Etude des parrainages des enfants de Claude Simon : Isabelle de Champagné

Je souhaite encore approfondir l’étude de mon ancêtre Claude Simon « rompu vif et mis sur la roue le 19 septembre 1609 à Angers », et je tente de revoir ici et là tout ce qui pourrait sans doute parler.
J’avais étudié les parrainages, mais je m’aperçois qu’on peut encore tenter d’approfondir, et je viens d’en découvrir 3 points, donc l’un ce jour, les 2 autres suivront, troublants.

Voici le baptême que je vous décortique ce jour. Sachant que René Hiret est déjà décortiqué, et sans erreur possible c’est le sieur de Landeronde, dont cependant je n’ai toujours pas compris le lien.

Mais ce jour je vous étudie Isabelle de Champagné, que voici dans le baptême de 1599 à Chérancé.

« Le 12 novembre 1599 fut baptizé Marye fille de Claude Symon et de damoiselle Marguerite Pelault Sr et dame de la Fosse demeurant au Chastelier fut parrain René Hyret et marraine Yzabel de Champaigné »

Isabelle de Champagné x 2 février 1585 Claude du Tertre de Mée, fille de René de Champagné sieur du Rossignol (Louvaines ) et de Jeanne du Tilleul (cousine germaine de Louis de Champagné x Perrine du Buat dont 6 enfants : 1 Pierre, 2 Louis, 3 Gabriel, 4 Marie x du Boisberanger, 5 N. religieux et 6 Ne religieuse)

Or, Marguerite Pelault descend de :
17-Mathurin Pelault † avant le 12 juillet 1538 x Marie Du Rossignol † avril 1569
16-René Pelault x vers 1539 Perrine de Chazé, héritière aux 2/3 du Bois-Bernier
15-René Pelault Sr du Bois Bernier x vers 1575 Renée Du Buat
14-Marguerite Pelault x avant 1596 Claude Simon aliàs Simonin

et de :
19-Thibault de Champagné x Ysabeau Briend
18- René de Champagné seigneur de la Motte-Ferchaut x (par contrat du 9 décembre 1484) demoiselle Hardouine Du Rossignol, fille de Georges du Roussigneul écuyer, seigneur du Roussigneul et de la Lizière, et de demoiselle Marguerite Chenu, remariée le même jour avec Thibaut de Champagné père dudit René
17-Louise de Champagné † après 1541 x Mandé de Chazé sieur du Bois-Bernier en Noëllet † entre mai 1537 et janvier 1541
16-Perrine de Chazé héritière aux 2/3 du Bois-Bernier x sans doute en 1539 René Pelault
15-René Pelault Sr du Bois Bernier x vers 1575 Renée Du Buat
14-Marguerite Pelault x avant 1596 Claude Simon aliàs Simonin

Isabelle de Champagné est donc proche parente par les de Champagné, dont hélas nous n’avons que la Chesnaye des Bois qui n’est pas une source fiable.

Mais ce qui est troublant est Louise Du Teilleul car le patronyme ne semble pas être très présent, et même très étudié, pourtant voici un possible recoupement extrêmement troublant :

Jeanne du Tilleul est probablement parente de Louise du Tilleul dame du Pont et de la Bénardaie °ca 1506 Fille de Louis Du Teilleul sieur du Pont et de dame Françoise de la Benardaye x (contrat devant Adrien Lecompte le 12 mai 1536) Julien Simon sieur du Haut-Bois et du Mortier °vers 1480 † après 1539 mais avant 1547 Fils de Louis veuf de Jeanne Du Pré

Selon l’’Armorial de l’Anjou : Du Teilleul ou Du Tilleul, du Layeul, – du Vau, – des Forges, – du Verger « De sable à la bande d’or au chien à grands poils passant d’argent accolé de gueules, brochant sur le tout » Audouys mss 994, p. 167 – Roger, mss 995, p. 18 – Gaignières, Armorial mss. p. 23 – Gencien, mss 996 p.66 – mss 993 – Gohory mss 972 p. 88 – voir de la Barre.

Alors, pourquoi ce rapprochement serait-il TROUBLANT.

Si vous voulez bien vous souvenir de mes travaux, toujours en ligne, la famille Simon de la Bénardais a donné un Claude Simon considéré comme ce que j’appelle sans langue de bois (la langue de bois, et le sauvetage des apparences sont très utilisés dans certaines généalogies pour éliminer ce qui gêne, enfin ceux qui gênent) un vilain petit canard.

Parce ce que mon Claude Simon était véritablement écuyer, le doute planera encore longtemps sur l’éventuel lien avec ceux de la Bénardais, si proche géographiquement, il vous suffit pour cela de compter les km entre le Bois-Bernier à Noëllet et Freigné, pour voir une géographie toute proche.

Alors j’en appelle à tous ceux qui auraient pu voir des Du Teilleul, et autres de Champagné, dans des actes fiables pour servir de preuves, et qui pourraient attester d’une quelconque filiation ou lien.
MERCI D’AVANCE
Odile
et bonnes vacances tout de même

9 réponses sur “Etude des parrainages des enfants de Claude Simon : Isabelle de Champagné

  1. E.2389.(Carton.)-1 pièce,papier.
    XVIIIe siècle.-DU TILLEUL.
    -Note du feudiste Audouys sur la famille Du Tilleul,seigneur du Tilleul en Saint-Sauveur de Flée.
    (Série E.Titres de famille.AD de Maine et Loire.C.Port.)

    1. Bonjour
      Une personne charitable peut-elle prendre la ou les vues du dossier du tilleul aux Archives Départementales du Maine et Loire, et me l’envoyer webmaster@ et le nom de mon site odile-halbert.com
      d’avance merci
      Odile

  2. Bonjour Odile,

    Voici ce que j’ai trouvé à St Sauveur de Flée :

    1607 à 1609 François du Theilleul, écuyer est dit Sr du Theilleul :
    b 26/10/1607 François Boulay fils de Mathurin Boulay et de Jeanne sa femme ;
    b 10/04/1609 Charlotte Leroy fille de Jean Leroy écuyer Sr de la Houssaye et de Esther sa femme

    1628 François du Theilleul, est dit Sr du Chemin
    b 15/05/1628 François Vincent fils de Jacques Vincent fermier du Chemin et de Anne Rafray sa femme

    18/08/1619 ce n’est plus François du Theilleul qui est Sr du Theilleul mais noble homme Louis LEGAY (parrain de Louise VERRON fille de Jean VERRON et de Mathurine COULLOT)
    19/08/1621 Renée CHENU est dam du Theilleul
    02/06/1632 demoiselle René du BUAT est dite femme de Mr du Theilleul
    26/01/1633 messire Thibault LEGAY écuyer est dit sieur du Theilleul et y réside, il est marié avec Renée du BUAT

    A la Ferrière de Flée :
    19/03/1575 un Blaise du Theilleul est parrain de Mathurine Seureau fille de Jean Seureau et de Mauricette sa femme

    1. Bonjour Marie-Laure
      Vous êtes formidable !
      Je me replonge aussitôt dans mes Du Buat, dont descend Marguerite Pelault, l’épouse de Claude Simon mon rompu vif sur la coix et mis sur la roue à Angers le 19 septembre 1609.
      Je me suis toujours posé la question de savoir si, entre 2 pillages, il avait le temps de venir aux baptêmes de ses enfants, en tous cas il venait de temps à autre faire des enfants à Marguerite Pelault !
      Amical souvenir
      Odile

  3. Bonjour Odile

    Merci Marie Laure pour cette recherche.

    On trouve Ysabeau de Champaigné dame du tertre de Mée marraine dans cette même paroisse
    P 11 droite
    le 4 décembre 1612
    de demoiselle Marie fille de Jean Leroy escuyer sieur de la houssais La Carrière et de Esther Gaultier sa femme
    parrain Jacques de Cheverue escuyer sieur de la Lande.

    Chère Odile vous écrivez « entre 2 pillages, il avait le temps de venir aux baptêmes de ses enfants »
    Je serai plus nuancée car Henri IV reçoit la soumission du duc de Mercoeur à Angers le 20 mars 1598 et Henri IV signe à Nantes l’édit de pacification le 13 avril 1598 .
    Le roi accorde son pardon aux principaux lieutenants du duc de Mercœur .
    C’est environ à cette époque que Claude Simon quitte Craon pour Cherancé ,cf les baptêmes de ses enfants et cf l’acte du 1 er Juillet 1600 dans lequel M .Pelaud verse la somme de 588 ecus pour la location d’une durée de deux ans du lieu du Chastelier.
    On peut en déduire que n’ayant plus de chef ni de cause à défendre , il s’était trouvé une autre source de revenus, plus pacifique…

    Et ce ne sera pas le chef d’accusation principal de Claude Simon, le pillage n’est pas évoqué . L’occupation illégale du château et ses conséquences financières sont à mon avis le principal motif .
    On ne connait pas les véritables circonstances de l’assassinat de Criqueboeuf , ce que l’on peut constater par l’examen des registres de Chérancé est qu’auparavant ,ils s’évitent .On ne les trouve jamais ,eux ou leur famille sur un même acte pour des parrainages..

    Nous n’avons pas ,hélas l’année 1600 dans le registre de Chérancé .Claude Simon est présent à Cherancé le 12 fevrier 1603 car il est parrain de Claudine fille d’Estienne Rousseau et Marie Verdier (vue 7, en bas page de droite)

    1. Bonjour Elisabeth
      1/ Concernant la Renée Du Buat épouse Langay que Marie Laure a trouvée, j’ai fait ce matin en vain toutes les sources Du Buat, et je reste donc sans pouvoir la rattacher pour le moment. Donc à suivre
      2/ concernant le pardon accordé par Henri IV à ceux de la Ligue, il devait être accepté par soumission écrite, ce que fit Le Cornu, compagnon ou chef, de Claude Simon, mais notre Claude Simon ne fit pas cette soumission, et vira donc hors la loi. Je vous écris ceci de mémoire, mais je vais vérifier ce que je viens d’écrire.
      3/ les militaires en temps de guerre sont tous des pillards, et Du Guesclin lui même et les autres après lui. D’ailleurs, vous pouvez relire les magnifiques lettres de mon « oncle » Jean Guillot sur mon site, jeune garçon parmi les dernières recrues de Napoléon, qui raconte comment on prend tout bêtes et céréales partout où on passe.
      4/ j’avais prévu de vous mettre demain un billet sur le brigand La Fontenelle qui se trouva brièvement à la bataille de Craon
      5/ j’ai en cours un récapitulatif de toute la violence autour de notre Marguerite Pelault, à commencer par le grand père Du Buat assassin en duel, l’oncle Claude, etc…
      6/ et j’ai prévu d’établir un tableau de tous les pillages de guerre observées dans les actes notariées que j’ai mis en ligne, et il y en a beaucoup
      7/ de mémoire encore, mais nous allons revérifier ensemble si vous le voulez bien, Claude Simon, devenu hors la loi faute de soumission à Henri IV, avait pris goût au pillage, mais de mémoire, ce n’est pas le pillage des métairies et closeries qui le fit condamner, mais dans la foulée, il a aussi pillé les deniers du roi, et cela c’est un crime de lèse-majesté, auquel il faut ajouter il est vrai avoir chassé de son château son beau père pour s’y installer avec des hommes d’armes.
      Je comptais poursuivre donc ce travail de remise au point, pour aboutir le 19 septembre prochain à un travail encore plus structuré et prouvé.
      et merci d’y participer, vos lumières sont précieuses
      Bien à vous
      Odile
      Et n’oubliez pas l’acte du curé dans le registre paroissial de CHérancé pour noter le décès de Claude Simon, car j’ai lu tant et tant d’actes dans les registres paroissiaux, que celui ci est rarissime, car les termes du prêtre sont forts : « ce méchant » est un terme extrêmement rare sous la plume d’un prêtre, enfin c’est mon expérience

    2. Rebonjour Elisabeth
      vous avez écrit ce matin :
      « On ne connait pas les véritables circonstances de l’assassinat de Criqueboeuf , »

      Si, on les connait.
      J’avais téléchargé il y a 10 ans un article de l’abbé Angot lui-même, qui fait 8 pages numériques, et était (et est encore surement) disponible sur le site des Archives de la Mayenne, qui avaient numérisé les articles historiques publiés par l’abbé Angot. Je pense qu’on peut faire toute confiance à cette publication et c’est très documenté.

      et pour les raisons de la condamnation de Claude Simon, outre le fait qu’après février 1598, date des lettres d’abolition d’Henri IV adressées à Pierre Le Cornu, pour lui et sa troupe, Claude Simon a continué le pillage, selon moi, ce n’est pas d’avoir pris le château de son beau père, car le roi n’en a rien à faire des affaires de famille de cet ordre, mais pour avoir volé les deniers du roi, probablement comme dans les films d’Hollywood montrant les attaques des diligences transportant des fonds. Car ce vol est impardonnable et selon moi c’est lui le crime de lèse-majesté. Car pour être rompu vif à la barre de fer sur la croix et mis sur la roue par jugement du Grand Conseil, il faut tout de même il faut tout de même autre chose que le vol du château de son beau père et des vaches des closiers alentour.
      Certes de nos jours voler le fisc est un sport plus rigolo que condamné (je pense à certaines AFFAIRES), mais autrefois voler l’impôt du roi était un tout autre crime.

      Je vous remets ici pour mémoire ce qui figure dans mon étude sur Claude Simon en fichier.PDF en ligne :

      Voici le passage du journal de Louvet , tel que publié en 1855 :

      « Le jeudy dixième jour de septembre audict an 1609 M le duc de Vendosme a passé par les Ponts de Cé pour aller en Bretaigne aulx Estatz assignez à Nantes. Le vendredy dix neufvième dudict mois ung nommé le capitaine la Fosse a esté rompu à coups de barre de fer sur une croix, et mis sur la roue pour avoir vollé les deniers du roy, tué le sieur de Tricqueboeuf, avoir chassé le sieur du Bois-Bernier, son beau-père, hors de sa maison de Bois-Bernier, et la damoyselle de Bois-Bernier, sa belle-mère, lequel pour les crimes susdictz, M. de la Varenne, par le commandement de Sa Majesté, il y a ung mois, l’auroit assiégé et pris audict Bois-Bernier, entre les mains duquel il se seroit sauvé ou quoy que soit des mains de ceulx à qui ledict sieur l’avoit baillé à garder dans ledict logis et ledict cinquième jour de ce mois auroit esté reprins par M. le prévost de La Flèche dans ladilte maison par l’intelligence d’ung de ses compagnons qui l’auroit trahy et livré audict prévost qui l’auroit emmené Angers où il auroit esté jugé par MM les présidiaulx. »

      Odile

  4. Bonjour Odile

    Il y a un autre cas que le vol sur les grands chemins qui a pour conséquence la condamnation au supplice de la roue :
    « Vol avec effraction
    est lorsque le voleur a brisé et forcé quelque clôture ou fermeture pour commettre le vol
    .Celui ci est un cas royal ou même prevôtal lorsqu’il est accompagné de port d’armes et de violence publique ou bien que l’effraction ait été faite dans le mur de clôture ,dans le toit des maisons ,portes et fenêtres extérieures, la peine de ce vol est le supplice de la roue ou au moins de la potence si les circonstances sont moins graves »

    Source :Google Livres
    « Encyclopédie, ou, Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers : Volume 35 »
    Denis Diderot Jean Le Rond d’ Alembert Pierre Mouchon 1 janvier 1779

    Je pense que le fait d’avoir occupé la maison de ses beaux parents par la violence , pouvait être considéré comme une atteinte grave aux privilèges et possessions nobles donc une offense à l’autorité du Roi et à l’Etat .
    Ce n’était pas une simple prise des lieux , cette occupation avait pour conséquence de percevoir illégalement , sans titre , les revenus du fief du Boisbernier.

    Louvet est un homme de loi (clerc au greffe civil du siège présidial dudit Angers) donc il est probable qu’il est énumère les chefs d’accusation en ordre d’importance et pas forcement en ordre chronologique.

    Qu’il ait tué son voisin à Cherancé (fin 1607) et que cette occupation se fasse en chassant ses beaux parents ( absence de respect filial)
    ont du être les deux circonstances aggravantes qui l’ont envoyé directement au supplice.

    A mon avis , le scandale , l’objet du délit est simplement là , sous nos yeux , le vol sur les grands chemins n’est pas forcemment à rajouter…

    Bien cordialement.

    1. Bonjour Elisabeth
      C’est pour échapper à son arrestation qu’il a occupé le Bois Bernier avec ses hommes, car c’était une place plus défendable (douve).
      Il fallait alors une troupe pour l’arrêter, et c’est ce qu’il a fallu mettre en oeuvre.
      Odile

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