : janvier, février, mars, avril, mai

Numérisation par frappe du manuscrit : Odile Halbert, mars 2008. Reproduction interdite.
Légende : en gras les remarques, en italique les compléments – Avec les notes de Marc Saché, Trente années de vie provinciale d’après le Journal de Toisonnier, Angers : Ed. de L’Ouest, 1930

  • Le 6e (janvier 1684) on fit des feux de joie pour la naissance de Monseigneur le duc d’Anjou. Le Te Deum fut chanté en musique à la cathédrale, toutes les compagnies assemblées, le canon tira en la manière ordinaire. Il y eut des illuminations à toutes les fenêtres, des feux d’artifices sur les 8 heures du soir, on fit couler trois busses de vin, tous les habitants se mirent sour les armes. Monsieur de Neufville Poisson, cy-devant maire de cette ville marchait à la teste de toutes les compagnies.
  • J’ay oublié de remarquer qu’il a esté arresté par une conclution que les maires logeraient à l’avenir à l’hostel de ville pendant leur mairat. Monsieur Charlot, à présent maire, a commencé à la St Jean dernière.
  • Le 20 (janvier 1684) mourut madame Allard, femme de monsieur Allard, droguiste, fils de feu Mr Allard Auny, marchand droguiste et de Françoise Phelipeau ; elle s’apellait Richard ; elle s’était frappée à la teste ; elle fut trépanée ; huit jours après elle mourut.
  • Le 3 février (1684) mourut mademoiselle de la Ferranderie Panetier, veuve de feu Mr Panetier, vivant advocat, âgée de 70 ans ; elle s’appellait Lézine Barillier. Elle a laissé quatre enfants, un chanoine à St Maurille, un autre qui est greffier en chef du présidial marié à Mlle Neveu fille de monsieur Neveu docteur en médecine, une fille religieuse à Fontevrault, une autre mariée et veuve de Mr Galard conseiller à la prévosté, et un autre garçon, décédé à Paris.
  • Le 5 (février 1684) mourut monsieur Boylesve docteur de Sorbonne, religieux bénédictin non réformé et aumonier de St Aubin, âgé de 72 ans ; c’était un personnage d’un grand génie. Il était frère de feu Mr Boylesve de Goismard ; il a laissé plusieurs autres frères.
  • Le 8 (février 1684) monsieur de Chenédé de la Plenne fut receu dans la charge de premier valet de chambre de madame la Dauphine. Il est fils de monsieur de Chenédé conseiller honoraire au présidial et à présent procureur et avocat du Roy de l’élection de Paris, et de dame Louise Aveline. C’est un de mes meilleurs amis.
  • Ce même jour (8 février 1684) mourut Mr Guilbault de la Bogatrie mary de damoisselle Chauvin. Il est mort après avoir dissipé tout son bien.
  • Le 15 (février 1684) mourut monsieur Robert sieur de Rouzée, avocat au siège présidial et commissaire des saisies réelles. Il est mort des gouttes. Il avait épousé mademoiselle Bellière de la Roche, fille de monsieur Bellière de la Roche bourgeois. Il était âgé de 45 ans.
  • Le mesme jour (15 février 1684) Mr des Grois Cossé, fils de feu Mr des Grois Cossé, bourgeois, épousa Melle la Garanne.
  • Le mesme jour (15 février 1684) monsieur Dupart, gentilhomme de Gascogne, épousé Mlle de Villemorge de Millière, fille de feu Mr de Villemorge et de …
  • Le mesme jour (15 février 1684) mourut mademoiselle de Chantdepie Leroyer, veuve de monsieur de Chandepie Leroyer, lieutenant en l’élection de cette ville. Elle s’apellait mademoiselle du Mons ; elle était âgée de 72 ans.
  • Le 16 (février 1684) mourut monsieur Romain prestre curé de Veaux, âgé de 38 ans, fils de deffunt monsieur Romain avocat au siège présidial de cette ville et de Mlle Marguerite Joubert de la Vacherie. Il a été enterré à St Mainboeuf.
  • L’hyver a été extrêmement rude cette année ; le froid a duré pendant sept semaines avec la dernière violence jusques là que les gens fort avancés en âge ont avoué que depuis 1607 il ne s’en était pas ressenti un plus pressant ; les rivières et les estangs ont glacé d’une épaisseur extraordinaire, ce qui a obligé monsieur l’évesque d’Angers, à cause de la disette du poisson et des légumes, de permettre de manger des oeufs pendant le caresme jusques au jour des Rameaux exclusivement.
  • Le 18 (février 1684) quatre arches des Ponts de Cé tombèrent par la grande quantité des glaces.
  • En 1683, le chœur et la nef de l’église des Cordeliers a été boisée de la manière qu’elle se voit.
  • Le 21 (février 1684) mourut madame Pousse, femme de Mr Pousse Me chirurgien âgée de 40 ans ; elle était fille de Mr la Barre, Me chirurgien. Elle a laissé plusieurs petits enfants ; sa mère s’apellait Mlle Lecourt.
  • Le 22 (février 1684) les glaces jointes à la grosseur des eaux emportèrent une longueur des Ponts de Cé, avec deux moulins.
  • Le 22 (février 1684) Il y a quelques mois que monsieur de Varennes Gode, capitaine aux gardes, se promenant dans les jardins de l’Arsenal de Paris, entendit les cris d’une damoiselle apellée de Bragelonne, qu’un nommé monsieur Potel, fils de monsieur Potel Me des requestes, insultait de paroles, et voulait faire sottises, fut à son secours, entra obligeament dans ses intérests et repris avec hauteur ce jeune homme, lequel se sentant sensiblement touché du procédé du sieur de Varennes Gode, et se voyant traversé dans ses desseins, le prit d’une main à la cravatte et de l’autre, armé de son épée, en voulut tirer raison sur le champ. Le sieur de Varennes se mit en défenses, perça son ennemy et le renversa par terre mort. Il obtint des lettres de rémission du prince, pour l’enterrinement desquelles il se mit prisonnier. Il a été longtemps retenu par l’authorité de ses adverses parties et leur fortune, enfin le Roy fit un jour en soupirant, si l’affaire de Varennes ne finirait pas bientôt qu’on devait penser qu’il en avait affaire ; cela avança le jugement. Il a été condamné à 3 000 livres de réparation, à 3 000 livres d’aumone et à tous les dépens du procès solidairement avec la damoiselle de Bragelonne. On prétend que cette demoiselle avait tendu ce piège au sieur de Varennes et qu’elle le voulait sacrifier. Le Roy, en faveur de cette affaire, fit un édit avant qu’elle fut finie, par lequel il est porté que les juges entérineront les lettres de rémission sans examiner si les informations y sont conformes. Cet arrest a été rendu le 22 de ce mois. Il a épousé mademoiselle Le Clerc de Sautray, fille de monsieur Le Clerc de Sautray et de …
  • Le 28 (février 1684) mourut monsieur Daumouche huissier audiencier au présidial de cette ville.
  • Le premier jour de mars (1684) mourut madame de Royé religieuse de la Fidélité, fille de feu Mr Deroyé et de …
  • Le 2 (mars 1684) mourut madame Horeau, femme de Mr Horeau marchand de dantelles, âgée de 60 ans. Elle s’apellait…
  • Le 4 (mars 1684) mourut mademoiselle Courault de Pretiat femme de feu Mr Courault de Pretiat, fermier de campagne. Elle s’appellait Lefebvre, âgée de 80 ans ; elle a un fils chanoine à St Maurice, un autre marié à mademoiselle Reimbault de la Foucherie et une fille mariée à feu Mr Dartois dont il y a un fils prestre et une fille.
  • Le 10 (mars 1684) mourut Mr Caternault notaire royal en cette ville. Il avait épousé feue madame Perrouin. Il a laissé quatre garçons et une fille ; l’aisné a été Père de l’Oratoire, ensuite curé d’Escouflant puis curé de Cheviré le Rouge et est à présent curé du Lyon d’Angers ; sa fille a épousé depuis deux ans monsieur Nicolon Sr de Chanzé, cy-devant veuf de mademoiselle … duquel mariage il y a des enfants.
  • Le 22 (mars 1684) s’est fait l’ouverture du jubilé accordé par la pape Innocent XI en action de grâce de l’heureux succès des armes de l’Empereur contre le Turc. Le Roy de Pologne vint à son secours qui déffit cette armée infidèle composée de cent mil hommes et les obligea de lever le siège devant Vienne capitale de l’Empire. Monsieur l’évesque d’Angers célébra pontificallement la messe en l’église de St Aubin. Toutes les communautés y marchèrent.
  • Le 25 (mars 1684) monsieur Paul Toysonnier sieur de Villeneuve, mon frère, célébra sa première messe en l’église de St Michel du Tertre. Il avait été ordonné prestre le 18 du mesme mois par monsieur Arnaud évesque d’Angers.
  • Le 28 mourut le sieur Defaye procureur au palais des marchands, âgé de 38 ans, fils du Sr Defaye, huissier audiencier au siège présidial de cette ville. Il a laissé plusieurs petits enfants.
  • Le 1er avril (1684) mourut madame Peignier boullangère, veuve de Mr Peignier boullanger, âgée de 58 ans. Elle s’apellait Chauvin ; elle a laissé deux enfants. Elle fut enterrée le lendemain en le cimetière de St Michel du Tertre.
  • Le 4 (avril 1684) mourut madame Brehier femme du sieur Brehier commis au greffe du présidial de cette ville. Elle mourut demie heure après estre accouchée, âgée de 28 ans ; elle a laissé deux petits enfants. Elle s’apellait Marie Rontard fille de feu Me Rontard Me apothicaire en cette ville.
  • Le 15 (avril 1684) mourut mademoiselle Chevais, femme de Mr Chevais de la Benaudière, bourgeois de cette ville. Elle s’apellait Melle Bienvenu de la Béchalière, fille de feu Mr Bienvenu de la Béchalière et de dlle … Elle est morte en couches ; elle a laissé 3 petits enfants. Elle était âgée de 36 ans.
  • Le mesme jour (15 avril 1684) monsieur de Villeneuve du Caseau gentilhomme, fils de monsieur de Villeneuve du Caseau et de mademoiselle de l’Estoile, épousa mademoiselle Carron.
  • Le 20 (avril 1684), le nommé Bompas Me cordonnier de cette ville se pendit en sa maison de désespoir. Il fut condamné le lendemain par sentence du juge de la prévost à estre traisné sur la claye par les rues de la ville et d’estre pendu par les pieds. Il y a eu appel de cette sentence à la requeste de monsieur le procureur du Roy de la prévosté.
  • Le 22 (avril 1684) monsieur Margaritteau de la Morinière, fils de monsieur Margaritteau de la Morinière, marchand de soye et de Delle Avril, fut installé au siège de l’élection en la charge d’assesseur de l’élection qu’occupait cy-devant Mr du Planty Frein.
  • Le 23 (avril 1684) mourut monsieur Chatelain, droguiste. Il a laissé plusieurs enfants ; une fille a épousé Mr Gandon cy-devant lieutenant aux eaux et forests.
  • Le mesme jour (23 avril 1684) mourut madame de Linière femme de monsieur de Linière cy-devant marchand de draps de laines dont le commerce a cessé depuis quelques années par suite de sa mauvaise conduite. Elle s’appelait Allard ; c’était une femme d’une vertueuse patience.
  • Le 26 (avril 1684) monsieur Poilpré, fils de défunt monsieur Poilpré et de Delle Bachelot épouse Melle Musard, fille de monsieur Musard secrétaire de monsieur l’évesque d’Angers et de madame la Porte.
  • Le mesme jour (26 avril 1684) mourut madame Trouillet âgée de 63 ans, femme de monsieur Trouillet conseiller honoraire au siège présidial de cette ville ; c’était une femme d’une vertu consommée ; elle était d’une grande taille et du bon air ; elle s’appellait Héard, fille de défunt monsieur Héard.
  • Le 27 (avril 1684) mourut monsieur de Lizières Margariteau, avocat au présidial de cette ville, d’apoplexie. On remarque que ses père et grand-père en sont morts. Le lendemain, il fut enterré dans l’église de St Pierre ; il était âgé de 53 ans. Il était de la ville de Montfaucon ; il a laissé 13 enfants et de grands biens ; sa femme est du Poitou, elle s’appelle Garciau.
  • Le mesme jour (27 avril 1684), monsieur Binet fils du sieur Binet marchand cirier, épousa la fille du sieur Lemaître marchand en gros et de Mademoiselle Baillif.
  • Le 4e jour de may (1684), messieurs de la Pinardière Bouteiller, fils de défunts monsieur de la Pinardière Bouteiller bourgeois et de Delle Doublard, et Berthelot marchand en détail et en magazin, furent esleus eschevins.
  • Le 4e (mai 1684) mourut monsieur Jean Toysonnier greffier à la prévosté de cette ville. Il est mort d’une maladie de langueur, âgé de 58 ans ; il n’a point laissé d’enfants. Il avait épousé Marie de Fontenelles Goupil. Il était frère de feu mon père.
  • Le 6 (mai 1684) fut lu et enregistré à l’audience du présidial l’édit du Roy portant que les officiers ne seront plus en robe boutonnée et ne seront couverts que d’habits modestes et ne porterons que des collets.
  • Le 8 (mai 1684) mourut madame Quin teinturière femme de monsieur Quin. Elle a laissé deux enfants ; elle est morte en couches, âgée de 28 ans ; elle s’appelait Cottereau.
  • Dans le mois d’avril passé (1684), monsieur du Bois de Maquilly gentilhomme épousa mademoiselle Sybille de la Buronière.
  • Dans le mesme temps (avril 1684) monsieur Gaudelière gentilhomme épousa mademoiselle La Musse.
  • Le 8 (mai 1684) mourut madame Caternault femme de monsieur Houssin. Elle était âgée de 32 ans ; elle est morte en couches.
  • Le 10 (mai 1684) mourut monsieur Subleau secrétaire du Roy, à sa terre de la Mauvoisinière, fils de feu Mr Subleau sergent proclamateur. Il a laissé à un seul enfant quarante mil livres de rente ; il avait fait cette grande fortune dans la charge de trésorier de la marine. Il est mort secrétaire du Roy ; il avait épousé Melle Séjourné. (nota en marge : Il n’est mort que le 4 juillet)
  • Le 17 (mai 1684) mourut monsieur Misaudeau secrétaire de Mr Louis Boyslesve lieutenant général.
  • Le 18 (mai 1684) mourut le sieur Girard bedault de Saint Maurice. Il a laissé un enfant et sa femme grosse, qui s’appelle Anne Belot fille du feu Sr Belot marchand de soye et de Marguerite Barbier.
  • Le 22 (mai 1684) mourut la femme du Sr Chouteau praticien secrétaire de monsieur de Crespy, procureur du Roy au présidial, âgée de 29 ans ; elle était grosse de quatre mois, on l’ouvrit, l’enfant était mort. On dit qu’elle était tombée de cheval depuis six semaines. Elle a laissé quatre petits enfants ; elle s’appelait Constance Rigault, fille du Sr Rigault hoste à Azé/Cré sur le chemin de Château-Gontier.
  • Le 23 (mai 1684) mourut la femme de feu Mr Thomas de Jonchère avocat au présidial procureur de l’hôtel de ville. Elle s’appelait Melle Hunault de Marsillé.
  • Le 24 (mai 1684) mourut monsieur de Marsillé Hunault cy-devant conseiller au présidial âgé de 63 ans. Il était fort gouteux ; voulant s’efforcer de marcher, il tomba dans un puits. Sa femme s’appelle Melle Bilard du Lyon d’Angers ; il a laissé trois enfants ; il était frère de Melle du Jonchère Thomas.
  • Le 25 (mai 1684) mourut subitement madame Chartier hôtesse du Pigeon.
  • Le 26 (mai 1684) mourut le sieur Perron tanneur. Il avait épousé la fille du feu Sr Dupré hoste de St Jean, faubourg St Michel.
  • Le 29 (mai 1684) monsieur Brouard plaida sa première cause
  • Le 30 (mai 1684) mourut la femme de defunt Mr Valtère, avocat au siège présidial de cette ville ; elle s’appelait Cécile Ménard
  • Journal de Maître Estienne TOYSONNIER, Angers, 1683-1714
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    1. Report des commentaires parus dans mon ancien blog :
      Du Périgord, le 26 mars : Ces notations sur le climat sont passionnantes … Hier soir, je suivais le C dans l’air de CALVI sur le climat et il a été question à plusieurs reprises du petit âge glaciaire dont nous est donné l’exemple ici … Quant à la douleur … Oinville-sous-Auneau Ce samedi 8e jour d’octobre 1695, Magdeleine VALTEMAND, veuve de René RICHER faisant fonction de sage-femme dans cette paroisse et y demeurant, s’est transportée dans la maison de Pierre DAVAUT pour assister à l’accouchement de Radegonde DENFER, laquelle son fruit étant encore vivant et l’enfant ayant de la peine à entrer au monde ladite sage-femme l’a ondoyé sous condition sur la première partie qui lui a apparue en présence de Sébastienne AUBER, grand-mère dudit enfant et cet enfant ayant ensuite perdu la vie et n’a montré aucun mouvement depuis qu’il est sorti du ventre de sa mère et dans la croyance que cet enfant (qui étoit fille) avoit été ondoyé pendant qu’il avait encore un peu de vie ou savoir de sa propre mère, j’ai soussigné prêtre curé d’Oynville que ledit enfant pouvait être inhumé dans l’église dudit Oynville en la place de ses parents en présence de son dit père …

      Marie, le 26 mars : Commune du Plessis- Grammoire.27 Janvier 1696 – Sépulture d’une fille agée de trois heures,appartenante à Fleurant François, baptisée dans le corps de sa mère sur une jambe, qui paroissoit, par Laurend Dumesnil, docteur en médecine et maître chirurgien> 27 Avril, sépulture d’un enfant mâle appartenant à Nicolas Bardoul, Lequel enfant vint mort au monde et fut néantmoins baptisé le jour précédent sur un bras qui luy parut estant au ventre de sa mère> (Supplément à la Série E Arrondissement d’Angers, Canton Nord-Est.)

      Stanislas, le 26 mars ; « fermier de campagne » je ne connaissais pas cette expression pour les marchands fermiers et autres fermiers généraux – Note d’Odile, selon le dictionnaire Littré : Curé, gentilhomme, médecin de campagne, curé, gentilhomme, médecin qui résident à la campagne. Je pense qu’il faut l’entendre ici aussi comme fermier résidant à la campagne, probablement avec un note un peu condescendante de la part d’un bourgeois de la ville vis à vis de la campagne. Mais je ne pense pas qu’on puisse l’appliquer aux fermiers généraux, seulement à ces fermiers qui n’habitaient pas Angers, Laval, ou Nantes …

      Marie, le 26 mars : Pressiat, chât,cne de Villevêque. Pressiat XVIe s- Prétiart 1650- Pressiac an IV .Ancien fief et seigneurie , relevant de la Berthière,avec logis noble entre cour et jardin, douves, charmilles,précédées de deux avenues, et chapelle seigneuriale dans la cour. En est sieur René Guyot de Cantenay ,1557 , nh Ant C ourault 1640 ,sa veuve Barbe Verdier 1655- René Courault, abbé d’ Asnières-B 1655, Jean Courault, chanoine de st Maurice d’Angers etc… (D H de Maine et Loire Célestin Port.)

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