Nicolas de Fesle, l’un des donataires du prieuré de la Jaillette, selon le parchemin de 1235

Je vous signale dans un autre billet d’autres documents sur une famille de Ferle au Lion d’Angers, qui serait à l’origine des noms de lieux le Feil et la Feillière.

En effet le fonds familles des Archives du Maine et Loire donne les documents suivants, qui tracent une famille de Ferle ayant donné la Feillière et le Feil. 

Le patronyme Nichou est la variante Lorraine de Nicou, Nicole, tous dérivés de Nicolas. (Marie-Thérèse MORLET, Dictionnaire étymologique des noms de famille, 1991)
Donc, lorqu’on rencontre le prénom Nichou dans un document de 1235, je suppose que c’est notre Nicolas actuel.
En voici au moins 2 :

Ce document récapitule en 1235 les donataires du prieuré de la Jaillette, au nombre desquels il y a 2 Nichou : l’un Nichou de Moleriis, l’autre est écrit dans tous les documents qui en parlent depuis « Nichou de Ferla ».
Mais, je viens proposer une toute autre lecture de ce Nichou de Ferla.
Tout d’abord, ceux qui me suivent, savent déjà que je hurle depuis longtemps qu’il n’y a jamais eu de fées à la Roche au Lion d’Angers, mais un FESLE de son nom de famille, d’où la Roche au Fesle. J’ai plusieurs dizaines de documents photographiés aux Archives Départementales du Maine et Loire, surtout des actes notariés avant la Révolution et des actes d’Etat Civil des registres paroissiaux, notamment concernant les Brundeau qui vivaient à la Roche au Fesle dont ils étaient les fermiers. J’affirme donc haut et fort, je hurle, qu’il n’y a jamais eu de fées, mais que depuis la Révolution on a plus que perdu le sens commun et tout oublié du passé pour inventer n’importe quoi, même un historien dans une publication.
Bref, je suis certaine qu’il a existé une famille FESLE ou de FESLE et qu’elle s’est évaporée, comme de nombreux noms de famille.
Par ailleurs, j’ai photographié autrefois aux Archives du Mans les séries H449 1
H483
D2 & 10
H486
H489
H488
H484
H485
concernant la Jaillette, et il s’y trouve les rentes dues au prieuré pour la Roche au Fesle, là envore nettement écrite ainsi.

Donc la Roche au Fesle est intimement mêlée au prieuré de la Jaillette, donc j’ai voulu voir ce jour comment le parchemin dont il est question en 1235 avait libellé ce donataire.
Je vous ai souligné en rouge son nom, mais je vous ai aussi souligné la MESLINAIS
Stupeur, vous voyez comme moi, qui si on lit MESLINAIS on peut aussi lire FESLA même je l’avoue pour ceux qui ne sont pas paléographes du Moyen-âge, comme c’est mon cas, les lettres C et R ressemblent curieusement à ce S de Meslinais.

J’alerte pas ce présent billet les médiévistes, dont ceux qui me connaissent (un peu, mais tout de même), et s’ils avaient l’amabilité de se pencher sur mon raisonnement, je les en remercie.

Car je ne vois qu’un Nicolas de Fesle dans ce Richou de Ferla.

Odile, avec tous ses neurones, et encore ses doigts et eux seuls. Ah, et puis encore les yeux. Et surtout pas de fées !!!

 

Et parce que je suis une femme, je tente toujours de distinguer dans un acte les femmes, d’autant qu’elles interviennent rarement la plupart du temps.

Donc, Nichou est un homme, et lorsque le parchemin écrit « uxor Nichou », il parle de « la femme de Nichou » aliàs « la femme de Nicolas ». Selon mon vieux latin (il y a 70 ans que je l’ai appris) « uxor » est un substantif et non un qualificatif.

4 réponses sur “Nicolas de Fesle, l’un des donataires du prieuré de la Jaillette, selon le parchemin de 1235”

  1. Bonjour Odile, je confirme qu’ayant passé deux jours aux archives de la Sarthe à travailler sur le prieuré de la Jaillette, il y a effectivement des liens entre ce prieuré et une terre de Fesle, ce qui pourrait tout à fait s’expliquer par cet acte de participation à la fondation de la Jaillette. Par contre là où je suis plus sceptique c’est sur « uxor Nichou de Moleriis », qui pour moi est plus la femme de ….
    Il faut sûrement rechercher la généalogie de cette famille, peut-être à Laval. J’irai voir!

    1. Bonjour Christophe
      j’ai dû mal m’exprimer, car j’ai cru dire « la femme de Nichou », donc nous serions d’accord
      Odile

  2. Bonjour Christophe
    Concernant le parchemin ci-dessus, je suppose que la retranscription est assez ancienne et qu’il conviendrait de demander à un médiéviste d’en refaire la retranscription.
    Odile

  3. Selon l’Abbé Angot (dictionnaire en ligne sur le site des Archives de la Mayenne), article MOLIERES
    Féodalité et histoire. — La seigneurie avec « hébergement… comme les douves anciennes l’enclouent », dit-on en 1453, avait haute, moyenne et basse justice et relevait de Château-Gontier, à charge pour le seigneurde dix semaines de garde en la rue aux Juifs. Le manoir était sur la route de Montguillon à la ferme duchâteau où les douves existent toujours. L’église de Saint-Sauveur-de-Flée appartenait à Guy de Molières etfut donnée à l’abbaye de la Roë, du temps de l’abbé Aubin (1117-1124 ?) par Albéric Leroux, son gendre.Vers le même temps, Bérenger de Molières avait cédé quelques terres de Saint-Quentin aux Chanoines de laRoë, qui s’en virent dépouillés quarante ans plus tard par Robert, fils d’Yvon, mari d’Agnès, fille du donateur.L’interdit jeté par l’évêque Ulger sur les terres du ravisseur le fit rentrer dans le devoir. Guy et Guichard deMolières, ses beaux-frères, furent témoins de cet acte. On connaît encore au XII s. comme bienfaiteurs dela Roë : Pierre de M., v. 1150 ; — Guillaume de M., plusieurs fois mentionné au cartulaire de l’abbaye et qui,vers 1160, d’accord avec Robert de Chemazé, réduit à un muid de vin les redevances des religieuses duRonceray ; — enfin René de M., chevalier, témoin du don de Villecortaise à la Roë, vers 1196. La famille dumême nom se retrouve depuis la fin du XIV s. rendant aveu à Château-Gontier : Jean de Molières,chevalier, 1388, 1389. — Mathelin de M., 1399, mari d’Isabeau Baraton, 1407, était au service du roi,1413. — Pierre de M., 1434, mari d’Andrée de Tessé, remariée en 1460 à Olivier Saulme. — Julien de M.,mineur en 1460, mari de Renée, demanda en 1502 à ses vassaux doublage de droits à cause du mariage deFrançoise, sa fille aînée, avec Jean de la Rouveraie, seigneur de la Chaussée, fils aîné du seigneur deBressault et de Françoise de Vauloger, sa seconde femme ; il vivait en 1506. — René de M., 1510,1529. — Jean Provost, mari de Claude de Molières, 1531. — François de Juigné, 1553, 1558. — René de J.,1580. — Jean de J., 1598. — Daniel de J., 1608. — Lancelot-Henri de J., époux de Marie-Anne de Racappé,1688, 1709, d’où deux filles : Marie-Anne-Henriette, femme de René-Olivier du Guesclin, dont un enfant estbaptisé à Château-Gontier en 1728 ; et Renée-Augustine-Élisabeth, dame de Molières, l’Aubinière,ee
    Chambellay, mariée en 1730, à Saint-Remy de Château-Gontier, avec Pierre-Philippe d’Héliand ; veuve en 1779.

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